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WANG Anyi

Chine

Le chant des regrets éternels (Picquier, 2006)

Anyi WANG

Née à Nankin en 1954, Wang Anyi a passé son enfance à Shanghai, la ville natale de sa mère. Née de parents tous deux écrivains, et enfant précoce, elle est capable dès l’âge de quatre ans de réciter des poèmes classiques, dont Le Chant des regrets éternels du poète Bai Juyi (IXe siècle), dont elle reprendra le titre, bien des années plus tard, pour le donner à son roman. Le chant des regrets éternels, paru en 1995, obtiendra d’ailleurs l’une des plus hautes distinctions chinoises, le prix Maodun, en l’an 2000. C’est encore une enfant quand son père, traité de droitiste en 1957, est démis de ses fonctions dans l’armée. Dix ans après, la Révolution culturelle va ranger sa mère, comme nombre d’écrivains, parmi les “esprits malfaisants”. Elle se réfugie dans la lecture des grands écrivains chinois et étrangers, notamment Balzac. Depuis la parution de ses premiers textes en 1976, elle ne va plus cesser de publier nouvelles, romans, essais et récits de voyage, remportant de nombreux prix littéraires. Elle aime à faire revivre sur un mode intimiste les ruelles de Shanghai et ses années d’adolescence marquées par la Révolution culturelle. Elle est élue en 2001 présidente de l’Association des écrivains de Shanghai.


Bibliographie :

  • Le chant des regrets éternels (Picquier, 2006)
  • Amère jeunesse (Bleu de Chine, 2004)
  • Les lumières de Hong-Kong (Picquier, 2001)

Résumé de Le chant des regrets éternels :

Il est des livres qui, par la richesse des liens qu’ils savent créer et la beauté ciselée de leur écriture, prennent dès la première lecture la dimension d’un classique. Tel est le cas du chef-d’œuvre de Wang Anyi, Le Chant des regrets éternels, écrit dans une langue si dense et allusive que le défi de sa traduction n’avait jamais été tenté jusqu’à ce jour dans une langue occidentale. Ce roman est tout entier traversé par la palpitation d’une ville, la mythique Shanghai, déployée dans le dédale de ses ruelles, le bruissement de ses rumeurs, les nuées de ses pigeons auxquels nul secret n’échappe, et les chambres de ses demoiselles, où l’attente " use la patience de vivre ". Et perdus quelque part dans le corps de la cité, une femme et son destin, intimement lié au destin de la ville : Wang Ts’iao, au prénom évocateur, " Pure Jade ". Reine de beauté dans le flamboiement d’un Shanghai qui connaît avant 1949 ses dernières années de liberté, partageant une passion cachée avec un notable politique, elle doit se réfugier ensuite dans une des " fissures du monde ", alors que la nuit de la Révolution culturelle s’est abattue sur la cité autrefois lumineuse. Lorsque Shanghai renaît, à l’aube des années 1980, est-il encore temps pour Wang Qiyao de rattraper les jours enfuis ? Nul mieux que Wang Anyi ne sait tisser des liens bruissants de vie et d’échos entre la petite et la grande histoire, et donner ainsi valeur d’emblème aux mille nuances et frissons d’une âme féminine déchirée par la nostalgie de ses rêves évanouis.

Les chants des regrets éternels

Philippe Picquier - 2006

Les lumiéres de Hong Kong

Philippe Picquier - 2001