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Mission Nollywood

Dorothee wenner (Pong, Arte/ZDF Allemagne, 2007, 120’)

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Quel pays occupe le troisième rang des producteurs de films les plus prolifiques au monde, après l’Inde et les États-Unis ? Le Nigeria ! Avec l’équivalent du budget d’un grand long métrage français, Nollywood produit chaque année près de 1 400 films. Peace Aniyam-Fiberesima, fondatrice de l’Académie du cinéma africain, nous emmène à la découverte des “studios” nigérians et d’un cinéma où coexistent tous les genres : le film d’action à l’américaine, la comédie, le soap-opéra, le film d’horreur, le mélodrame familial… Des films dans lesquels les protagonistes sont sujets à d’extraordinaires persécutions, à d’invraisemblables coups du sort ou à de gigantesques catastrophes. La veine dite “Alléluia” – des films religieusement édifiants coproduits avec des Églises – est également très prisée. Dans le cinéma du Sud chrétien, c’est souvent un pasteur qui offre un soutien et exorcise les démons qu’affronte le héros ou l’héroïne. Dans le nord haoussa et musulman, c’est un imam qui servira de guide spirituel… Si nombre de scénarios sont difficilement appréhendables pour des publics européens, cette industrie n’en garde pas moins une pêche d’enfer. Démonstration avec des acteurs et des réalisateurs qui font voler en éclats bien des clichés sur le continent noir.

Mélodrame, sexe et magie noire
“On dit que c’est en 1992 qu’est née Nollywood (motvalise assimilant, à l’instar de Bollywood, son homologue indienne, l’industrie du cinéma nigériane à Hollywood) : Onitsha, un commerçant se retrouvant à la tête d’une grande quantité de cassettes vierges achetées à très bas prix à Taiwan, décide de tourner un film pour ajouter une plus-value à son stock. Bonne intuition : Living in bondage se vendra à plus de 750 000 copies, encourageant une foule d’imitateurs à se lancer sur la voie. Le thème du film – l’histoire d’un homme hanté par le fantôme de sa femme – sera la recette à ce jour insurpassée de Nollywood : du mélodrame, un soupçon de sexe et une bonne dose de magie noire.” (Elisabeth Lequeret, RFI)


IN ENGLISH

In Nigeria, a whole new film industry has developed during the early 90ies. Since then, the so called "home movie industry" not only became the second largest employer in Nigeria, but rose to immense popularity throughout Africa. By now, some 1400 films are produced each year, which makes Nollywood the biggest film industry in the world according to mere statistics. The Nigerian Home Movies are made almost exclusively for the African market on very low budgets compared to Western standards. The films have little in common with traditional African cinema, that throughout the continent is on decline. Since barely 110 movie theatres are still operating in Africa, the Nollywood pioneers never considered celluloidproduction an option. In Nigeria, most of the old cinemas were transformed into churches after the civil war. Nonetheless, like elsewhere in the world, Nigerians are hungry for films they can relate to rather than to cheaply sold TV-products from the US or Far Eastern countries, which still flood African TV screens. It was this demand for local content, familiar sceneries and role models of similiar cultural bakkground, which kicked off a huge avalange of production almost immediately after the end of military dictatorship.

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