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Profession du père

Grasset

« Mon père a été chanteur, footballeur, professeur de judo, parachutiste, espion, pasteur d’une Eglise pentecôtiste américaine et conseiller personnel du général de Gaulle jusqu’en 1958. Un jour, il m’a dit que le Général l’avait trahi. Son meilleur ami était devenu son pire ennemi. Alors mon père m’a annoncé qu’il allait tuer de Gaulle. Et il m’a demandé de l’aider. 
Je n’avais pas le choix. 
C’était un ordre. 
J’étais fier. 
Mais j’avais peur aussi…
À 13 ans, c’est drôlement lourd un pistolet. »


Revue de presse :

  • « "Profession du père", le roman bouleversant d’une folie familiale par Sorj Chalandon. »
    France TV info - Culture box
  • « Comment guérir de ses blessures d’enfance ? C’est l’enjeu de ce roman qui mêle petite et grande histoire. »
    Télérama
  • « Artisan en pleine possession de son art, l’auteur tente de répondre à la question posée à l’écolier qu’il fut : « Profession du père. »
    L’Obs
  • « Comme rarement dans ses oeuvres, Sorj Chalandon se met à nu et semble regarder enfin la vérité de son enfance en face. Une vérité pathétique que l’écrivain n’a pu mettre sur le papier qu’après le décès de son paternel. L’histoire est déchirante, douloureuse et le roman est lui sublime. »
    Le Point
Le Jour d'avant

Le Jour d’avant

Grasset - 2017

« Venge-nous de la mine », avait écrit mon père. Ses derniers mots. Et je le lui ai promis, poings levés au ciel après sa disparition brutale. J’allais venger mon frère, mort en ouvrier. Venger mon père, parti en paysan. Venger ma mère, esseulée à jamais. J’allais punir les Houillères, et tous ces salauds qui n’avaient jamais payé pour leurs crimes.


Revue de presse

  • "Sorj Chalandon construit un roman terrible qui, avançant à coups de phrases courtes, sèches comme la poussière, pénétrantes comme des échardes, se transforme en un palpitant suspense judiciaire." (Gilles Heuré, Télérama)
  • "Sorj Chalandon parvient à mêler l’évocation vibrante du monde de la mine, de la fierté ouvrière du Nord, à l’exploration des questions qui hantent son œuvre (...) : le mensonge et la trahison." (Raphaëlle Leyris, Le Monde)
Profession du père

Profession du père

Grasset - 2015

« Mon père a été chanteur, footballeur, professeur de judo, parachutiste, espion, pasteur d’une Eglise pentecôtiste américaine et conseiller personnel du général de Gaulle jusqu’en 1958. Un jour, il m’a dit que le Général l’avait trahi. Son meilleur ami était devenu son pire ennemi. Alors mon père m’a annoncé qu’il allait tuer de Gaulle. Et il m’a demandé de l’aider. 
Je n’avais pas le choix. 
C’était un ordre. 
J’étais fier. 
Mais j’avais peur aussi…
À 13 ans, c’est drôlement lourd un pistolet. »


Revue de presse :

  • « "Profession du père", le roman bouleversant d’une folie familiale par Sorj Chalandon. »
    France TV info - Culture box
  • « Comment guérir de ses blessures d’enfance ? C’est l’enjeu de ce roman qui mêle petite et grande histoire. »
    Télérama
  • « Artisan en pleine possession de son art, l’auteur tente de répondre à la question posée à l’écolier qu’il fut : « Profession du père. »
    L’Obs
  • « Comme rarement dans ses oeuvres, Sorj Chalandon se met à nu et semble regarder enfin la vérité de son enfance en face. Une vérité pathétique que l’écrivain n’a pu mettre sur le papier qu’après le décès de son paternel. L’histoire est déchirante, douloureuse et le roman est lui sublime. »
    Le Point

Le quatrième mur

Le quatrième mur

Grasset - 2013

L’idée de Sam était folle. Georges l’a suivie. Réfugié grec, metteur en scène, juif en secret, Sam rêvait de monter l’Antigone d’Anouilh sur un champ de bataille au Liban. 1976. Dans ce pays, des hommes en massacraient d’autres. Georges a décidé que le pays du cèdre serait son théâtre. Il a fait le voyage. Contacté les milices, les combattants, tous ceux qui s’affrontaient. Son idée ? Jouer Anouilh sur la ligne de front. Créon serait chrétien. Antigone serait palestinienne. Hémon serait Druze. Les Chiites seraient là aussi, et les Chaldéens, et les Arméniens. Il ne demandait à tous qu’une heure de répit, une seule. Ce ne serait pas la paix, juste un instant de grâce. Un accroc dans la guerre. Un éclat de poésie et de fusils baissés. Tous ont accepté. C’était impensable.Et puis Sam est tombé malade. Sur son lit d’agonie, il a fait jurer à Georges de prendre sa suite, d’aller à Beyrouth, de rassembler les acteurs un à un, de les arracher au front et de jouer cette unique représentation. Georges a juré à Sam, son ami, son frère.Il avait fait du théâtre de rue, il allait faire du théâtre de ruines. C’était bouleversant, exaltant, immense, mortel, la guerre. La guerre lui a sauté à la gorge. L’idée de Sam était folle. Et Georges l’a suivie.


Revue de presse

  • "Magnifique et désespéré, Le Quatrième Mur est le récit d’une utopie et une ode à la fraternité. Antigone n’y est plus une simple pièce : c’est un bloc de mots jeté dans les flaques de sang." Télérama

Retour à Killybegs

Grasset - 2011

Avec Retour à Killybegs, Sorj Chalandon se glisse dans la peau de Tyrone Meehan, un homme qui a trahi, dont il nous conte l’histoire et dont on entend la voix. On voit comment se déroule, sur trois générations, le fil d’une existence, en Irlande du Nord. L’enfance entre un père violent et une mère qui ploie sous le fardeau des naissances et de la misère. Puis la haine des Anglais, très tôt enseignée par le père, qui, un jour, lassé de tout, disparaît. Commence alors l’engagement du jeune Tyrone Meehan dans l’IRA, jusqu’à ce que le héros qu’il était passe de l’autre côté. Est-ce explicable, est-ce admissible ? Ce texte tout de dignité, de violence et de tendresse, laisse ouverte la voie de l’indulgence.

« Maintenant que tout est découvert, ils vont parler à ma place. L’IRA, les Britanniques, ma famille, mes proches, des journalistes que je n’ai même jamais rencontrés. Certains oseront vous expliquer pourquoi et comment j’en suis venu à trahir. Des livres seront peut-être écrits sur moi, et j’enrage. N’écoutez rien de ce qu’ils prétendront. Ne vous fiez pas à mes ennemis, encore moins à mes amis. Détournez-vous de ceux qui diront m’avoir connu. Personne n’a jamais été dans mon ventre, personne. Si je parle aujourd’hui, c’est parce que je suis le seul à pouvoir dire la vérité. Parce qu’après moi, j’espère le silence. »
Killybegs, le 24 décembre 2006
Tyrone Meehan

Note de l’éditeur :
La genèse d’une trahison qui passe par des luttes, des conflits, pas seulement d’un clan à un autre, mais à l’intérieur même d’une famille, d’une amitié, d’une relation amoureuse.
Un très beau roman, fort et bouleversant.

Revue de presse :

  • « Retour à Killybegs respire la passion et le désespoir d’un homme qui, un jour, n’a pas eu le choix et s’est enfoncé dans la nuit et dans la honte. L’observation du journaliste et le lyrisme du romancier sont réunis dans ce beau livre éperdu d’amour pour un pays blessé et d’empathie pour ses habitants. »
    Telerama

«  Retour à Killybegs est un choc. C’est aussi le meilleur roman de Sorj Chalandon, qui n’en est pourtant pas à son coup d’essai. »
François Busnel, le 14/09/2011, L’Express

  • « De ce déchirement du cœur, de cette douleur indélébile qui l’accompagnera jusqu’à la fin de ses jours, Sorj a tiré une une œuvre littéraire indélébile elle aussi, qui ne rachète rien de la souffrance qui est la sienne mais qui transcende, comme tout objet d’art, les misères de notre condition trop humaine. »
    Interlignes

La Légende de nos pères

Grasset - 2009

Après avoir été journaliste à la Voix du Nord, Marcel Frémaux est devenu biographe familial. " Toute vie mérite d’être racontée ", disent ses publicités, et c’est pour cela que ses clients se confient à lui. Il les écoute, met en forme leurs souvenirs, les rédige puis fait imprimer un livre destiné aux amis ou au cercle familial.
Un matin, Lupuline Beuzaboc se présente au biographe.
Tescelin, le père de Lupuline, ancien cheminot du Nord de la France, était un Résistant, un partisan de l’Armée des ombres. Dédaigneux des hommages, il n’a raconté sa bravoure qu’à sa fille. Alors, pour ses 85 ans, Lupuline veut offrir à son père les mémoires de son combat. Elle veut ramener son passé glorieux en pleine lumière. Le vieil homme est réticent. Embarrassé. En colère même de tout ce tapage. Et puis il accepte.
Marcel Frémaux va s’atteler à cet ouvrage avec passion. Pierre Frémaux, son père, fut un Résistant. Comme le vieux Beuzaboc, un partisan de l’Armée des ombres, silencieux et dédaigneux des hommages. Mais son père n’a jamais rien raconté. Et il est mort, laissant son fils sans empreinte de lui.
En écoutant Beuzaboc, c’est son père que le biographe veut entendre. En retraçant sa route, il espère enfin croiser son chemin. Mais rien ne se passe comme il le pensait. Et plus Beuzaboc raconte, plus le doute s’installe. C’est par une poignée de mains, que le biographe et le vieil homme avaient scellé leur pacte de mémoire. Ensemble, ils franchiront les portes de l’enfer.

  • Lire l’article que nous avions publié à l’occasion de la sortie de La légende de nos pères.

Mon traitre

Grasset - 2008

Mon Traître est l’histoire d’Antoine, luthier parisien qui découvre l’Irlande des violons. Il ne sait rien du Nord. Peu lui importe. Ses héros sont archetiers, grands luthiers de légende. La guerre n’est pas encore passée par lui puis, un jour, elle s’impose. Antoine va devenir Tony, pour les gens de Belfast, parce qu’il les verra vivre et souffrir et se battre. Et qu’ils l’aimeront en retour comme un fils. Et puis il y a Tyrone Meehan. L’Irlande est sa bataille. Il boit, il chante, il vous enlace, il vous prend le bras pour parler en secret. Il est engagé à jamais, sans que jamais rien ne le trahisse. Il est l’insoupçonnable. Tyrone donc, l’ami d’Antoine, son frère, son traître à lui. Tyrone n’est pas Denis (le personnage réel qui a inspiré Tyrone). Leurs regards se ressemblent pourtant. Sorj Chalandon n’est pas Antoine, leur douleur est pourtant la même. Denis Donaldson a été exécuté le 4 avril 2006, alors que Sorj Chalandon écrivait l’histoire de Tyrone Meehan. Il a été tué par une arme de chasse, dans le petit cottage familial qui le cachait. Nous ne savons pas qui tenait le fusil. Personne n’a été accusé ce jour.


Une promesse

Grasset - 2006

Nous sommes en Mayenne, une maison à l’orée d’un village. Dans cette maison, voici Etienne et Fauvette, un vieux couple qui n’a jamais cessé de s’aimer. La maison est silencieuse. Les volets fermés et la porte close. Nuit et jour pourtant, ils sont sept qui en franchissent le seuil. Sept amis, les uns après les autres, du dimanche au lundi, chacun son tour et chacun sa tâche. Il y a le bosco, ancien marin qui tient le bar du village, il y a Madeleine qui, chaque semaine, fleurit la maison, il y a Berthevin qui allume et éteint toutes ses lumières, il y a le professeur qui dit des poèmes à voix haute, il y a Ivan, l’ancien cheminot, ui ouvre les fenêtres, il y a Léo qui traverse le village à vélo, puis Paradis enfin, qui remonte la petite horloge. Au grenier, comme une sentinelle, une lampe ancienne veille au cérémonial. Voici l’histoire d’une promesse. La promesse faite à Etienne et Fauvette. Une promesse d’enfance, tenue par sept amis, pour déjouer le plus grand des périls. Ces hommes ont juré de tromper la mort. Et voici qu’un jour, ils renoncent. Ils cessent leurs visites à la vieille maison. Parce que le temps passe. Parce que la lassitude. Parce qu’au grenier, la veilleuse attend que deux âmes lui cèdent. Voici l’histoire d’une fraternité.


Le Petit Bonzi

Grasset - 2005

Jacques Rougeron a douze ans, l’âge où les mots s’enchaînent pour rien, hurlés sous le préau de l’école ou murmurés à la table du père. Jacques Rougeron regarde jaillir ces mots sans pouvoir en attraper aucun. Jacques Rougeron est bègue. Il est bègue, mais le petit Bonzi, son ami, lui dit qu’une herbe magique existe, qui peut le guérir de son mal. Qu’elle existe chez les Indiens, très loin, mais aussi à Lyon, chez lui, et qu’il n’a qu’à goûter ce qui pousse dans la ville, sur les murs, entre les pavés, sur l’écorce des arbres, au pied de son immeuble, même. En attendant sa guérison, le petit Bonzi lui explique comment être respecté à l’école et aimé à la maison. A l’école, il n’a qu’à dire que son père a brusquement disparu de la maison. A la maison, il n’a qu’à prétendre qu’une épidémie de peste s’est abattue sur l’école... Nous sommes le dimanche 29 novembre 1964. Entre deux bouchées d’herbe, Jacques Rougeron raconte que son père a disparu et que la peste décime ses copains. Il sait que dans cinq jours, ses parents ont rendez-vous avec Manu, l’instituteur. Que tout sera découvert. Cinq jours. Cinq jours hors d’haleine pour devenir grand. Cinq jours avec le petit Bonzi à ses côtés. Le petit Bonzi, son ami, son presque frère, sa part de secret, son ombre. Bonzi, celui qui le regarde maintenant se jeter dans le piège.

France Culture - Carnet Nomade de Colette Fellous : Je vous écris de Saint-Malo

Saint-Malo 2014

Avec Sorj Chalandon, Riad Sattouf, Bernardo Carvalho, Patricia Melo et Jean-Paul Delfino.


Le monde est un théâtre

Saint-Malo 2014

Avec Lyonel Trouillot, Sorj Chalandon et Taha Adnan.
Animé par Alain-Gabriel Monot.


Affinités électives

Saint-Malo 2011

avec : Michel DEON, CHALANDON Sorj, NICOLE Eugène
animé par : Hubert Artus


Scènes de guerre

Saint-Malo 2010
Avec Sorj CHALANDON, Ignacio DEL VALLE, BORRIS. Une rencontre animée par Hubert Artus.

Nouvelles formes de journalisme

Nouvelles formes de journalisme

Saint-Malo 2010

Avec Florence Aubenas (lauréate cette année du prix Kessel pour son récit "Le Quai de Ouitréham"), Patrick Rambaud, le Cubain Amir Valle, Sorj Chalandon, Jacques Ferrandez et Patrick de Saint-Exupéry de la revue XXI. Un débat animé par Olivier Weber.

Nouvelles formes de journalisme
Avec Florence Aubenas, Patrick Rambaud, Amir Valle, Sorj Chalandon, Jacques Ferrandez et Patrick de Saint-Exupéry. Un débat animé par Olivier Weber.

Du journalisme à la littérature

Saint-Malo 2008

Doit-on pardonner ?

Saint-Malo 2008
18.00 Doit-on pardonner ?
Jean HATZFELD, Velibor COLIC, Gilbert GATORE, Sorj CHALANDON