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Résidence "Les passagers des vents" en Haïti du 2 au 22 déc.

15 décembre 2011.

Offrir l’hospitalité aux imaginaires du monde entier, et ceci sans aucune faille. Tant mieux si cela arrive d’Haïti - James Noël

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Des écrivains haïtiens, autour du poète James Noël, ont créé une résidence artistique et littéraire dans le Sud du pays, à Port-Salut. Première résidence du genre, Port-Salut - la bien nommée - pourrait devenir un pôle de décentralisation culturelle et une utopie. Après une première résidence en avril, la seconde a ouvert ses portes au début du mois de décembre.

Du 2 au 22 décembre, en Haïti, la résidence artistique et littéraire, "Les Passagers des vents", accueillent :
- Pia Petersen (Danemark) (voir plus bas)
- Tamara Suffren (Haïti) (voir plus bas)
- Wilfried N’Sondé (Congo-France)
- Mackenzy Orcel (Haïti).

La prochaine résidence se tiendra en janvier et accueillera Yahia Belaskri, Francesco Gattoni, Julien Delmaire, Georges Castera et Paollo Woods. Un rendez-vous à suivre !

James Noël :
Haïti a toujours été une terre fertile où poussent des créateurs et créatrices s’enracinant dans le temps comme de grands arbres fruitiers. Afin de perpétuer cette richesse et ce grand bien parasismique qu’est la culture, celle qui fait que l’on ne se casse pas sous les décombres de l’ignorance, nous de l’association « Passagers des vents », croyons à l’urgente nécessité de monter un programme de résidences littéraires et artistiques en Haïti, qui prendrait racine dans la commune de Port-Salut. Bénéficiant d’un cadre privilégié, cette initiative sera aussi un moyen efficace pour inscrire la vitalité créatrice haïtienne au cœur du mouvement et des palpitations du monde. Manifester l’hospitalité littéraire et artistique à des voix issues de différents imaginaires, ne saurait que nous élever et nous conduire vers d’autres déploiements. Haïti, en dépit de ses failles et de ses faillites politiques, demeure paradoxalement un cas exceptionnel, « un hapax historique, une nation culturelle », tel le nomme l’écrivain franco-haïtien René Depestre. D’où la nécessité de placer au centre de nos préoccupations les bases pour accueillir un foyer multidisciplinaire, avec des écrivains, des peintres, des musiciens qui seront en lien étroit avec la population et les différents acteurs de la vie artistique haïtienne. Ce n’est pas sans raison que cette phrase de Madame Irina Bokova, Directrice générale de l’UNESCO, provoque plein écho à nos envies incassables de rendre le rêve tangible : « La culture doit être la norme parasismique de la reconstruction ».

Lors de l’inauguration de Passagers des Vents en avril 2011, une équipe de France Télévision mené par Christian Tortel a réalisé un documentaire : Haïti, Pays rêvé, Pays réel


Contacts :
Directeur : James Noel
Coordinatrice : Pascale Monnin
Mail : passagersdesvents@gmail.com


Quelques mots sur les invités de décembre :

- Wilfried N’Sondé (Congo-France)

- Mackenzy Orcel (Haïti).

- Tamara Suffren est née le 13 octobre 1988 à Port-au-Prince (Haïti). Elle chante depuis son plus jeune âge, exerce ses mains et son cœur au violon qui est en quelque sorte son premier amour, à l’école de Sainte-Trinité. En 2006, elle entame sa voie de chanteuse professionnelle à l’institut français d’Haïti, accompagnée de Wooly St-louis Jean à l’occasion de la fête de la musique. Adoubée par Wooly qui est aujourd’hui un symbole dans l’interprétation musicale des poèmes. Tamara lui emboîte le pas, avec quelques performances superbes dans l’interprétation des textes de Syto Cavé, James Noël, Lyonel Trouillot, Georges Castera, Emmelie Prophète et aussi les chansons traditionnelles tirées du répertoire vaudou.
Elle a déjà fait des performances à l’occasion de la fête de la musique, en hommage à Jacques Roumain. Elle a joué sur les scènes de la Villette à l’occasion de la fête des femmes. Plus récemment, elle a participé à un stage à l’Académie Internationale d’été de Wallonie (AKDT) en Belgique.
Cette résidence est pour Tamara Suffren l’occasion de se poser et de poser sa voix pour la création de son premier album. Maintenant que le public a pris cette voix pour épouse, Tamara, surnommée « notre refrain national » ne peut plus freiner, ni reculer. Il y a un « grand goût collectif » de sa musique.

- Pia Petersen n’a pas les yeux de la même couleur, serait-ce une empreinte ou signe annonciateur de son dernier roman peuplé de meurtres ? D’origine danoise, amoureuse des grands voyages, Pia Petersen s’installe à Marseille après avoir obtenu une maîtrise de philosophie à la Sorbonne. Elle y ouvre une librairie renommée, ’Le Roi Lire’, qui lui laisse le temps de se dédier à son occupation favorite : l’écriture. Son premier roman, Le Jeu de la facilité, paraît aux éditions ’Autres Temps’ en 2002. Révélateur du style et des partis pris de la romancière, il déroule des phrases sans fards, sans fioritures superflues, et peint la misère humaine sans déviance esthétisante. Abordant régulièrement des questions sociales et le thème de l’exclusion dans des récits comme Parfois il discutait avec Dieu, paru en 2004 ou Passer le pont en 2007. Pia Petersen partage ses préoccupations sur l’art et la société dans son roman Louri, publié en 2009. Dans son dernier roman, Un livre de chair, publié chez Actes Sud en 2010, Pia Petersen continue à explorer les questions fondamentales de notre société. Ce roman est une réflexion sur le changement d’un monde où l’humain n’est plus au centre mais asservit par un système économique qu’il a pourtant créé.
Avant même l’inauguration de Passagers des Vents en avril, Pia était déjà partante pour venir en Haïti, avec les idées plein la tête, pour entamer son premier roman sur son Danemark natal.

Bibliographie :
- Un livre de chaire, Actes Sud, 2010
- Iouri, Acte Sud, 2009
- Passer le pont, Actes Sud, 2007
- Une fenêtre au hasard, Actes Sud, 2005 (Babel 2010)
- Parfois il discutait avec Dieu, Actes Sud, 2004
- Le jeu de la facilité, Autres Temps (épuisé), 2000

 
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