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Les nouvelles du centre pénitentiaire de Perpignan

Les candidats n’ont pas pu participer car tous âgés de plus de 18 ans
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La fuite, écrit par Ali, sujet 2 (publié en l’état).

-Viens, il faut qu’on s’en aille
-Déjà ? Je suis fatigué.
-Il faut qu’on y aille, qu’on s’éloigne.
-oui. Mais Papa, Maman, où sont-ils ?
-Je ne sais pas. Ils m’ont juste dit qu’il fallait partir, loin, très loin. Que c’était trop dangereux de rester là. Tout le monde est en train de partir. Il faut qu’on les suive ; _ Ils disent tous, qu’arrivés à la frontière ce sera mieux ; J’ai promis à Papa qu’il ne t’arriverait rien, que je prendrai soin de toi. Je sais que c’est dur mais nous devons être courageux.
-Qui sont tous ces gens qu’on suit ?
- Je ne sais pas, je sais seulement qu’ils fuient, comme nous.
-Pourquoi fuir un si joli pays comme le nôtre ?
-Nous le fuyons car malheureusement, nous sommes en guerre !
-Allez suivons les, nous avons de la route à faire.
-Nous sommes en guerre avec qui ?
- Je t’expliquerai ça quand nous serons arrivés. Je suis épuisé, nous avons beaucoup de kilomètres à parcourir encore.
- J’ai une question à te poser ?
- Je t’écoute
- je sais que tu es fatigué, mais ma curiosité envahie ma conscience.
- Je vois ça, mais j’attends toujours cette question !
- C’est quoi, la guerre ?
- La guerre ? Je suis obligé de répondre ?
- Oui ! Comme tu m’as dit, nous avons beaucoup de kilomètres à parcourir, et ma curiosité envahie ma conscience. J’aimerai que tu répondes pour ne pas que je sois mal tout le long du trajet !

J’ai vu pour la toute première fois de l’angoisse et de la tristesse sur le visage de mon grand frère.
- La guerre, c’est deux nations qui ne s’entendent pas. L’une et l’autre veulent absolument s’imposer. Ce sont des humains qui se chamaillent pour se mettre d’accord !
- Ils se chamaillent comme nous, nous nous disputons pour monter devant dans la voiture avec Papa pour aller faire les courses.
-C’est pas si grave que ça. Pourquoi avez-vous peur, alors ?
-Nous avons peur de rater le bateau, en destination de ce si joli pays, d’ailleurs c’est grâce à ce pays que nous allons atteindre notre destination.
Il est 22h quand mon frère et moi arrivons sur la plage.
-Nous allons dormir sur le bateau ?
-Oui bien sûr, si nous le souhaitons.
-C’est normal que le bateau ne soit pas là ?
-Le bateau arrivera aux alentours de 23h.
Assis sur le sable frais de la plage, ils contemplent l’immensité de la mer. Les deux frères restent sur la plage un long moment. Yassine, l’ainé des deux frères est âgé de 15 ans. C’est un adolescent grand, élancé avec un corps musclé. Il a des cheveux crépus et courts. Il est brun et ténébreux. Ali, le cadet âgé de 9 ans est pour son âge un garçon vif avec un regard malicieux et plein de détermination. Il semble être à l’opposé de son frère. Ses cheveux longs et ondulés tombent sur ses épaules.
Un bruit de moteur lointain vient troubler la quiétude des deux frères. Yassine se lève et aperçoit distinctement une embarcation qui se dirige vers lui. De nombreuses personnes sont là. Des centaines. L’embarcation s’échoue sur la plage.
Yassine remarque alors que le bateau est de type pneumatique orné de deux puissants moteurs. Il s’aperçoit vite que cette embarcation ne peut contenir l’ensemble des gens présents sur la plage. Une crainte l’envahie soudain.
Un homme descend alors du zodiac et prie les personnes de monter rapidement à bord. Tout se déroule très vite. Chacun monte très rapidement. Les moteurs retentissent. La nuit est toute proche. Le bateau s’éloigne dans la brume. Yassine et Ali sont compactés comme des anchois dans une boite. Ils se retrouvent alors perdus dans une cohue humaine, près du pilote. Ils entament alors avec ce dernier une conversation.
-Combien de temps dure la traversée ?
-Cela dépend des courants et des vents. On en aura au moins pour 1heure.
-C’est votre premier voyage ?
- Je ne suis pas à ma première traversée.
Yassine sent les inquiétudes de son frère Ali. Il veut le rassurer.
-Ne t’inquiète pas ! lui dit Yassine, le voyage se passera bien. Tu as bien entendu ce que m’a dit le pilote ?
-Tant que je suis avec toi je n’ai pas peur. Mais là-bas où dormirons nous ?
-Nous dormirons dans un hôtel !
-Nous avons beaucoup d’argent, pour se permettre ce luxe ?
-Papa et Maman m’ont donné assez d’argent pour un hébergement de quelques jours.
-Et après nous ferons comment ?
- Notre oncle et notre tante paternels nous rejoindrons sur l’île. Je les ai prévenus que nous débarquions sur cette terre paradisiaque.
-Tu les as prévenus ? C’est maintenant que tu me le dis ? Je suis toujours au courant des évènements en dernier ! Cela m’énerve.
-Oh ça va ! L’essentiel c’est que tu finis toujours par être au courant.
-Mais toujours en dernier. Parce que je suis le plus petit ?
Soudain de brusques rafales de vent secouèrent l’embarcation.
-Ecoute Ali, ça commence à devenir très dangereux. Je vais te passer le numéro de tonton, tu prendras contact avec lui s’il m’arrive quelque chose de grave. Tiens de l’argent pour passer la nuit à l’hôtel. Le danger arrive à vive allure.
Tout d’un coup, l’embarcation se retourne à quelques encablures de la côte. Soudainement mon regard se tourne vers mon frère Yassine essayant avec difficultés à me rejoindre. Je m’enfonce peu à peu dans l’eau. Le pilote m’aide à respirer. Il me prend dans ses bras et nage jusqu’au large. Je suis accompagné par très peu de survivants. Nous nous regardons et comprenons que nous venons de survivre à un drame. Alors, je sais que je suis seul.
Mon frère est mort. Seul maitre de mon destin. Je dois me battre pour la vie.
Car tout commence ici.


Avenir , écrit par Andy, sujet 1 (publié en l’état).

Tu sais, je dois t’avouer quelque chose. Depuis quelques temps, Je n’arrive pas plus à m’endormir. Tous les soirs, nuit après nuit me reviennent les images de mon enfance. Le jour où, à table, mes parents me parlent d’eux, me disent de faire attention, qu’ils ne sont pas comme nous.
Un autre jour encore je me souviens de ma grand-mère me tirant par le bras, me rapprochant d’elle comme pour me protéger de ces passants que je ne connaissais pas. Sans dire un mot elle avait inscrit en moi une certaine peur que je ne comprenais pas.
Je te dis tout cela parce que j’ai un peu honte de ne pouvoir m’échapper de mon enfance, d’être prisonnier de sentiments inavouables.
J’aimerais que tu comprennes et que tu m’aides à dépasser ces émotions qui n’ont pas de sens.

J’aimerais que tu m’aides à grandir…

-Toi qui m’a vu naître du ventre de ma mère. Toi qui es restée pour nous aider mes parents et moi. Toi, grand-mère qui a vu tant de choses que j’aimerai connaître et comprendre. Comprendre pour ne plus avoir honte d’avoir peur de savoir pourquoi cette vie est si dure pour nous.
Tu me dis de me méfier de tous ces inconnus. Ces personnes sont autant effrayées que nous. Saches que nous ne sommes pas les seuls à vouloir se cacher de ce monde injuste. Pourquoi ces gens entendent ils le soir des bruits assourdissants comme si le tonnerre grondait ?
Ce tonnerre qui ne cesse de gronder au-dessus de nos têtes.
Nous sommes tous concernés par cette menace, par ces peurs. Grand-mère tes propos m’amène à penser que ces personnes ne sont pas de confiance car ils sont simplement différents de nous ?
Je ne le crois pas.
Je vois tes larmes, grand-mère, tu me comprends.

-Non, mon fils je ne peux pas te comprendre. Tu es encore petit. J’ai de l’expérience et je sais que ces gens doivent mourir car ils sont dangereux pour nous.

-Mais pourquoi vouloir tuer tous ces gens ? Pourquoi être si dur ? Ces hommes ne font rien de mal !
Ils vivent comme toi, papa et maman. Ils veulent seulement le bien de leur famille, comme nous.

- Oui, mon enfant mais la guerre est pour eux un signe de liberté. Tout est désordre, il n’y a plus de gouvernement, ils peuvent alors faire ce qu’ils veulent. C’est pour ces raisons que dès leur arrivée sur notre territoire il faudra fuir et tout laisser derrière nous. Ne t’inquiète pas. Tu dois savoir garder ton sang-froid. Même dans la panique. Même si tu te retrouves seul éloigné de nous. Toute cette violence ne doit pas t’empêcher d’avancer. Tu devras courir aussi vite que tu le peux et atteindre la ville la plus proche afin que tu puisses trouver un abri jusqu’à la fin de la guerre.
Mais méfie- toi toujours des autres. N’ai confiance qu’en toi même. Beaucoup de personnes te tendront la main mais il faudra te débrouiller seul. Il ne faudra jamais revenir en arrière car plus rien n’existera comme avant. Tout sera détruit.
Dans la vie tout est une histoire d’argent, de lutte de territoire, de lutte de pouvoir entre les noirs et les blancs. Mais tu voudras savoir aussi pourquoi les noirs se battent entre eux ?
Car ce sont des hommes. Et ce sont les hommes qui se font la guerre.
Ne perd pas la foi car je ne serai plus là pour te guider et t’aider à grandir. Garde-moi dans ton cœur et dans ton esprit. Tu dois avoir la rage de t’en sortir. Travaille pour vivre et construis à ton tour une famille. Quand tu fuiras tu seras alors un immigrant parmi les autres.

-Grand-mère, c’est quoi un immigrant ? Est-ce quelqu’un de mauvais ?

-Mais non, voyons, c’est un homme qui a dû quitter son pays pour aller ailleurs, vers un autre territoire, comme celui qui va t’accueillir.
Cela ne veut pas dire que tu es sauvé.
Même sur cette terre la vie sera difficile. Les gens te regarderont de haut comme un animal dans un zoo.

-Je ne serai jamais un animal, grand-mère.
Je suis et je resterai un homme.


Souvenirs d’enfance , écrit par Gilbert, sujet 1 (publié en l’état).

Tu sais, je dois t’avouer quelque chose. Depuis quelques temps, Je n’arrive plus à m’endormir. Tous les soirs, nuit après nuit me reviennent les images de mon enfance. Le jour où, à table, mes parents me parlent d’eux, me disent de faire attention, qu’ils ne sont pas comme nous.
Un autre jour encore, je me souviens de ma grand-mère me tirant par le bras, me rapprochant d’elle comme pour me protéger de ces passants que je ne connaissais pas. Sans dire un mot elle avait inscrit en moi une certaine peur que je ne comprenais pas.
Je te dis tout cela parce que j’ai un peu honte de ne pouvoir m’échapper de mon enfance, d’être prisonnier de sentiments inavouables.
J’aimerais que tu comprennes et que tu m’aides à dépasser ces émotions qui n’ont pas de sens.

J’aimerais que tu m’aides à grandir…

Tes craintes et tes angoisses, définies par les souvenirs de ton enfance peuvent êtres décryptées et aussi mieux comprises dans leur contexte du moment. Quand ton père te disait « qu’il ne sont pas comme nous » cela ne voulait pas obligatoirement dire que ces différences sont forcements liées à la couleur de peau, mais tout simplement à l’évolution des choses.
Le monde est en perpétuel mouvement : Hier l’agriculteur, utilisait des bœufs, des chevaux pour labourer son champ. Aujourd’hui il ne saurait se passer de son tracteur. L’amélioration de l’outil de travail n’est pas nécessairement une bonne chose. Si hier son labeur certainement plus dur d’un rendement bien moindre, qu’à l’heure actuelle, lui permettait de bien travailler. Aujourd’hui il produit plus avec moins d’efforts, mais dans bien des cas l’agriculteur ne gagne plus rien, il lui arrive même de travailler à perte, on pourrait alors dire « qu’ils ne sont pas pareils ».

Bien sur tes parents ne sont pas comme toi, pas plus que les miens ne l’étaient de moi et que je le suis vis à vis de mon fils. Beaucoup de choses ont changé en très peu de temps.
Le vingtième siècle a été il me semble la période de l’humanité où il y a eu autant de révolution que ce soit culturelle ou technologique. Les mentalités, les coutumes, ont aussi suivi cette progression. Je ne me rappelle pas dans mon enfance avoir connu ce qu’on appelle aujourd’hui la crise de l’adolescence, d’où vient un tel phénomène ?

Quand j’étais enfant nous nous contentions de très peu de choses pour être heureux, un simple bout de bois pouvait se révéler être un jouet extraordinaire. Aujourd’hui l’enfant à tout, et s’ il n’obtient pas ce qu’il veut, c’est la crise ! C’est pourquoi on arrive à cet état de chose qui provoque cette forme de révolte contre l’adulte que l’on nomme « crise d’adolescence » et celle -ci a tendance à démarrer de plus en plus tôt.

Tout est différent entre hier et aujourd’hui. Si le travail est devenu mois laborieux grâce à la performance des outils, il est devenu beaucoup plus rare et plus pénible au rendement. Je ne me souviens pas d’avoir entendu parler de stress, de suicide sur un lieu de travail durant ma jeunesse.
Quand ta grand-mère te tirait vers elle, c’était bien sûr pour te protéger du choc que tu aurais pu avoir avec la personne qui se dirigeait vers nous. De ce fait elle se protégeait elle aussi. Peut-être que ce n’était pas de la peur que l’on puisse t’arracher à elle, mais simplement d’utiliser cette occasion pour rentrer en contact avec toi. Elle pouvait alors profiter de cette tendresse qu’elle te donnait et que tu prenais aussitôt. Je pense que tu devais bien la lui rendre.
Je peux deviner les sentiments que tu as pu avoir à cet instant-là, même si tu les penses inavouables. Ces pensées ont les a tous enfouies en nous. Elles jaillissent à un moment ou à un autre au bras d’une mère, d’une sœur, d’une tante.
Qui n’a pas eu ce sentiment de bonheur intense ? Ce bonheur pouvant être dérangé par un imposteur de passage. Qui n’a pas craint de la cassure à cet instant-là. Quel soulagement quand l’imposteur ne fait juste que passer…Mais quelle déception si celui-ci vient engager la conversation avec l’être chéri sur lequel nos sentiments se sont blottis…
Qui n’a pas eu honte un instant d’avoir pensé que ce passant inconnu puisse par malheur interrompre ce bonheur furtif ?
Bien vite tout cela est oublié, l’enfance a la faculté d’oublié et d’enfouir dans le passé.

Parfois ces peurs pourraient être raciales, mais je préfère croire que ces peurs s’assimilent à une méconnaissance de l’autre.
Aujourd’hui, alors que tout le monde communique sur internet, personne ne se connaît.
Peux-tu me dire la couleur des yeux de ton voisin de palier ? Pourtant tu le croises chaque jour. Mais tu ne le vois pas. Sur ton ordinateur tu parles et tu peux même croire ce que l’autre te dit. Pourtant tu ne le connais pas et là sur cet écran tu lui fais confiance…
Demain si tu croises cet internaute dans la rue, le reconnaîtras-tu ?
Je ne crois pas…
Alors non, tu ne dois pas avoir honte des pensées que tu aurais pu avoir. Nous avons tous eu les mêmes sentiments un jour dans notre vie.
Demain pensons à regarder et voir notre voisin de palier.


Partir pour y arriver , écrit par John, sujet 2 (publié en l’état).

-Viens, il faut qu’on s’en aille
-Déjà ? Je suis fatiguée.
-Il faut qu’on y aille, qu’on s’éloigne.
-oui. Mais Papa, Maman, où sont-ils ?
-Je ne sais pas. Ils m’ont juste dit qu’il fallait partir, loin, très loin. Que c’était trop dangereux de rester là. Tout le monde est en train de partir. Il faut qu’on les suive ; Ils disent tous qu’arrivés à la frontière ce sera mieux ; J’ai promis à Papa qu’il ne t’arrivera rien, que je prendrai soin de toi. Je sais que c’est dur mais nous devons être courageux.
-Qui sont tous ces gens qu’on suit ?
- Je ne sais pas, je sais seulement qu’ils fuient, comme nous.

-Viens il faut partir. Il commence à faire nuit. On se trouve au beau milieu de la montagne. Je suis déjà tellement fatigué… Je ne sais pas si je vais arriver à descendre cette pente. Cette foutue montagne est trop difficile à parcourir.

-Mais je suis là. Tu peux compter sur mon aide. Je vais t’aider à redescendre. Ne t’inquiète pas.

-Merci pour ton aide, Paul. Jamais ne l’oublierai.

-Dès notre arrivée, je t’invite à aller manger quelque chose. On reprendra des forces.
Il nous faut de la bonne nourriture.

-Oh oui tu as bien raison. Dans 2 minutes je suis en bas. Regarde comme je marche vite maintenant.

-Tu vois. C’est bien, accroche toi. Tu vas y arriver.

-Oui je vais y arriver car tu m’as redonné confiance. Grâce à toi, je vais pouvoir vivre.

-Croire en sa force est le plus important. Ne jamais baisser les bras. S’accrocher pour y arriver.
Rappelle- toi de ce que les parents disaient : « ne jamais lâcher, toujours avancer.. »

-J’aperçois une lumière, je crois que nous arrivons enfin.


Lettre à un ami , écrit par Yohann, sujet 1 (publié en l’état).

Tu sais, je dois t’avouer quelque chose. Depuis quelques temps, Je n’arrive pas plus à m’endormir. Tous les soirs, nuit après nuit me reviennent les images de mon enfance. Le jour où, à table, mes parents me parlent d’eux, me disent de faire attention, qu’ils ne sont pas comme nous.
Un autre jour encore je me souviens de ma grand-mère me tirant par le bras, me rapprochant d’elle comme pour me protéger de ces passants que je ne connaissais pas. Sans dire un mot elle avait inscrit en moi une certaine peur que je ne comprenais pas.
Je te dis tout cela parce que j’ai un peu honte de ne pouvoir m’échapper de mon enfance, d’être prisonnier de sentiments inavouables.
J’aimerais que tu comprennes et que tu m’aides à dépasser ces émotions qui n’ont pas de sens.

J’aimerais que tu m’aides à grandir…

Je ne veux plus rester cloisonné dans cette peur de l’autre. Cette peur inculquée durant mon enfance. Apprends-moi à voir au-delà de nos différences ce qui nous rassemble.

Nous avons grandi dans le même quartier sans jamais s’adresser un mot. Nous voilà aujourd’hui réuni autour d’une même passion. Il nous faudrait apprendre l’un de l’autre afin de mieux se comprendre. Ainsi notre communication sera plus facile ….

Depuis mon enfance, j’observe. Je vois que la couleur de nos peaux n’ont pas le même ton. Des cultures, des religions, des traditions différentes qui parfois nous séparent.

Cependant, je réalise aujourd’hui à quel point nous sommes similaires.
Montre-moi que j’ai eu tort de croire toutes les idées reçues que j’ai pu avoir envers toi. Aide-moi à dépasser cette frontière invisible installée entre nous à notre insu. Je ne veux plus vivre dans l’ignorance. Je souhaite connaître la beauté de la diversité offert par notre pays.
Ayant subi les discriminations, les préjugés durant toute mon enfance. Je ne dois pas suivre le mauvais exemple de ceux qui ont peur des différences héritées. L’ignorance, l’indifférence nous conduit fatalement à la violence.
J’observe mon pays se déchirer depuis de nombreuses années et voici que maintenant les choses s’aggravent au fil du temps.
Malgré toutes les associations de lutte contre le racisme, les lois interdisant les violences physiques et morales nous continuons à subir malgré nous, des discriminations. Nous subissons et nous sommes parfois acteurs de ces injustices. Ainsi devant les échecs politiques et culturels se succédant beaucoup croient trouver une alternative dans l’extrémisme. Les discours sont de plus en plus radicaux.
Dans ce monde libéral où l’argent règne, les idéologies sociales reculent au profit du mépris de l’autre. La France est la Nation des Droits de l’Homme. Une république où la Liberté, l’Egalité et la Fraternité sont des piliers majeurs.
Lorsque j’observe ce monde. Je m’aperçois que l’on s’emprisonne dans nos croyances, nos convictions. Nous refusons toute remise en question. Nous cherchons à être supérieur à l’autre en oubliant que nous sommes tous frères.
Même si nos origines ethniques et sociales divergent, nous sommes tous des organismes vivants identiques. Nous avons tous un cœur. Le sang circule dans notre corps. Nos poumons nous permettent à tous de respirer un air partagé. Nos mains nous offrent la possibilité de construire, d’écrire et d’essayer de bâtir un monde meilleur. Nos jambes nous permettent de marcher, d’avancer et de courir. Notre bouche et notre langue nous servent à communiquer et à nous nourrir. Grâce à nos yeux et nos oreilles nous voyons et nous entendons. Notre cerveau nous permet de réfléchir, de nous instruire afin d’avoir des opinions et des choix qui peuvent nous paraître les meilleurs.

L’Histoire a été marquée par de nombreuses guerres dont nous croyons être sortis plus grands. Cependant nous recommençons à chaque fois les mêmes erreurs. J’en suis profondément attristé. Je souhaiterai contribuer à aider mon pays, à aider l’humanité à sortir de cette crise économique et sociale. Cette crise qui nous fait sombrer dans un monde où la violence ne cesse d’augmenter chaque jour.

J’ai appris que la dépression était la maladie numéro 1 et que les suicides ne cessent d’augmenter. Pourquoi sommes-nous si malheureux alors que nous ne manquons quasiment de rien ? Chacun vit dans sa bulle de frustrations, de souffrances, de pressions psychologiques. Tout cela amène l’individu à avoir des sentiments de détresse.
Dans les prisons ainsi que dans les hôpitaux psychiatriques beaucoup auraient besoin d’aides. Ils finissent parfois à commettre l’irréparable.

Je ne veux pas vivre comme cela, je voudrai sortir de ma bulle et m’ouvrir au reste du monde. Il y a tant de belles choses à découvrir… Il me reste tant à connaître.

Je me languis de voir mon pays se relever et s’élever au point de devenir un modèle. L’optimisme est bon pour la santé. Je suis un grand rêveur.

Je vois nos enfants souvent en échec scolaire sombrer dans la délinquance, la violence et même dans l’endoctrinement religieux. Ils quittent leur famille, leur pays pour la mort.
Les actes racistes, anti religieux, gangrènent notre territoire.

Les attentats terroristes font grandir notre peur de l’autre. Il est urgent de réagir face à cette situation désastreuse. De se rassembler au lieu de se diviser.

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