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DALEMBERT Louis-Philippe

Haïti

Avant que les ombes s’effacent (Sabine Wespieser, 2017)

Amérique du Nord, du Sud, Afrique Noire, Moyen Orient ou Caraïbes, Philippe Dalemenbert, voyageur polyglotte épris d’ailleurs, a parcouru les quatre coins du monde. Lui qui se définit comme vagabond, qui a vécu tour à tour à Paris, Rome, Jérusalem, Brazzaville et Kinshasa est né à Port au Prince. Fils d’institutrice et de directeur d’école, il grandit dans l’Haïti des années 60 et 70. Diplômé de l’école nationale supérieure de Port-au-Prince, il quitte l’île de son enfance pour la France en 1986 : c’est le début d’une vie faite de voyage.

Après des études à l’École supérieure de journalisme et une thèse de littérature comparée sur l’écrivain cubain Alejo Carpentier à la Sorbonne Nouvelle, il se lance dans l’écriture et le journalisme. Pensionnaire en 1994-95 de la très prestigieuse villa Médicis, il est lauréat l’année suivante d’une bourse de résidence de L’UNESCO-Aschberg, séjourne longuement à Jérusalem avant de devenir vice-secrétaire culturel de l’institut Italo-Latino-américain. Chacune de ses expériences lui a fait voir du pays et n’a fait que renforcer son goût pour le voyage. Aujourd’hui encore il partage son temps entre Paris, Rome, Port-au-Prince et... ailleurs sans aucun doute.

Romancier poète et nouvelliste son oeuvre s’inspire de ses propres expériences et porte tant le sceau de ses vagabondages que celui de l’enfance qui influence son regard sur le monde. Traduits en plus d’une dizaine de langues, ses ouvrages ont été plusieurs fois récompensés. Il est l’auteur entre autres de L’île du bout des rêves, un splendide livre d’aventure, de Les Dieux Voyagent la Nuit récompensé en 2008 du Prix Casa de las Americas et vient de publier en 2009 Le roman de Cuba.

Louis-Philippe Dalembert a reçu en 2009 la prestigieuse bourse "Artists in Berlin Programme" décernée par le German Academic Exchange Service.

En mai 2010, il publie un recueil de poèmes, Transhumance, aux éditions Riveneuve. Avec Noires Blessures, paru en 2011, il signe un roman poignant sur le thème du racisme, dressant le portrait de deux hommes, un expatrié et son domestique, qui s’affrontent avec violence. A travers leur histoire, leurs frustrations et leurs rancoeurs, l’auteur déroule le fil de leur vie pour expliquer les blessures qui ressurgissent.

En 2013, Louis-Philippe Dalembert écrit Ballade d’un amour inachevé. Dans ce roman, il superpose l’histoire sentimentale d’un couple mixte à celle des séismes survenus en Italie et en Haïti. Cette intrigue est pour lui l’occasion de revenir sur deux évènements tragiques, mais surtout sur un phénomène de la société italienne : la montée du néofascisme. L’auteur, qui a en partie vécu les deux catastrophes, était étonné de voir que certains trouvaient malvenus que des rescapés de l’extra-communauté bénéficient des mêmes soins. Outre ce rejet de l’autre, Louis-Philippe Dalembert nous montre toutefois que de bonnes surprises restent possibles. L’humour et la force de vie restent ainsi au centre de son récit puisque les rescapés s’en servent pour arriver à s’en sortir, pour « exorciser le malheur ». Les Abruzzes et Haïti, deux lieux si éloignés et différents, paraissent ainsi si proches et si semblables…

En 2017, Louis-Philippe Dalembert signe un roman, Avant que les ombres s’effacent, qui retrace l’histoire oubliée des Juifs sauvés par l’État haïtien pendant la Seconde Guerre mondiale. Un roman qui figure en première sélection du prix Ouest France Etonnants Voyageurs en 2017.


En savoir plus

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Bibliographie :

  • Avant que les ombres s’effacent (Sabine Wespieser, 2017)
  • Ballade d’un amour inachevé (Mercure de France, 2013)
  • Noires blessures (Mercure de France, 2011)
  • Transhumance (Riveneuve, 2010)
  • Présentation de Haïti, une traversée littéraire, (Philippe Rey 2010)
  • Le roman de Cuba (Éditions du Rocher, 2009)
  • Histoires d’amour impossibles... ou presque (Editions du Rocher, 2008)
  • Les Dieux voyagent la nuit (Editions du Rocher, 2006)
  • Poème pour accompagner l’absence (Mémoire d’encrier, 2005)
  • L’île du bout des rêves (Bibliophane, 2003)
  • Vodou ! Un tambour pour les anges, récit, avec David Damoison et Laënnec Hurbon (Autrement, 2003)
  • Ces îles de plein sel et autres poèmes(Silex/Nouvelles du Sud, 2000)
  • L’Autre face de la mer (Stock, 1998)
  • Le Crayon du Bon Dieu n’a pas de gomme (Stock, 1996)
  • Le Songe d’une photo d’enfance (Le Serpent à Plumes, 1993)
  • Et le soleil se souvient suivi de Pages cendres et palmes d’aube(l’Harmattan, 1989)
  • Evangile pour les miens (Choucoune, 1982)

Louis-Philippe Dalembert a témoigné sur le séisme d’Haïti :

Avant que les ombres s'effacent

Avant que les ombres s’effacent

Sabine Wespieser - 2017

Dans le prologue de cette saga conduisant son protagoniste de la Pologne à Port-au-Prince, l’auteur rappelle le vote par l’État haïtien, en 1939, d’un décret-loi autorisant ses consulats à délivrer passeports et sauf-conduits à tous les Juifs qui en formuleraient la demande.
Avant son arrivée à Port-au-Prince à la faveur de ce décret, le docteur Ruben Schwarzberg fut de ceux dont le nazisme brisa la trajectoire. Devenu un médecin réputé et le patriarche de trois générations d’Haïtiens, il a tiré un trait sur son passé. Mais, quand Haïti est frappé par le séisme de janvier 2010 et que sa petite-cousine Deborah accourt d’Israël parmi les médecins du monde entier, il accepte de revenir sur son histoire.
Pendant toute une nuit, sous la véranda de sa maison dans les hauteurs de la capitale, le vieil homme déroule pour la jeune femme le récit des péripéties qui l’ont amené là. Au son lointain des tambours du vaudou, il raconte sa naissance à Łódź en 1913, son enfance et ses études à Berlin – où était désormais installé l’atelier de fourrure familial –, la nuit de pogrom du 9 novembre 1938 et l’intervention providentielle de l’ambassadeur d’Haïti. Son internement à Buchenwald ; son embarquement sur le Saint Louis, un navire affrété pour transporter vers Cuba un millier de demandeurs d’asile, mais refoulé vers l’Europe ; son séjour enchanteur dans le Paris de la fin des années trente, où il est recueilli par la poétesse haïtienne Ida Faubert, et, finalement, son départ vers sa nouvelle vie : le docteur Schwarzberg les relate sans pathos, avec le calme, la distance et le sens de la dérision qui lui permirent sans doute, dans la catastrophe, de saisir les mains tendues.
Avec cette fascinante évocation d’une destinée tragique dont le cours fut heureusement infléchi, Louis-Philippe Dalembert rend un hommage tendre et plein d’humour à sa terre natale, où nombre de victimes de l’histoire trouvèrent une seconde patrie.


Revue de presse

  • "Louis-Philippe Dalembert fait revivre l’histoire oubliée des Juifs sauvés pendant la guerre par l’État haïtien." (Livres Hebdo)
Ballade d'un amour inachevé

Ballade d’un amour inachevé

Mercure de France - 2013

“Longtemps après, lorsque les douleurs se seraient refermées, que les survivants raconteraient l’événement sans que l’émotion vînt leur nouer la gorge, certains jureraient avoir senti la veille une forte odeur de soufre dans l’atmosphère. D’autres diraient l’avoir humée depuis trois jours, sans toutefois y avoir prêté attention. Peut-être, allez savoir, l’odeur n’avait-elle existé que dans leur imagination, ou n’avait-elle pas été assez persistante pour qu’on s’en alarmât.
Avril 2009 : la terre tremble en Italie. Dans un village des Abruzzes, un couple mixte, Azaka et Mariagrazia, attend dans la joie l’arrivée de son premier bébé. Sous le regard réprobateur des uns, opposés à la présence des étrangers dans la région, et la curiosité bienveillante des autres.
Si les secousses tendent à exacerber les tensions, elles viennent rappeler à Azaka un épisode traumatisant de son enfance : un autre séisme, à l’autre bout du monde, pendant lequel il fut enseveli sous les décombres. L’histoire se répéterait-elle ? Où qu’il soit, doit-il redouter la colère de la Terre ? Des questions que pour l’heure il refuse de se poser : bientôt il sera père, le bonheur ne lui échappera pas…
Entre chronique au quotidien et commedia dell’arte, Ballade d’un amour inachevé revisite les séismes de L’Aquila et d’Haïti, auxquels l’auteur s’est retrouvé mêlé. Comme souvent chez Louis-Philippe Dalembert, l’humour et la force de vie dominent tout au long du roman.


Noires blessures

Mercure de France - 2011
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Mamad tente d’ouvrir les yeux, mais il n’y parvient pas. Ses paupières, gorgées de sel et de sang, refusent d’obéir à son cerveau. Autour de lui, les objets continuent de flotter dans le brouillard. Un goût d’hémoglobine traîne sur ses lèvres sèches et bouffies. En face de Mamad, le Blanc est méconnaissable. Il a les yeux injectés de sang. Une épaisse écume blanchâtre auréole les commissures de ses lèvres. Les veines de son cou tendues à se rompre. De grosses gouttes de sueur perlent sur son front, qu’il essuie du revers de sa manche retroussée, entre une calotte et une autre. Mamad n’a plus la force de crier. Du regard, il implore pitié. Mais le Blanc cogne, tel un forcené, tout en crachant ses injures.

Deux hommes s’affrontent quelque part dans la jungle africaine. Laurent Kala, le Blanc, pris de folie furieuse, est sur le point de tuer Mamad, son domestique noir... Comment les deux hommes en sont-ils arrivés là ?
Issu d’une famille nombreuse, Mamad n’a pas connu son père. Pour faire vivre la famille, sa mère vend des fripes sur les marchés. L’école est loin : chaque jour Mamad parcourt des kilomètres à pied, l’estomac vide. Cacher à ses camarades de classe sa situation précaire, maîtriser les nausées qui lui tordent l’estomac… tel est son combat quotidien. Grâce à son exceptionnelle mémoire, Mamad a peut-être une issue : décrocher une bourse, faire des études, trouver un emploi et mettre la famille à l’abri. S’il échoue, il lui restera la solution de tous les désespérés de la terre : fuir son pays vers un avenir meilleur.
Laurent Kala, Français expatrié, travaille pour une ONG. Il a grandi dans le XIVe arrondissement. Il a perdu son père alors qu’il avait dix ans, tué lors d’une manifestation de protestation contre l’assassinat de Martin Luther King. Son père était particulièrement attentif à la cause des Noirs, ce qui a toujours intrigué Laurent. Comment le fils de cet humaniste a-t-il bien pu se transformer en bête féroce et sanguinaire ?

A la fois grave et tendre, et non sans humour, le roman de Louis-Philippe Dalembert dresse des portraits émouvants d’hommes et de femmes accrochés à leur humanité, au milieu des relents de racisme et de colonialisme engendrés parfois par la présence à l’étranger d’expatriés français.


Le roman de Cuba

Le Rocher - 2009

Dans l’imaginaire occidental, Cuba reste cette terre de plaisir, où des plages de carte postale le disputent à la beauté insolente des femmes, où les meilleurs cigares du monde, s’accompagnent de la dégustation d’un rhum vieux. La sensualité n’est pas un vain mot. Les amateurs y verront là un avant-goût du paradis terrestre, que Christophe Colomb situe à quelques milles marins des côtes cubaines. D’autres y ajouteront les nombreux rythmes semés le long de son histoire : habanera, son, danzon, boléro, rumba, cha-cha-cha, mambo, salsa.

Les grosses américaines des années 1940 et 1950 qui continuent de rouler, le million de kilomètres au compteur, leur carcasse rutilante sur les routes cabossées de l’île charrient leur part de stéréotypes. Le cinéma hollywoodien aussi, avec des films comme Cuba de Richard Lester, Havana de Sydney Pollack ou The Lost City d’Andy Garcia. Même la révolution castriste, et ses cinquante ans de pouvoir absolu, aura contribué à façonner l’image d’un pays suspendu dans le temps. Les amoureux de Cuba savent que l’identité de l’île ne s’arrête pas à ces regards nostalgiques, ni à un régime à bout de souffle dont les slogans éculés cachent une réalité plus profonde.

De Colomb à Castro, Le Roman de Cuba nous plonge dans les méandres de cinq siècles d’histoire d’une terre mystérieuse et envoûtante.


Revue de Presse


Histoires d’amour impossibles… ou presque

Le Rocher - 2008

Histoires d’amour impossibles... ou presque esquisse des portraits d’hommes et de femmes qui se sont parfois aimés puis séparés. Parfois se sont frôlés sans jamais se toucher. Et qui traversent la vie avec, dans le regard, la mélancolie de cette rencontre manquée. Ces histoires disent aussi des amours interdites, que trahissent par moments des fantasmes... ou des désirs confondus avec la réalité. Toutes le font avec légèreté et humour, comme celle de L’homme qui attendait d’être aimé, ou encore ce Dialogue par-dessus l’Atlantique aux voix brouillées par les incompréhensions et les décalages horaires. Histoires impossibles, peut-être, mais aussi d’impossible amour. Dans ce jeu de dupes que le "presque" du titre atténue néanmoins, il reviendra au lecteur de trancher...


L’ile du bout des rêves

Le Rocher - 2003

Haïti : regards croisés

Saint-Malo 2014

Avec Yahia Belaskri, Yvon Le Men, Dominique Batraville et Louis-Philippe Dalembert.


Histoires d’amour

Saint-Malo 2014

Avec Louis-Philippe Dalembert et Julien Delmaire.


Huis clos

Saint-Malo 2011

Avec Mari-Célie AGNANT, Louis-Philippe DALEMBERT, Kossi EFOUI , Marvin VICTOR, animé par Karine PAPILLAUD


Etonnants Voyageurs, rendez-vous en Haïti ?

Saint-Malo 2011

En nous quittant dans Port-au-Prince en ruines, nous nous étions jurés, avec Lyonel Trouillot et Dany Laferrière de remonter dès que possible le festival que le tremblement de terre venait de mettre bas. Et d’abord à Saint-Malo, au printemps dernier. Puis à Port-au-Prince, de nouveau. Le choléra, les troubles politiques, nous auront contraints à différer notre projet. Mais sûrement pas à y renoncer ! Parce que la culture, plus que jamais, est un enjeu majeur de la reconstruction. Comme en témoigneront les acteurs rassemblés, tous engagés dans ce combat.

Avec Lyonel TROUILLOT, Jean-Euphèle MILCE, Emmelie PROPHETE, Evelyne TROUILLOT, Louis-Philippe DALEMBERT, Dany LAFERRIERE, Yanick LAHENS, Michel LE BRIS

Animé par Christelle CAPO-CHICHI


D’une île à l’autre, du Nord au Sud

Saint-Malo 2011

Avec : Louis-Philippe DALEMBERT, Eugène NICOLE , Anthony PHELPS, Alexis GLOAGUEN , animé par Yvon Le Men


Comment en sont-ils arrivés là ?

Saint-Malo 2011

avec : Anne VALLAEYS, Louis-Philippe DALEMBERT, Evelyne TROUILLOT, MOUCHARD Christel
animé par : Emmanuelle Dancourt


Une pensée en mouvement, migration et littérature

Saint-Malo 2010
Avec Louis-Philippe DALEMBERT, Wilfried N’SONDE, Nam LE, Mahi BINEBINE, Albert MEMMI. Un débat animé par Hubert Artus.

Quand les écrivains submergent les journalistes

Saint-Malo 2010

Avec Lyonel Trouillot, Dany Laferrière, Louis-Philippe Dalembert, Emmelie Prophète, Kettly Mars. Un débat animé par Thierry Leclere.

Quand les écrivains submergent les journalistes

Haïti, un peuple de poètes

Haïti, un peuple de poètes

Saint-Malo 2010
Haïti, un peuple de poètes
Avec Lyonel TROUILLOT, Louis-Philippe DALEMBERT, Bonel AUGUSTE, Georges CASTERA, Emmelie PROPHÈTE, Rodney SAINT-ELOI, James NOEL, Bruno DOUCEY.

Pays rêvés

Saint-Malo 2009
Lundi : 15h15 - Pays rêvés
avec Louis-Philippe Dalembert ; Lieve Joris, Jean-Claude Carrière et Didier Decoin