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VICTOR Marvin

Haïti

Corps mêlés (Gallimard, 2011)

Biographie

Ce jeune auteur haïtien à la plume prometteuse vient d’illuminer la scène littéraire de son premier roman : Corps mêlés publié chez Gallimard. Un écrivain est né.

Marvin Victor, qui est né et a vécu à Port-au-Prince, signe en effet un livre poignant qui aborde pour la première fois le séisme d’Haïti à travers le prisme de la fiction : Corps mêlés est un long monologue, un flot de parole déversées par une femme brisée qui vient de perdre sa fille sous les décombres. La langue de Marvin Victor est dense, rythmée et foisonnante d’images, comme une musique entêtante, où le séisme, loin d’être le centre du livre, devient une formidable métaphore de la vie en Haïti, tremblement de terre permanent depuis la nuit de temps. Un style d’une force incantatoire qui fit dire à Jeune Afrique : "Son écriture hallucinée, sensuelle et ample annonce le retour d’une littérature du réel merveilleux et de flamboyance comme armes miraculeuses contre les horreurs naturelles et humaines."
Notons que sa plume avait déjà été saluée en 2007, avec le prix du jeune écrivain francophone pour son texte : "Haïti, je, moi ; moi-même".

Artiste éclectique, Marvin Victor est également cinéaste (il réalise des documentaires et des courts métrages) et peintre. Il crée des toiles aux personnages abstraits, développant une pratique artistique où les totems et la matière occupent une place prépondérante. Depuis 2005, son travail est montré à Port-au-Prince, en France, au Brésil, en Martinique, aux États-Unis et à Cuba.


Bibliographie :


Présentation de Corps mêlés

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Ursulla Fanon est une Haïtienne de 45 ans. Elle raconte sa vie dans le village de La Baie-de-Henne. Le récit commence par l’accouchement difficile de sa mère, entourée de pauvres hères plus ou moins alcooliques qui constituent sa famille. Ursulla grandit dans la pauvreté et la saleté dont elle portera à jamais l’odeur. Elle rencontre un jour Simon Madère, comme elle issu d’un milieu fruste et violent. Il deviendra photographe, et elle le retrouvera plus tard à Port-au-Prince, alors qu’elle est devenue mère d’une jeune fille destinée à devenir prostituée. Dans la capitale, elle aura du moins une amie : Roseline, femme généreuse et volcanique. Roseline et la fille d’Ursulla mourront dans un tremblement de terre.

L’univers de Marvin Victor baigne dans une sensualité violente. Son style est ample et lyrique, parfois grinçant. Les phrases excellent à restituer les odeurs, les saveurs, les sensations troubles des corps livrés à eux-mêmes.

Revue de presse :

  • "Marvin Victor, dans une langue puissante et entêtante - émalllée ça et là
    de quelques préciosités -, dessine l’émouvant portrait d’une mère hantée par le fantôme de sa fille aimée autant que honnie, happée bien avant le chaos par la nuit port au princienne. Une femme rompue, comme la métaphore d’un pays claudiquant au bord du précipice." Le Monde des livres, 14 janv 2011
  • "L’Haïtien Marvin Victor n’a que 28 ans, mais ce texte, où le tremblement de terre n’est qu’une toile de fond partielle et distante, recèle une force et une vigueur frappantes." La Croix, 13 janvier 2011
  • "Mais « Corps mêles » n’est pas seulement le premier grand roman de la tragédie haïtienne. C’est la révélation d’un écrivain."Le Point, 20 janv 2011
  • "Avec son roman au titre évocateur de passions, de chaleur et de promesses, Victor livre un récit de commencements et de naufrages. II y est question de naissances « à travers des entrailles peureuses et gluantes » de morts et de résurrections. Jeune Afrique, 9/15 janv 2011
Les écritures du Chaos

Les écritures du Chaos

Saint-Malo 2011

Avec Charles Najman et Marvin Victor.
Présenté par Marie-Madeleine Rigopoulos.


Huis clos

Saint-Malo 2011

Avec Mari-Célie AGNANT, Louis-Philippe DALEMBERT, Kossi EFOUI , Marvin VICTOR, animé par Karine PAPILLAUD


Habiter le Chaos

Saint-Malo 2011

Au commencement, il y a le surgissement de l’inconnu, l’informe, l’innommé, le grondement des forces premières du monde : le chaos. Et puis, face à lui, cette puissance en nous de création des formes — le pouvoir plastique de l’imagi- naire. Nous habitons d’abord poétiquement le monde. Nous le surchargeons d’images, d’his- toires, de musiques, pour le rendre peu à peu habitable : un « lieu » n’est-il pas d’abord un ima- ginaire ? Peut-être même est-ce la fonction première de l’art. Ne sont-ce pas d’abord les artistes qui nous donnent à voir, à entendre, l’inconnu du monde, en captent la parole vive, lui donnent forme — bref, le rendent habitable ?

Avec Alfred ALEXANDRE, Marvin VICTOR, Laird HUNT, Yahia BELASKRI,
animé par Hubert Artus