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LORTCHENKOV Vladimir

Moldavie

Le Dernier amour du lieutenant Petrescu (Agullo, 2016)

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Vladimir Lortchenkov, écrivain et journaliste moldave, avait fait une entrée remarquée dans le monde littéraire français avec un roman au titre incongru Des 1001 façon de quitté la moldavie, sorti en russe en 2006 et traduit en français par Raphaëlle Pache en 2014 chez Mirobole. On y découvrait son humour noir et la cruauté de sa plume avec délice. Personnages loufoques et situations absurdes se succèdent dans ce roman jubilatoire sur fond de réalité politique. Exemple d’une littérature de l’Est méconnue en France, il figurait sur la première liste des romans sélectionnés pour le Prix Medicis étranger 2014.

Vladimir Lortchenkov est né en 1979 à Chisinau (Moldavie). Fils d’un officier de l’armée soviétique, il passe une plus grande partie de son enfance à voyager : la Sibérie, l’Arctique, la Mongolie, la Hongrie, la Biélorussie, l’Ukraine, la Russie. En 1994, sa famille revient en Moldavie.

Diplômé de l’université d’État de Moldavie en journalisme, il commence à publier des textes littéraires à partir de 2002 dans les journaux ou revues Novy Mir, Znamya, Oktyabr, Volga, Neva, Novaya Yunost et Oural, tout en pratiquant le métier de journaliste d’abord au bureau régional de la Komsomolskaïa Pravda, puis pour divers organes de presse moldaves ou russes, se spécialisant dans les affaires de crime et de corruption, avant de devenir responsable de la communication d’une société de tourisme.
Dès 2005, le critique littéraire russe Andreï Ouritzky dit de lui : « Il a prouvé une fois de plus la vitalité de la langue russe sur un sol non-russe ».
Sa vie professionnelle et la situation géopolitique de son pays lui font prendre des risques : il survit à deux attentats dont l’un d’eux causé à la suite d’une enquête journalistique menée sur la corruption dans l’armée moldave. En 2005, après la naissance de son fils, il décide d’arrêter le journalisme et de quitter les médias.

Lortchenkov est auteur de 20-25 romans (14 publiés) et de 300-350 nouvelles rédigés en russe. Il publie des nouvelles dans tous les magazines littéraires connus en Russie. Ses textes sont traduits en anglais, français, serbe, allemand, italien, norvégien, finnois, espagnol, chinois. Lauréat en 2003 du prix littéraire le plus important pour les jeunes écrivains russes « Début », et du prix le plus prestigieux pour les écrivains russophones ne vivant pas en Russie : « Prix de Russie » en 2008), première sélection du prix « Médicis Etranger » et finaliste du respectable prix de poésie de l’innovation dans le langage, « Gulliver russe » en 2014. Lorchenkov – auteur de la théorie de l’avènement des nouvelles littératures nationales post-soviétiques en langue russe (comparable au phénomène d’essor des littératures d’Amérique latine apparues après la chute des dictatures), prétend être le créateur de l’une d’entre elles – la nouvelle littérature moldave en russe.
En 2009, à la suite des bouleversements politiques en Moldavie, il est plusieurs fois interrogé par le Procureur général de la République de Moldavie, à cause de son roman, Des Mille et un façons de quitter la Moldavie, après quoi il décide de quitter la Moldavie, la guerre civile chez les voisins ukrainiens le poussant à accélérer ses plans. En 2014 Lortchenkov émigre avec sa femme et ses deux enfants à Montréal (Québec, Canada). Depuis il travaille comme un débardeur au vieux port de Montréal et il continue à écrire des livres.

En 2016, il publie chez Agullo un roman intitulé Le Dernier amour du lieutenant Petrescu et nous plonge encore dans un monde absure qui ressemble beaucoup à celui dans lequel on vit. Plein d’humour et d’ironie, le roman met en scène les services secrets moldaves et ses agents déjantés, sous-payés, alcooliques et fainéants. Complots, magouilles et escroqueries, un portrait peu flatteur de la Moldavie et une satire sociale sans appel. Une farce irrésistible.


Bibliographie :

  • Le Dernier amour du lieutenant Petrescu, traduit du russe par Raphaëlle Pache (2016, Agullo)
  • Camp de Gitans, traduit du russe par Raphaëlle Pache (2015, Mirobole)
  • Des mille et une façons de quitter la Moldavie (Mirobole, 2014)
Des mille et une façons de quitter la Moldavie

Des mille et une façons de quitter la Moldavie

Mirobole - 2014

Drôle, grotesque, cruel. Partez à la rencontre du peuple le plus pauvre d’Europe. 


Ceci est l’histoire d’un petit village moldave. À Larga, tous les habitants ne rêvent que d’une chose : rejoindre l’Italie et connaître enfin la prospérité. Quitte à vendre tous leurs biens pour payer des passeurs malhonnêtes, ou à s’improviser équipe moldave de curling afin de rejoindre les compétitions internationales.

Dans cette quête fantastique, vous croiserez un pope quitté par sa femme pour un marchand d’art athée, un mécanicien génial transformant son tracteur en avion ou en sous-marin, un président de la République rêvant d’ouvrir une pizzeria… Face à mille obstacles, ces personnages résolument optimistes et un peu fous ne renonceront pas.
Parviendront-ils à atteindre leur Eldorado ?


Revue de presse

Le Dernier amour du lieutenant Petrescu

Le Dernier amour du lieutenant Petrescu

Agullo - 2016

Le bruit court qu’Oussama Ben Laden se cache des services secrets américains dans le pays le plus méconnu au monde : la Moldavie ! Tanase, le chef du KGB local, a bien l’intention de mettre la main dessus pour satisfaire ses ambitions. Alors quand Dan Balan, un journaliste qui joue parfois les informateurs, lui donne au hasard le nom d’un certain Petrescu, il met en place la surveillance du seul Petrescu qu’il connaisse : un jeune lieutenant des services secrets. Ignorant tout des soupçons qui pèsent sur lui, le lieutenant Petrescu fréquente tous les jours un restaurant tenu par des Arabes, dont un des employés se prénomme justement Oussama. Coïncidence étrange, ou véritable complot visant à instaurer une république islamiste en Moldavie ? Comble de malheur, Petrescu a pour maîtresse la belle Natalia, dont Tanase est éperdument amoureux... Entre filatures alcoolisées, rapports bidons et assassinats foireux, le pauvre Petrescu se retrouve embarqué dans un inextricable imbroglio dont les services secrets tirent les ficelles... quand ils ne se tirent pas dans les pattes. Et pour couronner le tout, c’est le moment que choisit Donald Rumsfeld pour débarquer en visite officielle à Chisinau...

Traduit du russe par Raphaëlle Pache



Camp de Gitans

Camp de Gitans

Mirobole - 2015

Loufoque, grinçant, acide, voici le tableau d’un pays en plein chaos dans un monde à la dérive.

À l’Assemblée générale des Nations Unies, un terroriste moldave prend en otages tous les grands de ce monde, d’Obama ) Poutine, en passant par Merkel, Berlusconi et Sarkozy. Ses revendications stupéfient la planète.
Pendant ce temps, en Moldavie, entre incurie, corruption et culte aveugle de l’Union européenne, le pays a sombré dans l’anarchie, la capitale Chisinau est envahie par des hordes d’enfants abandonnés et une étrange religion se répand : les Moldaves seraient le Peuple élu, le nouvel Israël, qui réclame une Terre promise au bord de la Méditerranée... L’ONU va devoir agir, sans quoi, adieu les otages !

Découvrez dans ce roman à l’écriture étourdissante comment les Moldaves marchandent avec Dieu, ou pourquoi le major Plechka, maton filou, oblige ses prisonniers à écouter en boucle les trésors de la poésie nationale...

Traduit du russe par Raphaëlle Pache


Revue de presse

  • "L’auteur signe un roman de haute volée où il règle des comptes sur les insuffisances insupportées des dirigeants de son actuel pays, mais pas simplement pour dénoncer, mais surtout pour crier sa détresse, s’attacher à démontrer que la ferveur d’un avenir meilleur a été accaparée par des responsables qui l’ont corrompue ; et il en veut autant aux édiles qu’à ses propres compatriotes trop apathiques ou trop léthargiques. » L’Express
  • "Tout est réuni pour tenir en haleine ; la tension d’un plan diaboliquement impeccable, l’humour corrosif de l’auteur moldave Vladimir Lortchenkov et ces figures de géants politiques, ultra-célèbres, d’Obama à Berlusconi en passant par Poutine et Sarkozy. Bref, l’engouement est total et sans concession, l’information est dense, la connivence avec l’auteur est parfaite. » (Un dernier livre avant la fin du monde)