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FORTIER Dominique

Québec

La porte du ciel (Alto, 2011)

© Martine Doyon

Dominique Fortier aime raconter qu’un texte littéraire, « c’est comme une série de points lumineux dans un ciel noir. Les points sont fixes ; il appartient à chaque lecteur de tracer les lignes qui formeront les constellations. » Et c’est avec talent qu’elle nous guide pour ce faire dans son lumineux premier roman Du bon usage des étoiles.

Après avoir étudié la littérature française à l’université McGill de Montréal, où elle a soutenu une maîtrise sur les quatre romans écrits par Romain Gary sous le pseudonyme d’Émile Ajar et un doctorat sur l’œuvre de Gabrielle Roy, un petit détour vers le droit et quelques atermoiements plus tard, elle revient à la littérature, en qualité de directrice de collection et traduit également une quinzaine d’ouvrages littéraires et scientifiques, dans des disciplines aussi diverses que les sciences politiques, la linguistique et la botanique.

Quand on demande à Dominique Fortier le temps qu’il lui a fallu pour écrire Du bon usage des étoiles, elle répond : « Trente-cinq ans », au cours desquels elle a vécu dans les livres des autres avant d’illuminer la scène littéraire de son éclatant premier roman, œuvre polyphonique qui mêle récit, journal, poésie, théâtre, traité scientifique, partition musicale et, même, recettes culinaires. Du bon usage des étoiles s’inspire de la dernière expédition de John Franklin, parti avec deux navires à la conquête du passage du Nord-Ouest en 1845. On découvre par le journal de Francis Crozier, second de l’expédition et capitaine du Terror, la vie des 129 hommes livrés à la solitude de la nuit arctique. En contrepoint, l’auteur nous fait partager l’existence de lady Jane Franklin et de sa nièce Sophia, dont se languit Crozier. Entre lyrisme tragique et humour aiguisé, entre grandeurs et travers de l’époque victorienne, Du bon usage des étoiles en offre un kaléidoscope éclatant.
Finaliste à de nombreux prix et chaudement accueilli par la presse québécoise, le roman a été traduit et publié au Canada anglais et est actuellement en cours d’adaptation cinématographique par Jean-Marc Vallée, réalisateur de The Young Victoria et de Café de Flore.

Dominique Fortier a publié en 2010 au Québec un deuxième roman, Les larmes de saint Laurent, dans lequel trois histoires se font écho par un jeu subtil de correspondances. Il est rapidement suivi d’un troisième roman, La porte du ciel, publié en 2011 et qui nous dresse le portrait de la Louisiane à l’aube guerre de Sécession, à travers le destin de deux femmes, l’une noire, l’autre blanche.


Bibliographie :

  • La porte du ciel (Alto, 2011 / Coda, 2014)
  • Les larmes de saint Laurent (Alto, 2010 / La Table Ronde, 2012)
  • Du bon usage des étoiles (Alto, 2008 / La Table Ronde, 2011)
La porte du ciel

La porte du ciel

Alto - 2014

Sous un morceau de ciel de la Louisiane s’étirent les sillons brun et blanc d’un champ de coton. Deux fillettes grandissent, l’une dans l’ombre de l’autre. On construit au milieu d’un marais une impossible église, un village oublié s’endort dans un méandre du fleuve. Tout près monte la clameur d’une guerre où des hommes affrontent leurs frères sous deux bannières étoilées.
 
Dans ce troisième roman plus grand que nature, l’auteur du Bon usage des étoiles et des Larmes de saint Laurent offre le portrait d’une Amérique de légende qui se déchire pour mieux s’inventer. Roman labyrinthe, livre kaléidoscope, La porte du ciel nous entraîne par cent chemins entre rêve et histoire.

Du bon usage des étoiles

La table ronde - 20112008
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Mai 1845. Le Terror et l’Erebus quittent les berges de la Tamise et mettent le cap sur l’Arctique. Leur mission : découvrir le mythique passage du Nord-Ouest qui relie l’Atlantique au Pacifique. À leur bord, cent vingt-neuf hommes, quantité de vivres, de l’argenterie et des livres afin de perpétuer l’atmosphère raffinée des salons victoriens.

L’arrogant sir John Franklin commande l’expédition, destinée à asseoir la suprématie de la couronne britannique. Il est secondé par le discret Francis Crozier. Le journal de ce dernier témoigne du quotidien, de l’enthousiasme des équipages, puis de leur angoisse lorsque l’étau des glaces se referme sur eux. Pendant ce temps-là, à Londres, lady Jane Franklin et sa nièce Sophia, dont Crozier se languit sans espoir, courent les mondanités avant d’être peu à peu gagnées par l’inquitétude. Tragédie et comédie se croisent et se répondent dans ce roman qui navigue entre l’immensité sauvage de l’Arctique et les bals huppés, les marins hantés par la faim et la dégustation d’un thé rare.

Revue de presse québecoise :

  • « Ce premier roman de Dominique Fortier révèle une grande force narrative et un grand pouvoir d’évocation. » TERRA NOVA MAGAZINE

« Dominique Fortier a puisé dans ce grand mythe la matière d’un roman, son premier, où elle fait vibrer toutes les cordes de son jeune talent. Magnifiquement construit, campé sur de solides références historiques et scientifiques, Du bon usage des étoiles nous entraîne avec vivacité et intelligence dans une formidable aventure humaine. » MONTREAL-CENTRE-VILLE

  • « Dans ce roman bien documenté, mais clairement à classer au rayon de la fiction, l’auteure nous livre avec talent et un plaisir évident de belles pages sur la navigation, l’isolement, la mélancolie, les découvertes scientifiques et la vie mondaine de l’époque, incarnée par le personnage de lady Jane, la femme de Franklin. Agrémenté de quelques illustrations et d’une mise en page soignée dont les éditions Alto ont le secret, ce faux récit de voyage d’une vraie expédition captive et répond parfaitement à ce qu’on peut espérer d’un roman : se faire raconter une bonne histoire. Tout simplement. » LE SOLEIL
  • « Ce n’est pas tous les jours qu’on lit de la grande littérature. Ni tous les jours qu’on en publie. Avec son premier roman, Dominique Fortier allume un phare destiné à briller longtemps dans notre paysage québécois. »
    VOIR
  • « Dominique Fortier fait briller toutes les constellations de son talent sidérant : sa culture éclectique, son irrésistible fantaisie, son humour impertinent. […] Son premier roman est une étincelante galerie des glaces où le passage du Nord-Ouest fait miroiter des rêves de gloire qui seront fatalement brisés. » L’ACTUALITE

Le passage des langues

Saint-Malo 2014

Avec Jean-Pierre Minaudier, Dominique Fortier, David Fauquemberg et Johan-Frédérik Hel-Guedj.
Animé par Willy Persello.


Traversée du siècle

Saint-Malo 2014

Avec Alan Hollinghurst, Dominique Fortier, Éric Plamondon et Li Er.
Animé par Josiane Guéguen.


Les routes du nord

Saint-Malo 2011

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