IRAK, DANS LA VIOLENCE SANS PLUS DE NOM

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Hassan Blasim © Katja Bohm / Sinan Antoon © D.R. / Ahmed Saadawi © D.R.

La mort hante Seul le grenadier du romancier-poète irakien Sinan Antoon, aujourd’hui réfugié aux États-Unis – celle qui fait rage, partout, mais aussi celle de la vie quotidienne, quand le jeune héros refuse la voie tracée, de laver et d’enterrer les morts, comme le fait son père. Cadavre expo, d’Hassan Blasim (Seuil) d’une violence crue, hallucinée, est tout simplement un chef-d’œuvre. Et d’une violence comparable Frankenstein à Bagdad (Piranha) d’Ahmed Saadawi, né dans un quartier de Bagdad, et qui a choisir d’y demeurer, mais passé au filtre du fantastique d’un Sans-Nom fait de débris humains cousus…