Bibliothèque

Venus d’ailleurs

Liana Lévi

Ils sont arrivés à Lyon au printemps 2001. Ils ont un peu plus de vingt ans et leur voyage ressemble à celui de milliers d’autres Kosovars qui fuient la guerre : le passage clandestin des frontières, les mois d’attente poisseux dans un centre de transit avant d’obtenir le statut de réfugié... Mirko et sa sœur Simona partagent la même histoire et pourtant leur désir de France n’est pas tout à fait le même. Son intégration, Simona veut l’arracher au culot et à la volonté. Alors elle s’obstine à apprivoiser les lois du labyrinthe administratif et les raffinements de la langue. Mirko est plus sauvage. Pour lui, le français reste à distance. Il travaille sur des chantiers avant de regagner la solitude d’un foyer anonyme. Souvent, il pousse jusqu’aux lisières de la ville où il laisse sur les murs des graffs rageurs. C’est dans ces marges qu’il rencontre Agathe et tisse le début d’un amour fragile.
Dans de brefs chapitres, Paola Pigani dépeint avec délicatesse chaque nuance de l’exil. En filigrane, la beauté de la ville, le hasard des rencontres, le goût amer de la nostalgie.


Revue de presse

  • « La Lyonnaise Paola Pigani conte avec subtilité le quotidien de ces migrants sans tomber dans les clichés. Les mots sonnent juste et fort. » (Karin Cherloneix, Ouest France)
  • « Un beau texte, sans pathos et plein de poésie. » (Yaël Hirsch, Toute la culture)
  • « Cette littérature ne cherche pas à changer le monde. Juste à enrichir les perceptions, élargir les regards, raconter les interstices du monde et sa part rêvée. » (Mustapha Harzoune, Hommes et migrations)
  • « Une écriture au plus près de l’ordinaire, au plus près des faits, au plus juste où chaque personnage semble authentique, avec ses forces et ses faiblesses, jamais héroïque. » (Cécile Pellerin, Actualitté)
Des orties et des hommes

Des orties et des hommes

Liana Lévi - 2019

Dans le hameau de Cellefrouin, la petite Pia observe intensément le travail des homme, les bêtes, les arbres, toute une vie qui bruisse autour d’elle. Entourée des ses grands-parents, immigrés italiens, de ses parents éleveurs et d’une fratrie très remuante, elle observe aussi la dureté de ce pays où l’on peine à gagner sa vie, où les fermes se dépeuplent, où un homme se pend dans son étable, où un adolescent tue son père. Bientôt, les murs des granges se couvrent d’affiches “Vivre et travailler au pays”, invitant les paysans d’ici à penser à ceux du Larzac en lutte. A l’occasion d’un voyage à Turin, au cours de l’été 1976, Pia s’éloigne pour la première fois des siens. A son retour, une terrible sécheresse rend tout méconnaissable autour d’elle. Quelque chose est mort et ne renaîtra plus. Entre l’écho des tronçonneuses, le parler bigarré des vieux, des ouvriers manouches, turcs ou portugais et les mots des poètes qu’elle découvre, sa propre voix s’impose pour raconter la fin de ce monde agricole. Et la possibilité de le garder en soi ppur toujours. Sans aucun doute le roman le plus intime de Paola Pigani. Un hommage vibrant à la nostalgie de l’enfance, à la nature, à la rêverie, à la lecture et à l’éveil adolescent.


  • « Ses mots émerveillent, sensoriels et charnels jusque dans leurs ébréchures. » L’Express
  • « Paola Pigani a maintenant une voix qui compte dans la littérature contemporaine. » France 3 Régions
Venus d'ailleurs

Venus d’ailleurs

Liana Lévi - 2015

Ils sont arrivés à Lyon au printemps 2001. Ils ont un peu plus de vingt ans et leur voyage ressemble à celui de milliers d’autres Kosovars qui fuient la guerre : le passage clandestin des frontières, les mois d’attente poisseux dans un centre de transit avant d’obtenir le statut de réfugié... Mirko et sa sœur Simona partagent la même histoire et pourtant leur désir de France n’est pas tout à fait le même. Son intégration, Simona veut l’arracher au culot et à la volonté. Alors elle s’obstine à apprivoiser les lois du labyrinthe administratif et les raffinements de la langue. Mirko est plus sauvage. Pour lui, le français reste à distance. Il travaille sur des chantiers avant de regagner la solitude d’un foyer anonyme. Souvent, il pousse jusqu’aux lisières de la ville où il laisse sur les murs des graffs rageurs. C’est dans ces marges qu’il rencontre Agathe et tisse le début d’un amour fragile.
Dans de brefs chapitres, Paola Pigani dépeint avec délicatesse chaque nuance de l’exil. En filigrane, la beauté de la ville, le hasard des rencontres, le goût amer de la nostalgie.


Revue de presse

  • « La Lyonnaise Paola Pigani conte avec subtilité le quotidien de ces migrants sans tomber dans les clichés. Les mots sonnent juste et fort. » (Karin Cherloneix, Ouest France)
  • « Un beau texte, sans pathos et plein de poésie. » (Yaël Hirsch, Toute la culture)
  • « Cette littérature ne cherche pas à changer le monde. Juste à enrichir les perceptions, élargir les regards, raconter les interstices du monde et sa part rêvée. » (Mustapha Harzoune, Hommes et migrations)
  • « Une écriture au plus près de l’ordinaire, au plus près des faits, au plus juste où chaque personnage semble authentique, avec ses forces et ses faiblesses, jamais héroïque. » (Cécile Pellerin, Actualitté)

N'entre pas dans mon âme avec tes chaussures

N’entre pas dans mon âme avec tes chaussures

Liana Lévi - 2013

Autour du feu, les hommes du clan ont le regard sombre en ce printemps 1940 ; un décret interdit la libre circulation des nomades et les roulottes sont à l’arrêt. Bientôt, la Kommandantur d’Angoulême exige que tous ceux de Charente soient rassemblés dans le camp des Alliers. Alba y entre avec les siens dans l’insouciance de l’enfance. À quatorze ans, elle est loin d’imaginer qu’elle passera là six longues années, rythmées par l’appel du matin, la soupe bleue à force d’être claire, le mauvais sommeil… C’est dans ce temps suspendu, loin des forêts et des chevaux, qu’elle deviendra femme au milieu de la folie des hommes.
N’entre pas dans mon âme avec tes chaussures, dit le proverbe : on n’entre pas impunément dans la mémoire des Tsiganes… Mais c’est d’un pas léger que Paola Pigani y pénètre pour faire entendre leur parole et leur fierté.

Ce roman a été distingué par 7 prix littéraires, parmi lesquels le Prix Poulet-Malassis et le Prix Lettres Frontière 2014.


Revue de presse

« Un roman superbe, qui laisse le sentiment qu’une dette – à l’enfance, aux Tsiganes, aux malheurs enfouis – a pu être en partie payée. »

(Le Monde des Livres)

« Elle éclaire de sa plume précise et colorée une culture fascinante. Et maltraitée. »

(Sud Ouest)


Concertina

Concertina

Le Rocher - 2006

Exercices de mémoire, exercices d’amour pour des cours patients, en marge du temps. Des enfants s’inventent une cité de sucre dans un cimetière, un laveur de vitre funambule attend l’orage, un éboueur, depuis son beau navire, s’imagine une idylle africaine ; dans un jardin ouvrier, les cendres d’une lettre brûlée se mêlent aux fleurs d’un cerisier, les passagers d’un bus se croisent et s’accompagnent dans leur solitude, les murs d’une prison, d’un hôpital appellent la magie de la neige ou des fleurs des champs. Il y a aussi des escargots, des abeilles, des colombes, messagers de la vie d’avant. Une montre à gousset, un violon, un parfum s’abîment un jour pour délivrer un secret. Une certaine mélancolie accompagne ces héros malgré eux comme une façon d’être au monde sans vouloir renoncer à leur chagrin parce qu’il parle encore du bonheur perdu. A travers cette vingtaine de fictions courtes, l’esprit d’enfance se décline contre le souffle de la mort, des vies fragiles aux horizons tissés de fils de soie ou de fils barbelés, une " concertina " enroulée dans une belle écriture, rapide et précise, traversée par des éclairs de poésie. Ces nouvelles valent par la sensibilité fine qui s’y manifeste à l’égard des plus démunis, des êtres qui vivent dans le silence, auxquels un langage est prêté, sans pathos ni fioritures, par un auteur subtil qui maîtrise ses effets en préservant toujours un halo de mystère. Distillée par petites touches, des petits bouts de phrases au ton toujours juste, l’émotion dévoile un regard délicat qui fait vivre le moindre geste dans toutes ses répercussions affectives et permet à chacun de trouver soudain sa lumière.

Ce recueil a été récompensé par le Prix Prométhée de la nouvelle en 2006.

Journée lycéens et apprentis 2018 - Cérémonie d’ouverture

Saint-Malo 2018

Avec Velibor Čolić, Wilfried N’Sondé, Insa Sané et Paola Pigani
Animé par Maëtte Chantrel