MIANO Léonora

Cameroun / France

Crépuscule du tourment. II. Héritage (Grasset, 2017)

Lorsqu’elle reçoit en 2006 le Goncourt des lycéens pour Contours du jour qui vient, la Camerounaise Léonora Miano est l’une des étoiles montantes de la diaspora littéraire africaine. Elle est désormais une auteure incontournable de la littérature francophone surbsaharienne. Dès son premier roman, L’Intérieur de la nuit, paru chez Plon en 2005, la romancière s’est imposée, non sans remous, parmi cette génération d’écrivains qui expriment leur révolte face aux comportements autodestructeurs qui ravagent le continent africain.

Évoquant les guerres intestines de l’Afrique subsaharienne dans une langue sombre et poétique, le premier opus de sa « Suite africaine », d’une violence terrible, lui avait valu plusieurs prix, (notamment le Prix Révélation de la Forêt des Livres 2005 et le Prix Louis-Guilloux 2006), mais aussi quelques critiques outrées. À ceux qui l’accusent alors de nourrir les préjugés sur la barbarie supposée des Africains, l’écrivain oppose sa lucidité douloureuse mais salutaire. « La barbarie des Africains n’existe pas ! La barbarie existe là où il y à l’humanité. »

Les aubes écarlates (Plon) complète en 2009 sa trilogie africaine : à travers le récit halluciné d’un enfant soldat, l’auteure convoque les fantômes de la traite négrière, dont les tourments continuent de hanter une Afrique oublieuse. Contre l’amnésie collective, Léonora Miano donne à entendre la mélopée des âmes restées sans sépulture, tout en prévenant ; « Il ne faut pas retourner au passé pour y séjourner. Ce qui m’intéresse c’est ce que nous ferons. »

Née en 1973, à Douala, au Cameroun, Léonora Miano grandit dans une famille lettrée de la petite-bourgeoisie francophone et écrit ses premiers poèmes à l’âge de huit ans. A peine adolescente, elle reçoit un véritable choc esthétique à la lecture du Cahier d’un retour au pays natal d’Aimé Césaire, qui reste à ce jour un de ses livres de chevet.

Dans la foulée de sa découverte de Césaire, Léonora Miano dévore toute la littérature de la Caraïbe. Le roman vient à l’adolescence, mais, elle attendra longtemps avant de proposer ses textes à des éditeurs. Arrivée en France en 1991, elle étudie les Lettres Anglo-Américaines et se passionne pour les auteurs afro-américains de la « Harlem Renaissance ».

Avec Tels des astres éteints (Plon, 2008), Léonora Miano déplace le centre de sa réflexion : prenant pour toile de fond les tensions des sociétés européennes, l’auteure pose son regard sur la France noire et examine la complexité de ces « identités frontières » travaillées par la culpabilité, le besoin de reconnaissance et l’impossibilité du retour... 2008 est aussi l’année de la sortie d’un recueil de cinq nouvelles, Afropean Soul et autres nouvelles, publié dans la collection « Étonnants Classiques » des éditions Flammarion. Enfin, au printemps 2009, Léonora Miano propose une approche plus personnelle et plus douce de l’Afrique en évoquant les plaisirs de la table dans son recueil Soulfood équatoriale (Nil).

Après Blues pour Elise en 2010, Léonora Miano poursuit avec Ces âmes chagrines l’exploration intimiste du vécu des « afropéens » de France. « Du rap à la haute couture, du racisme à la corruption des élites africaines, un portrait féroce de l’époque. » Son roman « le plus français » selon l’auteure. En 2012, elle choisit le théâtre pour poursuivre son œuvre-témoignage. Léonora Miano livre ainsi le recueil Écrits pour la parole, où elle dévoile, en l’espace de plusieurs pièces, le quotidien des femmes africaines, mal estimées en tant que femmes par les hommes, et en tant que noires par les femmes ; ou bien l’histoire de Gaston Monnerville, illustre inconnu, mais pourtant président du Sénat de 1959 à 1968 : une série de vies combatives, mais toujours freinées par les sociétés européennes.
Elle récidive la même année avec Habiter la frontière, une compilation des conférences qu’elle a données entre 2009 et 2011 ; un manifeste politique où elle enjoint aux subsahariens réconciliés avec eux-même d’accepter leur responsabilité collective et individuelle afin d’atteindre la liberté.

Elle obtient en 2013 le prix Femina, pour son roman La Saison de l’ombre, un retour vers l’Afrique sub-saharienne de sa première trilogie (Suite africaine) : cette fable poétique sombre et puissante peint l’Afrique pré-coloniale transformée par l’arrivée des Européens, du point de vue des populations bantoues et tout particulièrement des femmes, des mères, à qui l’on a arraché un enfant, un fiancé, un être aimé. Et si, selon les mots de L. Miano, qui aime regarder l’Histoire en face, ce qui préoccupe La Saison de l’ombre, « c’est de saisir le moment du basculement d’un monde à l’autre », c’est aussi l’occasion d’honorer les disparus de la traitre négrière, non sans rappeler une période sombre et toujours délicate, la part de responsabilité des Africains dans les maux dont ils continuent de subir les conséquences.

L’œuvre de Léonora Miano s’attache toujours à donner une voix à ce qui n’en a habituellement pas. Sa stratégie ? Renommer les maux, les expériences, et les injustices pour se les réapproprier : sa littérature fonctionne comme un exutoire de frustrations, elle est fondamentalement cathartique.

En 2014, elle commence à orienter sa réflexion et son écriture autour de la sexualité, masculine d’abord, avec le recueil Première fois (Mémoires d’Encrier, 2014) dans lequel elle invite 10 écrivains subsahariens et afrodescendants à raconter leur première expérience charnelle sans tabou. Avec Volcaniques en 2015, elle fait de même avec des femmes cette fois, et ouvre ainsi une réflexion sur la sexualité dans les cultures africaines et afrodescendantes.

Le corps est également une question centrale dans Crépuscule du Tourment (publié en 2016 chez Grasset) dont le deuxième volet paraît en 2017 sous le titre Héritage. Le premier opus de cette série fonctionne comme un huis-clos à cinq personnages, cinq voix dont l’une reste muette : celle de l’homme. Il est pourtant celui qui rassemble les 4 femmes, il est leur point de convergence, mais dans ce roman, ce sont les femmes, leurs corps, leurs pensées, leurs histoires qui occupent tout l’espace. Les récits sont le lieu d’aveux intimes, de tourments identitaires et de questionnements sur la condition féminine, loin d’être une chose évidente à vivre pour ces femmes. Héritage donne la parole à Amok, l’homme autour duquel gravitent toutes ces vies de femmes, de retour dans ce pays d’Afrique dont le nom est tu, après des années d’exil. Là encore, les questions identitaires, en tant qu’homme, en tant que père, en tant qu’héritier d’une histoire coloniale toujours présente sont au centre de la vie intime de ce personnage.


Liens

Le site internet de Léonora Miano


Bibliographie :

Romans :

  • Crépuscule du tourment. II Héritage (2017, Grasset)
  • Crépuscule du tourment (2016, Grasset)
  • La Saison de l’ombre (Grasset, 2013), Prix Femina 2013
  • Ces âmes chagrines (Plon, 2011)
  • Blues pour Élise (Plon, 2010)
  • Tels des astres éteints (Plon, Paris, 2008)

La trilogie « Suite africaine » :

  • Les aubes écarlates “Sankofa cry” (Plon, Paris, 2009)
  • Contours du jour qui vient (Plon, Paris, 2006), prix Goncourt des Lycéens 2006
  • L’intérieur de la nuit (Plon, Paris, 2005), prix Louis-Guilloux 2006

Nouvelles

  • Volcaniques (2015, Mémoire d’Encrier)
  • Première fois (2014, Mémoire d’Encrier)

Théâtre :

  • Écrits pour la parole (l’Arche 2012)

Autres :

  • Habiter la frontière (L’Arche, 2012)
  • Pour Haiti (Desnel, 2010)
  • Soulfood équatoriale (Nil, Paris, 2009)
  • Afropean Soul, et autres nouvelles (Flammarion, 2008)
Écrire l'Afrique-Monde

Écrire l’Afrique-Monde

Philippe Rey - 2017

En ce début de siècle, l’Afrique apparaît comme l’un des théâtres principaux où se jouera l’avenir de la planète. Pour ses habitants et ses diasporas – tous ceux qui pendant longtemps ont été pris dans les rets du regard conquérant d’autrui –, le moment est propice de relancer le projet d’une pensée critique, confiante en sa propre parole, capable d’anticiper et de créer des chemins nouveaux à la mesure des défis de notre époque. 
Il nous a semblé qu’il fallait inventer une plate-forme libre, qui favorisât l’énonciation d’une parole plurielle, ouverte sur le large. C’est pour cette raison que s’est tenue du 28 au 31 octobre 2016 à Dakar et à Saint-Louis- du-Sénégal la première édition des Ateliers de la pensée. Une trentaine d’intellectuels et d’artistes du Continent et de ses diasporas se sont réunis pour réfléchir sur le présent et les devenirs d’une Afrique au cœur des transformations du monde contemporain. 
Leurs textes, présentés dans cet ouvrage, traitent de questions liées à la décolonialité, à l’élaboration d’utopies sociales, à la condition planétaire de la question africaine, à la quête de nouvelles formes de production du politique, de l’économique et du social, à l’articulation de l’universel et du singulier, à la littérature et à l’art, à la reconstruction de l’estime de soi, à la pensée de l’en-commun… Des regards croisés qui éclairent d’un jour nouveau les enjeux d’une Afrique en pleine mutation, ouverte à l’univers de la pluralité et des larges. 
Ce livre est un appel général et pressant à reprendre de vieux combats jamais clos et à en engager d’autres qu’appellent les temps nouveaux.
Achille Mbembe et Felwine Sarr.


Revue de presse

  • “Ecrire l’Afrique-Monde est un ouvrage majeur qui sera discuté plusieurs décennies encore, au même titre que la première session des Ateliers qui l’ont fécondé.” (Hamidou Anne, Africultures)
Crépuscule du tourment. II. Héritage

Crépuscule du tourment. II. Héritage

Grasset - 2017

Après des années passées à l’étranger, Amok revient au pays afin d’élever son fils dans un environnement préservé du racisme. Ce retour ravive d’amers souvenirs, des conflits familiaux, l’inconfort d’une appartenance sociale mal assumée.
En proie à un accès de violence, il bat sa compagne Ixora. Horrifié par son geste, il prend la fuite pour affronter son père dont il pense avoir hérité « le fauve caché dans l’âme des hommes de sa lignée ». Dans sa course, il est victime d’un accident de voiture qui le laisse semi-conscient : c’est par l’esprit qu’il traverse ses gouffres intérieurs, revisite son histoire intime et ses blessures secrètes.
Il s’agira pour lui de s’accepter pour être en mesure de transformer son lourd héritage. Épousant la structure d’un thème de jazz, donnant une voix aux vivants et aux morts, ce roman est celui de la reconquête de soi et de la rédemption.
Crépuscule du tourment 1, Melancholy mettait en scène quatre voix de femmes s’adressant au même homme : un chœur convergeant vers un centre muet. Crépuscule du tourment 2, Heritage part de l’intériorité de cet homme, autour duquel gravitent d’autres figures masculines et les femmes de sa vie.


Revue de presse

  • "C’est à une extravagante et éprouvante odyssée dans une terre africaine rongée par la colonisation et la démission de ses élites que conduit Léonora Miano. Messagère des fantômes et des ombres, prêtresse des puissances omniprésentes de l’au-delà, terrible mais éclatante pythie d’aujourd’hui. Pour le second tome du Crépuscule du tourment (1) , suite à ce quatuor féminin qui évoquait la figure insaisissable d’Amok — mère, épouse, maîtresse et soeur —, la romancière d’origine camerounaise de 44 ans a choisi de plonger au coeur même de l’identité chaotique du fils, époux, amant et frère, héritier d’une noble lignée et longtemps parti à l’étranger pour s’y former." (Fabienne Pascaud, Télérama)

Crépuscule du tourment

Crépuscule du tourment

Grasset - 2016

De nos jours, quelque part en Afrique subsaharienne, au Cameroun peut-être, quatre femmes s’adressent successivement au même homme : sa mère, la femme à laquelle il a tourné le dos parce qu’il l’aimait trop et mal, celle qui partage sa vie parce qu’il n’en est pas épris, sa sœur enfin.
À celui qui ne les entend pas, toutes dévoilent leur vie intime, relatant parfois les mêmes épisodes d’un point de vue différent. Chacune fait entendre un phrasé particulier, une culture et une sensibilité propres. Elles ont en commun, néanmoins, une blessure secrète : une ascendance inavouable, un tourment identitaire reçu en héritage, une difficulté à habiter leur féminité… Les épiphanies de la sexualité côtoient, dans leurs récits, des propos sur la grande histoire qui, sans cesse, se glisse dans la petite.
D’une magnifique sensualité, ce roman choral, porté par une langue sculptée en orfèvre, restitue un monde d’autant plus mystérieux qu’il nous est étranger… et d’autant plus familier qu’il est universel.


Revue de presse

  • "Le dernier roman de la Camerounaise Léonora Miano est ambitieux. Il brasse confusément le politique et l’intime, le destin des femmes africaines trop rarement traité et le sacré, le mythologique, le religieux. Son quatuor, aux sonorités, aux timbres si différents distille une musique âpre et entêtante telle une incantation rituelle. L’auteure nous fait pénétrer dans un cercle féminin entre sorcellerie et sensualité, coups et blessures, secrets et confessions. Les mots s’embrasent, les corps s’abandonnent, les femmes aiment ou haïssent, font peur souvent, envoûtent toujours. Et nous entraînent dans l’obscurité de leur nuit… " Télérama
  • "Avec Crépuscule du tourment, Léonora Miano, prix Femina 2013, signe son roman le plus libre. Chœur de femmes dans l’Afrique contemporaine, le livre fait entendre des voix rares du plaisir et de la rage féminines." Transfuge
  • "la mécanique de ce nouveau roman de Léonora Miano est brillante. En livrant l’intrigue à travers quatre témoignages de femmes, elle nous oblige à mener nous-même l’enquête pour deviner quel secret de famille justifie cette succession de confessions écrites. Impossible de rester passif face à ce livre aussi élégant que complexe." 20 Minutes

Volcaniques. Une anthologie du plaisir

Volcaniques. Une anthologie du plaisir

Mémoires d’Encrier - 2015

Douze femmes, auteures du monde noir, évoquent le plaisir féminin. Comment s’écrivent aujourd’hui le corps, la sensualité, la sexualité ?
« Volcaniques : une anthologie du plaisir est un ensemble riche. Les nouvelles dévoilent des figures féminines et des environnements variés. Les âges de la femme y sont également divers, ce qui est heureux. Certains textes ébranleront par leur puissance poétique et / ou érotique. D’autres séduiront par le ton, le phrasé, l’humour ou par une capacité analytique qui a su ne pas prendre l’ascendant sur la narration. Bien des femmes se reconnaîtront dans ces pages, d’où qu’elles soient. Quant aux hommes, ils trouveront peut-être la clé du grand mystère que semble être, pour certains, le plaisir féminin. » Léonora Miano
Collaboratrices : Hemley Boum, Nafissatou Dia, Diouf, Marie Dô, Nathalie Etoke, Gilda Gonfier, Axelle, Jah Njiké, Fabienne Kanor, Gaël Octavia, Gisèle Pineau, Silex, Elizabeth Tchoungui, Léonora Miano.


Revue de presse

  • "Chacune à sa façon, ces auteures explorent les multiples facettes du désir avec volupté, quelques touches d’humour et une pointe de lucidité qui épicent agréablement le tout. Et ouvrent de nouvelles dimensions à leurs histoires. » La Presse
  • "Volcaniques offre un regard intéressant sur le rapport des femmes à elles-mêmes, sur la manière dont elles se perçoivent dans le jeu de la séduction, du sexe et de l’amour (quand il y en a). Et aussi riches et variées que soient ces productions littéraires dans les singularités qu’elles explorent et la manière dont elles abordent ces questions liées au plaisir féminin, ces textes ne tendent tous qu’à un but essentiel : l’affirmation de la femme, sa déculpabilisation quant à l’usage qu’elle fait de son corps, son épanouissement, donc. Un engagement ouvertement féministe." Le Point

Volcaniques. Une anthologie du plaisir

Volcaniques. Une anthologie du plaisir

Mémoire d’encrier - 2015

Douze femmes, auteures du monde noir, évoquent le plaisir féminin. Comment s’écrivent aujourd’hui le corps, la sensualité, la sexualité ?

« Volcaniques : une anthologie du plaisir est un ensemble riche. Les nouvelles dévoilent des figures féminines et des environnements variés. Les âges de la femme y sont également divers, ce qui est heureux. Certains textes ébranleront par leur puissance poétique et / ou érotique. D’autres séduiront par le ton, le phrasé, l’humour ou par une capacité analytique qui a su ne pas prendre l’ascendant sur la narration. Bien des femmes se reconnaîtront dans ces pages, d’où qu’elles soient. Quant aux hommes, ils trouveront peut-être la clé du grand mystère que semble être, pour certains, le plaisir féminin. »

Léonora Miano

Collaboratrices : Hemley Boum, Nafissatou Dia Diouf, Marie Dô, Nathalie Etoke, Gilda Gonfier, Axelle, Jah Njiké, Fabienne Kanor, Gaël Octavia, Gisèle Pineau, Silex, Elizabeth Tchoungui, Léonora Miano.


Revue de presse

  • « Chacune à sa façon, ces auteures explorent les multiples facettes du désir avec volupté, quelques touches d’humour et une pointe de lucidité qui épicent agréablement le tout. Et ouvrent de nouvelles dimensions à leurs histoires. » (Le Droit)
  • « Volcaniques offre un regard intéressant sur le rapport des femmes à elles-mêmes, sur la manière dont elles se perçoivent dans le jeu de la séduction, du sexe et de l’amour (quand il y en a). Et aussi riches et variées que soient ces productions littéraires dans les singularités qu’elles explorent et la manière dont elles abordent ces questions liées au plaisir féminin, ces textes ne tendent tous qu’à un but essentiel : l’affirmation de la femme, sa déculpabilisation quant à l’usage qu’elle fait de son corps, son épanouissement, donc. Un engagement ouvertement féministe. » (Ralphanie Mwana Kongo, Le Point)

Première Nuit

Première Nuit

Mémoire d’Encrier - 2014

Parlons du corps et de l’intimité avec Alfred Alexandre, Edem Awumey, Julien Delmaire, Frankito, Julien Mabiala Bissila, Jean-Marc Rosier, Insa Sané, Felwine Sarr, Sunjata et Georges Yémy. L’initiative
est signée Léonora Miano, romancière. Elle demande à dix hommes, écrivains des mondes noirs, de raconter une première nuit d’amour. Les auteurs sont invités à rompre le silence, à naviguer entre Éros et Thanatos.
Ainsi naît cette anthologie du désir où la rencontre amoureuse, le plaisir et la sexualité subversive se déclinent
sous une diversité de tons et de formes. Un ouvrage passionnant, tout en frémissements, pulsions et vibrations.


Revue de presse

  • "À la demande de l’auteure camerounaise Léonora Miano, 10 auteurs noirs d’origines différentes ont écrit des nouvelles sur le thème de la première nuit. Des textes qui vont du plus pudique au plus explicite, dans un recueil sensuel et remuant." Josée Lapointe, La Presse
  • "Ce recueil de nouvelles est un très, très beau projet. Il y a ici une réelle célébration de la sensualité. On est dans la sphère de l’intime." Tristan Malavoy-Racine, Télé-Québec
  • "C’est un recueil duquel on sort avec le sentiment de la vie. Il y a des passages qui sont très drôles. Des personnages très ludiques. C’est un très beau recueil. J’ai beaucoup aimé." Caroline Allard, Radio-Canada

La saison de l'ombre

La saison de l’ombre

Grasset - 2013

Nous sommes en Afrique sub-saharienne, quelque part à l’intérieur des terres, dans le clan Mulungo. Les fils aînés ont disparu, leurs mères sont regroupées à l’écart. Quel malheur vient de s’abattre sur le village ? Où sont les garçons ? Au cours d’une quête initiatique et périlleuse, les émissaire du clan, le chef Mukano, et trois mères courageuses, vont comprendre que leurs voisins, les BWele, les ont capturés et vendus aux étrangers venus du Nord par les eaux.
Dans ce roman puissant, Léonora Miano revient sur la traite négrière pour faire entendre la voix de celles et ceux à qui elle a volé un être cher. L’histoire de l’Afrique sub-saharienne s’y drape dans une prose magnifique et mystérieuse, imprégnée du mysticisme, de croyances, et de « l’obligation d’inventer pour survivre. »
« Si leurs fils ne sont jamais retrouvés, si le ngambi ne révèle pas ce qui leur est arrivé, on ne racontera pas le chagrin de ces mères. La communauté oubliera les dix jeunes initiés, les deux hommes d’âge mûr, évaporés dans l’air au cours du grand incendie. Du feu lui-même, on ne dira plus rien. Qui goûte le souvenir des défaites ? »


Revue de presse

  • " Quelle que soit leur origine, les humains doivent connaître les chemins d’où ils viennent, y compris les moins glorieux, répète, de livre en livre, l’intrépide écrivain. Sa voix, l’une des plus fortes de sa génération, devrait résonner de Paris à Douala – et voyager bien au-delà. "Le Monde
  • "Cette atmosphère lourde de questionnements, d’évitements et de non-dits, est rendue de manière particulièrement forte au travers d’une écriture qui se fait pour ainsi dire texture et tessiture : obscurité et ombre planante, kaolin de la résistance posé sur les visages, silence, eau de la déportation qui efface les traces, voix qui portent malgré tout." Africulture
  • "Somptueux tombeau pour
    les âmes errantes, cette Saison de l’ombre
    est aussi un bel hommage au courage
    des mères." Le Figaro Magazine
  • "Progressivement, Léonora Miano dévoile les circonstances du drame. On devine qu’elle a longtemps fouillé l’ombre avant, au contact de leurs âmes, pouvoir rendre au jour ses personnages. Pour sauver les ancêtres, de chair et d’os ceux-là, du définitif oubli." Lire

Écrits pour la parole

Écrits pour la parole

L’Arche - 2012

Couleur
J’étais tombé sur l’un des secrets les mieux gardés des Noirs : la plupart d’entre nous n’étaient pas intéressés par la révolte ; la plupart d’entre nous étaient fatigués de penser tout le temps au problème racial…
Barack Obama, les Rêves de mon père Petite fille, tu te voyais blanche dans tes rêves, tu savais que c’était toi, la seule chose, c’est que tu étais blanche, il y avait une balançoire dans le jardin, de l’herbe verte autour, des pâquerettes comme des sourires au milieu des touffes d’herbe, tu étais heureuse là, tournant le dos à la maison, une petite bâtisse en bois jamais habitée dans la réalité, seulement dans tes rêves, elle était bleue, pas vraiment, tu dirais indigo, ce qui semble curieux pour les murs d’une maison, mais c’était ainsi, un rosier grimpant à fleurs rouges
courait le long de la façade, à droite de la porte d’entrée peinte dans les mêmes tons que les murs, si bien qu’on ne la distinguait pas, tu crois qu’il n’y avait pas de fenêtres.
Paupières plissées pour protéger la claire pupille de tes yeux tournés vers le soleil, tu te balançais toute la journée jusqu’au crépuscule, tu ne t’es jamais vue faisant quoi que ce soit d’autre ni côtoyant quiconque, il y avait des gens dans la maison mais tu ne les voyais pas, ne recherchais pas leur compagnie ni eux la tienne, il n’y avait pas une fourmi, pas un ver de terre, aucune de ces bestioles que remarquent les enfants, aucune compagnie d’amis imaginaires, tu étais seule sur ta balançoire, seule et blanche, seule mais blanche, cela te convenait, tu en avais même besoin, de la solitude comme de la blancheur, le rêve prenait fin au coucher du soleil, la fillette aux yeux clairs poussait la porte indigo, pénétrait dans l’habitation, tu ne la voyais jamais faire, c’était là que sonnait le réveil, l’heure de vivre dans le vrai.


Revue de presse :

  • "Un formidable uppercut théâtral

Romancière à succès éditée chez Plon depuis 2005, Léonora Miano nous livre aujourd’hui son premier texte théâtral. Depuis la parution de sa suite africaine, trois romans décrivant la vie dans le pays fictif du Mboasu, elle s’est attachée à chroniquer la vie des « Afropéens » (ou Noirs de France) dans trois de ses publications, dont le très remarqué roman Tels des astres éteints. Dans cette même veine, son nouveau texte, Ecrits pour la parole brosse en 75 pages un réel kaléidoscope de portraits introspectifs de la France noire. Ce concentré de questionnements, ce dévoilement de la complexité de l’héritage culturel afropéen ne laissera aucun lecteur indifférent." Angélique Lagarde pour Kourandart.


Habiter la frontière

L’Arche Editeur - 2012

« « La littérature parle avant tout d’humanité. C’est donc le monde que j’écris, à partir de mes lieux de référence, à partir de mes personnages subsahariens ou afrodescendants. » Après ses textes littéraires, Léonora Miano nous donne aujourd’hui Habiter la frontière, un recueil de conférences données entre 2009 et 2011. L’auteur revient sur son appartenance à une génération de Subsahariens suffisamment bien dans leur peau pour explorer les zones les plus ténébreuses de leur expérience. Elle témoigne d’un amour exigeant envers l’Afrique subsaharienne et ses peuples, et appelle à la compréhension de soi-même, à l’acceptation de la responsabilité individuelle et collective comme premier levier pour se hisser vers une vraie liberté, entière. Elle exhorte l’Europe à sortir de la culpabilité pour se confronter objectivement à son passé et revient sur les thèmes qui traversent son œuvre, notamment les questions liées aux identités frontalières et à l’hybridité culturelle. La frontière dit que les peuples se sont rencontrés, quelquefois dans la violence, la haine, le mépris, et qu’en dépit de cela, ils ont enfanté du sens. Cet ouvrage trace des perspectives sur la démarche esthétique de son auteur et de ses confrères, tout en s’imposant comme un manifeste politique.


Écrits pour la parole

L’Arche Editeur - 2012

spip_logoPourquoi Gaston Monnerville n’est-il pas devenu président de la République française ? Pourquoi cet homme politique, président du Sénat de 1959 à 1968, est-il si mal connu dans son propre pays ? Et pourquoi, pour les femmes noires dans la France d’aujourd’hui, tout va très bien, tout sauf les relations avec la gent masculine au travail, tout sauf les tensions sourdes avec les collègues femmes, et pourquoi ça ne marche pas et pourquoi ça ne va pas s’améliorer ? Léonora Miano consacre son premier texte pour le théâtre à la présence noire dans la France d’aujourd’hui. En partant d’une série d’histoires personnelles, In-tranquilles – la première partie du recueil – nous plonge dans l’intimité de ces personnages afropéens. D’où venons-nous ? Que sommes-nous ? Où allons-nous ? Ces voix, parfois ces cris, on les retrouve dans Femme in a city – la seconde partie – où elle rapporte les tribulations de femmes noires et françaises en quête de justice, d’égalité et d’amour. Pour Léonora Miano, on écrit « en raison d’une certaine tournure d’esprit et parce qu’on y est poussé ». C’est la nécessité de faire entendre des cris étouffés, de rendre audibles des paroles proscrites, qui la pousse aujourd’hui à nous livrer ces Écrits pour la parole. Léonora Miano nous tend un miroir qui avait perdu son tain et qui, par elle, le retrouve. Elle est l’auteur de six romans édités chez Plon, récompensés par de nombreux prix. Ecrits pour la parole : Lauréat du Prix Seligmann 2012 (Prix consacré à la lutte contre le racisme, l’injustice, l’intolérance).

Revue de presse :

  • "Un formidable uppercut théâtral

Romancière à succès éditée chez Plon depuis 2005, Léonora Miano nous livre aujourd’hui son premier texte théâtral. Depuis la parution de sa suite africaine, trois romans décrivant la vie dans le pays fictif du Mboasu, elle s’est attachée à chroniquer la vie des « Afropéens » (ou Noirs de France) dans trois de ses publications, dont le très remarqué roman Tels des astres éteints. Dans cette même veine, son nouveau texte, Ecrits pour la parole brosse en 75 pages un réel kaléidoscope de portraits introspectifs de la France noire. Ce concentré de questionnements, ce dévoilement de la complexité de l’héritage culturel afropéen ne laissera aucun lecteur indifférent." Angélique Lagarde pour Kourandart.


Ces âmes chagrines

Ces âmes chagrines

Plon - 2011

Né dans l’Hexagone, Antoine Kingué, dit Snow, n’arrive pas à surmonter la rancoeur qu’il nourrit envers sa mère, coupable de ne l’avoir pas assez aimé. Elle l’a laissé en pension alors qu’il n’avait que sept ans et envoyé passer les grandes vacances seul au Mboasu, ce pays subsaharien où il ne s’est jamais senti à sa place. Par ailleurs, il est persuadé que son frère Maxime a reçu plus d’affection que lui.
Pour se venger de cette enfance malheureuse, Snow fait payer ceux qui l’ont fait souffrir, rêve de devenir une vedette adulée, une star dont la vie serait enfin brillante et facile.
Quand son frère lui annonce son retour au pays avec leur mère, Snow voit son univers s’effondrer. Sans plus personne sur qui passer sa rage, il se retrouve face à lui-même…


Ces âmes chagrines

Plon - 2011

Deux frères que tout oppose profondément cherchent à obtenir leur rédemption en échappant à leur destin familial. Né dans l’Hexagone, Antoine Kingué, dit Snow, n’arrive pas à surmonter la rancoeur qu’il nourrit envers sa mère, coupable de ne l’avoir pas assez aimé. Elle l’a laissé en pension alors qu’il n’avait que sept ans et envoyé passer les grandes vacances seul au Mboasu, ce pays subsaharien ou il ne s’est jamais senti à sa place. Par ailleurs, il est persuadé que son frère Maxime a reçu plus d’affection que lui. Pour se venger de cette enfance malheureuse, Snow fait payer ceux qui l’ont fait souffrir, rêve de devenir une vedette adulée, une star dont la vie serait enfin brillante et facile. Quand son frère lui annonce son retour au pays avec leur mère, Snow voit son univers s’effondrer. Sans plus personne sur qui passer sa rage, il se retrouve face à lui-même...


Blues pour Elise

Blues pour Elise

Plon - 2010

"Qu’est-ce qui fait courir les personnages de Blues pour Élise ? C’est l’amour ! Celui qu’on désespère de trouver, comme Akasha qui ne se remet pas d’une peine de cœur. Celui qu’on croit avoir perdu, comme Amahoro, dont le compagnon a pris ses distances. Celui qu’on n’attendait pas, comme Shale, follement éprise d’un homme peu avenant. Celui dont on doute soudain, comme Malaïka, paniquée à la veille de son mariage.
À travers le parcours de ces quatre femmes et de leurs proches, Blues pour Élise dresse le portrait coloré, urbain et charnel de la France noire. Celle qui, loin des clichés misérabilistes, adopte le mode de vie bobo, se nourrit de graines germées, se déplace en Vélib’, recourt au speed dating pour rompre la solitude.
Roman de société, Blues pour Élise parle avant tout d’amour. Celui de soi, celui de l’autre."


Revue de presse :

  • "Dans Blues pour Elise, Léonora Miano poursuit la réflexion entreprise dans Tels des astres éteints et dans les nouvelles d’Afropean soul sur la réalité quotidienne des Afro-Européens aujourd’hui. Questions identitaires et construction romanesque jazzy constituent sous sa plume les bases d’une véritable esthétique littéraire. (…) Léonora Miano est comme l’un des personnages : elle a "des globules rétifs à la résignation". Elle ne se laisse enfermer dans aucune vision compartimentée du monde ou de la littérature, et nous surprend toujours en nous ouvrant de nouvelles portes sur la réalité." Marie Michaud, dans Page des libraires, octobre 2010.

Pour Haiti

Desnel - 2010

Blues pour Elise

Plon - 2010


"Qu’est-ce qui fait courir les personnages de Blues pour Élise ? C’est l’amour ! Celui qu’on désespère de trouver, comme Akasha qui ne se remet pas d’une peine de cœur. Celui qu’on croit avoir perdu, comme Amahoro, dont le compagnon a pris ses distances. Celui qu’on n’attendait pas, comme Shale, follement éprise d’un homme peu avenant. Celui dont on doute soudain, comme Malaïka, paniquée à la veille de son mariage.
À travers le parcours de ces quatre femmes et de leurs proches, Blues pour Élise dresse le portrait coloré, urbain et charnel de la France noire. Celle qui, loin des clichés misérabilistes, adopte le mode de vie bobo, se nourrit de graines germées, se déplace en Vélib’, recourt au speed dating pour rompre la solitude.
Roman de société, Blues pour Élise parle avant tout d’amour. Celui de soi, celui de l’autre."

Revue de presse :

  • "Dans Blues pour Elise, Léonora Miano poursuit la réflexion entreprise dans Tels des astres éteints et dans les nouvelles d’Afropean soul sur la réalité quotidienne des Afro-Européens aujourd’hui. Questions identitaires et construction romanesque jazzy constituent sous sa plume les bases d’une véritable esthétique littéraire. (…) Léonora Miano est comme l’un des personnages : elle a "des globules rétifs à la résignation". Elle ne se laisse enfermer dans aucune vision compartimentée du monde ou de la littérature, et nous surprend toujours en nous ouvrant de nouvelles portes sur la réalité." Marie Michaud, dans Page des libraires, octobre 2010.

Pour Haiti

Desnel - 2010

Coordonné par Suzanne Dracius Cet ouvrage collectif réunit des textes inédits en prose et en poésie d’écrivains et poètes du monde entier en solidarité avec Haïti. Le bénéfice des ventes sera reversé à l’association oeuvrant à la reconstruction des bibliothèques en Haïti, BIBLIOTHÈQUES SANS FRONTIÈRES (BSF) : les auteurs conservent leur copyright, mais renoncent gracieusement à percevoir tous droits d’auteur sur cette publication. Autrement dit, chaque personne qui achètera ce livre fera, par la même occasion, un don à Haïti, car il n’y a pas que les nourritures terrestres. Il importe d’aider Haïti à se relever, y compris en veillant à l’éducation et à la transmission du savoir, de la culture, de l’imaginaire et de la beauté. Ce livre contient aussi bien des fictions (nouvelles) que de la prose à portée historique ou des réflexions sur le passé et le devenir d’Haïti, outre les textes poétiques exaltant le merveilleux haïtien. La francophonie est largement présente ici, et elle y est à l’honneur, en hommage à l’Haïtien Alexandre Dumas et à sa ville natale, Villers-Cotterêts, qui a vu naître la langue française. Les textes d’auteurs étrangers sont fournis dans la version originale et traduits en français. Ce florilège réunit 129 auteurs d’Europe, d’Afrique, d’Asie, des Caraïbes, des États-Unis, du Canada, de l’Océan Pacifique, de l’Amérique latine, s’exprimant à l’unisson POUR HAITI. 129 mains, en un tournemain, jointes en coup de main POUR HAÏTI : beaucoup de mains allègent la charge (proverbe haïtien).


Soulfood équatoriale

Soulfood équatoriale

Nil Editions - 2009

Un « Exquis d’écrivains » qui restitue les saveurs et les atmosphères d’une Afrique loin des clichés.

En nous faisant humer et palper une pierre à écraser imprégnée de senteurs qu’elle utilise pour broyer le gingembre et les crevettes séchées, Léonora Miano nous conduit jusqu’aux rivages du Cameroun. Dans ce pays marqué par sa culture culinaire puisqu’il doit son nom aux écrevisses (camarones) qui pullulaient à l’embouchure de son fleuve, mets et mots se chargent d’une poésie toute particulière. Le jazz devient sauce tomate glissée dans les sandwichs saxophones, les beignets haricots remplissent l’âme, une morue bien cuisinée devient juge d’une rivalité amoureuse, et même des sauterelles deviennent d’inoubliables festins... Ce texte d’une grande densité nous livre avec bonheur légendes intemporelles et saynètes prises sur le vif.


Les Aubes écarlates

Les Aubes écarlates

Plon - 2009

Enrôlé comme enfant soldat, Epa a fui les troupes d’Isilo, le chef de guerre. Il a traversé le Mboasu pour échouer à ’La Colombe’, un centre qui recueille les enfants abandonnés. Là, il retrouve Ayané, l’héroïne de ’L’ Intérieur de la nuit’ et Musango, la fillette de ’Contours du jour qui vient’. Il raconte son parcours d’enfant soldat : rapines, exécutions, viols... Mais son récit est étrange : Epa dit avoir croisé plusieurs fois des ombres enchaînées demandant réparation pour les crimes du passé. Tout son périple est hanté par l’esprit des morts de la traite négrière, ceux qui ont péri pendant les traques et lors du voyage au-delà des mers. Mais bientôt, ces esprits viennent également hanter les murs de ’La Colombe’. N’ayant jamais été honorés sur le continent africain, les défunts le hantent et l’empoisonnent de leur amertume. Leur souffle imprègne le quotidien et cause, notamment, la folie et la violence que l’Afrique ne cesse de perpétrer contre elle-même. Devenu conscient de l’aberration qui ronge le continent.

Revue de presse

  • « Fable guerrière, roman de vie et de mort, instantané fulgurant sur la désespérance d’un continent, « Les Aubes écarlates », sous-titré « Sankofa Cry », closent en beauté le triptyque africain de Léonora Miano » rapportent Les Echos
  • Valérie Marin La Meslée dans Le Point

Les aubes écarlates “Sankofa cry”

Plon - 2009

Après L’intérieur de la nuit et Contours du jour qui vient, le troisième livre de Léonora Miano consacré à l’âme de l’Afrique. A travers les aventures d’Epa, enfant soldat, une étrange épopée fantasmagorique dans une Afrique ou rôdent les esprits de ceux qu’on a massacré lors des tragédies passées. Epa a été enrôlé de force dans les troupes d’Isilo, un mégalomane qui rêve de rendre sa grandeur à toute une région de l’Afrique équatoriale. Emmené au coeur d’une zone isolée, il découvre qu’il est entouré de présences mystérieuses : plusieurs fois, il aperçoit des ombres enchaînées demander réparation pour les crimes du passé. Sur tout le continent, les esprits des disparus de la traite négrière distillent l’amertume et la folie en attendant que justice leur soit rendue... Parvenant à s’échapper, Epa retrouve Ayané, une fille énigmatique et attentionnée qui l’aide à reprendre goût à la vie. Comment donner à l’Afrique la chance de connaître des aubes lumineuses ? Pour conjurer le passé d’une terre qui ne cesse de se faire souffrir elle-même, Epa devra rechercher ses compagnons d’infortune et les rendre à leur famille.

Revue de presse

  • « Fable guerrière, roman de vie et de mort, instantané fulgurant sur la désespérance d’un continent, « Les Aubes écarlates », sous-titré « Sankofa Cry », closent en beauté le triptyque africain de Léonora Miano » rapportent Les Echos
  • Valérie Marin La Meslée dans Le Point

Afropean Soul : Et autres nouvelles

Afropean Soul : Et autres nouvelles

Flammarion - 2008

L’un est âgé de neuf ans. C’est encore un enfant. Pourtant, il comprend : la misère, la solitude et la relégation sociale de sa mère, diplômée en lettres mais condamnée à n’être qu’une voix répondant au téléphone. L’autre est un jeune footballeur prometteur. Il a quitté sa ville natale - Douala - et les siens pour réussir en France. De l’Hexagone, il ne connaît pas les vertes pelouses, seulement la rue et l’exclusion. Et puis, derrière la porte noire du 166, rue de C., il y a Amélie, Sophie, Maya et les autres. On ignore leur présence. Elles vivent à Paris, dans un centre d’hébergement d’urgence. Par touches successives, ces récits dessinent les visages de celles et ceux que l’on croise sans les voir. Levant le voile sur leurs parcours, ils les sauvent de l’oubli. Le volume réunit cinq nouvelles inédites de Léonora Miano, lauréate du Goncourt des Lycéens 2006. Le dossier de l’édition contient un entretien exclusif avec l’auteure.


Tels des astres éteints

Plon - 2008

Léonora Miano écrit ici le blues de l’immigration, le roman des identités frontalières introuvables, si dures à construire, et si multiples dans leur perpétuelle évolution. Dans l’intra muros d’une grande ville d’Europe, vivent Amok, Shrapnel et Amandla. Alors qu’Amok et Shrapnel sont nés en Afrique, Amandla a grandi dans un territoire d’outre-mer. Trois parcours différents, une même couleur de peau, parfois embarrassante, lorsque l’Afrique, la Terre Mère, a des allures de continent déchu. Une couleur qui emprisonne et influence leur rapport au monde. Tandis qu’Amandla, l’icône rasta, s’enflamme pour une histoire glorieuse ou le peuple noir descend des pharaons d’Egypte, Amok, l’écorché vif, étouffe sous cette couleur si lourde de sens. Quant à Shrapnel, le prince des villes qui rêve d’un peuple noir uni de l’Afrique aux Amériques, il a du mal à savoir ou il en est depuis qu’il est tombé amoureux d’une blonde aux yeux bleus... Entre révolte, fierté et mal de vivre, est-il possible de surmonter une identité si envahissante pour se révéler à soi-même ?


Contours du jour qui vient

Plon - 2006

Après la guerre qui a ravagé le Mboasu, cet état imaginaire et ô combien réel d’Afrique, le pays est exsangue. Les parents, incapables de prendre soin de leurs enfants, les chassent loin de chez eux, les accusant d’être la cause de leurs malheurs. Décidée à retrouver sa mère, la jeune Musango traverse un pays frappé de folie. Des rivages du fleuve Tubé aux bas-fonds de Sombé, métropole d’Afrique en proie à l’anarchie, Musango retrouvera-t-elle cette mère, symbole d’une Afrique à la dérive ? Sa rencontre avec le petit Mbalè, marquera-t-elle les prémices d’un jour nouveau pour tout un continent ?


L’interieur de la nuit

Plon - 2005

A travers les yeux d’une jeune femme revenue de France, une exploration de l’Afrique et de ses énigmes. Ayané était venue étudier en France. Quand elle retourne à Eku, le village qui l’a vue naître au coeur de l’Afrique, elle trouve un lieu désolé, déserté par les hommes qui travaillent au loin, ou femmes, enfants et vieillards vivent en marge du monde, dans la misère et l’ennui. La guerre civile ravage le pays. Un soir, des miliciens envahissent le village : ils veulent des garçons pour grossir leur armée, et des filles pour la troupe. Surtout, ils prétendent restaurer l’unité du peuple africain, lui rendre son âme. Une cérémonie se prépare, au cours de laquelle ils imposeront aux villageois de commettre une terrible transgression. Une longue nuit commence...

Les grands débats en vidéo

L’avenir du roman

Saint-Malo 2013

Participants : Michel LE BRIS, Clément CALIARI, Mathias ÉNARD, Paolo RUMIZ, Vassilis ALEXAKIS, Murray BAIL, Serge BRAMLY, Justin CRONIN, Diana EVANS, Damon GALGUT, Arnaldur INDRIDASON, Kopano MATLWA, Patrick RAMBAUD, Boualem SANSAL, Dimitris STEFANAKIS, Nick STONE, David VANN, Maryse CONDE, Gaspard-Marie JANVIER, Yahia BELASKRI, Léonora MIANO, Jean ROUAUD, Björn LARSSON, Percival EVERETT, Niq MHLONGO, Kgebetli MOELE

Les cafés littéraires

L’avenir du roman

Saint-Malo 2013

Participants : Michel LE BRIS, Clément CALIARI, Mathias ÉNARD, Paolo RUMIZ, Vassilis ALEXAKIS, Murray BAIL, Serge BRAMLY, Justin CRONIN, Diana EVANS, Damon GALGUT, Arnaldur INDRIDASON, Kopano MATLWA, Patrick RAMBAUD, Boualem SANSAL, Dimitris STEFANAKIS, Nick STONE, David VANN, Maryse CONDE, Gaspard-Marie JANVIER, Yahia BELASKRI, Léonora MIANO, Jean ROUAUD, Björn LARSSON, Percival EVERETT, Niq MHLONGO, Kgebetli MOELE

Jazz et écriture

Avec Saul WILLIAMS, Teju COLE, Léonora MIANO, Michel LE BRIS, Diana EVANS - Saint-Malo 2013

Avec Saul WILLIAMS, Teju COLE, Léonora MIANO, Michel LE BRIS, Diana EVANS. Animé par Yahia BELASKRI


En quête d’origines

Avec Léonora Miano, Nadifa Mohamed, Tash Aw et Dinaw Mengestu - Saint-Malo 2012

Une rencontre entre Léonora Miano, Nadifa Mohamed, Tash Aw et Dinaw Mengestu, animée par Yves Chemla.


La poésie des romanciers

Avec Lyonel Trouillot, Léonora Miano, Jean-Marie Blas de Roblès, Hubert Haddad - Saint-Malo 2012

La poésie des romanciers, une rencontre avec Lyonel Trouillot, Léonora Miano, Jean-Marie Blas de Roblès, Hubert Haddad, animée par Yvon le Men.


Faut-il encore décerner des prix littéraires au XXIème siècle ?

Avec Cécile Coulon, Patrick Rambaud, Claude Villers, Léonora Miano, Carole Martinez, Dany Laferrière, Alain Mabanckou et Claude Esclatine - Saint-Malo 2012

Avec Cécile Coulon, Patrick Rambaud, Claude Villers, Léonora Miano, Carole Martinez, Dany Laferrière, Alain Mabanckou et Claude Esclatine, débat animé par Hubert Artus


Lectures croisées

Saint-Malo 2011

avec : Mari-Célie AGNANT, MIANO Léonora


Pour le plaisir des mots

Saint-Malo 2011

Slam session avec le collectif 129H et les participants à l’atelier d’écriture de la maison de quartier La Découverte
avec : ROUDA, Jacques DARRAS, LYOR, NEOBLED, MIANO Léonora, Alain MABANCKOU, Yvon LE MEN, RIM, IDO Jacky


Les enfants d'Aimé Césaire

Les enfants d’Aimé Césaire

Saint-Malo 2011

Le Cahier d’un retour au pays natal ? “Ça m’a fumé la tête." Léonora MIANO
 

Avec Daniel MAXIMIN, Léonora MIANO, Alain MABANCKOU, Mathias ENARD
Animé par Romuald FONKOUA.


Goût d'Afrique, goût des Caraïbes

Goût d’Afrique, goût des Caraïbes

Saint-Malo 2010

Quand les saveurs entre dans les mots des écrivains… direction l’Afrique avec Léonora Miano et les Caraïbes avec Dany Laferrière, une rencontre animée par Christine Ferniot et suivie d’une lecture apéritive de leur ouvrage respectif.

Goût d’Afrique, goût des Caraïbes

Vingt mille saveurs sous les mers

Saint-Malo 2010

Avec Olivier Roellinger, Léonora Miano, Taras Grescoe, Elisabeth Vallet. Animé par Christine Ferniot.

Vingt mille saveurs sous les mers

L’Afrique est-elle maudite ?

Saint-Malo 2010

Quatre auteurs africains, pour débattre à la suite du livre de Moussa Konate "L’afrique noire est-elle maudite ?" : avec Léonora MIANO, Alain MABANCKOU, Moussa KONATE, Florent COUAO-ZOTTI, Emmanuel DONGALA. Animé par Jean-Michel Djian.


Patries Imaginaires

Saint-Malo 2008

L’Afrique, demain

Saint-Malo 2008