
- © Ph. Pache
Jean-Euphèle Milcé, né le 14 janvier 1969 en Haïti aux Gonaives, se présente volontiers comme ex-îlé. Au bénéfice d’une formation en linguistique appliquée à l’Université d’État d’Haïti et à l’Université de Fribourg en Suisse, il a suivi une formation continue en gestion de documentation et de bibliothèques.
Jean-Euphèle Milcé a enseigné, dans son pays, la littérature d’expression créole et dirigé la principale bibliothèque patrimoniale d’Haïti, la Bibliothèque haïtienne des Pères du Saint-Esprit à Port-au-Prince. Il publie ses premiers textes en créole dans le cadre des Vendredis littéraires de l’Université Caraïbes animés par le romancier Lyonel Trouillot avec qui il fonde la revue Lire Haïti.
Établi en Suisse, dans le canton de Fribourg, depuis 2000, il a collaboré à plusieurs projets dans des bibliothèques suisses romandes.
Pour L’Alphabet des nuits, Jean-Euphèle Milcé a reçu, sur manuscrit, le Prix Georges-Nicole 2004.
Pour plus de renseignements, consultez la base de données d’île en île
Bibliographie :
Pase m yon kou foli (Editions des Presses Nationales d’Haïti, 2008)
L’envers des Rives (Presses Nationales d’Haïti 2007)
Un archipel dans mon bain (Bernard Campiche éditeur, 2006)
L’Alphabet des nuits (Bernard Campiche, 2004)
Présentation d’Un archipel dans mon bain :
Dans Un archipel dans mon bain, Jean-Euphèle Milcé lie, à travers les vies de Marie Raymonde et d’Evita, la Suisse (Genève) et le monde insulaire (Ouessant et Haïti).
Une recherche des origines et de cette île, Haïti, le pays mal et tant aimé.
Si L’Alphabet des nuits a touché ses lecteurs par un portrait sombre et désespéré d’Haïti, Un archipel dans mon bain renoue avec l’espoir. Celui d’une femme qui a cherché ses racines, trouvé l’amour à Genève et décidé de rejoindre le pays originel, dont elle n’a aucun souvenir. Là-bas, elle recevra l’enfant que la vie ne lui a jamais donné.
Présentation de L’envers des rives :
Entre ma mère et moi s’installe un regard croisé. Elle sourit. Enfin. Il est vrai que depuis la mort de mon père, elle ne donnait son sourire qu’à l’ailleurs. En vain, je cherche le port d’attache logé dans ses yeux. Ces trois dernières fêtes de Noël, je les ai passées dans son chalet valaisan. Au dessus de la cheminée des photos de la terre déclinée dans toutes ses facettes avaient pris la place de portraits d’elle et de ses hommes. Désert au ton pastel. Plaque cramoisie de Mare-Rouge. Sable gros grain de Péloponèse.
J’ai toujours refusé de compter les voyages de ma mère. Son interprétation de la réalité jui refuse tout semblant d’attache. Avec son balluchon d’expériences, elle a épuisé une dizaine de groupes sensibles à l’humanitaire ; Depuis la mort de mon père, elle se fuit, traçant à forts renforts d’absences le périmètre à ne pas franchir dans son intimité.
Présentation de L’Alphabet des nuits :
Madame Édouard est le premier volume des enquêtes du commissaire Léon, le flic qui tricote.
À Bruxelles, on découvre des cadavres de jeunes femmes, ensevelis derrières des tombes de collectionneurs de peintres célèbres... à chacune d’elles, il manque l’avant-bras droit.
De fil en aiguilles, le commissaire Léon dénoue les intrigues de cette sombre histoire.
Au coeur de l’affaire, Madame Édouard, le « travelo ménagère » de Montmartre. Et aussi Nina Tchichi, la secrétaire du commissaire, qui ne parle que de ses boucles d’oreilles ; Babelutte, son chien, sorte de Rantanplan du polar ; un curé qui pique des attaches-trombonnes dans les grands magasins pour fabriquer des « Christ » grandeur nature ; un nain camelot et bien d’autres personnages croustillants, baroques et déjantés qui évoluent dans un drôle d’univers teinté d’humour noir.
Ce premier livre inaugure la série des enquêtes du commissaire Léon, 11 titres en tout qui s’étalent sur une période de 3 ans.

