Crime surprenant

Ecrit par BOUILLET Eve (2 nde, Lycée Marguerite de Flandre de Gondecourt)

Crime surprenant

Elle esquissa un pas à reculons, puis fit une brusque volte-face et s’éloigna en s’efforçant de ne pas courir.

La jeune fille contourna le fauteuil de son salon, avec crainte elle lança un regard sur la fenêtre... qui lui renvoya l’image de toutes ces gouttes d’eau s’écrasant contre la vitre, faibles et petites... mais il n’y avait pas de trace de la silhouette masculine vue plus tôt.
« Il en est à son troisième meurtre »
Le titre qui ornait le journal que Lola venait de lire emplit toute sa tête, elle repensa aux quelques lignes qu’elle avait retenues et qui s’inscrivaient en vous à la façon d’un fer rouge.
« Tout d’abord notre meurtrier pénètre par effraction chez la victime »
C’est à ce moment que Lola vit avec horreur la poignée de sa porte d’entrée s’abaisser puis se relever tout doucement, un bruit de pot se fit entendre de l’autre côté. La jeune femme recula doucement tandis qu’à son esprit s’imposait l’horrible vérité que… la « chose » venait de trouver les clés cachées sous le pot à fleurs vide près des marches menant à la porte de la maison.
Lola porta une main à sa bouche, muette, elle courut à la cuisine, se saisit d’un couteau tandis que le sang battait à ses oreilles.
La jeune fille fit volte-face tandis que dans l’entrée se dressait une silhouette noire énorme, des cheveux longs dégoulinaient d’eau, un visage hirsute, deux petits points rouges à la place des yeux fixant Lola d’un regard de démon... Un loup affamé, un bourreau réclamant son dû.

« Ensuite le meurtrier pourchasse sa victime dans toute sa maison »
Le temps se figea, une ultime goutte s’écrasa sur la vitre.
Un silence assourdissant, le pouls de la jeune fille s’emballe, la silhouette laisse échapper un râle, un éclair illumine le ciel déchirant avec un fracas assourdissant l’instant.
Soudain la chose fait un pas, Lola jette le couteau qui vient se planter dans la porte en bois, laissant la vibration du métal dans l’air. La chose pousse un rugissement tandis que la jeune fille court en hurlant vers les escaliers, avec sur ses talons le meurtrier qui la suit.
Lola monte les marches quatre à quatre, consciente que sa vie se joue à la vitesse qu’elle mettra pour lui échapper. Elle n’entend pas son pas lourd sur l’escalier, il ne la suit pas. Elle ouvre à la va-vite sa chambre, la ferme à clé et part à la fenêtre.
Lola l’ouvre d’un coup sec et penche sa tête. Rien qu’à la vue des rosiers au-dessus et de la hauteur vertigineuse qui semble distancer le sol, toute envie de sauter la quitte. Les marchent craquent, Lola jette un regard à la porte et court se jeter sous son lit, prenant soin de tirer sur les pans de sa couverture afin de se cacher. Quelques minutes passent et pas un bruit ne se fait entendre dans la maison, la jeune fille apeurée sent les larmes inonder ses joues, elle met une main sur sa bouche de nouveau de peur de dévoiler sa présence. Son cœur bat la chamade, une adrénaline pareille à celle des poissons pris dans l’hameçon la secoue de part en part, pareille à un dernier souffle de vigueur avant la mort.
La porte tremble, Lola gémit, la porte se fracasse, Lola ferme les yeux. La chose entre dans la chambre. Une dernière phrase résonne.
« Et il massacre sa victime d’une façon inhumaine »

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