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Nègre de personne

Gallimard

Gontran Damas, un jeune Noir originaire de Guyane, épris de littérature et engagé dans le mouvement « Négritude » fondé par ses amis Césaire et Senghor, débarque dans le port de New York pour la première fois. Il est accueilli par sa cousine Élisa, et son mari Anton, qui l’hébergent dans leur petit appartement en sous-sol dans Harlem. Damas, tout à la joie et à l’excitation de découvrir New York et Harlem, n’oublie pas qu’il a une mission : prendre contact avec les membres de la NAACP (National Association for Avancement of Coloured People). Bientôt, il fait la connaissance du poète Langston Hughes à qui il confie être porteur d’une invitation pour les intellectuels noirs de Harlem. Grâce à Langston, Damas fait la connaissance d’Anna, une jeune peintre dont il s’éprend et qui lui ouvre d’autres portes : il pénètre les cercles de l’intelligentsia noire de Harlem, et s’immerge dans la culture de ce quartier – la culture du jazz le bouleverse.Cette plongée dans le Harlem des années 30 est une confrontation à la complexité d’un monde où tout peut arriver, aux relations amoureuses décousues, au sexe dans les bordels tenus par des mégères excentriques, aux dangers de la drogue – Gontran rencontre Billie Holiday, vit une aventure avec elle, mais c’est avec Anna qu’il goûtera à la cocaïne. C’est aussi une immersion dans la violence de la rue.Entre émotions amoureuses et discussions politiques confrontant les intellectuels de la NAACP et leurs adversaires de l’UNIA, Damas s’adresse à Césaire et à Senghor et leur fait le récit de son séjour. Il les interpelle, entremêlant poèmes et réflexions, remémoration de souvenirs communs. De même, il évoque son enfance guyanaise, son déracinement. Ce roman se lit comme un texte initiatique et un journal de bord. Initiation à la musique – le jazz, celui des grandes heures de l’Appollo Théâtre et du Cosmo, celui de Billie Holiday chantant Strange Fruits , celui de Charlie Parker et d’Erroll Garner, celui des boîtes de nuits –, initiation à la politique – le récit expose les différents points de vue des intellectuels noirs des années 30 – et initiation à l’amour. Nègre de personne est un beau roman, plein, riche et extrêmement vivant.


Revue de presse :

  • « Léon-Gontran Damas fut, en 1934, avec Léopold Sédar Senghor et Aimé Césaire, le fondateur à Paris de la revue L’Etudiant noir. Le creuset de ce qui allait devenir la négritude, revendication, par des intellectuels français nés hors métropole, de leurs racines, tout en exprimant leur appartenance à la francophonie, leur amour d’une langue française qu’ils avaient "en partage", selon la belle formule de Maurice Druon, parfois réinventée, enrichie, magnifiée. Trois Noirs, un Sénégalais, un Martiniquais, un Guyanais métis. Mais ce dernier est moins célèbre que ses frères. Sans doute parce que, poète, homme de conviction, même s’il fut à un moment tenté par la politique (député de la Guyane de 1948 à 1951), sa carrière n’a pas atteint le niveau des deux autres, Senghor surtout. Il ne mérite pourtant pas d’être oublié, et l’on sait gré à Roland Brival de l’avoir pris pour héros de ce roman, dans un épisode marquant de son parcours, la découverte des Etats-Unis. »
    Livres Hebdo
Nègre de personne

Nègre de personne

Gallimard - 2016

Gontran Damas, un jeune Noir originaire de Guyane, épris de littérature et engagé dans le mouvement « Négritude » fondé par ses amis Césaire et Senghor, débarque dans le port de New York pour la première fois. Il est accueilli par sa cousine Élisa, et son mari Anton, qui l’hébergent dans leur petit appartement en sous-sol dans Harlem. Damas, tout à la joie et à l’excitation de découvrir New York et Harlem, n’oublie pas qu’il a une mission : prendre contact avec les membres de la NAACP (National Association for Avancement of Coloured People). Bientôt, il fait la connaissance du poète Langston Hughes à qui il confie être porteur d’une invitation pour les intellectuels noirs de Harlem. Grâce à Langston, Damas fait la connaissance d’Anna, une jeune peintre dont il s’éprend et qui lui ouvre d’autres portes : il pénètre les cercles de l’intelligentsia noire de Harlem, et s’immerge dans la culture de ce quartier – la culture du jazz le bouleverse.Cette plongée dans le Harlem des années 30 est une confrontation à la complexité d’un monde où tout peut arriver, aux relations amoureuses décousues, au sexe dans les bordels tenus par des mégères excentriques, aux dangers de la drogue – Gontran rencontre Billie Holiday, vit une aventure avec elle, mais c’est avec Anna qu’il goûtera à la cocaïne. C’est aussi une immersion dans la violence de la rue.Entre émotions amoureuses et discussions politiques confrontant les intellectuels de la NAACP et leurs adversaires de l’UNIA, Damas s’adresse à Césaire et à Senghor et leur fait le récit de son séjour. Il les interpelle, entremêlant poèmes et réflexions, remémoration de souvenirs communs. De même, il évoque son enfance guyanaise, son déracinement. Ce roman se lit comme un texte initiatique et un journal de bord. Initiation à la musique – le jazz, celui des grandes heures de l’Appollo Théâtre et du Cosmo, celui de Billie Holiday chantant Strange Fruits , celui de Charlie Parker et d’Erroll Garner, celui des boîtes de nuits –, initiation à la politique – le récit expose les différents points de vue des intellectuels noirs des années 30 – et initiation à l’amour. Nègre de personne est un beau roman, plein, riche et extrêmement vivant.


Revue de presse :

  • « Léon-Gontran Damas fut, en 1934, avec Léopold Sédar Senghor et Aimé Césaire, le fondateur à Paris de la revue L’Etudiant noir. Le creuset de ce qui allait devenir la négritude, revendication, par des intellectuels français nés hors métropole, de leurs racines, tout en exprimant leur appartenance à la francophonie, leur amour d’une langue française qu’ils avaient "en partage", selon la belle formule de Maurice Druon, parfois réinventée, enrichie, magnifiée. Trois Noirs, un Sénégalais, un Martiniquais, un Guyanais métis. Mais ce dernier est moins célèbre que ses frères. Sans doute parce que, poète, homme de conviction, même s’il fut à un moment tenté par la politique (député de la Guyane de 1948 à 1951), sa carrière n’a pas atteint le niveau des deux autres, Senghor surtout. Il ne mérite pourtant pas d’être oublié, et l’on sait gré à Roland Brival de l’avoir pris pour héros de ce roman, dans un épisode marquant de son parcours, la découverte des Etats-Unis. »
    Livres Hebdo

Le dernier des aloukous

Phébus - 1996

Les blessures de l’histoire

Les cafés littéraires
Avec : Tanella BONI, Roland BRIVAL, Carlos LISCANO - Saint-Malo 2005Saint-Malo 2006

Couleur Caraïbes

Les cafés littéraires
Avec : BRIVAL Roland, COUANAU René, GIRARDIN Brigitte, LE BRIS Michel, MAXIMIN Daniel, PEPIN Ernest, PINEAU Gisèle - Saint-Malo 2004

Un exil intérieur

Les cafés littéraires
Avec : BRIVAL Roland, DIOME Fatou, GEFFARD Francis, IRIBARNE Matthew - Saint-Malo 2004

La folie et la mort

Les cafés littéraires
Avec Jeanne BENAMEUR, Roland BRIVAL, Ken BUGUL, Jean-Roger ESSOMBA - Saint-Malo 2001

Avec Jeanne BENAMEUR, Roland BRIVAL, Ken BUGUL, Jean-Roger ESSOMBA


Le chant du monde

Les cafés littéraires
Avec : BRIVAL Roland, LEE Hélène - Saint-Malo 1999

Pour la rencontre

Les cafés littéraires
Avec : BRIVAL Roland, CHAILLOU Michel - Saint-Malo 1998

Roland BRIVAL, Daniel CHAVARRIA

Les cafés littéraires
Saint-Malo 1996

Café littéraire : Romans de vie

Avec Roland Brival, Scholastique Mukasonga, Christian Garcin - Saint-Malo 2016


Avec Roland Brival, Scholastique Mukasonga, Christian Garcin


Négritude, créolité, identité... aujourd’hui des pièges ?

Avec Roland Brival, Makenzy Orcel, Evains Weche, Alfred Alexandre - Saint-Malo 2016


Avec Roland Brival, Makenzy Orcel, Evains Weche, Alfred Alexandre
Animé par Sophie Ekoué