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Bibliothèque

Port-au-Prince aller-retour

L’Orient des livres

L’émigration vers les Amériques est en marche dès la fin du XIXe siècle. Port-au-Prince Aller-Retour explore celle, peu connue, des Syro-Libanais qui s’établissent en Haïti et raconte l’histoire hors du commun du jeune Vincent-Mansour qui, à vingt ans, quitte son village de la montagne libanaise sous domination ottomane pour aller vers l’inconnu et s’établit à Port-au-Prince.

Le roman s’ouvre sur son second départ pour Haïti, après un mariage au Liban. Vincent a hâte de fonder une famille et de continuer à développer ses affaires à Port-au-Prince. Il est pourtant encore amoureux de l’admirable Louisa, Haïtienne de souche, qui a partagé sa vie pendant les quinze années de son premier séjour.

Georgia Makhlouf dessine la fresque familiale en donnant voix à chacun des protagonistes : Vincent, Louisa, Edma, Joseph, Fatek et Anis, chacun déployant sa version de l’histoire, son vécu, ses sentiments et sa part d’ombre, au coeur de la beauté envoûtante de l’île.

Si Vincent réussit son pari professionnel, la pérennité de tout ce qu’il a construit avec force et rudesse vacille au regard des événements. Il doit concilier ses deux vies, faire face à l’instabilité politique, à l’occupation américaine qui s’annonce et à la montée du sentiment anti-syrien, lui qui n’imagine pas un instant devoir quitter cette île qui est devenue sienne...

Dans ce roman fascinant, exil, identité, intégration et tensions raciales font écho aux questionnements du temps présent.

Port-au-Prince aller-retour

Port-au-Prince aller-retour

L’Orient des livres - 2019

L’émigration vers les Amériques est en marche dès la fin du XIXe siècle. Port-au-Prince Aller-Retour explore celle, peu connue, des Syro-Libanais qui s’établissent en Haïti et raconte l’histoire hors du commun du jeune Vincent-Mansour qui, à vingt ans, quitte son village de la montagne libanaise sous domination ottomane pour aller vers l’inconnu et s’établit à Port-au-Prince.

Le roman s’ouvre sur son second départ pour Haïti, après un mariage au Liban. Vincent a hâte de fonder une famille et de continuer à développer ses affaires à Port-au-Prince. Il est pourtant encore amoureux de l’admirable Louisa, Haïtienne de souche, qui a partagé sa vie pendant les quinze années de son premier séjour.

Georgia Makhlouf dessine la fresque familiale en donnant voix à chacun des protagonistes : Vincent, Louisa, Edma, Joseph, Fatek et Anis, chacun déployant sa version de l’histoire, son vécu, ses sentiments et sa part d’ombre, au coeur de la beauté envoûtante de l’île.

Si Vincent réussit son pari professionnel, la pérennité de tout ce qu’il a construit avec force et rudesse vacille au regard des événements. Il doit concilier ses deux vies, faire face à l’instabilité politique, à l’occupation américaine qui s’annonce et à la montée du sentiment anti-syrien, lui qui n’imagine pas un instant devoir quitter cette île qui est devenue sienne...

Dans ce roman fascinant, exil, identité, intégration et tensions raciales font écho aux questionnements du temps présent.

Les absents

Les absents

Rivages - 2014

Entre Beyrouth et Paris, la narratrice nous livre le récit d’une vie commencée sous les auspices d’une enfance heureuse, brutalement brisée par la guerre et l’exil. Elle le fait à travers les portraits de ceux qu’elle nome les « les absents », personnages qui ont croisé son parcours à différents moments et ont disparu. Leurs noms ont figuré un temps dans un carnet d’adresses, puis ont été biffés ou effacés au gré des circonstances, des brouilles, des disputes, des changements d’itinéraires, des décès. On s’aperçoit au fil des pages que ces portraits entretissés, toujours vivaces et précis, dessinent en négatif l’image volatile de celle qui les brosse, hantée par une absence à soi qui se nourrit des vertiges de la mémoires. Car loin de toute confession anecdotiques, c’est bien du lien ténu entre les êtres, à la fois incarné et immatériel, dont nous parle ce roman qui défie les lois admises de l’autobiographie.


Le goût de l’Orient

Mercure de France - 2014

Depuis longtemps, l’Orient hante l’imaginaire européen. Au XIXe siècle, le « voyage en Orient » constituait un rite de passage pour les écrivains occidentaux. Ils voyageaient simultanément dans l’espace et le temps et l’Orient lointain leur fournissait des clés pour comprendre leur propre monde. Cet Orient des Mille et une nuits aux couleurs chatoyantes, parfums capiteux et musiques envoûtantes ne coïncide pas forcément avec celui des Orientaux. Chez eux, c’est la relation Orient-Occident qui est au cœur de nombreux romans, ambivalente, faite de fascination et de répulsion... Aujourd’hui, même un voyageur averti n’échappe pas à l’émotion : l’Orient se « désorientalise » peut-être, mais sa magie perdure.
Exotique ou géopolitique, voyage en compagnie de Lamartine, Nerval, Flaubert, Loti, Edward Saïd, Dominique Eddé, Orhan Pamuk, Amin Maalouf, Farouk Mardam-Bey, Lawrence Durrell, Paul Fournel, Régis Debray, Jean Genet, Juan Goytisolo, Mathias Énard, J.M.G. Le Clézio et bien d’autres.

Textes choisis et présentés par Georgia Makhlouf

La traduction, migration d'une langue vers une autre

La traduction, migration d’une langue vers une autre

Théâtre des Régions - Rencontres
Avec Georgia MAKHLOUF, Brigitte SMADJA, Seyhmus DAGTEKIN -

Comment transposer une œuvre dans une autre langue, une culture étrangère, un imaginaire différent. Rester au plus près de l’œuvre tout en sachant s’en éloigner. Comment traduire ce qui est dit sans être écrit ? Finalement il s’agit de construire une autre œuvre. Langue, traduction, identité, rapport entre les langues dont est fait notre monde. Langue de la tradition, langue du quotidien, langue maternelle, langue, langue de bois et langue du plaisir… nous sommes tous multilingues. Comment pourrions-nous être, à bien y réfléchir, monolingues ? L’œuvre littéraire dit quelque chose qui ne peut être dit autrement – bref, s’affirme intraduisible dans sa propre langue. Paradoxe : elle peut l’être dans une autre ? La traduction, notre langue commune, expérience d’un passage a l’autre ?


Entre les langues

Entre les langues

Théâtre des Jeunes Créateurs - Cafés Littéraires
Avec Emna BELHADJ YAHIA, Georgia MAKHLOUF, Grégoire POLET -

Romancière et philosophe tunisienne, membre du Parlement des écrivaines francophones, Emna Belhadj Yahia s’implique dans la vie de son pays par une réflexion continue sur les notions de libertés individuelles, de droits des femmes, de citoyenneté. Son nouveau roman est un récit puissant sur l’émancipation, l’espoir et la résilience. Georgia Makhlouf est une femme de lettres libanaise vivant entre Paris et Beyrouth. Le français n’est pas sa langue maternelle mais sa langue paternelle : « D’une certaine façon, on peut dire que si j’ai vécu libanais, si j’ai été bercée par la mer que j’apercevais de ma fenêtre, j’ai rêvé français. » Son dernier livre raconte l’émigration peu connue de Syro-Libanais vers Haïti dès la fin du XIXe siècle. Grégoire Polet, en 2007 fut l’un des signataires du manifeste pour une Littérature-Monde en français. Il rêve d’une francophonie sans plus de centre ni de périphérie et voit dans la littérature « un art d’explorer le monde, et un art de le montrer ». Ses romans s’inscrivent dans un vaste projet, celui "où tous les textes s’emboîtent les uns dans les autres avec une cohérence des personnages, d’espace et de temps." À la manière d’un Balzac, il se plaît à faire réapparaître des personnages d’un roman à l’autre, à la manière de Balzac qu’il prend pour modèle. Québécoise d’origine vietnamienne, l’auteure Kim Thuy a fui son pays natal avec ses parents et ses deux frères par bateau. En arrivant au Québec elle tombe en amour pour les Québécois et leur langue qu’elle apprend petite à petit. Cette double appartenance est pour elle une immense richesse.


Méditerranée des deux rives

Grands débats en vidéo
Saint-Malo 2014

Avec Paolo Rumiz, François Beaune, Elisabeth Leuvrey, Mathias Énard, Benny Ziffer, Pascal Blanchard, Georgia Makhlouf, Yahia Belaskri et Yves Gonzalez-Quijano
Animé par Yahia Belaskri.

Parti sur les traces d’Hannibal, de Sardaigne en Turquie, Paolo Rumiz redonne vie à ce que fut son rêve méditerranéen, tou- jours actuel, opposé au rêve impérial de Rome. Colette Fellous, née à Tunis, revient continûment à ce qui, en cette Méditerranée, structura son imaginaire, François Beaune a fait un tour de Méditerranée en collectant des histoires et c’est une belle réussite, Mathias Énard, de ses années d’errance autour de la Méditerranée, a tiré la matière d’une fresque magistrale, Benny Ziffer, auteur israélien, nous livre les carnets de ses voyages en quête d’une identité levantine, par une démarche comparable à celle de la romancière libanaise Georgia Makhlouf. Dans La Traversée, Elisabeth Leuvrey propose un sublime documen- taire sur l’exil, l’immigration, l’identité, la vie et les émotions de ces passagers qui flottent entre deux mondes, France et Algérie, et Yahia Belaskri écrivain algérien vivant en France depuis les émeutes de 1988, prix Ouest-France pour Si tu cherches la pluie, elle vient d’en haut, conduira les débats.

Entre orient et occident

Saint-Malo 2014

Avec Georgia Makhlouf, Benny Ziffer et François Taillandier.
Animé par Yahia Belaskri.