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SORIN Raphaël

France

Les Terribles : Autres produits d’entretiens (Finitude, 2009)

Raphaël Sorin est né à Chambéry en 1942, il a passé deux ans au séminaire de Roland Barthes, à l’École pratique des Hautes Études. Il est éditeur depuis plus de trente ans, d’abord au Seuil, puis à Champ Libre, au Sagittaire, chez Albin Michel, Flammarion et enfin Fayard. Il fut également critique littéraire pour la presse, la radio et la télévision.

In English


Bibliographie :

  • Les Terribles : Autres produits d’entretiens (Finitude, 2011)
  • 21 irréductibles : Nouveaux produits d’entretiens (Finitude, 2009)
  • Produits d’entretiens (Finitude, 2006 - essai)
  • Serge a trois temps (Signe de Piste éditions, 2002)
  • Parisiennes (Le temps qu’il fait, 1998)
  • Pop Art 68 (L’Echoppe, 1996)

Résumé de Les Terribles : Autres produits d’entretiens :

Raphaël Sorin ne croit pas aux mémoires d’éditeurs. Plus de quarante ans d’édition à son actif, pourtant. Mais rien à faire, il ne se racontera pas. Ses mémoires à lui, ce sont ses rencontres, sa bibliothèque, ses amitiés, tous ces textes éparpillés au fil du temps dans le Monde, le Matin, Libération, et combien d’autres canards, et des plus obscurs.
Il en tire la matière de ce qu’il appelle ses « produits d’entretiens ». Troisième livraison, que du beau monde :
Fantômas, en frac, loup de velours noir, huit-reflets, cape et poignard, marche sur les toits. Jacques Vaché, dandy opiomane au monocle de « crystal », brille, tel un astre noir, dans le ciel surréaliste. Benjamin Péret insulte un prêtre. Arthur Cravan, à Berlin, se promène avec quatre prostituées sur les épaules. Pierre Naville annonce le « nouveau Léviathan ». Vladimir Pozner, le jeune futuriste, adopte la devise des Frères Sérapion : « Chacun a son tambour. » Robert Bloch, impavide, passe entre les bouteilles des Caves de la Veuve Cliquot. Léo Malet baptise l’Ange au sourire de Reims : « La vamp aux ailes trouées ». Marcel Duhamel recrute la fine équipe de la Série Noire. Stephen King cherche la carotide. Raymond Chandler me sème dans la Cité des Anges. James Hadley Chase est mort. Ed McBain m’écrase les phalanges au Plaza. Harry Whittington boit du champagne Ruinart dans le hall du Frantel. William S. Burroughs, en costume trois pièces marron, allume ses Player’s. Robert Siodmak réussit son Corsaire rouge et rate son Custer. Samuel Fuller nous laisse trois bouts de cigare et quatre films...
Le tout, illustré d’une douzaine de vidéogrammes d’Alain le Saux.

Résumé de Produits d’entretiens :

Trente ans d’édition et de journalisme littéraire, cela représente quelques rencontres, quelques interviews d’écrivains, quelques portraits complaisants ou assassins. En trente ans Raphaël Sorin a aussi appris combien il fallait être vigilant avec cette postérité à la mémoire si courte. “Pour mémoire” il a choisi de publier ses entretiens et ses portraits de quelques auteurs qu’il faudrait penser à ne pas oublier : Pierre Bettencourt, Louis Scutenaire, Henri Calet, Jean Forton, Jean-Pierre Enard, Norge, quelques membres du Grand Jeu (Ribemont-Dessaignes, Sima, Minet, Harfaux), Bounoure, etc.? En nous parlant de ses auteurs, de sa bibliothèque, Raphaël Sorin nous parle aussi de lui, de son enfance, de son parcours, de ses amitiés ; il le fait avec autant d’humour que de sensibilité.

" Simenon me dédicace ses Mémoires. Queneau m’offre Bâtons, chiffres et lettres. Barthes me donne le Système de la Mode. Ma bibliothèque est un journal intime. Je prends chacun de ces livres, l’un après l’autre. Et je suis à Lausanne. Et je me retrouve chez Gallimard. Et je remonte l’escalier de la rue Servandoni. Ma bibliothèque est une boîte noire. Tout y est, odeurs de femmes, dérives urbaines, insomnies, lectures de vacances. Il me suffit de prendre un Calet, un Pessoa, un Cendrars, un Lubin, un Roussel. Ils s’inscrivent sur un paysage, un sourire, une musique, aussi inoubliables que la plus belle des étreintes ".

Revue de presse :

  • "De ces rencontres d’exception avec des alliés substantiels, un autre que lui eût tiré, outre l’occasion de s’avantager, un gros volume de portraits. Mais l’homme est avare de ses souvenirs et l’écrivain, très économe. Une mémoire d’éléphant, une prose de héron.[...] Pour saluer les oubliés et honorer les répudiés, on peut toujours compter sur Raphaël Sorin."
    Le Nouvel Observateur.
  • "Un petit livre léger, frais, impertinent, très littéraire et jamais ennuyeux ni pontifiant." Le Figaro Littéraire.
  • Des rencontres qui composent l’autoportrait en pointillé d’un bec fin de la littérature, d’un bibliomane tendance "situ". Le Point.
  • "Un volume savoureux." La Croix.

Les terribles

Finitude - 2011