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N’SONDE Wilfried

Congo

Un océan, deux mers, trois continents (Actes Sud, 2018)

©Legattaz

Chanteur, compositeur et romancier, lauréat du prix des Cinq Continents de la Francophonie et du Prix Senghor, Wilfried N’Sondé est une des voix les plus puissantes de la littérature urbaine et francophone. Ses romans, qu’ils se passent dans les banlieues ou dans le Berlin de la Chute du mur, portent un message d’espoir sans nier les violences. Si son 5e roman, Un océan, deux mers, trois continents, quitte l’urbanité contemporaine pour le 17e siècle, il ne fait pas exception à la règle. Il redonne vie à Dom Antonio Manuel Nsaku Ne Vunda, prêtre kongolais qui s’embarque dans une épopée maritime pour rejoindre son poste d’ambassadeur auprès du Pape. « Un livre puissant, à la fois roman d’aventures, réquisitoire objectif contre l’esclavage, et dénonciation de tous les intégrismes. » (Livres hebdo)

En 2007, Wilfried N’Sondé, chanteur et compositeur reconnu de la scène berlinoise, fait une entrée remarquée en littérature avec son premier roman, Le Cœur des enfants léopards, lauréat du Prix des cinq continents de la francophonie et du Prix Senghor de la création littéraire, et pour lequel il participe cette année aux Journées scolaires du festival Étonnants Voyageurs. Dans ce roman, détonnant mélange d’autobiographie et de rêve, Wilfried N’Sondé évoque sa jeunesse en banlieue, en rapportant l’histoire d’un jeune amoureux abandonné par son premier amour connue à l’âge de trois ans, alors qu’il venait d’arriver en France. À travers le portrait de son personnage, l’auteur jette un regard sombre et saisissant sur ces banlieues où vivent les populations les plus pauvres, souvent immigrées, et où le destin des jeunes est souvent voué à l’impasse.

Dans son roman Le silence des esprits, Wilfried N’Sondé prolonge, avec cette même force d’évocation, sa réflexion sur la marginalité, sur les êtres aux prises avec leur passé. Il y déploie une écriture vive, rythmée, qui puise toute sa justesse dans sa propre expérience. En effet, l’exil, le déracinement est un motif récurrent dans la vie de l’auteur : né en 1969 au Congo, il émigre en France à l’âge de cinq ans où il grandit et fait ses études ; puis, après être passé par Londres, Rome, Vienne et Madrid, il s’installe à Berlin où il vit de sa musique et travaille aussi comme éducateur auprès de jeunes en difficultés. Ce sont ces rencontres qui le poussent à écrire son troisième roman, Fleur de béton, où il déploie, sous la forme d’un roman d’apprentissage, une réflexion sur la violence des quartiers, et les moyens d’en sortir. Toujours dans un contexte urbain, Berlinoise, publié en 2015, mène une réflexion sur la différence, la possibilité de la rencontre et l’incompréhension entre des mondes fondamentalement différents.

En 2018, Wilfried N’Sondé quitte les villes contemporaines et signe son premier roman historique. Un océan, deux mers, trois continents retrace l’histoire de Nsaku Ne Vunda, rebaptisé Dom Antonio Manuel le jour de son ordination, prêtre kongolais du 17e siècle nommé ambassadeur auprès du Pape par le roi de Bakongo. Ce « Candide africain » s’embarque alors pour l’Europe, via le Brésil, à bord d’un navire négrier. Wilfried N’Sondé s’est demandé ce que cet homme, logeant avec les officiers alors qu’il partage la couleur de peau des hommes, des femmes et des enfants réduits en esclavage dans la cale du navire, a pu ressentir et penser : « Où était sa révolte ? Où était sa collaboration (…) ? » (Actes Sud). À travers son histoire, Wilfried N’Sondé cherche à transmettre « cette force de résistance » : confronté à toutes les violences des hommes (esclavage, Inquisition, piraterie…), Nsaku Ne Vunda ne se départit jamais de sa naïveté et de sa foi inébranlable en l’amour qui peut exister entre les êtres humains. Plus de quatre cents ans après, l’auteur redonne vie à ce héros avec toute la sensibilité qu’on lui connaît. Un livre puissant, à la fois roman d’aventures, réquisitoire contre l’esclavage et formidable message d’espoir.


Bibliographie :

  • Un océan, deux mers, trois continents (Actes Sud, 2018)
  • Berlinoise (Actes Sud, 2015)
  • Fleur de béton (Actes Sud, 2012)
  • Le Silence des esprits (Actes Sud, Paris, 2010)
  • Le Cœur des enfants léopards (Actes Sud, 2007 - réédition Babel, 2010)
Un océan, deux mers, trois continents

Un océan, deux mers, trois continents

Actes Sud - 2018

Au tout début du XVIIe siècle, Nsaku Ne Vunda, ordonné prêtre et baptisé Dom Antonio Manuel, est chargé par le roi des Bakongos de devenir son ambassadeur auprès du pape. En faisant ses adieux à son Kongo natal, il ignore que le long voyage censé le mener à Rome va passer par le Nouveau Monde, et que le bateau sur lequel il s’apprête à embarquer est un navire négrier. De quoi mettre à mal sa foi en Dieu et en l’homme...
Wilfried N’Sondé s’empare avec ardeur d’un personnage méconnu de l’Histoire pour dénoncer les horreurs d’une époque d’obscurantisme et exalter la beauté de l’espérance.


Revue de presse

  • « Ce roman, Un océan, deux mers, trois continents, est un de ceux dont la lecture nous donne l’impression, durable, de nous être découvert nous-même, d’avoir eu la chance d’écouter, au fil des pages, notre propre humanité. Un de ces romans à propos duquel on a envie de dire à tout le monde : ’’lisez-le juste pour entendre murmurer votre cœur, pour vous réconcilier avec une part, peut-être endormie, de votre humanité.’’ » (Sami Tchack, Africultures)
  • « Faisant revivre, parler et écrire son héros plus de quatre cents ans après, Wilfried N’Sondé a bâti un livre puissant, à la fois roman d’aventures, réquisitoire objectif contre l’esclavage, et dénonciation de tous les intégrismes. » (Jean-Claude Perrier, Livres hebdo)
Berlinoise

Berlinoise

Actes Sud - 2015

30 décembre 1989. Stan et Pascal arrivent à Berlin pour y passer le réveillon. Au pied du mur, que Berlinois et visiteurs sont occupés à détruire dans la liesse générale, ils rencontrent une fille à la peau brune et aux yeux vairons, Maya, qui subjugue immédiatement Stan. Déjà installés tous deux dans des vies grises malgré leur âge, Stan et Pascal sont conquis par la ferveur d’un peuple vivant une formidable réconciliation nationale. Ils décident de rester dans cette ville où tout paraît possible.
Texte solaire et sensuel, Berlinoise est un hymne au désordre, à la poésie des corps, à l’ardeur et à la candeur, dans lequel Maya la femme et Berlin la ville sont comme deux incarnations jumelles de l’utopie. Porté par un air de blues qui raconterait l’apprentissage de la désillusion, ce roman d’une éducation politique et sentimentale compose tout à la fois une déclaration d’amour et une lettre d’adieu à la folle jeunesse.

“Plus lourde de sens qu’une page qui se tourne dans un livre d’histoire, pour moi, la chute du mur de Berlin a été avant tout une extraordinaire expérience émotionnelle, de celles qui réorientent des trajectoires de vie.
Ces aspects méconnus de la révolution de novembre 1989, la puissance de son impact sur les destins individuels à l’ombre de la grande Histoire, je tenais à en faire part dans un texte où la fiction se mêlerait aux faits historiques. Une plongée dans l’intériorité de personnages pris dans des bouleversements politiques, un témoignage de leurs fragiles équilibres, de leurs aspirations et de leurs doutes. Une oscillation entre les espoirs et les désillusions qui ont animé des femmes et des hommes portés par l’onde de choc qu’a connue Berlin il y a vingt-cinq ans.
Il m’importait de retourner à la période inédite et riche qui a suivi ce fait majeur de la fin du XXe siècle. Comme on ravive un souvenir, j’ai voulu écrire la chronique du naufrage d’un mirage collectif, celui de l’avènement d’un monde meilleur, tout en rappelant que les événements qui se sont produits dans la capitale allemande ont été un formidable prétexte aux rêves de liberté absolue de l’âme et du corps, à l’insouciance et à l’envie de jouir de l’existence sans retenue.”
W.N.


Revue de presse :

« (...) Si, comme dans son premier roman et dans les suivants (...), Berlinoise s’inscrit à nouveau dans le contexte urbain et dans une réflexion globale sur la différence, la plume se déplace cette fois vers l’Est et le cœur de la vieille Europe, en même temps que vers l’intimité profonde d’une passion amoureuse. (...) Mais après la fusion psychique et charnelle des débuts, les mots d’amour cèdent la place à ‘’l’hébétement’’ des premières disputes et à l’incompréhension de deux êtres venant de mondes fondamentalement différents. D’un côté Stan, l’insouciant de l’Ouest, venu chercher à Berlin une existence vibrante et électrique. De l’autre, Maya, pasionaria de l’Est, dont l’inspiration et l’humeur s’assèchent, privées du carburant de la contestation et de la clandestinité. En même temps que l’amour s’éteint, s’évanouissent les espoirs d’une humanité meilleure, nés sur les cendres de la Guerre froide. Car l’abolition de la frontière Est-Ouest provoque surtout le surgissement d’une masse assoiffée de biens de consommation, l’explosion du chômage, la montée du racisme et l’apparition de groupuscules néonazis. (...) Pas plus qu’il n’y aura de troisième voie entre le communisme et le capitalisme le plus débridé, il n’y aura de moyen terme pour Stan et Maya, dont les corps se font, malgré eux, les réceptacles de l’histoire en marche. On retrouve, dans ce récit dense, le style lyrique et foisonnant de Wilfried N’Sondé, qui livre une réflexion intelligente et incarnée sur la fin de toutes les illusions. »
Virginia Bart, Le Monde (30 janvier 2015)


Fleur de béton

Fleur de béton

Actes Sud - 2012

La jeune Rosa Maria rêve de soleil, d’amour, de calme… et de fuir la Cité des 6000 où elle vit avec sa famille en région parisienne. En attendant ce grand jour, elle soupire en cachette pour le beau Jason qui ne la voit pas. Un incident avec la police provoque une émeute dans le quartier, qui précipite les destins des personnages… Un roman d’apprentissage qui oppose à la violence urbaine la force de l’innocence.


Le Silence des esprits

Le Silence des esprits

Actes Sud - 2010

Dans un train de banlieue, une femme un peu trop seule rencontre un jeune Africain. Avec douceur et compassion, elle perçoit en lui l’angoisse et la peur, comprend qu’il n’a pas de papiers, lui offre sa confiance, son hospitalité, écoute le récit de sa vie et oublie, entre ses bras, sa propre souffrance. La fragile rédemption d’un homme aux prises avec sa mémoire d’enfant soldat ; le bonheur éphémère d’un clandestin dans un pays où il devient de plus en plus difficile d’échapper à la police.
Terrorisé par un contrôle de police sur les quais de la gare de Lyon, Clovis Nzila vient de sauter dans un train de banlieue. Sans papiers, clandestin, il s’assied au hasard d’un wagon surchauffé et tente de maîtriser sa peur. Face à lui une femme l’observe, accepte en retour ses regards indiscrets, ne semble pas effrayée par sa triste apparence. Attentive, elle engage la conversation, perçoit le désespoir de ce jeune africain et l’invite à la suivre. Avec compassion, elle lui offre sa confiance, son hospitalité et l’accueille pour la nuit dans son appartement.
Impressionné par une telle bonté, Clovis s’endort. Mais un affreux cauchemar l’arrache au sommeil. Hagard, il trouve Christelle à son chevet, rassurante, presque nue. Douce, protectrice, cette femme parvient à le calmer, elle écoute son histoire, le récit de son passé de gamin rejeté par les siens, emporté par les guerres qui ont ravagé son pays, entraîné à tuer et poussé à d’innommables violences dont il ne peut oublier les victimes. Avec pudeur Christelle à son tour se libère de sombres souvenirs, installe entre eux l’équitable partage de profondes douleurs et sur cette confiance renouvelée, invite Clovis à se livrer davantage, à parler de l’amour : de celui qu’ils pourraient ensemble partager et de cet autre, incestueux, qu’il portait à sa sœur jumelle, condamnée elle aussi à l’errance et dont il a perdu la trace.
Au matin, Christelle part travailler, laissant Clovis seul dans son appartement. Il est dit en Afrique que les jumeaux parviennent à déchiffrer l’invisible …

Lire l’article paru dans L’Humanité.


Revue de presse


Le Coeur des enfants léopards

Le Coeur des enfants léopards

Actes Sud - 2007

Un jeune homme retrouve ses esprits au fond d’une cellule, en garde à vue. Que s’est-il passé ? Mireille, son grand amour, l’a quitté brusquement, il a beaucoup bu… Comment se rappeler ? Un policier le bouscule, l’interroge, mais les vraies questions viennent d’ailleurs : dans le brouillard de ses pensées, c’est la voix des ancêtres qui résonne soudain, comme un chant intérieur venu d’Afrique, invoquant les valeurs du partage, de l’honneur, de l’héritage et de l’espoir. Mais l’Afrique est loin pour le narrateur qui vit en région parisienne, dans le quartier métissé où, dès l’enfance, il a connu Mireille et les amis avec lesquels il a grandi, au milieu desquels il a changé.
Avec une implacable justesse de ton, d’une langue poétique, rythmée et sensuelle, Wilfried N’Sondé explore la douleur et l’amour, l’appartenance et la violence, le désir et l’effroi dans un premier roman aussi émouvant que percutant.

Les grands débats en vidéo

Littérature-monde en français

Saint-Malo 2012

Avec Carole Martinez, Alexis Jenni, Maylis de Kerangal, Wilfried N’Sondé, Sami Tchak.

Les cafés littéraires

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Rencontre avec les lauréats du Prix des Cinq Continents de la Francophonie

Avec Kamel Daoud, Hubert Haddad, Ananda Devi et Wilfried N’Sondé. Rencontre animée par Sophie Ekoué - Saint-Malo 2015

Avec Kamel Daoud, Hubert Haddad, Ananda Devi et Wilfried N’Sondé. Rencontre animée par Sophie Ekoué


Pour le plaisir des mots

Saint-Malo 2011

Avec le collectif 129H, Amkoullel, Jean-Pierre Verheggen, Felwine Sarr, Wilfried N’Sondé


La rime dans tous ses états

Saint-Malo 2011

Avant d’être entendus, les mots créent souvent des malentendus. Le mot poème est de ceux-ci. Le poème est-il seulement le texte ? Y a-t-il un avant poème ? Au commencement était le verbe, mais au commencement du commencement ? Est-ce le regard, la respiration ? Est-ce l’oreille ou la main qui écrit ? Le poème est-il seulement dans le poème ? Qu’en est-il alors du slam, de la chanson, du théâtre, du conte, du roman ? Il y a les vers de Jean-Pierre Siméon qui célèbrent Orphée, notre père à tous, les pirouettes de Jean-Pierre Verheggen qui, l’air de rien, en disent long. Il y a les strophes de Jacques Darras qui, à marche forcée, trouvent leur équilibre, les chansons d’Elie Guillou qui jouent sur le fil de sa voix. II y a le rap d’Amkoullel, les fantaisies de Rouda qui croisent la gravité de Souleymane Diamanka dont la gorge s’est forgée aux proverbes de son père. Il y a aussi Wilfried N’sondé et Yvon Le Men qui ont toujours mélangé la parole et l’écriture. Il y a toutes ces voix qui cherchent leur voie.

Avec ROUDA, Wilfried N’SONDE, Souleymane DIAMANKA, Jean-Pierre VERHEGGEN, Yvon LE MEN, AMKOULLEL, Jean-Pierre SIMEON, Elie GUILLOU, animé par Jacques Darras


Enfants de la balle

Saint-Malo 2010
Avec Abdourahman WABERI, Wilfried N’SONDE, Alain MABANCKOU. Une rencontre animée par Hubert Artus.

Une pensée en mouvement, migration et littérature

Saint-Malo 2010
Avec Louis-Philippe DALEMBERT, Wilfried N’SONDE, Nam LE, Mahi BINEBINE, Albert MEMMI. Un débat animé par Hubert Artus.

Le corps en poésie

Saint-Malo 2010
Le corps en poésie
Avec Wilfried N’Sondé, Thierry Clermont, Melaine Favennec, Mohammed El Amraoui, Yvon Le Men et Rachel Guilloux.

Si t’as le flow, t’as le mot !

Saint-Malo 2008

Programme


Samedi

11h30
Dépasser les traumas de l'histoire
Auditorium

16h15
Sur les traces de...
Café Littéraire

17h35
Signatures
 

Dimanche

10h00
Comment porter un texte
Salle Maupertuis

15h30
Signatures

18h00
Guerre des religions
Univers (Grande Salle)

19h15
Signatures
 

Lundi

10h00
Signatures

11h30
Une histoire globale
Nouveau Monde - salle 1

14h30
Rencontre - lecture “Prix des 5 continents”
Maison du Québec

15h00
Rencontre : Les routes de l’esclavage
Auditorium