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PETERSEN Pia

France - Danemark

Un écrivain, un vrai (Actes Sud, 2013)

Biographie

Remarquée en 2010 pour son roman Une livre de chair, cette amoureuse de la langue française d’origine danoise dissèque de livre en livre les séductions faciles, les souffrances et les impasses de notre société.

Ayant dans sa jeunesse l’impression de « toujours dépasser un peu des normes en cours », Pia Petersen a quitté sans regrets son conformiste Danemark natal pour la France. Débarquée à Paris, elle flirte avec la petite délinquance, apprend la langue avec Stendhal, puis enchaîne les boulots alimentaires pour financer des études de philosophie à la Sorbonne. Diplôme en poche, elle ouvre une librairie-café à Marseille, « Le Roi Lire », fréquentée par de nombreux écrivains, parmi lesquels Jean-Claude Izzo. Un jour, elle baisse le rideau et commence, enfin, à écrire à temps plein. En mars 2000, les éditions Autres Temps publient son premier roman : le Jeu de la Facilité.

Alignant des phrases sans fard ni fioritures, Pia Petersen prend le parti de regarder en face la misère et la solitude de ses contemporains. Ses livres, publiés par Actes Sud depuis 2004, donnent à entendre la voix intérieure de personnages à la dérive : celle d’un clochard soliloquant au ras du pavé dans Parfois il discutait avec Dieu, les tourments de la femme de Iouri, un artiste au bord de la folie, le monologue d’un héritier criblé de dettes, dont la dernière partie de poker tourne au jeu de massacre dans Une livre de chair...

Avec Le Chien de Don Quichotte, paru dans la collection Vendredi 13 des Éditions La Branche, elle s’essaye au roman noir : "une planque" qui permet de "travailler un vrai fond sans devenir inutilement lourd, ou docte", d’" interroger le monde sans en avoir l’air, de penser sans que cela se voit". Le livre interroge en l’occurrence le rapport entre le monde virtuel et et le monde réel en mettant en scène le bras de fer entre une multinationale et un groupe de hackers spécialistes du siphonnage de comptes en ligne.

Un écrivain, un vrai, à paraître en janvier 2013, poursuit l’examen clinique des travers de notre époque, qui voudrait rendre la création soluble dans le divertissement et réduire la littérature au "storytelling"...


En savoir plus :


Bibliographie :

  • Un écrivain, un vrai (Actes Sud, 2013)
  • Le chien de Don Quichotte (Éditions La Branche - Collection Vendredi 13, 2012)
  • Une livre de chair (Actes Sud, 2010)
  • Une fenêtre au hasard (Actes Sud, 2010)
  • Iouri (Actes Sud, 2009)
  • Passer le pont (Actes Sud, 2007)
  • Une fenêtre au hasard (Actes Sud, 2005)
  • Parfois il discutait avec Dieu (Actes Sud, 2004)
  • Le jeu de la facilité (Autres Temps, 2000)

Présentation de Un écrivain, un vrai

Un écrivain, un vrai, c’est le titre de l’émission de téléréalité dont Gary Montaigu a accepté d’être la vedette. Une équipe télé s’est installée chez lui et le filme en permanence ; au fil de rendez-vous quotidiens, les téléspectateurs sont invités à intervenir sur l’intrigue de son roman en cours. Auteur populaire et reconnu par ses pairs, Gary est au faîte de sa carrière. S’il s’est prêté au jeu, c’est par ambition mais aussi par amour sincère de la littérature, dans la conviction que la petite lucarne a le pouvoir d’inoculer le virus de la lecture dans tous les foyers. Quelques mois plus tard, il a déserté la vie publique, n’écrit plus rien de bon et reste enfermé chez lui, dans un fauteuil roulant… aurait-il sous-estimé les effets de la médiocrité télévisuelle ? Avec une ironique clairvoyance, Pia Petersen interroge le rôle de l’artiste dans nos sociétés contemporaines interactives. Face au simplisme démagogique et aux charmes fallacieux du storytelling, elle plaide avec détermination pour la complexité de la pensée, la liberté de créer sans le souci de séduire, l’engagement total sur un chemin de création, sans concessions.


Présentation de Le Chien de Don Quichotte

La lecture d’un livre a bouleversé la vie d’Hugo, ainsi que le chiot qu’il a récupéré lors de sa dernière mission.
Sa décision est prise, il ne veut plus tuer, il veut faire le bien. Mais comment s’y prendre quand on est chef de la sécurité d’une multinationale et porte-flingue de son patron ? Perdre cette sale habitude de dézinguer à tout-va n’est en effet pas simple depuis que le patron d’Hugo a déclaré la guerre à un groupuscule de hackers militants qui se fait appeler «  Vendredi 13  » et qui a la fâcheuse manie de siphonner ses comptes en ligne...

Le chien de Don Quichotte

La Branche - 2013

Hugo est le porte-flingue heureux d’un patron véreux. Une vie bien réglée, qui bascule furieusement quand un prêtre imbibé jusqu’à l’os donne à Hugo un livre, dont le héros est un homme bon, prêt à tout pour protéger les faibles. Cette lecture bouleverse Hugo : lui aussi veut faire le bien. Il ne veut plus tuer. Oui mais voilà, il n’est pas simple de protéger les gens quand on a pour mission de dézinguer... Et cette bande de hackers, les « vendredi 13 », ne lui facilitent pas la tâche : en piratant les comptes de son patron, ils déclarent la guerre ouverte. Les hostilités doivent commencer. Quelle galère. En lieu et place des moulins à vent de Don Quichotte, imaginez d’authentique malfrats. Substituez ensuite à la troupe de Robin des Bois une bande de geeks surdoués, qui jouent du clavier pour corriger les injustices. Coincez ensemble ces personnages fabuleux dans un bar miteux à la veille de Noël. Vous aurez alors une petite idée du récit de Pia Petersen, digne du Tarantino des grands jours : un huis-clos explosif et macabre, dont personne ne sort vainqueur...


Un Ecrivain, un Vrai

Actes Sud - 2013

Un écrivain célèbre dont le dernier roman vient d’être distingué par l’International Book Prize accepte de se prêter au jeu d’une émission de téléréalité qui le suit pendant qu’il écrit et qui propose aux téléspectateurs d’intervenir sur l’histoire de son livre en cours. Il voudrait rendre la littérature accessible à tous, mais c’est lui qui risque d’y perdre sa puissance créatrice… Une dénonciation du règne du storytelling au détriment de la pensée.


Instinct primaire

Nil Editions - 2013

Un ciel bleu, une église, un mariage, une foule rassemblée pour célébrer l’amour, la montée vers l’autel, une mariée souriante... Une mariée aux yeux brouillés de larmes qui s’enfuit, laissant derrière elle l’homme de sa vie. C’était un an plus tôt, et la narratrice n’a plus jamais revu celui qu’elle a choisi de ne pas épouser. Elle souffre : il lui manque, elle lui écrit. Malgré son apparence criminelle, cette fuite devait sauver un homme et une femme de ce qu’ils repoussaient tous deux au début de leur passion : les conventions, les automatismes, la soumission de la singularité. Elle se croyait aimée et donc comprise ; mais en cours de route, rattrapé par les réflexes du conformisme, il a oublié qu’elle ne lui avait jamais demandé de quitter sa femme, qu’elle aimait être sa maîtresse, qu’elle ne voulait pas d’enfant, et que l’amour qu’elle lui portait était absolu, puisqu’il était aussi amour de sa liberté. Or, la liberté semble demeurer le plus encombrant des cadeaux... A force d’entendre les héritières du féminisme décréter qu’une femme n’est jamais "complète" si elle ne devient pas épouse et mère, un homme peut-il entendre un discours différent de la part de celle avec qui il souhaite partager sa vie ? N’a-t-il pas, d’ailleurs, été forgé, éduqué, dressé par sa propre mère à ne jamais concevoir aucune autre représentation de la femme ? Avec l’originalité qui la caractérise, Pia Petersen pénètre dans la grande tragédie de l’incompréhension entre hommes et femmes pour observer le sentiment amoureux et son asservissement aux moeurs d’une époque. Depuis les paradoxes d’un temps où "le mariage et les enfants pour tous" se cogne à la valse des divorces et au surpeuplement jusqu’aux vices cachés des esthétiques littéraires féminines, elle mène une savoureuse exploration de nos instincts primaires.

Un ciel bleu, une église, un mariage, une foule rassemblée pour célébrer l’amour, la montée vers l’autel, une mariée souriante... Une mariée aux yeux brouillés de larmes qui s’enfuit, laissant derrière elle l’homme de sa vie. C’était un an plus tôt, et la narratrice n’a plus jamais revu celui qu’elle a choisi de ne pas épouser. Elle souffre : il lui manque, elle lui écrit. Malgré son apparence criminelle, cette fuite devait sauver un homme et une femme de ce qu’ils repoussaient tous deux au début de leur passion : les conventions, les automatismes, la soumission de la singularité. Elle se croyait aimée et donc comprise ; mais en cours de route, rattrapé par les réflexes du conformisme, il a oublié qu’elle ne lui avait jamais demandé de quitter sa femme, qu’elle aimait être sa maîtresse, qu’elle ne voulait pas d’enfant, et que l’amour qu’elle lui portait était absolu, puisqu’il était aussi amour de sa liberté. Or, la liberté semble demeurer le plus encombrant des cadeaux... A force d’entendre les héritières du féminisme décréter qu’une femme n’est jamais "complète" si elle ne devient pas épouse et mère, un homme peut-il entendre un discours différent de la part de celle avec qui il souhaite partager sa vie ? N’a-t-il pas, d’ailleurs, été forgé, éduqué, dressé par sa propre mère à ne jamais concevoir aucune autre représentation de la femme ? Avec l’originalité qui la caractérise, Pia Petersen pénètre dans la grande tragédie de l’incompréhension entre hommes et femmes pour observer le sentiment amoureux et son asservissement aux moeurs d’une époque. Depuis les paradoxes d’un temps où "le mariage et les enfants pour tous" se cogne à la valse des divorces et au surpeuplement jusqu’aux vices cachés des esthétiques littéraires féminines, elle mène une savoureuse exploration de nos instincts primaires.

Un livre de chair

Actes Sud - 2010

New-York. Romain s’effondre lors d’une partie de poker chez Ryan. Allongé dans la pièce attenante, il laisse filer ses pensées, remonte le cours de ses souvenirs, pendant qu’à côté, le drame se noue… Romain, la quarantaine, s’effondre durant une partie de poker chez Ryan. Persuadé que cette crise cardiaque sera la bonne, il laisse filer ses pensées. Héritier d’une fortune colossale, il a fréquenté le monde clinquant de Hollywood avant de venir échouer, ruiné, à cette table de jeu clandestine dans le New York interlope des fauchés. Dans la pièce voisine, la partie de poker se poursuit, et le drame se noue : Freddy, un maffieux dont Ryan est le débiteur surgit avec ses hommes et ils le frappent à mort. Les autres sont sommés de trouver une solution pour rembourser la dette. L’argent est pour tous à l’origine du mal-être puis du malheur, et dans la balance, une livre de chair vaut bien une dette d’argent. Le compte à rebours de cet habile huis-clos, enclenché dès la première ligne, est égrené avec une insistance croissante, soutenu par une écriture qui creuse et malmène à l’envi, et des personnages chancelants aux répliques intérieures dignes des grands films noirs.