VOIX DE TURQUIE

image
Hakan Günday © Omrita Nandi

Elles nous sont particulièrement importantes et précieuses, les voix des écrivains et des poètes de Turquie, qui nous disent malgré les heures sombres, un pays vivant, riche de sa diversité et de ses langues. Hakan Günday, Prix Médicis étranger 2015 pour Encore, (Galaade) est «  l’enfant terrible  » des lettres turques, que l’on peut dire la voix de toute une génération. Le rire noir de Murat Özyasar (Rire noir, Galaade) est celui qui vous prend lors des veillées funèbres, quand le fou-rire veut apaiser la douleur du deuil. Comment peut-on rester au monde alors que l’on est mort ? D’origine arménienne et kurde, poète, peintre, photographe vivant à Diyarbakir, Azad Ziya Eren (Instituteur de campagne en Anatolie, Bleu Autour) a perdu comme beaucoup d’autres son poste d’instituteur et vit aujourd’hui en France. Le récit qu’il nous propose est tout simplement magnifique. Nous sommes les enfants de Caïn, de ceux qui ont tué et survécu, nous dit le poète d’origine kurde, Seyhmus Dagtekin qui a choisi la France : comment éveiller la part d’Abel qui reste en nous ? (A l’Ouest des ombres, Le Castor Astral)

Rencontre « Turquie Plurielle » avec Azad Zyia Eren, Moris Farhi, Hakan Günday et Murat Özyasar.

  • Dimanche 17h15, Maupertuis