GUÉROUT Max

Tromelin, l’île aux esclaves oubliés (CNRS Editions, 2010)

D’abord militaire, Max Guérout devient officier de marine, mais dès le début des années 1980, il entame une carrière scientifique qui l’amène à diriger de nombreux chantiers de fouille maritimes. Il participe ainsi à la découverte et à la fouille d’épaves dans diverses régions du monde.
C’est dans le cadre de ces missions archéologiques qu’en 2006, 2008 et 2010, Max Guérout se rend sur l’île de Tromelin et reconstruit l’histoire des esclaves naufragés. Il a d’ailleurs contribué à la fondation du Groupe de Recherche en Archéologie Navale (GRAN), dont la vocation est l’archéologie sous-marine, l’histoire maritime et le patrimoine culturel maritime.
Parmi ces nombreux articles et ouvrages, Max Guérout a publié, avec Thomas Romon Tromelin, l’île aux esclaves oubliés (CNRS Editions, 2010).

Les esclaves oubliés de Tromelin

Soleil / MC Productions - 2015

« Les Esclaves oubliés de Tromelin » est une incroyable aventure humaine autant qu’un témoignage bouleversant sur l’esclavage. Fruit d’une collaboration inédite entre un archéologue et un auteur de bande dessinée, le récit fait revivre la destinée de ces hommes et femmes, réduits en esclavage et abandonnés pendant quinze ans sur un minuscule îlot de l’océan Indien : Tromelin.
Tout commence par une histoire :
Un îlot perdu au milieu de l’océan Indien dont le voisin le plus proche est Madagascar, à 500 km de là… À la fin du XVIIIème siècle, un navire négrier, l’Utile, s’y échoue.
Lors du naufrage, l’équipage et une partie des esclaves arrivent à rejoindre l’île mais les autres Malgaches, enfermés dans les cales, périssent noyés. En quelques mois les survivants construisent alors une embarcation de fortune. L’équipage embarque et rejoint Madagascar, abandonnant derrière lui une soixantaine d’esclaves.
Les rescapés vont survivre sur ce bout de caillou traversé par les vents.
Ce n’est que le 29 novembre 1776, quinze ans après le naufrage, que le chevalier de Tromelin, commandant la corvette La Dauphine récupérera les 8 esclaves survivants : 7 femmes et un enfant de huit mois.
Une fois connu en métropole, ce « fait divers » servira à appuyer la cause des abolitionnistes, à l’orée de la Révolution française.
Depuis l’année internationale de commémoration de la lutte contre l’esclavage, sous le patronage de l’Unesco, Max Guérout, ancien officier de marine, créateur du groupe de recherche en archéologie navale (Gran), a monté en coopération avec l’Institut national de recherche archéologique préventive (INRAP) plusieurs expéditions pour retrouver les traces du séjour des naufragés et mieux comprendre leurs conditions de vie pendant ces 15 années isolées. Leurs découvertes démontrent une fois de plus la capacité humaine à s’adapter et survivre, en dépit de tout.

En collaboration avec l’illustrateur Sylvain Savoia.

Tromelin. L’île aux esclaves oubliés

CNRS éditions - 2010

31 juillet 1761. L’Utile, navire négrier de la Compagnie française des Indes, fait naufrage sur les récifs coralliens de l’île de Tromelin, minuscule atoll sablonneux perdu dans l’océan Indien. Parmi les rescapés, une soixantaine d’esclaves malgaches et cent vingt-deux hommes d’équipage. Une embarcation de fortune est construite avec les restes de l’épave. Elle repart avec les Français. Faute de place, les Malgaches restent sur l’île, contre la promesse qu’un bateau viendra bientôt les secourir. Promesse non tenue. Ce n’est que quinze ans plus tard, en 1776, qu’une corvette récupère les huit esclaves survivants : sept femmes et un enfant de huit mois.
Que s’est-il passé entre-temps ? Comment les esclaves oubliés ont-ils résisté aux assauts des tempêtes tropicales, au manque d’eau douce et de nourriture ? Comment sont-ils parvenus à maintenir un feu allumé sur une île dépourvue d’arbres ?
Depuis les expéditions archéologiques menées sur l’île en 2006 et en 2008 par Max Guérout et Thomas Romon, il est aujourd’hui possible de reconstituer l’existence de ces nouveaux robinsons. Pour la première fois, voici dévoilé l’ensemble de leurs découvertes. Une étude illustrée d’une superbe iconographie, qui raconte l’aventure terrible et unique de ces esclaves abandonnés sur une île d’1 km2, cernée par les déferlantes et harcelée par les ouragans.
Tromelin est une coédition Inrap (Insitut national de recherches archéologiques préventives) / CNRS Editions.