UN APRÈS-MIDI POUR LE PRIX JOSEPH KESSEL : DIMANCHE 14H-19H, AUDITORIUM

CONTRE LE MENSONGE : GARDIENS DU SENS DES MOTS

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Au commencement de tout est la parole », écrivait Vaclav Havel en
juin 1989. « C’est le miracle auquel nous devons d’être hommes. Mais c’est
aussi le piège, l’épreuve, la ruse et le test. Et plus encore qu’il ne vous
semble, à vous qui vivez dans un pays de grande liberté de parole, dans
une société où les mots ne semblent pas beaucoup importer. Pourtant, ils
importent. La parole, les mots, importent partout ».
Contre le mensonge, sauver le sens des mots : en découvrant le film bouleversant
de Manon Loizeau (Tchétchénie, une guerre sans traces)
quand 20 ans après la première guerre de Tchétchénie, elle explore un pays
terrorisé, dont le président Kadyrov veut éradiquer jusqu’à la mémoire, ou
celui de Mehran Tamadon, Iranien, ces 2 jours de huis clos entre quatre
mollahs et le réalisateur, athée iranien, nous sont revenues les phrases de
Vaclav Havel : le premier devoir des journalistes et des artistes est bien
d’être les gardiens du sens des mots. Car c’est bien de cela qu’il s’agit :
de lutter contre le mensonge.
S’est imposé à nous qu’il n’était pas meilleur choix que celui de la lutte contre
le mensonge, pour l’après-midi consacré au prix Kessel – Kessel, tout
à la fois journaliste et écrivain.

Avec Olivier Weber, Manon Loizeau, Mehran Tamandon, Alaa Al
Aswany, Jean-Christophe Rufin, Élise Fontenaille N’Diaye
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