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SALLIS James

Etats-Unis

Le tueur se meurt (Payot & Rivages, 2013)

Biographie

© DR

Traducteur de Queneau aux Etats-Unis, critique littéraire et professeur de creative writing en Arizona, James Sallis est avant tout l’une des grandes figures du polar américain. Créateur des séries Lew Griffin et John Turner marquées par une écriture sombre et directe, il a publié en 2002 une monumentale biographie de l’écrivain afro-américain Chester Himes. Son roman Drive a inspiré le film du même nom, sorti en France en 2011, et plébiscité par le public et la critique (Prix de la Mise en scène au Festival de Cannes 2011).

En 2013, la maison d’édition Payot & Rivages publie Le tueur se meurt, un polar dans lequel James Sallis met en scène trois personnages, Sayles, Chrétien et Jimmie ; trois hommes perdus dans les abysses de leur solitude dans l’écrasante chaleur de Phoenix. Récit qualifié de visionnaire par la critique américaine, ce roman dépeint à la perfection les tréfonds de l’âme humaine.


Bibliographie :

Série Lew Griffin :

  • Bête à bon dieu (Gallimard, 2005)
  • Bluebottle (Gallimard, 2005)
  • L’Oeil du criquet (Gallimard, 2003)
  • Le frelon noir (Gallimard, 2001)
  • Papillon de nuit (Gallimard, 2000)

Série John Turner

  • Salt River (Gallimard, 2010)
  • Cripple Creek (Gallimard, 2010)
  • Bois mort (Gallimard, 2009)

Autres publications

  • Le tueur se meurt, traduit de l’anglais (États-Unis) par Christophe Mercier (Payot & Rivages, 2013)
  • Drive, traduit de l’Anglais (Etats-Unis) par Isabelle Maillet (Payot & Rivages, 2011)
  • Chester Himes : une vie, traduit de l’Anglais (Etats-Unis) par Eléonore Cohen-Pourriat (Payot & Rivages, 2002)

Présentation de Le tueur se meurt

À Phoenix, ville champignon artificiellement surgie du désert, Chrétien, vieux tueur à gages malade, cherche celui qui a tiré sur l’homme qu’il était chargé d’abattre. Sayles, un policier d’un certain âge dont la femme est frappée par une maladie non reconnue, enquête sur la tentative de meurtre, ce qui le mène irrésistiblement vers Chrétien. De son côté, Jimmie, un jeune garçon d’à peine dix ans qui vit seul dans la maison où ses parents l’ont abandonné, se met à faire des rêves étranges et violents dont il sait qu’il n’est pas le protagoniste.

Ces trois êtres humains que tout sépare — leur âge, leur milieu, leur vie — vont se trouver réunis par les circonstances. Dans cette ville malsaine, aussi malade que les personnages de cette histoire, chacun vit replié sur lui-même, aveuglé par la lumière artificielle des néons, ou errant dans l’obscurité quand se produisent les nombreuses coupures d’électricité, une obscurité qui est aussi celle de la solitude et de la mort.

Ce roman baigne dans une atmosphère qui oscille entre le réalisme du roman hard-boiled et une forme d’onirisme poétique propre à James Sallis. Le résultat est un livre fascinant, d’une grande modernité, sur le rapport de l’homme contemporain à la mort et sur la violence qui lui est infligée par l’artificialité croissante du milieu qui l’entoure. Comme souvent chez les grands auteurs américains, on sort de la lecture de ce livre avec l’impression d’avoir visité une autre planète. « Ce qui m’attire dans le roman policier, dit James Sallis, c’est qu’il place toujours les gens dans des situations étranges. »


Résumé de Bête à bon dieu :

Dernier volet des enquêtes de Lew Griffin, Bête à bon dieu est un livre crépusculaire et sans issue. Cloîtré dans sa chambre, à bout de souffle, Lew est un homme au seuil de la mort. Sans qu’il puisse lutter, les souvenirs agités des dernières semaines remontent à la surface de sa conscience : la disparition de son fils David, atteint de schizophrénie, la fusillade dont a été victime son meilleur ami, Don, et les pigeons de son parc favori qui meurent empoisonnés. Lew Griffin revêt une dernière fois ses habits d’enquêteur atypique pour tenter de déterrer la vérité et de faire enfin la lumière sur les traumatismes du passé. Même si l’issue est tragique. Roman noir saisissant, Bête à bon dieu est un tableau bouleversant de la condition humaine en ce début de millénaire. L’errance de Lew Griffin dans les ruelles sombres de La Nouvelle-Orléans est aussi la nôtre...

Le tueur se meurt

Rivages - 2013

À Phoenix, ville champignon artificiellement surgie du désert, Chrétien, vieux tueur à gages malade, cherche celui qui a tiré sur l’homme qu’il était chargé d’abattre. Sayles, un policier d’un certain âge dont la femme est frappée par une maladie non reconnue, enquête sur la tentative de meurtre, ce qui le mène irrésistiblement vers Chrétien. De son côté, Jimmie, un jeune garçon d’à peine dix ans qui vit seul dans la maison où ses parents l’ont abandonné, se met à faire des rêves étranges et violents dont il sait qu’il n’est pas le protagoniste. Ces trois êtres humains que tout sépare — leur âge, leur milieu, leur vie — vont se trouver réunis par les circonstances. Dans cette ville malsaine, aussi malade que les personnages de cette histoire, chacun vit replié sur lui-même, aveuglé par la lumière artificielle des néons, ou errant dans l’obscurité quand se produisent les nombreuses coupures d’électricité, une obscurité qui est aussi celle de la solitude et de la mort. Ce roman baigne dans une atmosphère qui oscille entre le réalisme du roman hard-boiled et une forme d’onirisme poétique propre à James Sallis. Le résultat est un livre fascinant, d’une grande modernité, sur le rapport de l’homme contemporain à la mort et sur la violence qui lui est infligée par l’artificialité croissante du milieu qui l’entoure. Comme souvent chez les grands auteurs américains, on sort de la lecture de ce livre avec l’impression d’avoir visité une autre planète. « Ce qui m’attire dans le roman policier, dit James Sallis, c’est qu’il place toujours les gens dans des situations étranges. »


Drive

Rivages - 2011

Dans un motel de Phoenix, un homme est assis, le dos au mur d’une chambre, et il regarde une mare de sang qui grandit à ses pieds. Ainsi commence Drive, l’histoire, selon James Sallis, d’un homme qui "conduit le jour en tant que cascadeur pour le cinéma, et la nuit pour des truands". Dans la grande tradition du roman noir, il est "doublé" lors d’un hold-up sanglant, et bien qu’il n’ait jamais auparavant participé aux actions violentes de ses partenaires occasionnels, il se met à traquer ceux qui l’on trahi et ont voulu le tuer. Drive a été porté à l’écran par Nicolas Winding Refn, avec Ryan Gosling, et a remporté le Prix de la Mise en scène au Festival de Cannes 2011.


Salt River : Une enquête de John Turner

Gallimard - 2010

Deux ans après la disparition de Val, John Turner continue d’appliquer ses dernières paroles : « Parfois, on n’a plus qu’à essayer de voir ce qu’on peut encore faire comme musique avec ce qu’il nous reste. » Shérif adjoint de la petite ville où il s’est réfugié pour fuir ses démons, il essaie d’avancer. Mais on ne fuit pas son passé ni la fureur du monde environnant. Le fils du shérif réapparaît après des années d’absence au volant d’une voiture volée qu’il encastre dans la mairie. Plus tard, c’est Eldon Brown, le vieil ami guitariste de Turner, qui refait surface et l’attend sur le perron de sa cabane. Venu pour trouver de l’aide, Eldon lui confie qu’on le recherche pour un meurtre qu’il pourrait avoir commis. Il ne sait plus trop bien, sa mémoire flanche... Pour finir, Turner découvre le cadavre d’une vieille femme dans une maison abandonnée aux environs de la ville. Trois histoires entremêlées que Turner tente d"élucider au sein de sa nouvelle communauté, au fin fond du Tennessee, là où le temps semble s’être arrêté...


Cripple Creek : Une enquête de John Turner

Gallimard - 2010

Turner porte un lourd passé sur ses épaules. Ancien flic à Memphis, il a passé onze années en prison après avoir tué son partenaire durant une mission. Reconverti en psychothérapeute à sa sortie, Turner s’est finalement retiré à Oxford, une petite ville du Mississippi où les circonstances – plus qu’une réelle volonté – ont fait de lui un adjoint du shérif local. Un soir, Turner et ses hommes arrêtent un chauffard qui traverse Oxford à tombeau ouvert au volant d’une Ford Mustang. L’homme transpire le Jack Daniel’s et transporte un sac contenant 200 000 dollars. Au petit matin, alors que le soiffard cuve à l’ombre, une fusillade éclate : deux types viennent « extraire » le prisonnier de sa cellule et blessent grièvement un adjoint et la secrétaire du commissariat. Quand Turner apprend que l’évadé est connu des services de police et qu’il travaille pour un caïd de Memphis, il décide de partir à sa poursuite. En roulant vers cette ville qu’il a fuie, Turner ne se doute pas qu’il va libérer les fantômes de son passé et que la vague de violence ne fait que se lever…


Bois mort : Une enquête de John Turner

Gallimard - 2009

John Turner est venu se réfugier dans le Tennessee, sur les bords d’un lac. Ancien taulard, ancien flic devenu thérapeute, homme seul à l’histoire violente, il ne souhaite que le calme, une forme de pardon et l’oubli d’un passé mêlant meurtres et survie. L’endroit semble idéal. Á peine installé pourtant, le sheriff vient le trouver et lui demande de l’aide. Un jeune vagabond a été retrouvé mort dans une ruelle, les mains liées au-dessus de la tête, un pieu planté dans le cœur. Personne ne sait rien de lui si ce n’est qu’il avait en sa possession des lettres ayant appartenu au maire de la ville…


Bête à bon dieu : Une enquête de Lew Griffin

Gallimard - 2005

Dernier volet des enquêtes de Lew Griffin, Bête à bon dieu est un livre crépusculaire et sans issue. Cloîtré dans sa chambre, à bout de souffle, Lew est un homme au seuil de la mort. Sans qu’il puisse lutter, les souvenirs agités des dernières semaines remontent à la surface de sa conscience : la disparition de son fils David, atteint de schizophrénie, la fusillade dont a été victime son meilleur ami, Don, et les pigeons de son parc favori qui meurent empoisonnés. Lew Griffin revêt une dernière fois ses habits d’enquêteur atypique pour tenter de déterrer la vérité et de faire enfin la lumière sur les traumatismes du passé. Même si l’issue est tragique. Roman noir saisissant, Bête à bon dieu est un tableau bouleversant de la condition humaine en ce début de millénaire. L’errance de Lew Griffin dans les ruelles sombres de La Nouvelle-Orléans est aussi la nôtre...


Bluebottle : Une enquête de Lew Griffin

Gallimard - 2005

Dans un club miteux de La Nouvelle-Orléans, Lew Griffin fait la connaissance d’une femme blanche d’un certain âge qui se présente comme journaliste. À peine sortent-ils du bouge qu’une fusillade éclate : Lew se prend plusieurs balles dans le corps et tombe dans le coma. Quelques mois plus tard, privé de la vue, Lew se réveille sur un lit d’hôpital, et les questions se bousculent dans son crâne. Qui a tiré ? Était-il la cible ou bien était-ce cette mystérieuse femme qui a, depuis, disparu ? Et pourquoi la mafia locale veut-elle mettre la main sur elle ? Tout cela aurait-il un lien avec ce mystérieux mouvement pour la suprématie de la race blanche qui commence à faire parler de lui dans les quartiers populaires de La Nouvelle-Orléans ? Pour trouver la réponse, Lew Griffin devra s’allier à d’étranges personnages et déterrer les racines des traumatismes qui hantent la société américaine des années 60... Maître incontesté de l’ellipse et des flash-backs, James Sallis continue avec brio son parcours de funambule du roman noir.


L’Oeil du criquet : Une enquête de Lew Griffin

Gallimard - 2003

Lew Griffin est un survivant, un homme Noir à La Nouvelle-Orléans, un détective, un professeur, un écrivain. C’est surtout un homme sujet à toutes les faiblesses humaines. Après avoir passé des années à chercher les autres, il a perdu son fils et du même coup une partie de lui-même. Mais voilà que, dans un hôpital de La Nouvelle-Orléans, est accueilli un clochard qui clame être Lew Griffin et qui exhibe pour preuve le roman que Lew a dédicacé à son fils avant qu’il ne disparaisse. C’est le début d’une quête qui entraînera Griffin au fond de son propre passé pendant qu’il essaie de traiter avec le présent en enquêtant sur la disparition de trois jeunes hommes. Le quatrième volet des aventures de Lew Griffin est une impressionnante plongée dans le sous-monde de La Nouvelle-Orléans, une descente dans le brouillard alcoolique qui avait menacé d’ensevelir sa jeunesse, mais c’est aussi une voie étroite vers la rédemption. C’est en tout cas un superbe voyage dans l’écriture de celui que de nombreux critiques considèrent comme l’une des voix majeures de la littérature américaine.


Chester Himes : une vie

Rivages - 2002

« Ces dernières années, Chester Himes, qui était tombé dans l’oubli aux États-Unis, a commencé à réapparaître, tel un corps lesté de pierres qui refait surface ; ses yeux sont toujours tournés vers ses compatriotes, comme pour leur signifier, à propos des ghettos urbains, des tensions raciales et de la violence en Amérique "Je vous l’avais bien dit." C’est pour ses romans policiers, la série des deux flics de Harlem, Ed Cercueil et Fossoyeur Jones, qu’il est surtout connu. Mais en fait, par ses romans de littérature générale, par sa présence même et l’exemple qu’il montra, il mérite amplement une place aux côtés des grands écrivains de son temps : Richard Wright, Ralph Ellison, James Baldwin. Et c’est à cette fin la résurrection durable de Chester que je lui ai consacré une biographie. A maintes reprises, Himes nous dit des choses que nous refusons de savoir, et pourtant il nous force à les entendre. Peut-il y avoir mission plus élevée, réussite plus totale pour un artiste ? » (James Sallis) Cette biographie n’est pas seulement une remarquable somme d’informations sur Chester Himes. C’est aussi une partie du "mystère" que l’auteur enquêteur s’efforce de percer, une analyse subtile de l’oeuvre replacée dans une perspective critique, un hommage rendu à Chester par James Sallis, habité depuis longtemps par un écrivain dont l’influence s’est exercée de manière durable.


Le frelon noir : Une enquête de Lew Griffin

Gallimard - 2001

Un tireur embusqué sur les toits fait des cartons sur les passants de race blanche. La journaliste qui accompagnait Lew Griffin, le privé noir, est abattue sous ses yeux... Nous sommes à La Nouvelle-Orléans dans les années 1960, la ségrégation touche officiellement à sa fin et les tensions raciales sont exacerbées ; les incidents se multiplient, la colère gronde et il ne faudrait pas grand-chose pour que tout explose. Lew Griffin l’a bien compris. Il n’a plus qu’une idée en tête : attraper le tueur.


Papillon de nuit : Une enquête de Lew Griffin

Gallimard - 2000

Une petite fille prématurée, abandonnée par sa mère droguée, se meurt dans sa couveuse. Qui pourrait rester insensible à une telle tragédie ? Lew Griffin a beau avoir renoncé à son métier de privé pour se consacrer à l’écriture, il se doit de partir à la recherche d’Alouette pour la ramener auprès de son bébé. Des quartiers les plus sordides de La Nouvelle-Orléans au Sud profond et rural, là où l’espoir n’existe plus, son enquête va l’entraîner dans un passé qu’il s’était pourtant efforcé de fuir, d’oublier et auquel il va maintenant devoir faire face...


La mort aura tes yeux

Gallimard - 1999

David (c’est du moins sous ce nom qu’on le connaît) était un des maîtres espions de l’Amérique pendant les jours sombres de la guerre froide. Mais ces temps sont loins et, depuis neuf ans, il n’est plus qu’un citoyen ordinaire... jusqu’à ce qu’un coup de fil le réveille au milieu de la nuit. Le seul autre survivant connu des corps d’élite des maîtres espions est devenu dingue. On a besoin de David pour l’arrêter. S’ensuit un gigantesque jeu du chat et de la souris aux quatre coins de l’Amérique. La mort aura tes yeux est un roman passionnant, poignant, un livre magnifique qui traite du métier d’espion à la manière des grands romans de Graham Greene ou John Le Carré, et qui plonge le lecteur au plus profond de l’étrangeté de la condition humaine.


Le faucheux

Gallimard - 1998

À La Nouvelle-Orléans, on peut se réveiller dans un hôpital et y être comme dans une prison. On peut être payé par des militants poor les droits civiques pour retrouver une jeune femme jamais descendue d’un avion, enquêter sur la disparition d’une gamine parfaite puis, dans la foulée, devenir l’écrivain de sa propre vie. Lew Griffin, privé black, ancien soldat discrètement remercié, amant d’une prostituée de grande classe, est un solitaire épris de justice. Compassion, désespoir et violence vibrent en lui. Dans une ville comme La Nouvelle-Orléans où les crimes sont aussi nombreux que les cafards, ville blanche et noire de tous les possibles, Griffin voit chaque jour le chaos se mêler à l’espoir. Il est, dans ses rues, un fauve au cœur ouvert : un homme qui se bat et refuse l’inexorable.

De la ville comme personnage de roman

David SIMON, Teju COLE, James SALLIS, François GUERIF - Saint-Malo 2013

Avec David SIMON, Teju COLE, James SALLIS, François GUERIF
Animé par Julien Bisson


Crises de la vocation

Avec Olivier Truc, Deon Meyer, James Sallis - Saint-Malo 2013

Avec Olivier Truc, Deon Meyer, James Sallis. Animé par Margot Loizillon


L’écriture du désastre

Avec James Sallis et Jérôme Ferrari - Saint-Malo 2013

Avec James Sallis et Jérôme Ferrari. Animé parHubert Artus