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MARTEL Frédéric

France

J’aime pas le sarkozysme culturel (Flammarion, 2012)

Biographie

© Arnaud Février - Flammarion
Frédéric Martel

Né à Avignon, Frédéric Martel est écrivain et journaliste. Il a été attaché culturel à Boston, de 2001 à 2005. Chercheur, il a enquêté pendant 4 années sur la culture en Amérique, sujet de son livre De la démocratie culturelle en Amérique. Une étude qui le mène à publier un second opus intitulé Mainstream, Enquête sur la guerre globale de la culture et des médias.
Il anime chaque dimanche sur France Culture, « Soft Power, le magazine global des industries créatives et des médias ». Dans son dernier livre, J’aime pas le sarkozysme culturel, il se lance dans un critique virulente de la politique culturelle du gouvernement, avec en ligne de mire, l’évolution de la télévision.


À découvrir :


Bibliographie :

  • J’aime pas le sarkozysme culturel (Flammarion, 2012)
  • Mainstream, Enquête sur la guerre globale de la culture et des médias (Flammarion, 2010 ; rééd. Champs/Flammarion, 2012)
  • De la démocratie culturelle en Amérique (Gallimard, 2006)
  • Theater. Sur le déclin du théâtre en Amérique (La Découverte, 2006)
  • Le Rose et le noir. Les homosexuels en France depuis 1968 (Le Seuil, 1996)
  • La longue marche des gays (Gallimard, 2002)

Présentation de J’aime pas le sarkozysme culturel

spip_logoJ’aime pas le sarkozysme culturel. Est-ce une idéologie ? Une attitude ? Un opportunisme ? Mon intuition première, c’est que le sarkozysme culturel est d’abord un système. Ce système, qui n’a encore jamais été décrit dans sa complexité, englobe les médias et la communication, les intellectuels et l’école, Internet, et bien sûr cette culture "middlebrow", à la fois populiste et élitiste, caractéristique du chef de l’Etat. En cela, la culture est le péché originel du sarkozysme. Mais aujourd’hui, il ne s’agit plus seulement de raconter le sarkozysme culturel, il faut aussi le combattre. Le président-sortant risque d’être réélu. Comment ? Grâce à la bataille des idées, à un plan de communication redoutablement efficace et à une guerre culturelle minutieusement préparée. Pourtant, je fais l’hypothèse que, si Sarkozy est battu culturellement, il sera aussi battu politiquement.


Revue de presse :

  • Frédéric Martel présente J’aime pas le sarkozysme culturel :
  • "Avec « J’aime pas le sarkozysme culturel » (Flammarion), Frédéric Martel décrypte dans un pamphlet le système mis en place, selon lui, par le chef de l’Etat et son entourage dans le domaine de la culture. Un système qui englobe les médias, la communication, les intellectuels, internet... « Je fais l’hypothèse que si Sarkozy était battu culturellement, il serait alors battu politiquement », avance-t-il." Marie Missou pour Radio Nova.

Résumé de De la démocratie culturelle en Amérique :

Notre vie quotidienne est tissée de lieux communs qui sont autant de certitudes nous aidant à vivre et à nous orienter. Du fait de la dimension universelle que les Etats-Unis et la France ont respectivement donnée à leur Révolution, nombre de nos concitoyens sont convaincus que les premiers sont le pays de l’argent roi et la seconde la nation de la culture. La chose méritait donc examen.
Frédéric Martel a entrepris une grande enquête, sans précédent, sur la vie culturelle aux Etats-Unis. Il a rencontré des acteurs de la vie culturelle (cinéastes, galeristes, auteurs, théâtreux, danseurs, conservateurs, critiques, etc.) dans les villes qui nous paraissent des métropoles culturelles, mais également sur les campus, dans les États ruraux, ou les parcs de loisirs — forme avérée aussi de la vie culturelle de masse. Il a épluché les dispositions fiscales, rencontré les fonctionnaires des administrations, publiques et privées, de la culture, plongé dans les archives fédérales des grandes présidences (Kennedy, Johnson, Roosevelt, Reagan, etc.).
Il en résulte un tableau riche en nuances et qui vient ébranler nos certitudes. Car les Etats-Unis n’ont pas de Ministère de la Culture, mais ils ont une politique culturelle. Pas de Ministère : le fédéralisme a toujours pesé pour que les États gardent l’initiative contre le gouvernement fédéral en matière culturelle, à l’exception de la mobilisation des artistes et acteurs par Roosevelt dans sa lutte contre le chômage à la fin des années trente.
Il y a là une double crainte, historiquement : qu’une culture officielle s’instaure, qu’elle soit le reflet des élites urbaines aux dépens des curiosités du peuple. La culture américaine entend être celle, démocratique, de l’homme ordinaire, du citoyen sans qualité.
Il en résulte que la culture peut alors devenir « une nouvelle frontière », comme le voulait Kennedy, dans la lutte effective pour les droits civiques, contre les inégalités sociales et raciales. Qu’une agence fédérale fut créée dans les années soixante, le National Endowment, dont le législateur votait annuellement les subsides destinés à promouvoir une politique culturelle sans précédent en Occident, même si l’administration républicaine, dès Reagan, voulut lui rogner ses ailes. Le bilan ? Avec l’aide des États, une décentralisation de la vie culturelle où acteurs et créateurs vont à la rencontre des citoyens aux quatre coins du pays ; avec l’aide des fonds privés de la philanthropie et du mécénat, une politique réelle de diffusion culturelle de qualité, le secteur privé se chargeant de l’industrie de divertissement. Avec l’aide des campus et des universités, une création d’avant-garde qui, au fil des ans, s’instille dans tous les autres mondes constitutifs de la vie culturelle américaine.
Si le Ministère de la Culture est nulle part, la vie culturelle est partout.

J’aime pas le sarkozysme culturel

Flammarion - 2012

J’aime pas le sarkozysme culturel J’aime pas le sarkozysme culturel. Est-ce une idéologie ? Une attitude ? Un opportunisme ? Mon intuition première, c’est que le sarkozysme culturel est d’abord un système. Ce système, qui n’a encore jamais été décrit dans sa complexité, englobe les médias et la communication, les intellectuels et l’école, Internet, et bien sûr cette culture "middlebrow", à la fois populiste et élitiste, caractéristique du chef de l’Etat. En cela, la culture est le péché originel du sarkozysme. Mais aujourd’hui, il ne s’agit plus seulement de raconter le sarkozysme culturel, il faut aussi le combattre. Le président- sortant risque d’être réélu. Comment ? Grâce à la bataille des idées, à un plan de communication redoutablement efficace et à une guerre culturelle minutieusement préparée. Pourtant, je fais l’hypothèse que, si Sarkozy est battu culturellement, il sera aussi battu politiquement.

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