TEMPS FORTS SAMEDI 7 JUIN

Après-midi Brésil

SAMEDI 13H30-19H, AUDITORIUM (PALAIS DU GRAND LARGE)

En ouverture, un documentaire couvert de prix, nominé aux Oscar, sur une favela de Rio : Faleva rising. Suivi d’une rencontre « Dans l’enfer des villes » avec ces écrivains nouveaux, dont certains appelés « de la périphérie », qui disent la fureur des grandes mégapoles. Puis, à travers le film Romances de terre et d’eau à 16h30, la découverte de la culture si particulière du Brésil du Nordeste, suivi à 16h45 d’une rencontre avec les écrivains et les réalisateurs qui s’y rattachent. Les deux pôles de la création, au Brésil !

Dans le caractère furieux des villes prodigieuses

Cette première partie de l’après-midi commence à 13h30 par le documentaire culte de Jeff Zimbalist et Matt Mochary, Favela Rising, sur l’histoire d’Anderson Sá, un ancien trafiquant de drogue, hanté par le meurtre de sa famille et de plusieurs de ses amis, qui réussit à initier une révolution non-violente dans les favelas de Rio. Ou comment, à travers le hip-hop, les rythmes de la rue, les danses afro-brésiliennes, la favela réussit à faire front, face aux bandes armées des trafiquants et à la police corrompue.
Suivra un débat avec Patricia Melo, la nouvelle star des lettres brésiliennes : le roman noir du Brésil d’aujourd’hui, traité avec une force visionnaire. Edyr Augusto, dramaturge, poète, journaliste, au style en coup de poing, pour dire le vertige de la violence, dans la jungle urbaine : son Moscow a été dit un « Orange mécanique » brésilien, et nul n’a mieux dit que Luiz Ruffato, le tohu-bohu de São Paulo, toujours entre décomposition, explosion, et création, où vie et mort s’échangent et se nourrissent l’une l’autre : une immense fresque tissée de livre en livre sur le Brésil d’aujourd’hui. Tandis que Jean-Paul Delfino poursuit son immense fresque brésilienne dans Saudade, qui nous fait assister à la naissance de Rio...

Morro Dos Prazeres et Romances de terre et d’eau

Couleur Nordeste

Il est un autre Brésil – et même plusieurs. Quand les grandes villes du Sud, dans les années vingt s’affirment avant-gardistes, les Nordestins se revendiquent, eux, régionalistes. Littérature populaire encore vivante dite de « cordel », vivacité des traditions orales, prégnance du folklore et du mysticisme dans les grandes œuvres romanesques, comme celles de Jorge Amado : le Nordeste garde son originalité.
La seconde partie de cet après-midi Brésil débute à 16h30, avec le documentaire Romances de terre et d’eau présenté par les réalisateurs Jean-Pierre Duret et Andrea Santana (2002). Avec lucidité et humour, les journaliers de la terre au Nordeste du Brésil se battent pour leur survie économique, mais aussi pour préserver la vitalité de leur culture. C’est de leur terre aride que sont nés leurs mythes, s’est forgée leur culture, qu’ils s’efforcent de faire vivre par le poème, la musique, des créations à base d’argile, des danses rituelles – et c’est ce « métier de vivre » qu’ils entendent transmettre dignement à leurs enfants. Suivra une rencontre littéraire : humeur noire, violence omniprésente, la grande figure de la littérature du Nordeste, d’aujourd’hui, attachée à puiser son inspiration dans les formes d’expression les plus populaires est Raimundo Carrero. Avec Marcelino Freire qui dit comme pas un la tension entre les deux mondes, du Nordeste perdu des migrants et des rues de São Paulo, dont il restitue les voix multiples, contradictoires, bouillonnantes, violentes et poétiques. Avec également João Almino, Jean-Yves Loude, Jean-Pierre Duret et Andrea Santana.

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