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À la découverte d’Edena 2

Florian Bonamy (5ème, Collège Nazareth de Nice), sujet 1. Publié en l’état.

To be or not to be ?
Cette fois, la bonne formule serait plutôt : Sois une autre. Et fais face.
Une seconde plus tard, une vive lumière l’éblouit et le casque commença à bouger… On aurait dit qu’il se déroulait. Il enveloppa, peu à peu, la tête d’Alicia et un microphone sortit du côté droit du casque et une vitre apparut sur le haut.

Cela ressemblait à un casque de moto mais il y avait une sorte de poignée derrière, comme pour rétracter le casque et empêcher l’utilisateur de l’enlever.

- Ca va Alicia ? demanda inquiet le metteur en scène

Alicia ne répondit pas. On aurait dit qu’elle était comme « avaler » par un autre monde.

- Alicia !! hurla Mathias, le régisseur.

- Euh, oui …oui…, bégaya faiblement Alicia.

- Ben alors, c’est maintenant que tu te réveilles ? ça fait 3 fois que je te hurle dans les oreilles. Sinon, le casque, pas trop serré ? demanda Mathias.

- Non, non, ça va, répondit Alicia, toujours en bégayant.

Pierre, le metteur en scène, ajusta la prise de connexion entre le casque et l’ordinateur ? La lumière vive aveuglait maintenant toutes les personnes présentes sur le tournage.

- Attention ! Tu vas être transférée dans une sorte de jeu vidéo et il sera connecté à l’ordinateur, ce qui nous permettra de voir ce que tu vois. Au lieu de jouer avec une manette, tu joueras avec ton cerveau. Au début, ce sera difficile à contrôler mais tu t’y habitueras, faisons un essai ! dit fermement Lucas, le producteur.

- D’accord mais vous ne me laissez pas trop longtemps, ajouta Alicia.

- Bon, bon, allez, go, Alicia ! Tu testes le casque, moi, je vais dans mon bureau chercher quelques dossiers, dit rapidement Mathias, fatigué de tous ces bla-bla.

- Bonjour, Alicia, je suis l’ordinateur mais vous pouvez m’appeler VERRA, nous allons démarrer l’opération. Restez tranquille, la téléportation vers Edena 2, notre destination va commencer.

Bziiiii – bzuuuu, transfert activé, téléportation Edena 2 en cours…BON VOYAGE
Tout le monde regarda Alicia. Ils la firent s’asseoir pour qu’elle ne tombe pas ou se fatigue davantage puis ils fixèrent l’image vacillante de l’ordinateur…
Alicia vit comme un tunnel illuminé de mille couleurs. Elle décida de fermer les yeux.
VERRA s’éteignit brutalement. Toute l’équipe crut d’abord à une panne de courant, mais alors que tout, autour d’eux, était allumé. L’image réapparut soudain. Alicia venait de rouvrir les yeux.
Alicia prit son courage à deux mains et traversa vaillamment le tunnel multicolore. Surgit alors devant elle, le vaisseau NICEA dans lequel elle pénétra sans hésiter. Elle venait d’arriver dans le sas de décompression.
Il ne fallait pas qu’elle oublie son objectif : « retrouver l’équipage ». Elle avançait prudemment. Elle poussa doucement la porte et aperçut une forme sombre courir à quelques mètres d’elle. Elle tenta de la rattraper mais finit par hurler :

- Oh, eh ! qui êtes-vous ? Je m’appelle Alicia, je suis venue récupérer l’équipage du NICEA. Oh ! eh ! mais répondez bon sang !!

Personne ne répondait et l’ombre avait disparu.
Tant pis, Alicia était fermement décidée à réussir la mission qui lui avait été confiée. Elle continue donc d’avancer dans des couloirs, des sas, des sortes de galeries…. un bruit effrayant de ventilation la fit sursauter. C’était comme le souffle rauque d’un animal tapis dans sa grotte. Elle entendit des bruits de pas dans la ventilation. Elle décida, prise de peur, de se cacher dans un placard.
Pendant ce temps, toute l’équipe de tournage ne cessait de fixer l’écran, mais il se faisait tard et tout le monde quitta le hangar.
Il ne restait que Mathias. La sonnerie de son portable le fit sursauter. Il devait rentrer chez lui, son fils venait de faire une chute dans l’escalier. Rien de grave, mais sa femme voulait vraiment qu’il revienne, au cas où !.
Il n’était pourtant pas question de laisser Alicia seule, mais, que faire. Toute l’équipe était partie, téléphoner à une autre actrice ? oui mais laquelle et son portable n’avait quasiment plus de batterie.

Que faire ? Il ne pensa même pas à faire revenir Alicia du jeu. Il prit le micro relié à l’ordinateur et tout en actionnant la manette à l’arrière du casque …

- Alicia, je dois partir, mon fils est souffrant. Je peux te laisser ou j’actionne la manette du casque pour que tu puisses rentrer chez toi aussi ?

- Non c’est bon, répondit Alicia, enthousiaste à l’idée de continuer sa mission. Tout va bien. Ne t’inquiète pas. A demain et occupe-toi bien de ton garçon.

- Ok, si tu le dis. Je te laisse les clefs du studio sur le bureau. Pense juste à remettre le casque dans le tiroir de mon bureau. Bon, à plus et ne tarde pas trop.
Mathias trébucha et, en tombant, il tira sur la poignée du casque. Il partit sans se douter qu’il venait d’enclencher un mécanisme qui empêcherait Alicia de revenir dans la réalité.

Alicia, décida de quitter son placard. Elle trouva enfin quelqu’un et lui posa milles questions sur sa présence dans le vaisseau. Il tenta de lui dire qu’après un gros choc, lors de l’atterrissage, l’équipage était parti en reconnaissance, à l’extérieur. Il était resté tout seul dans le sas pour surveiller le vaisseau.

- Vous savez, je ne suis que le mécano. Je n’y connais rien en électronique. Ce que je sais, c’est que nous ne sommes pas seuls et que l’équipage a disparu.
Alicia et Jean, son nouvel équipier, décidèrent de retrouver le reste de l’équipage ensemble. Tout en parlant, leurs regards s’arrêtèrent sur une chose étrange. Une sorte d’araignée blanche, avec une queue, toute gluante mais apparemment sans vie.

Ils l’examinèrent mais soudain, elle bougea et attrapa la tête de Jean.
Alicia, bien qu’effrayée, essaya de dégager sa tête emprisonnée de cette masse gluante. Heureusement, au bout de quelques minutes de lutte acharnée, « la créature » tomba de la tête de Jean et Alicia, sans ménagement et sans état d’âme, l’écrasa sous sa botte.

Etait-ce la seule créature ? Y-en-avait-il d’autres, ailleurs, cachés dans les recoins du vaisseau ? Tout en réconfortant Jean, Alicia reprit la marche. Il fallait retrouver l’équipage. Hors de question d’arrêter maintenant, surtout avec ces « choses » étranges qui se promenaient peut être dans le vaisseau. L’équipage était peut être en danger. Il fallait agir vite.

Les couloirs se succédaient, les tunnels n’en finissaient pas. Mais où était donc le commandant ? le second ? l’aide machiniste ?...

- Il ne faut pas perdre espoir Jean, chuchotait Alicia, pour être rassurante.
Ils avaient tous les deux l’image de l’araignée gluante qui n’était peut être pas l’unique intrus sur le vaisseau.

Soudain, comme sorti de nulle part, le commandant du vaisseau, accompagné des autres membres de l’équipage, apparut. Armés avec des bouts de tuyaux, des planches et même une chaise, ils se plantèrent devant Alicia et Jean, le regard vide et terrorisé.

- Que se passe-t-il demanda Alicia, hésitante et craignant une réponse qu’elle ne voulait pas forcément entendre.

- Tout va bien, maintenant que vous êtes là répondit brièvement le commandant. Mais nous ne sommes pas seuls. Il faut quitter le vaisseau immédiatement ou bien...

- On ne peut pas abandonner le vaisseau ! hurla Alicia. Il faut atteindre Edena 2 et s’assurer que nous pouvons y vivre, comme sur la Terre.

- Oui, mais que faites vous de « la chose » ? s’inquiéta l’aide machiniste.

- Pour l’instant, rien. On verra et on agira quand il le faudra. Alicia se voulait optimiste mais bon, le cœur n’y était pas.

Ils mirent le vaisseau en marche et se dirigèrent vers Edena 2. Certains que « la chose » avait été tuée par Alicia après la mésaventure de Jean, ils se réunirent pour un bon diner.

Jean était tout pâle, il ne se sentait pas très bien, il avait mal au ventre.
Tout à coup, « la chose » sortit brutalement de son abdomen !
Tout le monde, cria, hurla de peur et d’effroi. « La chose » ou plus exactement « la larve » bougeait. Elle était blanche, se tortillait dans tous les sens. Un membre de l’équipage saisit une clé à mollette et frappa tellement fort « la larve » qu’elle fut propulsée dans un sas.
Alicia appuya sur le bouton d’éjection et le sas partit dans l’espace. Malheureusement, le corps de Jean était sans vie. Ils le mirent dans l’incinérateur et prièrent pour arriver sans encombre sur Edena 2, sains et saufs.
Plusieurs heures s’écoulèrent. Le vaisseau poursuivait sa route.
Brusquement, quelque chose ouvrit le conduit d’aération. Une chose énorme, gluante, visqueuse en sortit. Elle ressemblait à la larve mais en plus grand : tête allongée, pas d’œil, longue queue…
Elle attaqua, un par un, tous les membres de l’équipage. Impitoyable, elle les écrasait d’un coup de queue ou leur crachait au visage une sorte d’araignée. Elle devait utiliser leur tête pour accueillir « ses petits ».
Alicia, courageuse mais pas téméraire, se cacha dans un placard. Elle attendait désespérément que le calme revienne. Attentive au moindre bruit, elle tenta d’ouvrir la porte qui, selon toutes ses espérances, ne grinça pas.
Personne, il n’y avait que des corps décharnés répandus sur le sol. « La chose » gigantesque avait disparu.

- Bon, c’est maintenant ou jamais se dit elle intérieurement. Si je n’y vais pas tout de suite, je n’aurai peut être plus aucune occasion. Allez, courage !
Réunissant toutes ses forces, elle se mit à courir vers un des derniers sas du vaisseau.

Elle ne put se retenir de crier de joie quand elle vit, qu’à l’intérieur de ce dernier sas, il y avait quelques survivants du vaisseau. Cachés, tapis derrière des armoires, ils étaient venus se réfugier quand « la chose » avait surgi du conduit d’aération.
Alicia, assisté de l’aide machiniste, actionna la manœuvre d’éjection et détacha le sas du NICEA.

« La créature » était toujours à l’intérieur du vaisseau. Enfin, ils l’espéraient…
Ils regardèrent le sas s’éloigner du NICEA et l’aide machiniste, euphorique, interpella Alicia :

- J’ai mis un explosif dans le conduit et, dans ma poche, j’ai le détonateur !
D’une seule voix, tout le monde lui dit : APPUIE !

Le vaisseau explosa en milles morceaux et c’en fut fini de « la chose ».

Alicia, heureuse, cria : EDENA 2, nous voilà !
Les heures défilaient et EDENA 2 apparut enfin sur l’écran radar. Mission accomplie. Ils allaient pouvoir atterrir et s’assurer qu’EDENA 2 était habitable par les hommes.
Alicia et les survivants de l’équipage atterrir et commencèrent à visiter les lieux. Il leur fallait trouver des moyens de survie pour manger, boire et s’abriter. Après tout, ils ne savaient pas s’il allait faire froid ou chaud sur cette planète, ils ignoraient totalement s’ils allaient pouvoir faire pousser des plantes, s’alimenter… Une nouvelle aventure débutait.
Alicia avait achevé sa mission, l’équipage était sauvé, la planète était sûre.
Mais, elle était préoccupée. Comment allait-elle entrer en contact avec la Terre et confirmer qu’EDENA 2 était habitable ?
Un message de Mathias l’a rappela à l’ordre. Directement visualiser sur son casque, elle vit quelques mots s’inscrire :

Alicia, c’est Mathias, qu’est ce que tu fais ? La manette de ton casque est décrochée. On ne peut pas te ramener. Il n’y a que toi qui puisse le faire en actionnant manuellement la touche de retour. Regarde sur la droite du casque, il y a un bouton vert. Appuie fortement et tu seras avec nous dans le hangar..
Je suis bien ici. Je reste. A bientôt.

Ce fut les derniers mots d’Alicia.

Le signal se coupa, l’écran du hangar s’éteignit. L’équipe du tournage ne savait que penser. La réalité d’Alicia avait dépassé la fiction du jeu. Mais, tout cela est une autre histoire…

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