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URBAIN Jean-Didier

Au soleil. Naissance de la Méditerranée estivale (Payot, 2014)

© DR

Anthropologue social et culturel, Jean-Didier Urbain a pour sujet d’étude le touriste. Longtemps ignoré dans sa raison d’être : le touriste est selon lui un voyageur complexe qui transporte avec lui ses désirs et ses rêves. Après L’Idiot du voyage dans lequel il rappelle l’histoire et l’évolution des pratiques touristiques des Français, il mène dans son dernier ouvrage des réflexions sur la Méditerranée qui attire aujourd’hui pour son soleil et sa chaleur, détrônant ainsi l’Atlantique. Dans ce livre où l’on croisera Gauguin et Matisse, les débuts du naturisme (îles du Levant) et de la liberté sexuelle, les premiers voyages de noces à Venise, la création du Club Med, etc., Jean-Didier Urbain raconte un moment de profondes mutations sociales et des mentalités, celui où, depuis l’Angleterre, la Belgique, la Hollande, l’Italie, l’Allemagne, et la France bien sûr, on s’est mis à aimer le soleil plutôt que la lumière.


Bibliographie

  • Au soleil. Naissance de la Méditerranée estivale (Payot, 2014)
  • L’Idiot du voyage (Plon, 1991)
Au soleil. Naissance de la Méditerranée estivale

Au soleil. Naissance de la Méditerranée estivale

Payot - 2014

Savoureux, intelligent, sentimental : le livre qui nous fait sentir tout ce que cette mer a de désirable.
Longtemps, la Méditerranée fut une mer d’hiver. Le soin, la culture et le sexe étaient ses trois piliers, que l’on aille sur la côte d’Azur, en Grèce, au Maroc ou en Turquie. Au début du XXe siècle, cependant, les choses changent :
on y vient l’été pour le soleil, la chaleur, les loisirs. L’Atlantique est détrôné. Pourquoi ?
Dans ce livre où l’on croisera Gauguin et Matisse, les débuts du naturisme (îles du Levant) et de la liberté sexuelle, les premiers voyages de noces à Venise, la création du Club Med, etc., Jean-Didier Urbain raconte un moment de profondes mutations sociales et des mentalités, celui où, depuis l’Angle- terre, la Belgique, la Hollande, l’Italie, l’Allemagne, et la France bien sûr, on s’est mis à aimer le soleil plutôt que la lumière.

L’idiot du voyage

Plon - 1991

L’idiot du voyage, c’est le touriste. Il est, on le sait, un mauvais voyageur. C’est du moins la réputation que lui prête aujourd’hui le sens commun, en vertu d’une longue tradition de mépris. Pourtant, le touriste n’est pas si idiot. Il faut lui reconnaître, outre ses utilités évidentes (économiques, politiques et culturelles), une réelle intelligence du voyage, un univers que fonde, avec ses confins et ses déserts, ses enfers et ses paradis, une "géographie personnelle". Seulement voilà : hanté par le mythe du voyageur, le touriste n’échappe pas au mépris. Méprisant ses semblables, il se méprise lui-même. Pris au piège d’un tel paradoxe, les usages et les discours de cet explorateur s’en ressentent, faisant de lui un personnage complexe et complexé : le héros ambigu de ce livre.