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La couleur du marché : Racisme et néolibéralisme aux Etats-Unis

Seuil

L’enthousiasme suscité par l’élection de Barack Obama a masqué la perpétuation des inégalités raciales aux Etats-Unis. Cinquante ans après le vote des droits civiques, le mouvement "Black Lives Matter" et les violences policières ciblées qu’il dénonce apportent un démenti cinglant à l’illusion de l’équité. La majorité des Américains affirme aujourd’hui que Blancs et Noirs disposent des mêmes opportunités et accusent les minorités d’être à l’origine de leurs propres échecs. Selon la doxa néolibérale du mérite et de la responsabilité individuelle que les Républicains comme les Démocrates ont enracinée dans le pays, le marché serait neutre et impartial : color-blind. Mais cette notion désigne-t-elle vraiment l’indifférence à la couleur de peau ou plutôt l’aveuglement face aux traitements discriminatoires que continuent de subir les Africains-Américains en matière d’éducation, de logement, d’emploi, de revenu et de justice ? En retraçant la genèse de l’idéologie postraciale aujourd’hui en vogue aux Etats-unis, ce livre montre comment le triomphe de la doctrine néolibérale reproduit structurellement au sein de la société américaine un racisme qui ne s’avoue pas.


Revue de presse :

“Selon la chercheuse, le succès de Donald Trump est ainsi incompréhensible s’il n’est lu au regard de l’élection de Barack Obama.”
Catherine Calvet, Libération

La couleur du marché : Racisme et néolibéralisme aux Etats-Unis

La couleur du marché : Racisme et néolibéralisme aux Etats-Unis

Seuil - 2016

L’enthousiasme suscité par l’élection de Barack Obama a masqué la perpétuation des inégalités raciales aux Etats-Unis. Cinquante ans après le vote des droits civiques, le mouvement "Black Lives Matter" et les violences policières ciblées qu’il dénonce apportent un démenti cinglant à l’illusion de l’équité. La majorité des Américains affirme aujourd’hui que Blancs et Noirs disposent des mêmes opportunités et accusent les minorités d’être à l’origine de leurs propres échecs. Selon la doxa néolibérale du mérite et de la responsabilité individuelle que les Républicains comme les Démocrates ont enracinée dans le pays, le marché serait neutre et impartial : color-blind. Mais cette notion désigne-t-elle vraiment l’indifférence à la couleur de peau ou plutôt l’aveuglement face aux traitements discriminatoires que continuent de subir les Africains-Américains en matière d’éducation, de logement, d’emploi, de revenu et de justice ? En retraçant la genèse de l’idéologie postraciale aujourd’hui en vogue aux Etats-unis, ce livre montre comment le triomphe de la doctrine néolibérale reproduit structurellement au sein de la société américaine un racisme qui ne s’avoue pas.


Revue de presse :

“Selon la chercheuse, le succès de Donald Trump est ainsi incompréhensible s’il n’est lu au regard de l’élection de Barack Obama.”
Catherine Calvet, Libération

Martin Luther King. Une biographie intellectuelle et politique

Martin Luther King. Une biographie intellectuelle et politique

Seuil - 2015

Peu de figures universellement célébrées sont aussi mal connues que Martin Luther King Jr. La lutte dont le pasteur baptiste prit la tête en faveur des droits civiques et de l’égalité des Noirs est remémorée comme un appel à la fraternité et à la réconciliation nationale que l’Amérique sut entendre. Entre hagiographie et mythification historique, ce récit édifiant a considérablement aseptisé la force révolutionnaire de sa pensée et la brutalité de l’oppression à laquelle elle se heurtait. Qui se souvient qu’à peine un an après avoir reçu le prix Nobel de la paix, King déclara que son rêve était devenu un cauchemar en raison de l’enracinement du système d’exploitation capitaliste ?
La fin de la ségrégation institutionnelle en 1964 n’était à ses yeux qu’une étape. Mais l’ultime phase de son combat, qui culmina avec la « campagne contre la pauvreté » et que son assassinat en 1968 laissa inachevée, fut quasiment effacée de la mémoire des États-Unis et avec elle le sens profond de son engagement. Théoricien de la justice sociale, par-delà race et classe, Martin Luther King opéra une extraordinaire synthèse entre christianisme, liturgie noire, non-violence, désobéissance civile et marxisme.
C’est ce penseur avant-gardiste et radical à la postérité édulcorée que cet ouvrage entend faire redécouvrir en l’inscrivant dans une tradition de dissidence américaine méconnue.


De quelle couleur sont les blancs ?

La Découverte - 2013

De quoi le blanc est-il donc le nom ? Le débat sur les “minorités visibles” accouche aujourd’hui logiquement d’un requestionnement sur la “majorité invisible”. Alors, qu’est-ce qu’être Blanc ? Une couleur ? Ce serait si simple... Pour la première fois en France, cet ouvrage d’historiens, de sociologues, d’anthropologues et de journalistes revisite de façon originale les questions raciale et sociale, avec la conviction qu’il faut déconstruire la “question blanche” pour mieux la dépasser.


Poor White Trash - La Pauvreté Odieuse du Blanc Américain

Poor White Trash - La Pauvreté Odieuse du Blanc Américain

Presses Universitaire de Paris-Sorbonne - 2011

""Être" poor white trash" aux États-Unis, c’est d’abord se faire traiter de "poor white trash !", "sale Blanc !", intérioriser cette dénomination, la vivre, dans la honte, comme un stigmate. Parce que les discours d’une époque sont inscrits au coeur du texte, la littérature nous permet plus que les sciences sociales de découvrir les métamorphoses de ce personnage de pauvre méprisable, enfant bâtard de la classe et de la race. Par l’étude littéraire des oeuvres des écrivains Sherwood Anderson, Erskine Caldwell, Harper Lee et Russell Banks, mais également de leurs arrière-plans historique et culturel, on découvre un personnage plus vraiment blanc, grossier, pouilleux, alcoolique et violent, qui incarne dans un même mouvement les bas-fonds de l’humanité et la bouffonnerie grotesque. Ce livre montre que si la pauvreté obscène et la vilénie morale du "white trash" offrent un spectacle odieux, elles sont surtout les fruits d’un discours qui permet de conjurer l’angoisse du déclin social. Des quartiers noirs de Baltimore où le terme "po’ white trash" serait né vers 1830 au Détroit du rappeur Eminem qui revendique aujourd’hui l’épithète infamante, ce livre se propose de suivre les traces laissées dans le grand récit national par le "poor white trash" et de comprendre sa subversion profonde de l’ordre social.


Homérique Amérique

Homérique Amérique

Seuil - 2008

A la manière de la Grèce antique, l’Amérique ne cesse de se raconter sa propre histoire. Au cinéma, à la télévision, dans les romans populaires ou les magazines, elle écrit chaque jour sa légende et relit avec passion ses gloires et ses épreuves, ses croyances et ses doutes. Pourtant, sa mémoire est souvent cruelle. L’Amérique se rappelle ainsi, devant les Appalaches meurtries par l’exploitation industrielle, ce que fut autrefois son culte de la nature sauvage et innocente. Dans le souvenir tenace de la guerre de Sécession et les brûlures du Vietnam, elle éprouve son unité et ses idéaux. Confrontée aux espoirs déçus des Africains-Américains et aux plaintes enragées du "pauvre blanc", elle mesure la fragilité de ses promesses d’égalité. Mais ces mythologies d’hier et d’aujourd’hui, véritable culture populaire, sont aussi une source de jouvence à laquelle viennent puiser ceux qui réinventent l’Amérique, des Hispaniques aux Indiens-Américains, des cuisinières médiatiques aux néo-féministes, de John McCain à Barack Obama.


Visiter l’Amérique de l’intérieur, telle qu’elle se raconte à elle-même au quotidien, à travers ses modes, ses séries TV, son cinéma, ses magazines, sa musique, son actualité… Tel est le projet de ce livre qui dresse un portrait des États-Unis à partir de leurs mythes et légendes d’hier et d’aujourd’hui. Composé d’une vingtaine de textes, cet essai part à la recherche des « fondamentaux » de l’identité américaine : son rapport à la nature – de la nature sauvage de Thoreau pleurée dans les Appalaches meurtries par l’exploitation minière à la Nouvelle Orléans dévastée par Katrina –, ses légendes politiques – des dernières fresques cinématographiques sur la Guerre de Sécession aux discours d’un Barak Obama en passant par les résurgences du populisme américain –, ses figures nourricières et érotiques – de Marylin à l’industrie du sexe en passant par le « soft porn » des bourgeoises délurées –, ses représentations de l’altérité – de l’inévitable « question noire » à la condition des Latinos « mexiforniens » en passant par le blues des jeunes Indiens.

Les grands débats en vidéo

Fictionner le réel pour le dire

Saint-Malo 2013

Avec David Simon, Sylvie Laurent, David Van Reybrouck, Florent De La Tullaye.
Animé par Yann Nicol.


L’écrivain ou l’ethnologue, ou le sociologue

Avec Pascal Dibie, Sylvie Laurent, Alban Bensa, Tobie Nathan - Saint-Malo 2013

Avec Pascal Dibie, Sylvie Laurent, Alban Bensa, Tobie Nathan


Cette culture que l’on dit populaire

Saint-Malo 2012

Avec Michel LE BRIS, Frédéric MARTEL, Sylvie LAURENT, Pierre CASSOU-NOGUES

Les cafés littéraires

Fictionner le réel pour le dire

Saint-Malo 2013

Avec David Simon, Sylvie Laurent, David Van Reybrouck, Florent De La Tullaye.
Animé par Yann Nicol.


L’écrivain ou l’ethnologue, ou le sociologue

Avec Pascal Dibie, Sylvie Laurent, Alban Bensa, Tobie Nathan - Saint-Malo 2013

Avec Pascal Dibie, Sylvie Laurent, Alban Bensa, Tobie Nathan


Cette culture que l’on dit populaire

Saint-Malo 2012

Avec Michel LE BRIS, Frédéric MARTEL, Sylvie LAURENT, Pierre CASSOU-NOGUES

Rebelles

Avec Manon Loizeau, Karim Madani et Sylvie Laurent. Rencontre animée par Christelle Capo-Chichi - Saint-Malo 2015

Avec Manon Loizeau, Karim Madani et Sylvie Laurent. Rencontre animée par Christelle Capo-Chichi


LE MONDE RÉEL

Saint-Malo 2015

Avec Russell Banks, Sylvie Laurent, John King. Rencontre animée par Kerenn Elkaim


La méthode David Simon

David SIMON, Sylvie LAURENT, François GUERIF - Saint-Malo 2013

Avec David SIMON, Sylvie LAURENT, François GUERIF
Animé par Julien Bisson


Poor White Trash, l’Amérique des laissés pour compte

Avec Sylvie Laurent, Eric Miles Williamson et Donald Ray Pollock - Saint-Malo 2012

Avec Sylvie Laurent, Eric Miles Williamson et Donald Ray Pollock, animé par Hubert Artus


Le retour de la fiction

Avec Pierre Cassou-Nogues, Michel Le Bris, Nancy Huston, Olivier Rey et Sylvie Laurent - Saint-Malo 2012

Avec Pierre Cassou-Nogues, Michel Le Bris, Nancy Huston, Olivier Rey et Sylvie Laurent


Pourquoi se raconte-t-on des histoires ? De la nécessité de fictionner le monde

Saint-Malo 2011

Il y a de l’indicible. C’est même pour cela qu’il y a littérature. Si tout était dicible, tout serait dit depuis longtemps, et nous n’en ferions pas tant d’histoires ! Mais des histoires, justement, nous en racontons depuis l’aube des temps... « Ce simple mystère : raconter des histoires » disait Henry James. Pourquoi, ce « besoin de fictions » ? « Indicible »... C’est peut-être vite dit. Si le « fictif » n’est pas le vrai, il n’est pas non plus le faux : peut-être faudrait-il enfin admettre qu’il dit quelque chose qui ne peut pas être dit autrement. Et en tirer toutes les conséquences : qu’il y a un autre ordre de connaissance que celle rationnelle, discursive — une connaissance relevant de l’imaginaire. Par laquelle nous pouvons lier connaissance avec l’autre. Et habiter le monde...

Avec Jean ROUAUD, Michel LE BRIS, Kossi EFOUI , Hubert HADDAD, Sylvie LAURENT, animé par Hubert Artus.