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ADIMI Kaouther

Algérie

Les petits de Décembre (Seuil, 2019)

© Nassim Kasdali

Jeune plume majeure de la littérature algérienne francophone, elle questionne dans ses livres l’histoire contemporaine de l’Algérie et fait se confronter différentes générations. La multiplicité des voix, le recours aux allégories, le parallélisme historique, constantes de son écriture, se mêlent pour interroger les gouvernants et les institutions d’Algérie. Avec pudeur et subtilité, son œuvre reflète la profondeur des tabous et la difficulté de compréhension entre générations caractéristiques de la société algérienne. Récompensée par le prix Renaudot des lycéens en 2017 pour Nos richesses, elle aborde dans son nouveau roman les thèmes de la corruption, des abus de pouvoir, mais aussi de l’espérance et de la résistance. Elle rencontre cette année les lycéens de Bretagne lors de la journée scolaire.

Son premier roman, Des ballerines de papicha, paru en 2010 aux éditions Barzakh, nous plonge dans le quotidien d’une jeunesse ennuyée et en proie au mal-être dans la ville d’Alger. Un an plus tard, il sort en France sous un autre titre, L’envers des autres, aux éditions Actes Sud.

Dans ce roman polyphonique, neuf voix s’exposent à tour de rôle, exprimant leur sentiment d’abandon, leur ennui, leur malaise dans une société qui ne les reconnaît pas et dans laquelle ils ne se reconnaissent pas. À travers le regard d’une famille d’Alger sur le monde, Kaouther Adimi dresse le portrait - tantôt cynique, tantôt mélancolique - d’une génération désœuvrée qui cherche à exister.

Le point de départ des Petits de Décembre (Seuil, 2019) : un terrain vague au milieu d’un lotissement, devenu fief des enfants du quartier… jusqu’au jour où deux généraux débarquent et souhaitent y bâtir leurs villas. Les adultes ne disent mot, mais les jeunes veulent se rebeller. Un roman narré comme un conte, où se dessinent en filigrane les réalités sociales et transformations qui traversent l’Algérie, et les dissensions qui tendent les rapports générationnels.


Bibliographie :

Romans :

  • Les petits de Décembre (Seuil, 2019)
  • Nos richesses (Seuil, 2017)
  • Des pierres dans ma poche (Seuil, 2016)
  • Des ballerines de papicha (Barzah, 2010) ; éd. française, L’envers des autres (Actes Sud, 2011)
Les petits de Décembre

Les petits de Décembre

Seuil - 2019

C’est un terrain vague, au milieu d’un lotissement de maisons pour l’essentiel réservées à des militaires. Au fil des ans, les enfants du quartier en ont fait leur fief. Ils y jouent au football, la tête pleine de leurs rêves de gloire. Nous sommes en 2016, à Dely Brahim, une petite commune de l’ouest d’Alger, dans la cité dite du 11-Décembre. La vie est harmonieuse, malgré les jours de pluie qui transforment le terrain en surface boueuse, à peine praticable. Mais tout se dérègle quand deux généraux débarquent un matin, plans de construction à la main. Ils veulent venir s’installer là, dans de belles villas déjà dessinées. La parcelle leur appartient. C’est du moins ce que disent des papiers « officiels ».

Avec l’innocence de leurs convictions et la certitude de leurs droits, les enfants s’en prennent directement aux deux généraux, qu’ils molestent. Bientôt, une résistance s’organise, menée par Inès, Jamyl et Mahdi.

Au contraire des parents, craintifs et résignés, cette jeunesse s’insurge et refuse de plier. La tension monte, et la machine du régime se grippe.

A travers l’histoire d’un terrain vague, Kaouther Adimi explore la société algérienne d’aujourd’hui, avec ses duperies, sa corruption, ses abus de pouvoir, mais aussi ses espérances.


Revue de presse

« Dans son nouveau roman, de prime abord sans prétention, dont on ne tarde cependant pas à apprécier la profondeur. » LE TELEGRAMME

« Hommage subtil à un sport qui a fait vibrer tant de gens, le récit donne également une voix à toutes les générations de l’Algérie d’aujourd’hui. » FRANCE CULTURE

« Avec Les Petits de Décembre, Kaouther Adimi relate une révolte d’enfants face à deux généraux algériens. Réjouissant. »L’EXPRESS

« Tout ce qu’écrit Kaouther Adimi porte la marque de cette décennie qui a ensanglanté le pays de son enfance. » LE FIGARO

Des pierres dans ma poche

Des pierres dans ma poche

Seuil - 2016

La narratrice, une algérienne trentenaire, vit et travaille à Paris depuis
quelques années. Ici, tout et tous devraient la séduire, pourtant, elle se
retrouve souvent au petit matin sur un banc de la rue des Martyrs, auprès de
Clotilde, "femme sans maison" qui parfois accepte de parler d’elle. Qui
raconte l’amour et la douleur de l’amour. Assise à son côté, la jeune femme
compte les pierres dans sa poche, les pierres suivent ses pensées, lui
permettent d’égrener les obligations de la journée à venir. La plus
désagréable est-elle de se retrouver au bureau à feindre le bonheur dans une
ville étrangère ? Ou de répondre aux coups de fil incessants de sa mère qui
se désespère de la savoir encore célibataire ? Ou bien la perspective de
revenir en Algérie pour le mariage de sa soeur avec l’image détestable des
gens qui quittent leur pays sans remords pour vivre là-bas ? À moins que le
plus difficile, le plus obsédant, soit de devoir accepter le manque sidérant des
amis d’enfance, de la révolte permanente contre un état autoritaire et
absurde, de la lumière d’Alger aveuglante et enveloppante.


Revue de presse

« Avec « Des pierres dans ma poche », la romancière évoque avec subtilité les atermoiements d’une jeune femme coincée entre Alger et Paris. » Le Monde


L'envers des autres

L’envers des autres

Actes Sud - 2011

Alger, centre-ville, début du XXIe siècle. Adel et Yasmine, frère et soeur, étaient proches, enfants. Ils ont grandi, changé, ils n’arrivent plus à se parler. Ils s’aiment en silence, entre une mère acrimonieuse et une aînée échouée là avec sa famille, qui peint à longueur de journée comme on s’invente un ailleurs. Au pied de l’immeuble, du haut des balcons et jusque chez eux, on les observe, on commente : ils sont différents, trop beaux et peut-être un peu trop libres, c’est insupportable.

Dans une société étriquée par les convenances, dans un pays qu’on quitte plus facilement qu’on ne l’aime, être simplement soi-même est un luxe auquel la jeunesse n’a pas droit…

Porté par une construction polyphonique croisant des voix qui ne se rencontrent jamais, L’envers des autres est un roman sensible, violent et lucide, dont la noirceur n’est adoucie que par les naïves rêveries d’une fillette en ballerines de toile.


Revue de presse

  • "L’objectif de Kaouther Adimi est d’alerter sur le quotidien d’une population à la dérive, n’ayant d’autre alternative que la débrouille, le bricolage, le rêve migratoire, le désespoir, la folie, la mort et bien d’autres subterfuges, à découvrir tout au long de ce roman qui captive et émeut jusqu’aux larmes." Courrier international
  • Kaouther Adimi reçue dans "A plus d’un titre" sur France Culture :
  • "L’Algérie d’une nouvelliste de 25 ans", reportage d’ARTE :

L'envers des autres

L’envers des autres

Actes Sud - 2011

Alger, centre-ville, début du XXIe siècle. Adel et Yasmine, frère et soeur, étaient proches, enfants. Ils ont grandi, changé, ils n’arrivent plus à se parler. Ils s’aiment en silence, entre une mère acrimonieuse et une aînée échouée là avec sa famille, qui peint à longueur de journée comme on s’invente un ailleurs. Au pied de l’immeuble, du haut des balcons et jusque chez eux, on les observe, on commente : ils sont différents, trop beaux et peut-être un peu trop libres, c’est insupportable. Dans une société étriquée par les convenances, dans un pays qu’on quitte plus facilement qu’on ne l’aime, être simplement soi-même est un luxe auquel la jeunesse n’a pas droit... Porté par une construction polyphonique croisant des voix qui ne se rencontrent jamais, L’envers des autres est un roman sensible, violent et lucide, dont la noirceur n’est adoucie que par les naïves rêveries d’une fillette en ballerines de toile.


Revue de presse

« L’Envers des autres parvient avec justesse à dire l’impossibilité, dans une ville comme Alger, de sortir des carcans communs. De rejeter la norme obligatoire du « nous » pour affirmer un « je ». » Le Monde

« On est bluffé par l’écriture, à la fois simple et travaillée, aux pointes d’humour irrésistibles et aux descriptions très bien senties. Si l’on veut comprendre la jeunesse algérienne, cette « génération blasée », il faut lire ce livre. » Jeune Afrique