France
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Biographie
Bibliographie
Présentation de La légende de la géographie

"On prétend que le charme du voyage est celui du retour. Il serait plus convenable de dire que le voyage ne commence qu’après qu’il est fini. Le voyage n’existe pas. Il n’est que son propre récit." écrivait Lapouge dans son Besoin de mirages.
Gilles Lapouge est né à Dignes et a passé son enfance en Algérie, à Dellys puis Oran. Après une licence d’histoire géographie obtenue en France, il est de retour en Algérie où il travaille comme journaliste. En 1950, il part pour le Brésil et devient grand reporter pour O Estado de Sao Paulo. Gilles Lapouge, qui « n’aime ni les pays chauds, ni les palmiers, ni les plages » restera leur correspondant pour l’Europe durant plus de quarante ans.
De retour en France il collabore au Monde, au Figaro littéraire et à Combat aux côtés d’Albert Camus. Dans les années 60, il fait la connaissance de Nicolas Bouvier et publie son premier roman. En 1975 il crée “ Apostrophes ” avec Bernard Pivot.
Un peu par hasard, il découvre l’Inde (remplaçant au pied levé Jacques Lacarrière, grippé) et la Finlande. Et choisit de visiter l’Islande, en plein hiver, sans vraiment parler anglais... et encore moins islandais. A vrai dire, il y a chez Gilles Lapouge comme une fatalité dans le voyage, une envie de se laisser porter par les flux du monde, d’accueillir la surprise et l’inattendu avec bienveillance et malice.
Écrivain, journaliste, producteur à France Culture de l’émission " En étrange pays " et pilier historique du festival Étonnants Voyageurs de Saint-Malo, Gilles Lapouge est un flâneur au style inimitable qui envisage le voyage comme un égarement, un passage dans une autre dimension. Auteur de nombreux romans et recueils de nouvelles, il se passionne pour les sujets et thèmes les plus divers. Il a reçu le prix Pierre 1er de Monaco pour l’ensemble de son œuvre.
L’encre du Voyageur a reçu le prix Femina 2007. La même année, Gilles Lapouge intègre à sa création le jury du Prix Nicolas Bouvier.
En 2009, ce conteur extraordinaire revient sur son parcours, ses rencontres, ses amours de lecteur dans un livre d’entretiens avec Christophe Mercier, La maison des lettres et publie également un superbe La légende de la géographie, comme souvent avec Gilles Lapouge, largement autobiographique. Mais quel bonheur tire-t-on à la lecture de ces anecdotes et souvenirs tant le style de Lapouge est généreux, ouvert et son regard clair prompt à faire ressurgir la poésie et la drôlerie.
Lire le texte de Gilles Lapouge publié dans l’ouvrage Etonnants Voyageurs, 10 ans déjà (Arthaud)
La légende de la géographie (Albin Michel, 2009)
La maison des lettres, conversations avec Christophe Mercier (Phébus, 2009)
L’encre du voyageur (Albin Michel, 2007 – Prix Femina)
Le bois des amoureux (Albin Michel, 2006)
Brasilia : Ventura Ventis (collectif, Les requins marteaux, 2005)
Les pirates (Balland, 1969, réédité chez Payot, 2006)
Le loup des steppes (Calmann-Lévy, 2005)
En étrange pays (Albin Michel, 2003)
Pirates, boucaniers, flibustiers (Editions du Chêne, 2002)
La mission des frontières (Albin Michel, 2002, prix Joseph Kessel)
Besoin de mirages (Editions du Seuil, 1999)
Le Bruit de la neige (Albin Michel, 1996, prix de l’Astrolabe)
L’Incendie de Copenhague (Albin Michel, 1995)
Equinoxiales (Flammarion, 1992)
La Bataille de Wagram (Flammarion, 1992)
Le singe de la montre (Flammarion, 1992)
Les folies Koenigsmark (Albin Michel, 1989)
Un soldat en déroute (Gallimard, 1981)
Les femmes, la pornographie, l’érotisme (Editions du Seuil, 1978)
Utopie et civilations (Weber, 1973)
Présentation de La légende de la géographie

« Ma géographie n’a jamais passé l’âge de raison. Elle stagne dans celui des merveilles. C’est la géographie d’un flâneur, d’un flâneur des deux rives, mais principalement de l’autre rive, une géographie d’image d’Epinal et de Vase de Soissons, une géographie de dessin d’enfant, d’odeur de craie et de tableau noir, de sources, avec de gros soleils jaunes pleins de rayons, des nuages crémeux et des prairies des quatre saisons.
Elle emprunte les chemins vicinaux. Elle voit des îles dans le ciel. Elle croit que les vents sont un pays. Je voudrais faire la géographie des ombres de l’automne. Une géographie pour oiseaux et pour marmottes. Elle avance sur des routes qui n’existent plus et sont enfouies sous deux siècles, trois siècles, d’humus, d’histoire et de mort. Elle considère que les cimetières sont un ingrédient de la géographie, au même titre que les marées, les montagnes ou les brises de mer, et comme aussi le gel, les bouvreuils, les gulf stream, les bois flottés de la Patagonie qui ont découvert l’Europe bien avant que Christophe Colomb ne rencontre l’Amérique. »
Gilles Lapouge
Ecouter un extrait de La légende de la géographie lu par l’auteur sur le site de Libération
Revue de presse :
« Gilles Lapouge (…) conte merveilleusement, une fois de plus, la légende de sa géographie à lui, celle « qui n’a jamais passé l’âge de raison ». » La Croix
"Si Lapouge a tant aimé la géographie, c’est pour le caractère inachevé, fantasque, mensonger qu’elle a revêtu pendant des siècles. Devenue science exacte, elle a perdu de son charme. Reste sa légende. Celui qui se définit comme un « géographe du dimanche » nous offre un « dimanche de la géographie » tout de monts et de merveilles." Le Nouvel Observateur
" (...) Merveilleuse promenade d’autodidacte qui nous donne des airs de Petits Poucets rêveurs." Télérama
"Lapouge est un conteur. Un écrivain buissonnier. On pourrait l’écouter pendant des heures." Lire
“(…) Conteur généreux qui démontre une fois encore son art de la digression poétique et erudite dans un nouveau livre en forme de géographie buissonnière” Le Point
“La légende de la géographie, couronnement d’une oeuvre, est un vagabondage à travers le temps, les frontiers, la mer, la neige, le destin te la literature.” Le Journal du Dimanche
“L’écrivain parle de ses flâneries autour de la Terre et à travers le temps avec une passion contagieuse.” Le Figaro littéraire
“Un monde, vous dis-je, en moins de 300 pages imprimées.” La Quinzaine littéraire
Voir l’émission diffusée sur France 3 sur La légende de la géographie
Présentation de La maison des lettres :
À la fois essayiste, "anti-voyageur", historien, romancier, Gilles Lapouge est avant tout un fou de littérature qui, à travers des formes diverses, a toujours exploré les mêmes thèmes : la neige, l’utopie, la frontière, le temps qui passe. Ici, pour la première fois, dans ces entretiens avec Christophe Mercier, il se dévoile véritablement, parle de son enfance en Algérie, de sa famille tant aimée, de ses amitiés, il raconte Paris après la guerre, le Brésil des années cinquante, la presse, la télévision et la radio. Il évoque chacun de ses livres. Il explique sa façon de voyager, et pourquoi il ne se considère pas comme un voyageur tel que le sont ses amis du festival de Saint-Malo. Et, surtout, il parle de ce qui a été la passion de toute son existence - d’où le titre La maison des lettres : la littérature, consacrant de longs passages à ses grandes admirations : Stendhal, Rimbaud, Dickens, Knut Hamsun ou Jean Giono.
Présentation de L’encre du voyageur :
Un voyage n’est que de l’encre. Toute exploration est le souvenir d’un ancien manuscrit. Christophe Colomb découvre une Amérique qu’il avait arpentée dans les récits de Marco Polo. Les missionnaires qui ouvrent le Brésil, au XVIe siècle, connaissent par cœur les textes des écrivains antiques, Pline le Jeune ou Hérodote. C’est pourquoi ils aperçoivent dans la forêt équatoriale toutes ces amazones. En lisant, en écrivant, j’ai parcouru quelques recoins de la terre, Inde, Islande ou Tahiti. J’ai ajouté ma peinture aux peintures qui les barbouillaient déjà. Cela m’a permis d’en raviver la fraîcheur, d’en débusquer les surprises, les miracles.
Gilles Lapouge
Portrait de Gilles Lapouge dans Lire.fr
Samedi - 17h00 : Géographies rêveuses
avec Gilles LAPOUGE, Fred |
CLUZAUD Jacques
Océans (Jacques Perrin et Jacques Cluzaud, Galatée Films, 2010, 103’) |
DELAROZIERE François
Carnets de croquis et réalisations (Le Théâtre Actes Sud, La Machine, 2010) |
WABERI Abdourahman
Enfants de la balle, Nouvelles d’Afrique, Nouvelles de foot (collectif, (JC Lattès, 2010) |
DABITCH Christophe
Mauvais garçons, Solea 1 et 2, avec Benjamin Flao, (Futuropolis, 2009) |
PEAN Stanley
Jazzman (Montréal : Mémoire d’encrier, 2006) |
GARCIA-JOUSSET Evelyne
Haïti, le pays du dehors (Esprit du Monde Production, 2010, 52’) |
FAVARO Patrice
Mahout (Thierry Magnier, 2010) |
COLIN Roland
Sénégal, notre pirogue (Présence africaine, 2006) |