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Vladivostok, neiges et moussons

Maidele

Lorsque Cédric Gras, irrésistiblement attiré par les confins du monde, descend du Transsibérien fantasmé par tant de voyageurs, en réalité sept jours dans l’inconfort depuis Moscou, bercé par des paysages uniformes de bouleaux, et découvre Vladivostok, il est déçu de ne pas trouver la ville imaginée.
« Vladivostok, c’est un marais à l’eau salée et à l’air vicié. On a beau être dans le plus grand pays du monde, on n’en reste pas moins prisonnier de cette péninsule à la pointe difforme ». Cette désillusion initiale ainsi que la délicate prise de fonctions de ce jeune universitaire et diplomate ne compromettent pas l’élan qui guide son exploration patiente de la ville et la découverte de ses habitants.
La fascination grandit, saison après saison. Celles-ci scandent les temps forts du récit : le festival de cinéma en été, sorte de festival de Cannes de seconde zone, l’arrivée brutale de l’hiver, le 1er de l’an arrosé de vodka, la fonte des glaces et la mousson. Cédric Gras a à coeur de comprendre la région et, avec finesse et vivacité, il donne à voir sa géographie, les rêves de sa population, notamment étudiante, et ses relations avec le reste du monde : Moscou le pôle d’attraction, la Chine voisine et redoutée, la Corée du Nord insondable, le Japon des affaires, mais aussi l’« Eldorado » américain que beaucoup aimeraient rejoindre.


Revue de presse :

  • "C’est un récit de voyage qui fait rêver, qui laisse songeur, malgré la rigueur de ce qu’il décrit, et son efficacité à détruire certains clichés. A Vladivostok, pas d’aurores boréales, pas de neiges blanches et pures, mais une presque île enclavée entre un océan qui donne sur le Japon, un voisin coréen ermite et hostile, et l’omniprésence chinoise." Mediapart
  • "Le grand mérite de Cédric Gras, c’est d’avoir su restituer les deux visages de la ville, d’abord fade et revêche, puis séduisante et envoûtante. Laissant au voyageur, longtemps après son retour, une tenace sensation de dépaysement, étonnamment proche 
de ses imaginations initiales." L’Humanité
Saison du Voyage

Saison du Voyage

Stock - 2018

« Le voyage est d’abord rêvé. Il le reste et je l’ignorais. Je voulais voir le monde autant que m’en échapper. Je suis parti, moi aussi, aiguillonné par l’esprit d’aventure – on n’était déjà plus explorateur – et ses chantres. Quand il restait des mystères sur Terre. Les classiques de la littérature de voyage m’ont fait halluciner les yeux grands ouverts. Mais à quoi bon poursuivre désormais des fantômes, dans les confettis de forêts vierges pixellisées par Google Earth ? »
C. G.

Qu’est-ce qui fait le départ ? Partir, fuir, rêver, s’échapper. Cédric Gras, qui appartient de livre en livre à ces écrivains-voyageurs, sans cesse partis pour mieux revenir, nous relate quelques-unes de ses tribulations, du Tibet à l’Albanie en passant par toute l’Eurasie. Les hautes solitudes en guise de bout du monde, les rencontres en partage d’un fragment de vie, l’apprentissage d’une langue comme plus belle exploration, ce qui fait sa sensibilité à l’ailleurs.

Les Saisons du voyage sont celles que l’auteur talonne, l’automne, le printemps, mais aussi celles qui ne reviendront pas, qu’il traverse sans nostalgie, mais dans la conscience d’un passé qui ne l’a pas attendu. Les lieux et les hommes ont changés, le rapport au temps aussi. Pour les jeunes générations, l’initiation au monde se fait à travers une planète métamorphosée par le progrès, la politique et la démographie, rétrécie. Qu’est devenu le voyage au xxie siècle ?

La mer des Cosmonautes

La mer des Cosmonautes

Éditions Paulsen - 2017

Par une chaude journée de décembre, Cédric Gras débarque en Afrique du Sud, au Cap, pour rejoindre un brise-glace russe.
Sa destination ? Le plus froid des continents : l’Antarctique. L’expérience est unique. Premier écrivain français à bord de l’Akademik Fedorov, il va affronter les Quarantièmes rugissants et franchir le 60e parallèle pour atteindre les rives de la Pravda, ou rives de la Vérité. Cédric Gras aime et connaît la Russie et les climats difficiles. Après la Sibérie, le voici naviguant parmi les icebergs pour assurer le ravitaillement des bases russes : Mirny, la plus "soviétique", Progress, "la capitale" etc., y déposer les candidats à l’hivernage et récupérer les équipes qui viennent de passer un an sur la glace.

Durant trois mois, il a partagé le quotidien des passagers : scientifiques, marins, techniciens, femmes affectées aux tâches ménagères, dans le bateau et sur les bases. Il a vécu aux côtés des poliarniks, ces hommes courageux qui consacrent leur vie aux pôles. Il livre un palpitant récit de cette aventure hors-norme, décrivant à merveille le quotidien lancinant du bord où l’on perd la notion des jours, dressant le portrait haut en couleur de ces conquérants des glaces, qui ont marqué l’imaginaire de l’URSS presque à l’égal des cosmonautes. II décrit la fascinante histoire de la conquête russe en Antarctique, mais aussi son déclin, celui de l’URSS, et la nostalgie qui s’ensuit.


Revue de presse :

“Sous la plume joyeuse de l’écrivain français, le lecteur plonge dans un univers méconnu : celui des polyarniks, ces Russes qui consacrent leurs vies et leurs carrières à l’étude des pôles, dont la renommée approcha aux temps de la guerre froide celle des cosmonautes.”
Olivier Tallès, La Croix

“D’un voyage au pôle Sud, l’écrivain bourlingueur Cédric Gras tire un récit envoûtant.”
Véronique Rossignol, Livres Hebdo


L'hiver aux trousses. Voyage en Russie d'Extrême-Orient

L’hiver aux trousses. Voyage en Russie d’Extrême-Orient

Stock - 2015

C’est à un joyeux exercice de « géographie narrative » que nous invite Cédric Gras. Une pérégrination glacée aux confins de l’extrême orient russe où, six semaines durant, il a arpenté le pays de l’« avenir lumineux » à la poursuite d’un automne sans fin. À trois reprises, entre les 56e et 43e degrés de latitude nord, entre Irkoutsk et Vladivostok, la « chasse aux feuilles rouges » a scandé et guidé ses pas. Chemin faisant, il a remonté le cours du temps et côtoyé les Bouriates et les Mandchous jadis égarés en ces contrées où « on mourrait d’y résider ». Il a dialogué avec les fantômes encombrants d’un passé marqué à l’enclume d’un goulag inavouable et échangé avec une population éthique abandonnée par le grand cycle de l’histoire.
Au cœur de la Yakoutie, le long des rives du fleuve Amour, au plus loin de l’île de Sakhaline, il a surtout emboîté le pas de Joseph Kessel et Blaise Cendrars, eux-mêmes égarés un temps dans cet Eldorado rêvé, taches blanches définitives d’une littérature qui ne supporte rien moins que les frontières bornées.


Revue de presse

"Une plume splendide, précise, parfois traversée de fulgurances poétiques, l’écrivain-voyageur-diplomate en profite pour multiplier de sages et sensées considérations sur l’énigmatique patrie de Poutine... et de Tchékhov. Magnifique". Le Figaro Magazine

"Il renoue dans ce livre avec une merveilleurse géographie à l’ancienne, celle de Paul Vidal de la Blache ou d’Elisée Reclus, qui était encore proche cousine de la littérature". Le Matin Dimanche


Le Cœur et les confins

Le Cœur et les confins

Phébus - 2014

Recueil composé de douze nouvelles ayant pour fil conducteur la difficulté à concilier l’amour et le voyage, Le Coeur et les confins est la première incursion de Cédric Gras dans la fiction. Il s’attaque à une problématique délicate : peut-on aimer une femme et avoir le goût de l’aventure ? Avoir des envies irrépressibles d’ailleurs et le besoin de se fixer ? Prenant la forme de légendes urbaines, les nouvelles de Cédric Gras nous font voyager aux quatre coins du monde, dans des régions toujours plus reculées, et à sa manière, c’est-à-dire sac au dos, traçant toujours plus loin devant, sans attache ni but précis. Les histoires qu’il nous conte sont arrivées à l’un ou l’autre de ces aventuriers modernes. Dans l’une, un jeune homme, après deux années passées à bourlinguer, tergiverse à rentrer par peur que celle qu’il aime le refuse. Dans une autre, un homme, pour avoir goûté à la route et à la solitude, se présente devant l’institution où travaille son amie mais ne frappera jamais à sa porte…


Le Nord, c’est l’Est

Phébus - 2013

Cédric Gras le dit et ne se l’explique pas, il est attiré par les territoires hostiles qui s’ingénient à repousser les rares voyageurs plutôt qu’à les séduire. C’est un fait, et son regard de géographe singulier n’a pas d’équivalent. Plus intrigante encore cette découverte que le Nord russe se trouve en réalité à l’Est et qu’il faudrait faire pivoter la carte du pays pour tenter de le comprendre. De la Carélie au fleuve Amour, de la Crimée à la mer du Japon, des immenses steppes de Mongolie à Magadan, l’auteur a parcouru des milliers de kilomètres pour aller à la rencontre des archipels humains perdus que le pouvoir exploite à coups de décrets depuis l’époque soviétique. Les « territoires du Nord et assimilés » correspondent souvent à ce que fut l’Archipel du Goulag : des zones perdues de steppe, de taïga et de montagnes, improbables contrées, plus que rudes, où l’alcool tient lieu de mode de vie et où se côtoient les mille groupes ethniques composant la Fédération de Russie. Fleuves inconnus, villes condamnées qui deviendront la cible des Mig à l’entraînement, champs de neige et de gel…

L’Occidental curieux croit parfois connaître la Russie : il ne pourra qu’être sidéré à la lecture de ces lignes.


Revue de presse :

  • "Les lecteurs pourront lire un récit très humain, plein d’empathie voire d’admiration envers ceux qui peuplent les territoires du Nord et assimilés, du mode de vie desquels l’on ne connait toujours pas grand-chose." La Russie d’Aujourd’hui

Vladivostok, neiges et moussons

Maidele - 2011

Lorsque Cédric Gras, irrésistiblement attiré par les confins du monde, descend du Transsibérien fantasmé par tant de voyageurs, en réalité sept jours dans l’inconfort depuis Moscou, bercé par des paysages uniformes de bouleaux, et découvre Vladivostok, il est déçu de ne pas trouver la ville imaginée.
« Vladivostok, c’est un marais à l’eau salée et à l’air vicié. On a beau être dans le plus grand pays du monde, on n’en reste pas moins prisonnier de cette péninsule à la pointe difforme ». Cette désillusion initiale ainsi que la délicate prise de fonctions de ce jeune universitaire et diplomate ne compromettent pas l’élan qui guide son exploration patiente de la ville et la découverte de ses habitants.
La fascination grandit, saison après saison. Celles-ci scandent les temps forts du récit : le festival de cinéma en été, sorte de festival de Cannes de seconde zone, l’arrivée brutale de l’hiver, le 1er de l’an arrosé de vodka, la fonte des glaces et la mousson. Cédric Gras a à coeur de comprendre la région et, avec finesse et vivacité, il donne à voir sa géographie, les rêves de sa population, notamment étudiante, et ses relations avec le reste du monde : Moscou le pôle d’attraction, la Chine voisine et redoutée, la Corée du Nord insondable, le Japon des affaires, mais aussi l’« Eldorado » américain que beaucoup aimeraient rejoindre.


Revue de presse :

  • "C’est un récit de voyage qui fait rêver, qui laisse songeur, malgré la rigueur de ce qu’il décrit, et son efficacité à détruire certains clichés. A Vladivostok, pas d’aurores boréales, pas de neiges blanches et pures, mais une presque île enclavée entre un océan qui donne sur le Japon, un voisin coréen ermite et hostile, et l’omniprésence chinoise." Mediapart
  • "Le grand mérite de Cédric Gras, c’est d’avoir su restituer les deux visages de la ville, d’abord fade et revêche, puis séduisante et envoûtante. Laissant au voyageur, longtemps après son retour, une tenace sensation de dépaysement, étonnamment proche 
de ses imaginations initiales." L’Humanité

Grand dehors

Les cafés littéraires en vidéo
Avec : Cédric GRAS, François GARDE, Malachy TALLACK - Saint-Malo 2018

Avec : Cédric GRAS, François GARDE, Malachy TALLACK
Animé par Maëtte CHANTREL et Michel ABESCAT


Écrivains-voyageurs

Les cafés littéraires en vidéo
Bernard CHAMBAZ, Christian GARCIN, Cédric GRAS et Sylvain TESSON - Saint-Malo 2014

Avec Bernard CHAMBAZ, Christian GARCIN, Cédric GRAS et Sylvain TESSON.


Le dehors et le dedans

Les cafés littéraires en vidéo
Jean-Luc Coatalem, Aleksandar Hemon, Cédric Gras - Saint-Malo 2013

Participants : Jean-Luc Coatalem, Aleksandar Hemon, Cédric Gras

L’Homme et son environnement

avec Matthew Neill Null, Nicolas Rouillé et Cédric Gras - Saint-Malo 2018

Animé par Christelle Capo-Chichi
Avec Matthew Neill Null, Nicolas Rouillé et Cédric Gras


Russie des confins

Avec Victor Remizov, Stéphane Breton, Cédric Gras - Saint-Malo 2017

Avec Victor Remizov, Stéphane Breton, Cédric Gras
Animé par Marie-Madeleine Rigopoulos


Les empires du froid

Avec Cédric Gras, Julien Blanc-Gras, Michel Rawicki, Luc Jacquet - Saint-Malo 2017

Avec Cédric Gras, Julien Blanc-Gras, Michel Rawicki, Luc Jacquet
Animé par Arnaud Wassmer


Car tout voyage est aussi intérieur

Avec Blaise Hofmann, Cédric Gras, Gilles Lapouge, Jean-Luc Coatalem. Rencontre animée par Willy Persello - Saint-Malo 2015

Avec Blaise Hofmann, Cédric Gras, Gilles Lapouge, Jean-Luc Coatalem. Rencontre animée par Willy Persello


Carnets de route

Avec Bernard Ollivier, Cédric Gras, Pauline Guena et Guillaume Binet - Saint-Malo 2015


Avec Bernard Ollivier, Cédric Gras, Pauline Guena et Guillaume Binet, une rencontre animée par Géraldine Delauney


Esprit des Lieux

Avec Claude Eveno, Cédric Gras, Tristan Savin, Paolo Rumiz. Rencontre animée par Josiane guéguen - Saint-Malo 2015

Avec Claude Eveno, Cédric Gras, Tristan Savin, Paolo Rumiz. Rencontre animée par Josiane Guéguen.


Je vais nulle part

Saint-Malo 2014

Avec : Christian Garcin, Pascal Dibie, Cédric Gras
Animé par : Géraldine Delauney


Le sentiment géographique

Saint-Malo 2014

Avec Cédric Gras et Astrid Wendlandt.
Animé par Sophie Ekoué.


Les routes du nord

Saint-Malo 2011

Avec Mathias ENARD, Cédric GRAS, Mélanie VINCELETTE, Dominique FORTIER. Un débat animé par Jean-Claude Lebrun.


L’envers du décor

Saint-Malo 2011

avec : FIÈRE Stéphane, GRAS Cédric, CHIKWAVA Brian
animé par : Hubert Artus, Catherine Pont-Humbert