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La légende des anges

Le Pommier

Aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle. Pia, jeune femme sage et vivante, médecin qui ne quitte guère son lieu de travail, et Pantope, informaticien sans cesse en voyage, se retrouvent et discutent : « Croyez-vous aux Anges ? », demande Pia. Voici le début d’un long dialogue, passionné.
« Construisons-nous, sans la voir, une culture neuve qui convoque, ensemble, sciences, droits et religions, c’est-à-dire notre raison, nos exigences de justice et nos blessures d’amour ? » Depuis les années soixante, Michel Serres prédit la construction d’une société de la communication incarnée par Hermès. Il nous invite ici à penser les heurs et les travers de cette ère nouvelle : au-delà des promesses incarnées par Petite Poucette, celle-ci s’accompagne d’une misère croissante et d’une révoltante inégalité ! Parviendrons-nous à nous y opposer ?

Professeur à Stanford University, membre de l’Académie française, Michel Serres est l’auteur de nombreux essais philosophiques et d’histoire des sciences, dont les derniers, Petite Poucette et Le Gaucher boiteux ont été largement salués par la presse. Il est l’un des rares philosophes contemporains à proposer une vision du monde qui associe les sciences et la culture.


Revue de presse

  • "Que nul n’attende de l’auteur, en guise de légende, le récit fabuleux de l’histoire des anges ; ici, « légende » est à prendre au sens typographique : « texte qui accompagne une image » . A cet égard, la performance de Michel Serres est magistrale.” (Le Monde)
  • “Messagers héritiers d’Hermès et d’Iris, les anges symbolisent ici, incarnent pourrait-on dire de ces désincarnés par définition, notre monde actuel dont les sciences et les techniques ont fait, en mutlipliant les réseaux planétaires, les échanges et déplacements des hommes et des messages, un monde de messagerie universelle.” (L’homme et la société)
Darwin, Bonaparte et le Samaritain

Darwin, Bonaparte et le Samaritain

Le Pommier - 2016

« Darwin raconta l’aventure de flore et de faune ; devenu empereur, Bonaparte, parmi les cadavres sur le champ de bataille, prononça, dit-on, ces mots : « Une nuit de Paris réparera cela ». Quant au Samaritain, il ne cesse, depuis deux mille ans, de se pencher sur la détresse du blessé. Voilà trois personnages qui scandent sous mes yeux trois âges de l’histoire.
Le premier, long, compte des milliards d’années. Réussissant à dater les événements dont elles s’occupent, les sciences contemporaines racontent le Grand Récit de l’univers, de la planète et des vivants, récit qui déploie nos conditions d’habitat et de nourriture, sans lesquels nous ne vivrions ni ne survivrions.
Pendant des milliers d’années, le deuxième, dur, répète cette guerre perpétuelle dont un chiffre bien documenté dit qu’elle occupa 90% de notre temps et de nos habiletés.
Quant au dernier, doux, il glorifie, depuis quelques décennies seulement, l’infirmière, le médecin, la biologiste dont les découvertes et les conduites redressèrent à la verticale la croissance de notre espérance de vie ; puis le négociateur, qui cherche la paix ; enfin l’informaticien qui fluidifie les relations humaines.
Histoire ou Utopie ? Il n’y a pas de philosophie de l’histoire sans un projet, réaliste et utopique. Réaliste : contre toute attente, les statistiques montrent que la majorité des humains pratiquent l’entraide plutôt que la concurrence. Utopique : puisque la paix devint notre souci, ainsi que la vie, tentons de les partager avec le plus grand nombre ; voilà un projet aussi réaliste et difficile qu’utopique, possible et enthousiasmant. » Michel Serres


Revue de presse

  • "C’est un livre envoûtant, une réflexion éminemment originale, qui enroule réflexion et poésie autour de la destinée tragique de l’humanité. » (Christian Makarian, L’Express)
  • "Tel un Montaigne de l’âge numérique, tel un Rabelais de la mondialisation, Michel Serres continue de creuser son sillon. Et de nous livrer une tout autre perception de notre humaine condition.”(Nicolas Truong, Le Monde)

Le voyage encyclopédique de Michel Serres

Catherine BERNSTEIN (ADR Productions/Avec la participation de France Télévisions) -

Selon Michel Serres, une philosophie de notre temps se donne pour mission de détecter dans le monde d’aujourd’hui ce qui fera le monde de demain. (Dès 1960, il annonça que nous entrions dans une nouvelle civilisation de communication et de services). Le philosophe doit s’immerger dans la totalité du monde présent : Michel Serres s’assigne le but, même inaccessible, de tout savoir. Catherine Bernstein nous convie à accompagner le philosophe dans le voyage qu’il fait en bateau, depuis sa Garonne natale jusqu’à la Seine, et qui n’est rien d’autre que la métaphore d’un questionnement incessant sur la vie et le monde. En traversant des dizaines de lieux, Michel Serres évoque son parcours biographique et intellectuel, tandis que se tisse petit à petit la vision de notre humanité passée, présente, future. Grâce au philosophe, nous nous émerveillons de découvrir un monde menacé par la violence mais riche de surprises, de beauté et d’amour.

La légende des anges

La légende des anges

Le Pommier - 2016

Aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle. Pia, jeune femme sage et vivante, médecin qui ne quitte guère son lieu de travail, et Pantope, informaticien sans cesse en voyage, se retrouvent et discutent : « Croyez-vous aux Anges ? », demande Pia. Voici le début d’un long dialogue, passionné.
« Construisons-nous, sans la voir, une culture neuve qui convoque, ensemble, sciences, droits et religions, c’est-à-dire notre raison, nos exigences de justice et nos blessures d’amour ? » Depuis les années soixante, Michel Serres prédit la construction d’une société de la communication incarnée par Hermès. Il nous invite ici à penser les heurs et les travers de cette ère nouvelle : au-delà des promesses incarnées par Petite Poucette, celle-ci s’accompagne d’une misère croissante et d’une révoltante inégalité ! Parviendrons-nous à nous y opposer ?

Professeur à Stanford University, membre de l’Académie française, Michel Serres est l’auteur de nombreux essais philosophiques et d’histoire des sciences, dont les derniers, Petite Poucette et Le Gaucher boiteux ont été largement salués par la presse. Il est l’un des rares philosophes contemporains à proposer une vision du monde qui associe les sciences et la culture.


Revue de presse

  • "Que nul n’attende de l’auteur, en guise de légende, le récit fabuleux de l’histoire des anges ; ici, « légende » est à prendre au sens typographique : « texte qui accompagne une image » . A cet égard, la performance de Michel Serres est magistrale.” (Le Monde)
  • “Messagers héritiers d’Hermès et d’Iris, les anges symbolisent ici, incarnent pourrait-on dire de ces désincarnés par définition, notre monde actuel dont les sciences et les techniques ont fait, en mutlipliant les réseaux planétaires, les échanges et déplacements des hommes et des messages, un monde de messagerie universelle.” (L’homme et la société)

Le gaucher boiteux

Le gaucher boiteux

Le Pommier - 2015

Avec ce soixantième livre, Michel Serres fait le bilan du travail de toute une vie. Il retrace son itinéraire intellectuel et réussit à décrire la façon dont il a pensé ses livres et sa philosophie depuis les débuts, avec Hermès, jusqu’à tout récemment, avec Petite poucette, en passant par Le contrat naturel, Le Tiers-instruit et Hominescence. Mais surtout il explore la pensée et ses figures.
Penser c’est inventer, pas copier ni imiter ! Pour y parvenir Michel Serres convoque les sciences, la philosophie, l’histoire et la religion. Pour lui, l’abstraction ne suffit plus, il faut y associer le monde dans sa totalité.
Dans ce livre, Michel Serres convoque le Grand récit de l’Univers ; le médiateur, gaucher boiteux, qui crée des personnages en foule et explore les vivants ; et le gaucher pensant qui nous parle de l’ « âge doux ». Celui de Petite Poucette, le nôtre.
Au total, voici une nouvelle philosophie qui parle du monde d’aujourd’hui, du monde et de l’histoire.
Mais qui est ce gaucher boiteux ? Et si c’était Michel Serres lui-même !


Temps des crises

Le Pommier - 2012

« Il arrive qu’un séisme ne dessine qu’une ride sur le sol ; ou quelques fêlures et fentes sur les ouvrages d’art, ponts et bâtiments. À force millénaire de tremblements de terre apparaît une crevasse large dans le paysage, comme on en voit en Islande ou en Californie, celle de San Andreas. Visibles puis imprimées sur la carte, ces traces et marques révèlent et cachent une faille géante au niveau des plaques basses, qui se meuvent lentement et cassent tout à coup dans les abysses tectoniques, invisibles. Et la cause profonde de tous ces mouvements gît là.
Financière et boursière, la crise qui nous secoue aujourd’hui, sans doute superficielle, cache et révèle des ruptures qui dépassent, dans le temps, la durée même de l’histoire, comme les failles de ces plaques basses dépassent, dans l’espace, notre perception. »

Si nous vivons une crise, au sens plein du terme, aucun retour en arrière n’est possible. Il faut donc inventer du nouveau. Or, le nouveau nous submerge ! En agriculture, transports, santé, démographie, informatique, conflits, des bouleversements gigantesques ont transformé notre condition comme jamais cela n’était arrivé dans l’histoire. Seules nos institutions n’ont pas changé.
Et voici l’une de ces ruptures profondes : notre planète devient un acteur essentiel de la scène politique. Qui, désormais, représentera le Monde, ce muet ? Et comment ? 
Michel Serres montre que nous sommes encore les acteurs de notre avenir.

Écoutez : Pour saluer Michel Serres

Avec Michel Serres - Saint-Malo 2015


Avec Michel Serres, une rencontre animée par Julien Bisson

Toute l’œuvre de Michel Serres, philosophe des sciences, écrivain, témoigne d’un immense effort de décloisonnement des savoirs – en esquissant un pont entre ceux-ci à partir du principe d’incertitude d’Heisenberg. Penseur de la modernité, à rebours des conformismes, militant d’un « contrat naturel » excédant un droit limité à l’espèce humaine, il investit de plus en plus résolument le champ de la littérature. Une trajectoire passionnante, hors de chemins balisés.