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Disparue

Ecrit par Samantha Souche (4ème, Collège Le prés des Roures de Le Rouret), sujet 2. Publié en l’état.

Ce que comprenait surtout Rémi, c’est qu’il allait devoir enfiler l’un de ces maudits casques. Et aucun stage de la police ne l’avait entraîné à enquêter dans un monde virtuel…

A moins que…

- Oui, bien sûr, je comprends, dit-il à voix haute, et les autres joueurs, les connaissez-vous ?

- Oui… A droite de Lucie il y avait Flavie ensuite Edward, Élodie et Jonathan. Ils étaient cinq.

- Depuis combien de temps sont-il là ?

- Depuis 9 heure ce matin. Ils ont fait une pause il y a moins d’une heure.

- Et c’est là que Lucie a disparu ?

- Oui.

- Très bien, pourrais-je les interroger dans quelques minutes ? Commença-t-il, repoussant le moment fatidique où il devrait coiffer l’un de ces casques.

- Oui, vous pouvez aller dans le bureau au fond à droite.
Rémi se dirigea vers Flavie. Elle comprit tout de suite et le suivit sans parler.

- Assieds-toi, lui dit Rémi en lui tendant une chaise. Connais-tu Lucie ? Est-elle dans ton collège ?

- Non Monsieur.

- As-tu remarqué quelque chose au niveau de son comportement ?

- Non, au début tout se passait bien…

- Et après… ?

- Elle faisait des allers-retours en plein milieu de la partie, d’une pièce à une autre et elle ne s’arrêtait pas. Comme si elle s’ennuyait.

- Vous connaissez -vous bien entre vous ?

- A part Lucie, oui. On se retrouve souvent ici.

- D’accord merci. Tu peux y aller mais amène moi un de tes copains s’il te plaît.

- Ok.

Une autre jeune fille arriva dans la salle. Elle était maigre mais avait un beau visage.

- Bonjour ! Comment t’appelles-tu ?

- Élodie.

- Connais-tu Lucie ?

- Non.

- As-tu noté quelque chose d’anormal durant la partie ?

- Non.

- Le jeu t’a-t-il plu ?

- Bof.

Rémi comprit qu’il n’en saurait pas plus avec cette jeune fille.

- Merci, tu peux y aller.

Un Garçon arriva : il était grand, plus grand même que Rémi.

- Bonjour, je m’appelle Edward.

- Tu...

- Non je la connais pas la nouvelle fille.

Rémi fut surpris par son impolitesse, savait-il qu’il s’adressait à un policier et pas n’importe lequel : un lieutenant !

- Autre chose Monsieur ?

- Ton copain connaît-il Lucie ?

- Jonathan ? Non ! Personne ne la connaît.

- Et le jeu tu…

- Ouais ! Il était trop bien, il y avait du sang partout !

- C’est bon, tu peux y aller.

- Merci, allez ciao !

On se demande s’ils sont éduqués ces enfants, grommela-t-il pour lui même. Rémi sortit et retourna voir Hervé, le brigadier.

- Alors, il y a du nouveau, demanda Rémi impatient.

- Oui, la police scientifique a trouvé des cheveux sur la chaise de Lucie…

- Des cheveux ?? Ce sont sûrement ceux de Lucie !

- Non, ce sont des cheveux d’homme.

- Vous savez à qui ils appartiennent ?

- Non, et puis ce n’est pas un indice très fiable : ils peuvent être a n’importe qui.

En plus, cette personne aurait pu les perdre n’importe quand : avant ou après la partie. Il aurait peut-être fallu regarder les vidéos, ça nous aurait bien aidé.

- Oui, je vais demander !

Rémi s’approcha de Fred assis à côté de l’ordinateur qui clignotait toujours.

- Pourrions-nous voir les vidéos ?

Fred devint tout à coup blanc comme un linge et balbutia avec difficulté :

- Normalement, c’est Harry qui s’en charge mais là… Nous n’avons pas pu récupérer les enregistrements… Ça n’a pas marché…

- Donc, pas de vidéos ?

- Heu… Oui...

- D’accord. Et l’ordinateur qu’a-t-il ?

- Rien, c’est quand la tour n’est pas branchée.

- Si non, marche-t-il ?

Fred hocha la tête.

- Je vais donc vous l’emprunter !

- Quoi !? Je veux dire, bien sûr ! N’oubliez pas de me le ramener !

-Ne vous inquiétez pas.

Devant la porte Rémi croisa Harry et lui demanda :

- Que faisiez-vous quand Lucie a disparu ?

- J’étais au bar avec les autres enfants. Je leur servais des boissons… non alcoolisées bien sûr !

Le bar se trouvait plus loin sur la droite.

- Oui j’imagine ! Et Fred ?

- Il était en réunion avec les autres administrateurs.

En sortant Rémi croisa d’autres policiers : ils finissaient d’installer le ruban jaune comme dans les films ou les séries policières.
Rémi devait passer à son bureau pour récupérer les dossiers de l’affaire barrés d’une écriture rouge : IMPORTANT.
Il rentra chez lui. Sa maison était vide comme d’habitude. Il dîna avec pour seul compagnon son chat. Aujourd’hui était une journée de travail comme les autres, seulement cette affaire le préoccupait beaucoup : il n’y avait pas d’indice, rien à part cet ordinateur et la poignée de cheveux retrouvée sur la chaise.
Cette nuit fut mouvementée : des douleurs lancinantes lui traversaient la tête. Il prit alors le dossier et travailla toute la nuit, jusqu’à ce qu’il tombe de sommeil : il était aux alentours de 4 heures du matin.
Rémi fut réveillé par le tohu-bohu des voitures. Il ne prit pas la peine de déjeuner : il partit sur le champ, il fallait qu’il découvre ce qui s’était passé. Son téléphone sonna et la voix d’Hervé résonna :

- Bonjour Rémi !

- Salut Hervé ! Alors du nouveau ?

- Oui, c’est l’ordinateur.

- Très bien j’arrive ! A tout de suite !

Rémi raccrocha et se dirigea vers le commissariat.

A peine arrivé, il sauta de sa voiture et alla voir Hervé. Il était impatient d’en savoir plus. Il apostropha Hervé :

- Alors ?

- Alors… Elle avait réussi tous les niveaux.

Rémi fut étonné : en même pas 20 minutes Lucie avait fait tout les niveaux, et il n’y en avait pas qu’un !

- Ce jeu devait être facile…

- Non, tous les autres joueurs nous ont certifié qu’ils n’avaient pas fini le premier niveau.

- Et ce jeu… On peut l’essayer ?

- Oui, nous avons réussi à le télécharger.

Il ne pouvait plus se défiler. Hervé lui tendit un casque au reflet métallique. Rémi le prit et s’assit, il ne savait pas dans quelle aventure le jeu allait pouvoir le mener. Il appuya sur le bouton « play », il n’était plus très sûr de lui, qu’allait-il découvrir dans ce jeu ? Il fut rapidement amené dans un autre univers : l’écran était sombre. Son personnage devant lui était armé d’un couteau. Encore un de ces jeux sanglants pensa-t-il. En haut à gauche de l’écran il y avait écrit : « Objective : to survive » Il fallait que Rémi survive. Soudain, une horde de zombie déboula. Qu’allait il faire avec son petit couteau face à ces monstres. Il appuya sur la touche « espace » et son personnage s’agita dans tous les sens, puis un éclat de sang fut projeté sur l’écran. Rémi ne put s’empêcher d’avoir un mouvement de recul. Il fit quelque pas de plus et une nouvelle horde de zombies se jeta sur lui. Mais cette fois c’était fini : l’écran s’éclaircit et afficha en gros caractère :« GAME OVER ».Rémi comprit alors la difficulté des niveaux… Mais pas de traces de Lucie. Aurait-elle disparu comme dans le livre de Christian Lehmann où l’un des héros est prisonnier dans le jeu ? Ce n’est pas possible songea Rémi, ce sont des livres et rien d’autre. Repoussant le casque, il se leva et retourna au planétarium pour interroger Fred :

- Il est compliqué votre jeu !

- Oui c’est vrai celui-ci était particulièrement dur… Mais Lucie…

Fred se retint comme si il avait dit quelque chose qu’il ne fallait pas.

- Mais Lucie ? Renchérit Rémi.

- Elle le trouvait facile, elle avait fini tous les niveaux ! Et elle en redemandait avec son petit air insolent !

Rémi se souvint alors de l’attitude de Fred quand il lui avait parlé des caméras : il était devenu pâle. Et maintenant voilà qu’il s’énervait au sujet de Lucie.

- Que faisiez-vous quand Lucie a disparu ?

- Ce n’est pas très discret vos questions, s’énerva-t-il.

- Vous savez, dans la police, la discrétion, ce n’est pas notre affaire ! Alors où étiez-vous ?

- J’étais dans mon bureau.

- Vous n’étiez pas en réunion ?

- Non je travaillais.

Rémi fut étonné : Harry lui avait dit que Fred était en réunion. C’est bizarre songea-t-il.

- Harry nous a pourtant affirmé que vous étiez en réunion !

- Eh bien non…

Fred n’eut pas le temps de finir sa phrase que le téléphone de Rémi sonna. C’était Hervé.

- Oui,répondit Rémi un peu énervé que quelqu’un le dérange.

- Harry a avoué, donc Fred… Et les cheveux appartiennent à un certain Fred Viglietti...

- Merci.

Rémi raccrocha et Fred continua aussitôt sa phrase :

- Eh bien non ! Et alors qu’allez vous faire ?

Fred semblait énervé.

- Je vais vous demander votre nom.

- Ça ne vous regarde pas !

Son comportement était étrange. Mais Rémi ne se laissa pas décontenancer et haussa la voix à son tour :

-Votre nom !

- Viglietti ! Et maintenant ?

- Je vous embarque, répondit sèchement Rémi.

- Non mais qu’est ce qui vous prend et… Qu’est ce qui vous prouve que c’est moi ?

- On a retrouver vos cheveux sur la chaise, ce n’est pas très fiable mais quand même. Il y a aussi votre comportement et le fait que, comme par hasard, ce jour là, il n’y avait pas de vidéos et vous êtes le seul avec Harry à pouvoir y accéder. Il est 16h45 tout ce que vous dites pourra être utilisé contre vous.

Le trajet se déroula silencieusement. Arrivé au commissariat, Rémi le mit aussitôt en garde à vue et le bombarda de questions.

- Non ce n’est pas moi, je vous le répète depuis le début !

Rémi se tourna et fit signe à Fred qui entra aussitôt avec une personne.

- Je suis désolé patron, dit doucement Harry. J’ai tout dit.

- Mais , mais…

Rémi était fier de lui, il avait réussi à le piéger, cet enlèvement était pourtant parfait : pas d’indice, rien, juste son comportement étrange.

- Avouez maintenant !

Rémi commençait à s’impatienter : trop de bla-bla.

- Je la connaissais à peine et elle m’énervait déjà : elle était trop forte. Elle faisait tous les niveaux en même pas 20 minutes. Alors, elle revenait et prenait son air insolent ! Ce n’est pas parce qu’elle est forte qu’elle doit me parler comme à un chien.

- Et c’est juste pour ça ?

- Non... Elle disait à tous les autres joueurs que le jeu était nul, qu’il n’y avait que le niveau un de bien et que tous les autres niveaux étaient nuls : du coup plus personne n’y jouait et nous n’avions plus d’abonnés…

Rémi le coupa, il était furieux :

- Tout ça pour une question d’argent !

- Non… Enfin oui, avoua Fred honteux.

- Et maintenant où est-elle ?

- Elle est dans un des bureaux.

Rémi se tourna vers son collègue et lança :

- On y va !

Ils s’équipèrent : gilet par balle, pistolet… Rien ne leur manquait.

Le chemin paru plus court. Arrivé sur place, Fred leur indiqua le petit bureau dissimulé par une bibliothèque. Quand ils réussirent à dégager la porte, ils l’ouvrirent et tout de suite ils furent impressionnés par le désordre de cette pièce : des chaises étaient renversées, il y avait une corde et un morceau de scotch… Seulement, plus de Lucie : elle s’était volatilisée !

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