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Bibliothèque

Meursault, contre-enquête

Actes Sud

Cet homme qui soliloque dans un bar, nuit après nuit, c’est le frère de l’Arabe tué par Meursault dans le fameux roman de Camus, L’Étranger. Soixante-dix
ans après les faits, rage et frustration inentamées, il rend un nom au mort et donne chair à cette figure niée de la littérature : l’Arabe. Un roman profond sur les héritages qui conditionnent le présent et sur le pouvoir exceptionnel de la littérature pour dire le réel.

Il est le frère de “l’Arabe” tué par un certain Meursault dont le crime est relaté dans un célèbre roman du xxe siècle. Soixante-dix ans après les faits, Haroun, qui depuis l’enfance a vécu dans l’ombre et le souvenir de l’absent, ne se résigne pas à laisser celui-ci dans l’anonymat : il redonne un nom et une histoire à Moussa, mort par hasard sur une plage trop ensoleillée.
Haroun est un vieil homme tourmenté par la frustration. Soir après soir, dans un bar d’Oran, il rumine sa solitude, sa colère contre les hommes qui ont tant besoin d’un Dieu, son désarroi face à un pays qui l’a déçu. Étranger parmi les siens, il voudrait mourir enfin…
Hommage en forme de contrepoint rendu à L’Étranger d’Albert Camus, Meursault, contre-enquête joue vertigineusement des doubles et des faux-semblants pour évoquer la question de l’identité. En appliquant cette réflexion à l’Algérie contemporaine, Kamel Daoud, connu pour ses articles polémiques, choisit cette fois la littérature pour traduire la complexité des héritages qui conditionnent le présent.

Mes Indépendances

Mes Indépendances

Actes Sud - 2017

Journaliste depuis une vingtaine d’années, Kamel Daoud a tenu pendant quinze ans dans Le Quotidien d’Oran la chronique la plus lue d’Algérie, tout en collaborant à divers médias en ligne et en écrivant occasionnellement pour la presse étrangère. Concernant la période 2010-2016, il a ainsi signé près de deux mille textes – d’abord destinés au public algérien puis, sa notoriété grandissant, de plus en plus lus dans le monde entier –, dont cent quatre-vingt-deux ont été retenus pour ce recueil. Ce rythme effréné donne son souffle et son esthétique à l’ensemble.
Qu’il brocarde l’islam politique ou la déliquescence du régime algérien, qu’il embrasse l’espoir suscité par les révolutions arabes ou qu’il défende la cause des femmes, c’est d’une plume originale, imagée, percutante et engagée. Car Kamel Daoud a érigé la chronique en exercice de style, en art de tendre un miroir à ses contemporains tout en s’interrogeant jour après jour, avec ou malgré l’actualité, sur l’homme, les dieux et les libertés.

Des printemps arabes aux attentats de Paris, des élections présidentielles algériennes à la crise des réfugiés, cette sélection de chroniques de Kamel Daoud publiées ces six dernières années donne à entendre une voix libre, puissante et provocante dont l’audience ne cesse de s’étendre dans le monde.


Revue de presse

  • "Qu’on soit d’accord ou pas avec lui, on reconnaît sa franchise, son style et son côté décomplexé. Ses écrits sur les non-dits des supporters de la cause palestinienne ou sur les agressions sexuelles en Allemagne, ici publiés, avaient d’ailleurs suscité de très houleux débats. Et c’est bien là le rôle du chroniqueur." (Jeune Afrique)
  • "Le journaliste et écrivain algérien revient aujourd’hui avec un recueil de ses chroniques, la plupart parues dans Le Quotidien d’Oran. On y retrouve les « obsessions » de l’auteur : l’islamisme, le régime fossilisé de l’Algérie, l’identité, la langue, les relations avec la France. On y retrouve aussi l’écriture du lauréat du Goncourt du premier roman en 2015 pour son livre Meursault, contre-enquête : vive et douloureuse." (Le Monde)
La Préface du nègre. Le Minotaure 504 et autres nouvelles

La Préface du nègre. Le Minotaure 504 et autres nouvelles

Actes Sud (Babel) - 2015

Avant d’écrire Meursault, contre-enquête (Actes Sud, 2014), son premier roman, Kamel Daoud a publié des nouvelles. Ce recueil qui donne à voir l’Algérie contemporaine dans son absurdité et sa violence a reçu le prix Mohammed-Dib et a été finaliste du prix Wepler et du Goncourt de la nouvelle en 2011.


Meursault, contre-enquête

Meursault, contre-enquête

Actes Sud - 2014

Cet homme qui soliloque dans un bar, nuit après nuit, c’est le frère de l’Arabe tué par Meursault dans le fameux roman de Camus, L’Étranger. Soixante-dix
ans après les faits, rage et frustration inentamées, il rend un nom au mort et donne chair à cette figure niée de la littérature : l’Arabe. Un roman profond sur les héritages qui conditionnent le présent et sur le pouvoir exceptionnel de la littérature pour dire le réel.

Il est le frère de “l’Arabe” tué par un certain Meursault dont le crime est relaté dans un célèbre roman du xxe siècle. Soixante-dix ans après les faits, Haroun, qui depuis l’enfance a vécu dans l’ombre et le souvenir de l’absent, ne se résigne pas à laisser celui-ci dans l’anonymat : il redonne un nom et une histoire à Moussa, mort par hasard sur une plage trop ensoleillée.
Haroun est un vieil homme tourmenté par la frustration. Soir après soir, dans un bar d’Oran, il rumine sa solitude, sa colère contre les hommes qui ont tant besoin d’un Dieu, son désarroi face à un pays qui l’a déçu. Étranger parmi les siens, il voudrait mourir enfin…
Hommage en forme de contrepoint rendu à L’Étranger d’Albert Camus, Meursault, contre-enquête joue vertigineusement des doubles et des faux-semblants pour évoquer la question de l’identité. En appliquant cette réflexion à l’Algérie contemporaine, Kamel Daoud, connu pour ses articles polémiques, choisit cette fois la littérature pour traduire la complexité des héritages qui conditionnent le présent.


Le Minotaure 504

Sabine Wespieser Editeur - 2011

« Nous avons été tellement écrasés que le jour où nous nous sommes levés, notre échine est restée courbée. Peut-être aussi que nous sommes allés si loin dans l’héroïsme en combattant les envahisseurs que nous sommes tombés dans l’ennui et la banalité. Peut-être aussi que nous sommes convaincus que tous les héros sont morts et que ceux qui ont survécu n’ont pu y arriver que parce qu’ils se sont cachés ou ont trahi. Je ne sais pas, mais je sais tout le reste : aucun Algérien ne peut en admirer un autre sans se sentir le dindon d’une farce. Oui, mais voilà : laquelle ? » Extrait d’une des quatre nouvelles (Gibrîl au kérosène) qui constituent ce recueil, et qui chacune claque comme un uppercut, ce constat donne le ton du livre de Kamel Daoud. Né en Algérie, appartenant à la génération des fils de combattants (il est né en 1970), l’écrivain pose ici avec force la question de l’identité : la sienne et celle de ses compatriotes – qu’est-ce qu’être algérien aujourd’hui ? – mais aussi celle, d’actualité, de son pays. Dans la nouvelle-titre, Le Minotaure 504, il prête sa voix, dans un hallucinant soliloque, à « un taxieur qui déconseille aux gens d’aller sur Alger ». Gibrîl, le militaire fou d’aviation, héros du deuxième récit, attend, depuis des heures, que quelqu’un, à l’immense foire internationale où il a décidé de l’exposer, s’intéresse à l’avion qu’il a quasiment construit de ses mains. L’Ami d’Athènes (titre du récit suivant), lui, oublieux de la foule spectatrice des Jeux olympiques, est porté dans l’élan de sa course par les murmures des générations passées. Dans La Préface du nègre, celui qui est payé pour retranscrire les pensées d’un autre ne parvient à écrire que sa propre expérience d’enfant perdu de l’indépendance… Prophètes abandonnés, les personnages de Kamel Daoud poursuivent malgré tout leur quête. Dans ce pays qui leur échappe, leur cheminement erratique sonne comme autant de promesses de révolte.

Nouvelles voix

Les cafés littéraires en vidéo
Saint-Malo 2011

Une vidéo réalisée par Cap7Média.

Le sens des mots

Avec Kamel Daoud, Abdelaziz Baraka Sakin, Henriette Walter, Nicolas Bokov - Saint-Malo 2017

Avec Kamel Daoud, Abdelaziz Baraka Sakin, Henriette Walter, Nicolas Bokov
Animé par Willy Persello

« Gardien du sens des mots » telle était la mission assignée aux écrivains par Vaclav Havel, qui vivait sous une dictature communiste où le sens de chaque mot se trouvait systématiquement perverti. Gardien du sens des mots : cela vaut partout et en tout temps, mais particulièrement aujourd’hui. Car les mots peuvent mentir, tromper, être les instruments de prises de pouvoir, exclure, parfois tuer – ou libérer. Il y va de la liberté de penser, condition d’exercice de la démocratie. Avec Henriette Walter, Kamel Daoud, Nicolas Bokov et Abdelaziz Baraka Sakin. Suivi de la projection de George Orwell (1903-1950), portrait particulièrement réussi de cet écrivain hors du commun. Témoin de son époque, passionnément engagé pendant la guerre d’Espagne, puis contre les totalitarismes, révolté humaniste, il est l’inventeur du concept de « Big Brother ».


Le combat pour la vérité

Avec Russel Banks, Kamel Daoud, Julien Bisson, Bernard Genies - Saint-Malo 2017

La presse, dans l’imaginaire américain, occupe une place particulière, de gardienne de la démocratie : combien de films, de séries TV, de romans, mettant en scène ce combat ? New York Times, New Yorker, Washington Post mènent aujourd’hui un combat sans relâche contre les « faits alternatifs » de l’administration Trump. En compagnie des deux Américains Russell Banks, qui publie Voyager aux éditions Actes Sud, de tous les combats pour la démocratie aux États-Unis et Kamel Daoud qui a tenu une rubrique dans Le Quotidien d’Alger, Bernard Genies (L’Obs) et Julien Bisson (Le 1).
Animé par Hubert Artus


La place du religieux

Avec Alaa El Aswany, Kamel Daoud, Phillippe Val, Boualem Sansal, Parker Bilal. - Saint-Malo 2015

Avec Alaa El Aswany, Kamel Daoud, Phillippe Val, Boualem Sansal, Parker Bilal. Débat animé par Yann Nicol


Journalistes, écrivains, au défi du monde

Avec Alaa El Aswany, Kamel Daoud, Serge July et Axel Salvatori-Sinz - Saint-Malo 2015


Avec Alaa El Aswany, Kamel Daoud, Serge July et Axel Salvatori-Sinz, une rencontre animée par Pierre Haski


Rencontre avec les lauréats du Prix des Cinq Continents de la Francophonie

Avec Kamel Daoud, Hubert Haddad, Ananda Devi et Wilfried N’Sondé. Rencontre animée par Sophie Ekoué - Saint-Malo 2015

Avec Kamel Daoud, Hubert Haddad, Ananda Devi et Wilfried N’Sondé. Rencontre animée par Sophie Ekoué


L’Histoire au miroir de la fiction

Avec Kamel Daoud, Daniel Arsand, Salim Bachi - Saint-Malo 2015


Avec Kamel Daoud, Daniel Arsand, Salim Bachi, une rencontre animée par Emmanuelle Dancourt


Algérie, comme une blessure...

Algérie, comme une blessure...

Saint-Malo 2011

Avec Tito TOPIN, Malika MOKEDDEM, Kamel DAOUD, Yahia BELASKRI. Un débat animé par Yves Chemla.


Le souci des gens

Saint-Malo 2011

Avec Lieve JORIS, Maylis DE KERANGAL, Kamel DAOUD, Khaled AL KHAMISSI,
animé par Baptiste Liger


Tunis, Le Caire, Lybie : le monde qui vient

Avec : Tahar BEKRI, Olivier WEBER, Kamel DAOUD, Khaled AL KHAMISSI, Abdelwahab MEDDEB, Lina BEN MHENNI, Jean-Pierre PERRIN - Saint-Malo 2011

Avec : Avec : Tahar BEKRI, Olivier WEBER, Kamel DAOUD, Khaled AL KHAMISSI, Abdelwahab MEDDEB, Lina BEN MHENNI, Jean-Pierre PERRIN
Animé par Yves CHEMLA