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ČOLIĆ Velibor

Bosnie

Manuel d’exil. Comment réussir son exil en trente-cinq leçons (Gallimard, 2016)

© Hélie

C’est sans doute la guerre qui a fait de Velibor Čolić, né en 1964 en Bosnie, dans une ville qui aujourd’hui n’existe plus, un écrivain à part entière. Après un ouvrage foudroyant sur la folie des années 1990 (Jésus et Tito), ce fan de rock et de jazz continue d’explorer les Balkans avec Sarajevo Omnibus . En 2014 paraît Edelerzi, comédie dite pessimiste où la réincarnation au fil du siècle d’un fameux orchestre tsigane composé de musiciens virtuose. Son Manuel d’Exil, publié en 2016 a été traduit dans de nombreuses langues à travers l’Europe. En 2018 il publie un texte dans l’ouvrage collectif Osons la fraternité (Phiippe Rey, 2018) et participe aux journées scolaires du festival.

C’est sans doute la guerre qui a fait de Velibor Čolić, né en 1964 en Bosnie, dans une ville qui aujourd’hui n’existe plus, un écrivain à part entière. Jeune chroniqueur radiophonique, il s’est trouvé enrôlé dans l’Armée bosniaque aux pires moments de la guerre, témoin des abominations commises dans les tranchées et les villages "ethniquement purifiés".

Il déserte l’armée croato-bosniaque en 1992, puis est fait prisonnier avant de réussir à s’enfuir. Réfugié en France, il vit longtemps à Strasbourg, où il travaille dans une bibliothèque et collabore aux Dernières nouvelles d’Alsace. Auteur de plusieurs ouvrages en serbo-croate, traduits en français par Mireille Robin, il s’attache à combattre, par la littérature, le désarroi extrême de ceux qui ont vu abolir toute humanité en l’homme.

Archanges (roman a capella) est le premier ouvrage de Velibor Čolić écrit directement en français. Installé désormais à Douarnenez, en Bretagne, ce passionné de rock et de jazz (comme en atteste Perdido, biographie imaginée de Ben Webster, saxophoniste ténor de Duke Ellington), organise régulièrement des lectures publiques avec des amis musiciens. Le sous-titre « roman a capella » vient démarquer Archanges de ses autres romans : il est le seul à ce jour qu’il ait écrit sans musique.

Inspiré par sa propre histoire, Velibor Čolić revient sur les années de guerre qui ensanglantèrent les Balkans. Dans Jésus et Tito, ouvrage foudroyant sur la folie des années 1990 il égrène les souvenirs de son pays natal comme on feuillette un album-photo. Avec Sarajevo Omnibus, il remonte plus loin dans l’histoire de son pays, véritable poudrière qui enflamma l’Europe en 1914. Autour de la figure de Gavrilo Princip, le jeune serbe qui assassina l’archiduc François-Ferdinand, se déploie une riche constellation de personnages. Curés, rabbins et imams, officiers russes et prix Nobel se côtoient dans un roman à l’image des Balkans : infiniment complexe, mais irrésistiblement vivant.

En mai 2014 paraît un "roman tsigane", comédie dite pessimiste, l’histoire, à travers le XXe siècle, d’un fameux orchestre tzigane composé de musiciens virtuoses, buveurs, conteurs invétérés, séducteurs et bagarreurs incorrigibles… qui ne cesse de se réincarner, des camps de la mort en 1943, au drame de l’ex-Yougoslavie et jusque dans la "jungle" de Calais en ce début de XXIe siècle. Le roman de Velibor Čolić restitue merveilleusement la folie de la musique tzigane, nourrie de mélopées yiddish, de « sevdah » bosniaque, de fanfares serbes ou autrichiennes, une musique et une écriture pleines d’insolence, au charme sinueux et imprévisible. Les réincarnations successives d’Azlan font vivre avec bonheur la figure du Rom errant éternellement, porté par un vent de musique et d’alcool, chargé des douleurs et des joies d’un peuple comparable à nul autre.

Velibor Čolić revient cette année pour nous raconter ses premières années d’exil, de 1992 à 2000. Il aborde ce sujet d’une grande actualité avec une écriture poétique, pleine de fantaisie et d’humour absurde, de fulgurances, de faux proverbes, de paradoxes, d’aphorismes comiques (« L’an dernier j’étais encore un peu prétentieux, mais cette année je suis parfait »). On y croise quelques femmes (rencontres sans avenir, souvent amères) et des personnages hauts en couleurs, notamment des Roms qui, à Rennes comme à Budapest, s’inventent un art de vivre à base de système D et de fatalisme roublard. Velibor Čolić décrit sans apitoiement la condition des réfugiés, avec une ironie féroce et tendre. En 2018 il publie un texte dans l’ouvrage collectif Osons la fraternité (Phiippe Rey, 2018) et participera aux journées scolaires du festival.


Bibliographie

  • Manuel d’exil. Comment réussir son exil en trente-cinq leçons (Gallimard, 2016)
  • Ederlezi (Gallimard, 2014)
  • Sarajevo Omnibus (Gallimard, 2012)
  • Jésus et Tito (Gaïa Editions, 2010)
  • Archanges (Gaïa Editions, 2008)
  • Perdido (Le Serpent à Plumes, 2004)
  • Encres nomades (La nuit Myrtide, 2002 - collectif)
  • Mother Funker (Le Serpent à Plumes, 2001)
  • La vie fantasmagoriquement brève et étrange d’Amedeo Modigliani (Le Serpent à Plumes, 1995)
  • Chroniques des oubliés (La Digitale, 1995)
  • Les Bosniaques (Le Serpent à Plumes, 1994)
Manuel d'exil (Comment réussir son exil en trente-cinq leçons)

Manuel d’exil (Comment réussir son exil en trente-cinq leçons)

Gallimard - 2016

Velibor Čolić raconte ici ses premières années d’exil, de 1992 à 2000. Le récit commence avec son arrivée à Rennes où il débarque totalement démuni après avoir déserté l’armée bosniaque, dans les rangs de laquelle il a vécu cinq mois d’enfer. Désespéré, sans argent ni amis, ne parlant pas le français, il se retrouve dans un foyer pour réfugiés parmi une population disparate : familles africaines, ex-soldats russes, paumés de toute espèce. L’alcool l’aide à tenir, il lui arrive de rencontrer des femmes, mais la misère est tenace. Il s’accroche à son rêve d’écriture – il a déjà publié trois livres en ex-Yougoslavie, et son expérience de la guerre fournira la matière de son premier livre en français, Les Bosniaques. Après Rennes, il dérivera en Europe, à Budapest, à Prague, à Strasbourg où il trouvera enfin un équilibre grâce au parlement des écrivains qui lui fournit un logement stable. Le récit se termine sur le compte à rebours précédant le passage au troisième millénaire. Poète aux poches crevées, il sait qu’il ne quittera jamais sa condition d’exilé.
Velibor Čolić aborde ce sujet d’une grande actualité avec une écriture poétique, pleine de fantaisie et d’humour absurde, de fulgurances, de faux proverbes, de paradoxes, d’aphorismes comiques (« L’an dernier j’étais encore un peu prétentieux, mais cette année je suis parfait »). On y croise quelques femmes (rencontres sans avenir, souvent amères) et des personnages hauts en couleurs, notamment des Roms qui, à Rennes comme à Budapest, s’inventent un art de vivre à base de système D et de fatalisme roublard. Velibor Čolić décrit sans apitoiement la condition des réfugiés, avec une ironie féroce et tendre.

Ederlezi

Ederlezi

Gallimard - 2014

Ederlezi retrace l’histoire, à travers le xxe siècle, d’un fameux orchestre tzigane composé de musiciens virtuoses, buveurs, conteurs invétérés, séducteurs et bagarreurs incorrigibles. Ils colportent leurs blagues paillardes, leurs aphorismes douteux et leurs chansons lacrymogènes de village en village. L’orchestre sombrera dans les grands remous de l’histoire : englouti en 1943 dans un des camps d’extermination où périrent des milliers d’autres tziganes, il renaîtra pour être de nouveau broyé par la guerre d’ex-Yougoslavie en 1993. Chaque fois, le meneur de l’orchestre, Azlan, semble se réincarner. On le retrouve finalement dans la « jungle » de Calais en 2009, parmi les sans-papiers et les traîne-misère qui cherchent un destin aux franges de la modernité.
Le roman de Velibor Čolić restitue merveilleusement la folie de la musique tzigane, nourrie de mélopées yiddish, de « sevdah » bosniaque, de fanfares serbes ou autrichiennes, une musique et une écriture pleines d’insolence, au charme sinueux et imprévisible. Les réincarnations successives d’Azlan font vivre avec bonheur la figure du Rom errant éternellement, porté par un vent de musique et d’alcool, chargé des douleurs et des joies d’un peuple comparable à nul autre.


Sarajevo omnibus

Sarajevo omnibus

Gallimard - 2012

Sarajevo omnibus propose un portrait de la ville de Sarajevo à travers différents personnages historiques ou lieux emblématiques qui ont tous un rapport avec la tragédie inaugurale du vingtième siècle : l’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand le 28 juin 1914. Ainsi nous rencontrons tour à tour Gavrilo Princip, ce jeune Serbe dont le geste déclencha le cataclysme de la Première Guerre mondiale ; Viktor Artamanov, affairiste russe illuminé, qui finança au nom du Tsar l’aventure de la « Main noire », organisation terroriste vouée à la libération de la Serbie du joug austro-hongrois ; le fondateur de la Main Noire, le colonel Dimitrievic dit « Apis » qui bâtissait ses théories grand-serbes en buvant de la slivovice dans un fameux bistrot de Belgrade ; Ivo Andric, immense écrivain, prix Nobel, qui appartint un temps à cette mouvance… Mais aussi des personnages oubliés, tels le rabbin Abramovicz, philosophe et poète, qui reçut dans la nuque l’une des cinq balles destinées à l’archiduc ; le curé Latinovic, fêtard repenti, ou encore l’imam Dizdarevic seul Bosniaque à avoir peur de sa femme, nous dit l’auteur, il passait ses journées à cueillir du thym dans la montagne et se parfumait les aisselles à l’ail pour éloigner le Diable. Tous ont assisté à la mort de l’archiduc. Il est aussi question de divers bâtiments célèbres de Sarajevo, ou des incroyables tribulations de la Hagaddah, manuscrit juif sacré dont l’histoire n’est pas sans rapports avec la mort de l’archiduc… Le dernier chapitre raconte la vie de Nikola Barbaric, grand-père de l’auteur, également présent lors de l’attentat, personnage fantasque qui eut quatre épouses et plusieurs vies. Au fil des brefs chapitres, le récit tourne autour de l’événement central, explorant en détail les instants qui le suivent et le précèdent, nous plongeant dans l’atmosphère moite, étouffante de l’été sarajévien. Le récit de Velibor Čolić n’est jamais pesant ni funèbre, mais vif, précis, surprenant, enjoué. L’auteur considère avec une distance désabusée l’enchaînement de circonstances horribles et comiques qui constitue l’histoire des hommes.

Revue de presse :

  • "Celui qui aujourd’hui sait transmettre les récits et les légendes des montagnes de Bosnie, c’est Colic, dont la voix, après vingt ans passés en France, conserve le rythme et les intonations d’une langue que l’on appelait autrefois le serbo-croate, pour donner au français la poésie et la sagesse triste des Persans." Laurent Geslin, Le Monde
  • "On comprend mieux, à lire Sarajevo omnibus, la singularité de la Jérusalem des Balkans, à mi-chemin de Rome, Vienne et Istanbul, carrefour de peuples devenu enjeu politique et symbole culturel idéalisé. Une sorte de "paradis occidental" perdu, où la poésie le dispute au grotesque. Colic surgit dans notre paysage littéraire telle une grenade dégoupillée. Avec ce roman d’une force étonnante - directement écrit (avec brio) en français -, il nous sort de notre torpeur nombriliste d’enfants gâtés." Tristan Savin, Lire

Jésus et Tito

Gaïa Editions - 2010

En 1970, dans la Yougoslavie de Tito, Velibor a six ans et veut devenir footballeur. Noir et Brésilien, de préférence. « Relativement tôt, je me suis rendu compte que mes souvenirs, mon enfance, toute ma vie d’avant, appartenaient au Jurassic Park communiste, disparu et enterré avec l’idée de la Yougoslavie. » Velibor feuillette ses souvenirs : une enfance sous le signe de la bonne étoile — rouge — et une adolescence sous influence rock’n roll. On ne choisit pas toujours ses icônes : le petit Jésus contre le maréchal Tito est un match qui se joue tous les jours à la maison. Velibor navigue entre Jack London et Pelé, puis dans les années 80 entre les Clash et Bukowski. Son grand amour sera la littérature. Devenu grand, Velibor rêve d’être poète. Maudit, évidemment. 

Revue de presse

  • "Velibor Colic publie aujourd’hui son septième livre, mais le deuxième écrit directement en français, après le splendide Archanges, en 2008. Humour, sagacité, puissance narrative : Jésus, Tito et Colic nous mènent en bateau. Pour notre plus grand plaisir." Martine Laval, Télérama
  • "Récit fébrile et attachant qui n’a rien perdu de sa puissance narrative au passage de la langue." Françoise Dargent, Le Figaro Littéraire
  • "Ces souvenirs d’une Yougoslavie d’avant le chaos balkanique sont riches de moments drôles et beaux ; la farce n’est jamais loin, et les rêves eux-mêmes, qui viennent entrecouper le récit, ont une saveur tendre et légère." Alain Joubert, La Quinzaine Littéraire

Archanges

Gaïa Editions - 2008

Ils sont quatre à nous parler d’eux-mêmes, de ce qu’ils sont devenus, de ce qu’ils étaient. Ils sont quatre à marteler, sans cesse, le récit cru de ce qu’ils ont fait et subi. Le Singe, Le Tronc, L’Ombre, et Le Fils. Esdras est un clochard qui fait le singe sur un banc public à Nice. Le Duc est en taule, réduit à un tronc. Le Fils est mort, assassiné dans un train qui fuyait Zagreb. Et puis il y a Senka, la jeune fille de 13 ans, la fille-fantôme, « l’ombre » (comme le signifie aussi ce prénom serbo-croate). Une ombre qui hante ses bourreaux. Car Senka est morte, violée et assassinée, avec toute la barbarie dont l’Homme est capable, dans un village qui n’existe plus, dans un pays en guerre. Senka qui « n’est plus rien. Sinon un beau murmure sur les lèvres de son assassin ». Senka, condamnée à vivre dans l’immensité poussiéreuse de l’Éternité, descend parfois sur Terre et s’assoit sur les genoux d’un de ses bourreaux : « Allez mon vieux, pense à moi. Ne m’oublie pas. Si tu m’oublies, je n’existe plus. » Une nouvelle fois, l’obsession tourmentée de Velibor Colic est de faire œuvre de mémoire, pour la paix de l’âme des victimes, quelles qu’elles soient, et pour qu’on n’oublie pas quelle réalité se cache derrière le mot « guerre », derrière l’expression « crime de guerre ». Il s’agit de la Bosnie, mais il pourrait, hélas, s’agir de n’importe quel autre conflit. Un roman d’une cruauté insoutenable. Un roman essentiel.


Perdido

Le Serpent à Plumes - 2004

« Et je vis sept anges qui se tiennent devant Dieu, et sept trompettes leur furent données. » (Apocalypse, VIII, 2.) Et si au commencement était le jazz ? Les anges de l’Apocalypse furent peut-être les membres d’un orchestre de jazz harnachés de plumes. C’est ce que laisse entendre Velibor Colic dans ce roman écrit en hommage à Benjamin Francis « Ben » Webster, saxophone ténor né à Kansas City, dans le Missouri aux États-Unis, le 27 mars 1909 et mort à Amsterdam aux Pays-Bas le 20 septembre 1973. L’auteur y revisite en effet, les principales étapes de l’existence de ce prodigieux musicien, l’un des plus célèbres de l’inoubliable orchestre de Duke Ellington. En découvrant le destin de ce jazzman d’exception, c’est l’épopée du jazz que nous revisitons de l’intérieur. Velibor Colic nous entraîne avec délectation et subtilité dans l’intimité fragile de musiciens qui sacrifièrent tout à cet art majeur. Et de mémoire, Velibor Colic n’est pas démuni. Celle du cœur aussi, qui comble si majestueusement les inconnues de l’histoire. Grâce à ce livre incandescent, « Neb » ou « Ben » Webster, ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre, entre plus encore, avec les personnages majuscules qui ont animé sa vie : ses parents, ses amours, ses amis musiciens (Duke Ellington, Oscar Peterson, Ray Brown, Herb Ellis, Stan Levey...), au Panthéon du jazz.


Encres nomades

La nuit Myrtide - 2002

Au printemps dernier, l’écrivain algérien Benamar Mediene, l’auteur bosniaque Velibor Colic, la poétesse irlandaise Patricia Nolan et la romancière française Marie Desplechin étaient en résidence itinérante avec le Centre Littéraire Escales des Lettres dans le département du Nord et du Pas-de-Calais. ce type de résidence possède, comme son nom l’indique, une nature double et non-contradictoire : station et mouvement. Pendant leur séjour, les quatre auteurs ont sillonné la région en multipliant leurs escales, ils nous livrent ici ces ancres nomades, posées lors de leurs itinérances. Marie Desplechin, Benamar Mediene, Patricia Nolan, Velibor Colic


Mother Funker

Le Serpent à Plumes - 2001

Hubert Selbie, tueur à gages d’origine américaine, est sous contrat pour éliminer des criminels de guerre : un mafieux russe ancien d’Afghanistan à Budapest, un général " poète " à Sarajevo, un ancien collabo à Paris et un ex-colonel SS à Vienne. Mother Funker est L’histoire de ces missions, mais aussi de l’amour qui lie Selbie à Jeanne Duval, la prostituée montmartroise. L’auteur remarqué des Bosniaques signe un roman noir hors de toute référence, qui se déploie comme une ballade de jazz sombre et mélancolique, accompagnée " d’un solo particulièrement sauvage de Charlie Bird Parker, qui se fiche tel un couteau dans Le dos de la nuit ".


Les bosniaques

Le Serpent à Plumes - 2000

Séparés par des uniformes différents, les Bosniaques ne sont réunis que dans la mort au front d’une guerre sans gloire. En trois temps, Hommes, Villes et Barbelés, Velibor Colic, réfugié du camp de Slavonski Brod, nous livre une succession de témoignages sur la guerre qui a déchiré l’ex-Yougoslavie. Ces très courts textes, presque des épitaphes, déploient sur le ton du constat tout le tragique et l’absurde de ces conflits. Toujours au coeur d’une douloureuse actualité, ce livre bouleversant, qui en dit plus long sur la réalité de la guerre que bien des reportages, doit être reconnu comme l’un des plus importants et des plus justes sur un drame qui fait s’interroger l’Europe entière.


La vie fantasmagoriquement brève et étrange d’Amedeo Modigliani

Le Serpent à Plumes - 1995

Tu as vu que les êtres aux yeux vides sont incapables de comprendre le sens de l’amour, la noblesse du sacrifice ou la main tendue de la providence divine qui les supplie, les exhorte : Croyez et vous serez sauvés. Et tu as peint tout cela, n’est-ce pas ? Qui, dit le peintre. Tragique, poétique, étrange et fantasmagorique, telle fut la vie d’Amadeo Modigliani dans les rêves de Velibor Colié. Ange au destin fulgurant, le peintre devient l’emblème du génie créateur, maudit, bien sûr, et élu tout à la fois. Par de brèves visions, avec un verbe halluciné, l’auteur inspiré des Bosniaques fait vivre et mourir un personnage qui ne serait ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre, et appelle la fiction pour parler du réel.


Chroniques des oubliés

La Digitale - 1995

Deux ans après s’être exilé en France, les images de la guerre assaillent toujours l’auteur des Bosniaques.... La vision s’est troublée, la mémoire défaille parfois, et c’est pour ne pas la laisser le trahir tout à fait que Velibor Colié entreprend une nouvelle fois de graver sur la pierre de stèles imaginaires de l’histoire de ceux qui ont vécu et sont portés disparus du monde des vivants. A travers les portraits de soldats de tous bords, de paysans paisibles, de tsiganes, d’ivrognes ou d’enfants, Velibor Colié tente de combattre, par la littérature, le désarroi extrême de ceux qui ont vu abolir toute humanité en l’homme.

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La culture c’est la paix ? C’est aussi la guerre

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Aux frontières de l’Europe

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Avec Aleksandar Hemon, Velibor Colic, Paolo Rumiz, Azouz Begag, Mathias Énard. Animé par Hubert Artus


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Les cafés littéraires

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Rencontre avec Igor Šticks, Drago Jancar, Velibor Colic, Nedim Gürsel, animée par Yann Nicol


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Une rencontre entre Nicole Roland, Velibor Colic et Alexis Jenni, animée par Marie-Madeleine Rigopoulos.


Subvertir par le rire

Saint-Malo 2010
Avec Olivier MAULIN, Andreï KOURKOV, Velibor COLIC, Karan MAHAJAN. Une rencontre animée par Martine Laval.

Une littérature française sans frontières

Saint-Malo 2008
12h00 : Une littérature française sans frontières
Velibor COLIC, Gilbert GATORE, Charif MAJDALANI, Björn LARSSON.

Doit-on pardonner ?

Saint-Malo 2008
18.00 Doit-on pardonner ?
Jean HATZFELD, Velibor COLIC, Gilbert GATORE, Sorj CHALANDON

Figures de l’exil

Saint-Malo 2008
Figures de l’exil
Fabrizio GATTI, Velibor COLIC, Iain LEVISON

Programme


Samedi

15h15
Rencontre - lecture “Entre deux mondes”
Maison du Québec

16h45
C’est un dur métier que l’exil
Salle Sainte Anne

18h05
Signatures
 

Dimanche

15h30
Leurs cauchemars encore nos rêves ?
Salle Maupertuis

17h20
Signatures
 

Lundi

10h30
De la littérature en exil
Rotonde Surcouf

14h30
Signatures

16h00
Dire la fraternité
Café Littéraire