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PERRIER Jean-Claude

France

Comme des barbares en Inde (Fayard, 2014)

Biographie

Voyageur impénitent, journaliste et homme de lettres aux talents multiples, Jean-Claude Perrier garde de ses pérégrinations autour du monde l’esprit ouvert et les pieds sur terre.

Né à Paris le 3 février 1957, il vit entre la capitale et la Normandie. Il a fait des études littéraires très classiques. D’abord professeur de lettres, puis journaliste (il débute au Quotidien de Paris en 1980), il devient écrivain et éditeur.
Depuis l’adolescence, il prend la tangente, pour des voyages de plus en plus longs. Le tournant décisif date de trente ans, lors de sa rencontre avec l’Inde. Fasciné par la richesse culturelle du sous-continent, il lui consacre plusieurs livres, Dans les comptoirs de l’Inde : Carnets de voyage, Le goût des villes de l’Inde, et dirige la collection " Domaine indien " au Cherche-Midi.

Journaliste au Figaro littéraire et à Livres Hebdo, critique rock spécialiste de la scène française au Nouvel Observateur, il est l’auteur d’une petite vingtaine d’ouvrages qui décryptent l’époque avec jubilation. De l’histoire du journal Libération à celle du rap français, de De Gaulle à André Gide, la curiosité de ce lecteur insatiable ne semble pas connaître de limites.

« Tout ce que j’ai appris, vécu, aimé, passe et passera par les livres, lus, étudiés, écrits. Tout fait sens et tout fait livre […]. Les livres sont mon oxygène, mes guides tout au long de mon parcours. Je suis un voyageur de papier. »
Jean-Claude Perrier

Dans le cadre d’un hommage rendu à Pierre Loti, Jean-Claude Perrier a partagé à Saint-Malo en 2013 sa connaissance de l’oeuvre de l’écrivain-explorateur, dans les traces duquel il a maintes fois marché.

Il publie en 2014 un essai à la fois littéraire et personnel, une archéologie littéraire où pour la première fois il ose écrire sur l’Inde personnellement, pour revisiter le rapport à l’Inde de quatre écrivains qu’il admire profondément : Loti, Michaux, Malraux et Gide, dans un livre d’amour et d’admiration.


Bibliographie

  • Comme des barbares en Inde (Fayard, 2014)
  • Dans les comptoirs de l’Inde - Carnet de voyage (Imperiali Tartaro, 2013)
  • Le voyageur de papier (Héloïse d’Ormesson, 2012)
  • Voyages au Moyen-Orient, anthologie de textes de Pierre Loiti (Arthaud, 2012)
  • André Gide, ou la tentation nomade (Flammarion, 2011)
  • Les Mystères de Saint-Exupéry (Stock, 2009)
  • Passage de la mère morte (Stock, 2008)
  • Le chant des villes : d’Aden à Zanzibar (Mercure de France, 2006 - avec André Velter)
  • Le goût des villes de l’Inde (Mercure de France, 2005)
  • Dans les comptoirs de l’Inde : Carnets de voyage (Le Cherche midi, 2004)
  • Le Goût du Népal (Mercure de France, 2004)
  • Nouvelle vague : Anthologie de la chanson française de 1981 à nos jours (La Table ronde, 2002)
  • De Gaulle vu par les écrivains : d’Aragon à Zagdanski (La Table ronde, 2000)
  • Le rap français (La Table ronde, 2000)

Comme des barbares en Inde

Fayard - 2014

En 1899, l’officier Julien Viaud, alias Pierre Loti, s’immergeait avec extase dans « l’Inde des palmes », rencontrant maharadjah, fakirs, fidèles sur le Gange… et rédigea l’un de ses chefs d’oeuvre L’Inde (sans les Anglais). Michaux, découvrant l’Inde en 1931 (il aurait pu y croiser Malraux cette même année), allait lui consacrer la moitié de son Barbare en Asie. Si Malraux, qui séjourna en Inde plusieurs fois, dont en 1974 –comme un pèlerinage avant de mourir–, n’écrivit jamais de grand livre sur l’Inde, il lut notamment Tagore et les grands textes sacrés et noua une relation privilégiée avec Nehru et Indira Gandhi. Quant à Gide, traducteur de Tagore et de Kabîr, sous l’invocation duquel Michaux plaça son Barbare, il connut aussi Nehru et soutint avec ferveur les oeuvres de Malraux et de Michaux. Dans cet essai littéraire, hymne à l’Inde et à ces quatre écrivains si différents qui éprouvèrent une attirance commune pour ce pays « d’antique civilisation », apparaissent aussi beaucoup de belles figures de passeurs, tels Ravi Shankar et George Harrison.
Il y a trente-cinq ans, Jean-Claude Perrier, journaliste et écrivain, posait le pied pour la première fois en Inde, qui deviendra un peu sa deuxième patrie. Il est l’auteur d’une trentaine d’ouvrages dont André Malraux et la tentation de l’Inde (Gallimard, 2004), Les mystères de Saint-Exupéry (Stock, 2009), prix Louis-Barthou de l’Académie française 2010, et André Gideou la tentation nomade (Flammarion, 2011).

Dans les comptoirs de l’Inde - carnet de voyage

Imperiali Tartaro - 2013

Jean-Claude Perrier a voyagé dans les cinq anciens Comptoirs Français de l’Inde. Pérégriner en toute liberté à travers tout le sud du continent indien, du Kerala au Bengale en passant par le Tamil Nadu et l’Andhra Pradesh. Mahé la tropicale, Pondichéry la blanche, Karikal la modeste, Yanaon l’oubliée et l’émouvante Chandernagor, alanguie sur les bords de la rivière Hooghly, fille et affluent du Gange... Des milliers de kilomètres dans des conditions parfois farfelues, cinq étapes, et partout, des rencontres, avec des Indiens et des Français qui ont en partage des souvenirs, une langue, une culture. Ce livre est un carnet de voyage original et vécu, abondamment illustré de photos prises par l’auteur. C’est aussi une défense et illustration de la francophonie, loin des discours technocratiques. C’est un hymne d’amour à l’Inde, un livre de dialogue entre deux terres de culture et d’antique civilisation.


Le goût du Paris insolite

Mercure de France - 2013

Vivante et protéiforme, Paris se transforme en permanence, superposant les strates de son histoire, de ses mythes et de son architecture. Paris est l’une des villes du monde la plus « écrite » : difficile de la cerner à travers la masse de littérature qui lui a été consacrée. Plutôt que le « tout-Paris », c’est un autre Paris que ce volume nous invite à découvrir. Inattendu, bizarre, mystérieux, caché – en un mot insolite ! Balade iconoclaste donc, des hauts-lieux touristiques incontournables (la tour Eiffel, les Champs-Élysées) aux endroits moins fréquentés (prison, square anonyme, musées confidentiels), jusqu’à une espèce d’underground (monuments disparus, catacombes, maisons-fantômes, confréries clandestines…) En compagnie de François Villon, Marcel Proust, Louis-Sébastien Mercier, Léon-Paul Fargue, Louis Aragon, René Barjavel, André Breton, Jacques Roubaud, Michel Butor, Antoine Blondin, Jacques Prévert, Ernest Hemingway, Olivier Bleys, Patrick Modiano, Jean-Baptise Del Amo, Alexandre Lacroix, et bien d’autres… Textes choisis et présentés par Jean-Claude Perrier.


Le voyageur de papier

Héloïse d’Ormesson - 2012

« Dès que j’eus appris à lire, le livre m’est apparu comme un frère naturel. » De la tentation de l’Inde de Malraux au grenier de Gide, en passant par le vison de Michèle Morgan, une galerie de portraits - évocations tendres et complices - jalonne le parcours du narrateur. Au détour d’un poème, d’un voyage, d’une chanson, on croise une Sagan gourmande, un Michaux malicieux, un Jonasz passionné de sagesse orientale ou l’improbable Docteur Gainsbourg. Sans oublier les incontournables figures de l’édition, Françoise Verny, prodigieuse dragueuse de plumes, ou Simone Gallimard, affranchie des conventions. Autant de visites chez celles et ceux qui ont permis au romancier de se construire. Observateur aigu, confident espiègle, Jean-Claude Perrier traverse son époque et décode le milieu. Le Voyageur de papier, porté par une écriture jubilatoire, nous lance sur les pas d’un enfant des mots.


Voyages au Moyen-Orient

Arthaud - 2012

Voyages au Moyen-Orient Le désert, Jérusalem, la Galilée, vers Ispahan, la mort de Philaé Officier de marine, grand voyageur et romancier à succès, Pierre Loti a sillonné le monde en quête d’ailleurs et d’idéal. Des escales exotiques de ce dandy inspiré est née une oeuvre abondante et colorée. Si ses romans, comme Pêcheur d’Islande, sont bien connus, ses récits de voyages méritent d’être redécouverts. Voyages au Moyen-Orient rassemble cinq d’entre eux, rédigés entre 1895 et 1907 : Le Désert, Jérusalem et La Galilée sont le fruit d’un long voyage privé de Loti en Terre Sainte. Vers Ispahan est le récit d’une traversée de la Perse, tandis que La Mort de Philae retrace son périple de six mois à travers l’Égypte. De sa plume chatoyante et sensuelle, cet écrivain nomade plonge le lecteur au coeur du monde oriental pour lequel il éprouvera tout au long de son existence une puissante fascination.


Le goût du rock’n’roll

Mercure de France - 2012

Les historiens s’accordent à faire naître le rock’n’roll dans la nuit du 5 au 6 juillet 1954 : au studio Sun Records de Memphis, Tennessee, le jeune Elvis Aron Presley, apprenti-camionneur de Tupelo, Mississippi, dix-huit ans et demi, enregistre son premier single, That’s All Right (Mama), un peu comme une bonne blague… La suite est entrée dans la légende. Le rock originel est donc une musique de Blancs bâtie sur des fondations noires – gospel, blues, rhythm’n’blues… Le rock, aux Etats-Unis puis en Europe va servir de truchement fédérateur à toutes les aspirations d’une génération qui conteste les fondements mêmes de la société occidentale quant à l’argent, la guerre, la religion, la morale, la sexualité, la drogue, la mode… Le rock n’est bientôt plus seulement une musique, mais un mode de vie, une culture alternatifs, une attitude globale – et rebelle. Au fur et à mesure de sa diffusion, il s’adapte selon chaque pays, se chante dans toutes les langues même si l’anglais reste son idiome de prédilection, se métamorphose et se ramifie : hard, heavy metal, pop, punk, new wave, rockabilly, grunge et tutti frutti. Le rock est ouvert, métis et bien vivant, plus d’un demi-siècle après. Pages d’histoire, objets du culte, portraits souvenirs, paroles de rocker par eux-mêmes ou par d’autres, en compagnie de Nick Cohn, Greil Marcus, Antoine de Caunes, Iggy Pop, François Bon, Bob Dylan, Bertrand Cantat, Nick Cave, Leonard Cohen, Serge Gainsbourg, John Lennon, Freddie Mercury, Jim Morrison, Tommy Ramone, Keith Richards, Sting et bien d’autres.


André Gide, ou la tentation nomade

Flammarion - 2011

Cet album a pour ambition de revisiter la vie et l’oeuvre d’André Gide (1869-1951), si indissolublement liées, à travers un thème qui les sous-tend et les organise toutes deux : le voyage. Gide ne fut pas un bourlingueur, mais un être en perpétuel mouvement, qui n’avait de cesse, " posé " quelque part, que de repartir ailleurs. Comme chez lui une chose et son contraire cohabitaient, généraient des tensions qui finissaient par nourrir l’oeuvre, il aimait aussi les maisons, les siennes ou celles d’amis proches, où ce contempteur des familles traditionnelles se retrouvait avec la sienne, d’élection, recomposée selon son coeur. Les Van Rysselberghe, sa fille Catherine, Marc Allégret, Pierre Herbart, Roger Martin du Gard, Jean Schlumberger... De 1888 à 1950, on suivra donc Gide à travers ses périples, proches (Italie, Suisse, Allemagne...) ou plus lointains (Afrique du Nord, bassin méditerranéen...). Avec, en guise de sommets, ses deux grands voyages " politiques " : en Afrique noire (1925-1926) et en U.R.S.S. (1936).


Le rap français. Dix ans après

La Table Ronde - 2010

Partout, à l’école, à l’hôpital, dans les rues, la violence, le racisme, le fanatisme religieux, le communautarisme, le malaise social s’aggravent. Face à quoi les gouvernements successifs agitent, alternativement ou en même temps, la matraque et la démagogie. Cette dernière s’appelle aujourd’hui « discrimination positive » et elle ne résout pas les problèmes... Et le rap, dans tout ça, comment a-t-il évolué, et quel rôle joue-t-il ? Toujours solidement calé sur ses trois piliers, MC Solaar, IAM et NTM, relayé par des stars à l’audience grandissante (comme le cher Oxmo Puccino), le rap (au sens large) a conforté sa place dans notre paysage musical. En dix ans, le rap français est sorti du ghetto. Il s’est à la fois radicalisé et banalisé. Grâce à Internet, il irrigue aujourd’hui le paysage musical français avec des textes qui font preuve d’une belle créativité. En témoigne cette anthologie revue et augmentée, qui, aux côtés des artistes consacrés, fait la part belle aux nouveaux talents.


Le goût de la Turquie

Mercure de France - 2010

Issue d’un empire ottoman flamboyant et puissant, la Turquie moderne, fondée sous l’impulsion de Mustafa Kemal – surnommé Atatürk (« Père des Turcs »), en 1923, fascine toujours les voyageurs et questionne les politiques. Istanbul en est la ville emblématique, qui s’étend sur les deux rives du Bosphore, à cheval sur l’Europe et l’Asie. Mais il faut aussi évoquer Ankara, sa capitale, Izmir ou Brousse, visiter les temples d’Ephèse, s’arrêter à Smyrne (devenue Izmir), dans les stations balnéaires du Sud, visiter l’aride Capadocce… La Turquie, ce « pays d’antique civilisation », selon l’expression d’André Malraux, offre en effet des visages multiples. Voyage au pays des sultans, des soufis, des derviches tourneurs, des bazars, des narghilés, des pâtisseries et des mosquées, en compagnie de Homère, Virgile, Soliman le magnifique, Jean Racine, Lady Montagu, Yachar Kemal, Pierre Loti, Louis de Bernières, Orhan Pamuk, Ryszard Kapuscinski, Nedim Gürsel, Nâzim Hikmet, Elif Shafak et bien d’autres…


Le goût du Cambodge

Mercure de France - 2010

Le Cambodge constitue une sorte de miracle, toujours vivant après des siècles d’invasions étrangères et de colonisation, ressuscité après avoir subi sous les Khmers rouges l’un des plus effrayants génocides de l’Histoire : deux millions de morts en moins de quatre ans… À l’image d’Angkor Vat, antique capitale si souvent pillée mais retrouvée par les archéologues français au XIXe siècle, le Cambodge tente aujourd’hui de se reconstruire. À l’image du Mékong, qui l’irrigue et le fertilise, l’histoire du Cambodge n’est pas un long fleuve tranquille. Et il faut rencontrer les Cambodgiens, un peuple dynamique qui doit s’inventer un avenir pacifique. Des fondements de la civilisation khmère à nos jours, des premiers temples hindous à celui de Preah Vihear, sur fond de notes parfumées d’un délicieux bœuf au gingembre, périple sur les traces de Henri Mouhot, Pierre Loti, Paul Claudel, Gérard Manset, Louis Delaporte, André Malraux, François Bizot, Gérard de Villiers, Loïc Barrière, Norodom Sihanouk, Sam Rainsy, Rithy Panh et bien d’autres…


Les Mystères de Saint-Exupéry

Stock - 2009

« Il y a des écrivains que, sitôt découverts, on aime d’emblée, et qui vous accompagnent toute une vie. Pour moi, ce furent Montaigne, Proust, Gide, Malraux, Michaux, Mandiargues… Et puis d’autres, que l’on rencontre plus tard, et qui, une fois entrés dans votre bibliothèque idéale, agrégés à votre panthéon personnel, ne vous importent pas moins. Saint-Exupéry, dans mon cas, fait partie de ceux-là. Je l’avais certes lu, et aimé ses grands livres, Pilote de guerre, Terre des hommes, ou l’inclassable Citadelle. Et Le Petit Prince, bien sûr, découvert presque adulte, ce qui est finalement une bonne chose. L’homme, surtout, me touchait. Cette trajectoire terrestre si brève, si riche, si intense. Mais j’ignorais qu’un jour il me deviendrait si proche. Le déclic se fit grâce à ma collaboration à un grand feuilleton ‘‘à l’ancienne’’, paru dans Le Figaro. La ferveur des lecteurs, l’abondant courrier que reçut la rédaction démontrèrent l’intérêt considérable, voire les passions que l’écrivain-aviateur suscite toujours, soixante-cinq ans après sa mort. N’ayant pu alors utiliser toute la matière rassemblée, qui s’est enrichie depuis, j’ai souhaité poursuivre et approfondir ce travail, en utilisant un grand nombre de sources inédites afin d’éclairer les principales zones d’ombre de la biographie de ‘‘Saint-Ex’’ : tels ses rapports complexes avec la politique, surtout durant la guerre, sa carrière cinématographique ratée, ses amours compliquées, sa succession rocambolesque… Homme paradoxal, aussi célèbre que mystérieux. Par chance, de nouvelles pièces du puzzle surgissent régulièrement de l’ombre. Je les ai donc ici réunies. Ni biographie ni essai, ce livre se veut une enquête sur un homme aussi tourmenté qu’attachant, devenu un grand écrivain. »


Passage de la mère morte

Stock - 2008

« Tu me croiras si tu veux, mais j’ai oublié en quelle année tu es morte. Je pourrais bien sûr retrouver la date exacte, dans des papiers ou quelque ancien agenda, ou procéder à des recoupements. À quoi bon ? Je ne suis pas sûr d’avoir même conservé ton acte de décès, l’unique preuve officielle de ton existence. Je n’ai pas envie, je redoute même de projeter toute la lumière sur ton passé, ta famille, ta naissance. Pas le temps, et peur d’autres découvertes sordides que je pourrais exhumer. Aujourd’hui, je peux t’écrire, comme s’il m’avait fallu attendre d’avoir la maturité et le recul nécessaires. » En s’adressant à sa mère disparue, le narrateur renoue les fils de sa vie, dévoile ce qu’il a tu depuis trop longtemps. Ainsi cherche-t-il à comprendre une femme insaisissable dont il ignore le passé et le vrai nom, et surtout à expliquer pourquoi elle l’a si mal aimé. Pour lui, la présence de cette mère fut synonyme de désordre, de crises, de mauvais souvenirs, et même de disparition soudaine. C’est auprès de son père et de ses grands-parents qu’il trouva un équilibre, une vie plus paisible, tournée vers les études et la lecture. Toutefois il grandit avec le sentiment de n’être pas un enfant comme les autres. Par la suite, il réussit à s’accommoder de cette femme capricieuse, mais aussi attachante, à qui il ne put jamais parler à cœur ouvert, puisqu’elle esquiva sans cesse toutes ses questions.


Le goût du Tibet

Mercure de France - 2008

Le Tibet a toujours fait l’objet de convoitises. Terre d’antique civilisation, il repose sur des fondements solides, comme sa religion si particulière, le bouddhisme tibétain, remontant au VIIe siècle après Jésus-Christ et incarnée dès le XVIIe siècle par les Dalaï-Lamas. Pour saisir l’esprit et l’âme du Tibet, il faut lire les incroyables récits des premiers voyageurs occidentaux partis explorer ce petit royaume himalayen interdit aux profanes. Mais aussi entendre chanter les mots des poètes, inspirés par la sagesse bouddhiste. Tibet d’hier et Tibet d’aujourd’hui à travers son destin dramatique, mais surtout Tibet éternel, symbolisé par l’écharpe blanche, le khatag, que les Tibétains remettent, en signe d’humilité et de respect, à l’étranger de passage… Voyage au Pays des Neiges en compagnie de Marie-José Lamothe, Milarépa, Alexandra David-Néel, Victor Segalen, Antonin Artaud, André Velter, Claude B. Levenson et bien d’autres.


Le goût de l’Inde

Mercure de France - 2007

Depuis les années soixante jusqu’à sa mort, André Malraux n’a cessé de prophétiser : « L’Inde sera un des plus grands pays du monde. » Aujourd’hui, sa prédiction est devenue évidence : l’Inde, sans avoir jamais renoncé à ses cinq mille ans d’histoire, de religion et de traditions, fait partie intégrante de notre univers culturel, politique et économique. Comprendre l’Inde du XXIe siècle, c’est donc (re)découvrir Le Râmâyana, Le Mahâbhârata, le bouddhisme, le Gange, les castes, la médecine ayurvédique,le kalaripayat (ancêtre des arts martiaux), les exploits des sadhu, les mélos de Bollywood, la musique de Ravi Shankar, les multiples façons de cuisiner le riz... C’est aussi saluer quelques figures d’exception qui l’ont servie – Gandhi, Nehru, Indira Gandhi... Voyage en compagnie de Henri Michaux, Yann Martel, Amitav Ghosh, Dominique Fernandez, Raj Rao, Rabindranath Tagore, Catherine Clément, Anoushka Shankar, Pankaj Mishra, Sarah Dars, Arundhati Roy et bien d’autres...


Le chant des villes : d’Aden à Zanzibar

Mercure de France - 2006

Addis-Abeba, Aden, Honolulu, Mogadiscio, Dar es-Salaam, Yamoussoukro, Pondichéry, Persépolis, Nijni-Novgorod, Vientiane, Anchorage, Zanzibar… Certains noms de villes suscitent le rêve et chantent aux oreilles. Plaisir musical et magie onomastique ont guidé un choix de textes le plus éclectique possible : quelques vers, un passage de poème en prose, un extrait de roman, une page de souvenirs, une note de carnet de voyage, chacun célébrant une ville… Par des auteurs de toutes les époques, de toutes les origines, de tous les genres, avec des excursions vers le polar ou la chanson. Invitation au voyage autant que voyage immobile sur les traces d’Hérodote, Michel Butor, Victor Ségalen, François Weyergans, Charles Baudelaire, Joseph Conrad, Henri Michaux, Jean Cocteau, Denis Tillinac, Louis Aragon, Pierre Loti, Johnny Hallyday, Patrick Grainville, Nuruddin Farah, Muriel Cerf, Catherine Clément, et bien d’autres…


Le goût des villes de l’Inde

Mercure de France - 2005

Un milliard d’habitants, 3 287 263 km2, vingt-cinq États, au moins autant de langues officielles, plusieurs centaines de dialectes répertoriés et pratiqués... les chiffres disent la démesure et la difficulté d’appréhender l’Inde. Pour saisir l’essence du sous-continent , il faut le sillonner sans relâche, de Delhi à Jaipur, d’ouest en est, du nord au sud, se rendre là où tout le monde va mais aussi explorer des régions moins connues et aux charmes touristiques moins immédiats. Tour des villes de l’Inde, de passages obligés (Agra et son Taj Mahal, Goa et ses plages, Calcutta et ses slums ) en contrées moins pittoresques ou plus difficiles d’accès (villes du Cachemire et de l’Assam, Mahé, Yanaon, Chandernagor, etc.). Une Inde une et multiple à découvrir sur les traces de Pierre Loti, Nicolas Bouvier, Salman Rushdie, Amitav Ghosh, Pier Paolo Pasolini, Kushwant Singh et bien d’autres.


Dans les comptoirs de l’Inde : Carnets de voyage

Cherche Midi Editeur - 2004

1954-2004 Cinquantenaire de la restitution des Comptoirs de l’Inde par la France, le 1er novembre 1954 de facto, en 1962 de jure. L’été 2003, Jean-Claude Perrier a eu la chance de pouvoir exaucer l’un de ces rêves : voyager dans nos cinq anciens Comptoirs de l’Inde. Pérégriner en toute liberté à travers tout le sud du continent indien, du Kerala au Bengale en passant par le Tamil Nadu et l’Andhra Pradesh. Mahé la tropicale, Pondichéry la blanche, Karikal la modeste, Yanaon l’oubliée et l’émouvante Chandernagor, alanguie sur les bords de la rivière Hooghly, fille et affluent du Gange... Des milliers de kilomètres dans des conditions parfois farfelues, cinq étapes, et, partout, des rencontres, avec des Indiens et des Français qui ont en partage des souvenirs, une langue, une culture. Sans nostalgie, mais avec une curiosité toujours en alerte, et une totale empathie, Jean-Claude Perrier est parti à la recherche de la moindre trace de la présence française dans le sud de l’Inde, de ces pages d’une longue histoire, qui s’est écrite là-bas depuis Dupleix jusqu’à Mendès France. Ce livre est un carnet de voyage original et vécu, abondamment illustré de photos prises par l’auteur. C’est aussi une défense et illustration de la francophonie, loin des discours technocratiques. C’est un hymne d’amour à l’Inde, un livre de dialogue entre deux terres de culture et d’antique civilisation.


Le Goût du Népal

Mercure de France - 2004

Dans les années 60, des hordes de jeunes Occidentaux adeptes du sex, drugs and rock’n roll déferlent devant les accueillants Népalais : on venait se la couler douce à Katmandou ! Depuis, les hippies ont migré vers l’Inde. Aujourd’hui, la capitale du Népal est surtout une porte vers les Himalayas. Où suivre des alpinistes téméraires, à la conquête de l’Everest et de l’Annapurna, et traquer le mythique yéti. Avec les corps, les âmes s’élèvent aussi…. A l’instar du Tibet voisin, le Népal est terre de religions : hindouisme et bouddhisme s’y côtoient. Voyageurs baba-cool (Alexandra David-Néel, Barjavel, Muriel Cerf), grimpeurs héroïques (Chantal Mauduit, Sir Hedmund Hillary, Maurice Herzog) et chefs religieux (le Dalaï-Lama) seront donc les guides privilégiés de ce périple, géographique et spirituel.


Petite mythologie du havane dans un monde trop fade

La Table Ronde - 2003

Il y a dix ans, lorsque la première édition de cet ouvrage parut, le paysage du cigare en France était fort différent de ce qu’il est aujourd’hui devenu. Sur le sujet, à peine existaient en librairie deux ou trois ouvrages – déjà anciens. Du côté des amateurs, s’ils étaient plus ou moins nombreux qu’aujourd’hui, en tout cas ils se faisaient moins visibles, moins présents. Quant à la connaissance du cigare, elle était détenue seulement par les professionnels du tabac, ou des passionnés qui s’étaient rendus à Cuba. Côté people, mis à part les stars du passé (les Orson Welles, Churchill ou Groucho Marx), les amateurs emblématiques s’appelaient Philippe Noiret ou Jacques Dutronc. Tous les autres fumaient dans la discrétion, la privacy, voire l’anonymat. Et le havane régnait en monarque absolu, incontesté. Petite mythologie du havane dans un monde trop fade reste un livre de passion, un livre d’amateur, pour les amateurs. Que les fumeurs de havanes prennent du plaisir à le lire. Et que Dieu, qui comme chacun sait « est un fumeur de havane », agrée ces volutes parfumées montant jusqu’à Ses augustes narines, fussent-elles quelque peu sulfureuses.


Nouvelle vague : Anthologie de la chanson française de 1981 à nos jours

La Table Ronde - 2002

1981. François Mitterrand est élu à la présidence de la République. La chanson française connaît dès lors l’une de ses plus intéressantes métamorphoses. Une nouvelle vague, comme on n’en avait pas connu depuis les yéyés, déferle sur les ondes. Cette compilation distingue quatre épisodes. Elle commence avec les fondateurs (CharlElie Couture, Étienne Daho, Jean-Jacques Goldman, Indochine et Jean-Louis Murat). Viennent ensuite les stars des années 80 (L’Affaire Louis Trio, Patrick Bruel, Patricia Kaas, Marc Lavoine...), puis la nouvelle chanson des années 90 (Manu Chao, Enzo Enzo, Pascal Obispo, Les Têtes Raides...). Et, enfin, la nouvelle nouvelle vague (Saez, Raphaël, Cox, Superflu, Dolly, Mickey 3D...). Une centaine de chansons à lire. En français dans le texte.


De Gaulle vu par les écrivains : d’Aragon à Zagdanski

La Table Ronde - 2000

Année 2000 : soixantième anniversaire de l’appel du 18 juin, trentième anniversaire de la mort du général de Gaulle. Les publications se succèdent, comme si, les passions politiques apaisées, les conflits oubliés, les idées du Général ayant – ou non – fait leur chemin, et sa dimension historique communément admise, l’angle d’appréciation de sa figure se déplaçait vers la littérature. Nous avons donc voulu donner ici à lire son portrait dans le miroir des écrivains. De son vivant ou depuis sa mort. Ses thuriféraires, ses « sympathisants », ses adversaires aussi (de gauche comme de droite) ont bâti la chanson de geste gaullienne et contribué à asseoir la légende d’un homme exceptionnel et parfaitement conscient de son exception, qui s’est inscrit, dès le « non » du 18 juin 1940, dans le sillage des héros de l’Histoire nationale.


Le rap français

La Table Ronde - 2000

Après le cinéma, la B. D., le roman policier et la chanson, le rap s’impose comme un art populaire. À travers les textes d’une trentaine d’artistes, certains très célèbres, d’autres plus confidentiels, cette anthologie veut rendre compte d’un phénomène de création poétique, reflet d’une métamorphose culturelle. Cette anthologie réunit des textes de MC Solaar, IAM, Suprême NTM, Alliance Ethnik, Ménélik, Doc Gynéco, Stomy Bugsy, Passi, Manau, Oxmo Puccino, Tout Simplement Noir, Fabe, KDD, Fonky Family, Mafia Trece, Busta Flex, Rainmen, Bams, Beedjy, Zoaxe, Le Troisième Œil, Bisso Na Bisso, Faf Larage, 357 MP, Le IV Romain.

Jamais sans mes livres : les voyages érudits

Avec Claude Eveno, Alexandre Najjar, Jean-Claude Perrier, Patrick Deville. Rencontre animée par Marie-Madeleine Rigopoulos - Saint-Malo 2015

Avec Claude Eveno, Alexandre Najjar, Jean-Claude Perrier, Patrick Deville. Rencontre animée par Marie-Madeleine Rigopoulos.


Comme des barbares en Inde

Avec Jean-Claude Perrier - Saint-Malo 2015


Avec Jean-Claude Perrier, une rencontre animée par Florence Bouchy


L’imaginaire des ports

Avec Jean-Claude Perrier et Nicolas Deleau - Saint-Malo 2013

Avec Jean-Claude Perrier et Nicolas Deleau. Animé par Josiane Guéguen


Ce qu’exotisme veut dire

Jean-Claude Perrier, Alain Quella-Villeger, Alban Bensa - Saint-Malo 2013

Avec Jean-Claude Perrier, Alain Quella-Villeger, Alban Bensa
Animé par Josiane Guéguen