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RANSMAYR Christoph

Autriche

Cox ou la course du temps (Albin Michel, 2017)

Voyageur passionné, Christoph Ransmayr infuse ses récits à la fois de ses voyages, en Irlande ou en Asie, mais aussi de la mémoire de son Autriche natale. Depuis ses débuts fracassants en 1982 avec Les Effrois de la glace et des ténèbres, qui l’impose immédiatement par son originalité et ses liens avec la grande tradition allemande, ce conteur dans l’âme signe une œuvre ample et puissante qui fait de lui l’un des plus grands auteurs autrichiens, traduit dans plus de trente langues et couvert de nombreux prix littéraires.
Son nouveau roman Cox ou la course du temps nous fait suivre Alistair Cox, fin connaisseur des horloges et automates, à la cour du tyrannique Empereur chinois Quianlong. Une puissante méditation sur le pouvoir et ses limites pour le grand retour au roman de Christoph Ransmayr.

« Les histoires n’arrivent pas, les histoires se racontent ». Si on peut facilement s’apercevoir à travers ses livres que Christophe Ransmayr est un grand voyageur, c’est avant tout un conteur.
Christoph Ransmayr est né en Autriche en 1954. Après des études de philosophie et d’ethnologie, il devient chroniqueur culturel pendant plusieurs années. Il décide se consacrer pleinement à la littérature en 1982 et fait une entrée fracassante sur la scène littéraire deux ans plus tard avec la parution de son premier roman, Les Effrois de la glace et des ténèbres. Il s’impose immédiatement par son originalité et ses liens avec la grande tradition allemande, associant le destin des hommes et la puissance de la nature.
Voyageur passionné, l’écrivain infuse ses récits de ses expériences en Irlande ou en Asie mais aussi la mémoire de son Autriche natale, blessée par le nazisme et la guerre. Il est aujourd’hui considéré comme un des plus grands auteurs autrichiens, traduit dans plus de trente langues, et a reçu de nombreux prix littéraires.

En France, Christoph Ransmayr a été édité chez Maren Sell pour Les Effrois de la glace et des ténèbres (1989), chez P.O.L. pour Le Dernier des Mondes (1989), chez José Corti pour Dames & Messieurs sous les mers (2010). Chez Albin Michel, Bernard Kreiss a déjà traduit Le Syndrome de Kitahara (1997), La Montagne volante (2008) et Atlas d’un homme inquiet (2015), couronné par le prix du meilleur livre étranger et le prix Jean Monnet de littérature européenne.

Son nouveau roman Cox ou la course du temps raconte la venue d’Alistair Cox, fin connaisseur des horloges et automates, à la cour de l’Empereur chinois Quianlong, un despote que personne n’a le droit de regarder dans les yeux. Alistair Cox saura-t-il satisfaire les exigences de plus en plus folles de l’empereur ? Le retour au roman de Christoph Ransmayr pour une méditation sur le pouvoir et ses limites, les caprices du destin et la recherche de sens.

Cox ou la course du temps

Cox ou la course du temps

Albin Michel - 2017

" Comme le temps passe, disait, oui, chuchotait l’empereur au fil de son discours dans la pénombre : mais qu’il rampe, s’arrête, s’envole ou nous subjugue par l’une ou l’autre de ses innombrables variations de vitesse cela dépend de nous, des instants de notre vie reliés les uns aux autres comme les maillons d’une même chaîne... " Ecrivain à la langue somptueuse, Christoph Ransmayr est une voix exceptionnelle de la littérature autrichienne d’aujourd’hui. Après Atlas d’un homme inquiet (prix du Meilleur Livre étranger et prix Jean-Monnet de littérature européenne), il renoue avec le roman et, en grand voyageur, entraîne son lecteur loin de l’Europe et loin dans le temps. Dans la Chine du XVIIIe siècle, l’empereur Qianlong règne en despote sur une cour résignée à la démesure de son souverain. Son dernier caprice est une série d’horloges conçues pour mesurer les variations de la course du temps : le temps fuyant, rampant ou suspendu d’une vie humaine, selon qu’il est ressenti par un enfant, un condamné à mort ou des amants. Venu de Londres à l’invitation du souverain, Alistair Cox, le plus célèbre des horlogers du monde occidental, saura-t-il exaucer les désirs de Qianlong et freiner la course des heures ? Avec la précision d’un peintre, Christoph Ransmayr construit un récit singulier et virtuose, méditation sur la fugacité du temps et l’illusion d’en triompher par l’art.

Traduit de l’allemand par Bernard Kreiss

Revue de presse

  • Épique et intime, le nouveau roman de Christoph Ransmayr voyage dans la Chine du XVIIIe siècle à la suite de personnages complexes comme les rouages d’une délicate horloge. (La Croix)
  • Cox n’est pas un roman historique réaliste, mais plutôt un conte allégorique, dans lequel les personnages se meuvent de manière chorégraphique, comme dans le théâtre Nô. (Die Zeit)
  • L’empathie de l’auteur avec les hommes d’une époque lointaine, ainsi que la puissance et l’élégance de la langue de Ransmayr dans Cox, autorisent la comparaison avec son plus célèbre roman Le Dernier des mondes, qui fut un immense succès. (Frankfurter Allgemeine)
  • Le lecteur en reste stupéfait. Qu’il décrive les tortures et les exécutions les plus barbares, les rouages d’horlogerie les plus complexes, ou dépeigne simplement avec des mots le passage des saisons, comme le ferait au lavis un peintre chinois – Ransmayr est un virtuose (Die Welt)
Atlas de l'homme inquiet

Atlas de l’homme inquiet

Albin Michel - 2015

De l’Arctique aux Tropiques en passant par tous les continents et par les îles les plus lointaines, le grand écrivain autrichien Christoph Ransmayr propose soixante-dix escales qui sont autant de petits tableaux du monde tel qu’il l’a perçu au fil de ses pérégrinations. Dramatiques ou insolites, les anecdotes alternent avec les réflexions suscitées par des lieux chargés d’histoire, ou les instants d’éternité face aux merveilles de la nature.
Atlas du monde extérieur, ce livre est aussi une carte émotionnelle où l’auteur de La Montagne volante livre l’essence de son art. La puissance poétique de l’écriture, la hauteur de vue du philosophe combinée à une attention extrême au détail font de ce livre un joyau.

Traduit de l’allemand par Bernard Kreiss

Revue de presse

  • Atlas d’un homme inquiet réunit des instants fatals nés de choses vues, de petits événements vécus par Ransmayr d’un bout à l’autre du globe depuis trente ans. Chaque chapitre commence par l’expression « Je vis ». Ce passé simple ouvre sur une scène parfois mortelle, parfois édénique, parfois les deux, une explosion visuelle et verbale qui, trois ou cinq pages plus loin, s’abolit, comme les colombes du Greco dans la nuit d’un musée, sur la blancheur du papier. On parlerait volontiers de prose poétique, si l’on ne craignait que l’expression soit synonyme, pour beaucoup, de mollesse ou d’évanescence - de « pouët », comme écrivait Queneau. Or, rien n’est plus ferme ni précis que la phrase de Ransmayr. La poésie est l’encre et le nerf de sa guerre. (Philippe Lançon, Libération)
  • L’Autrichien Christoph Ransmayr, écrivain rare et grand voyageur, évoque ses périples dans les soixante-dix surprenants récits d’« Atlas d’un homme inquiet (…) Il ne s’agit pas à proprement parler d’un roman mais d’une suite de moments qui emmènent le lecteur aux ­quatre coins du monde. (Pierre Deshusses, Le Monde)
  • C’est peut-être ça, un grand écrivain : quelqu’un capable d’écrire des textes envoûtants sur des sujets a priori sans aucun intérêt. Alors, disons-le d’emblée, l’Autrichien Christoph Ransmayr est un très grand écrivain. Il le prouve ici avec les 70 saynètes rapportées de ses pérégrinations - Irlande, Chili, Grèce, Brésil, Canada ou ce Tibet qui constituait déjà le décor de sa fabuleuse Montagne volante. (Jérôme Dupuis, L’Express)
  • Loin de toute visée édifiante, l’auteur s’applique à décrire précisément les contradictions aujourd’hui à l’œuvre et les pertes partout engendrées. Ses textes sur de tels minuscules événements relèvent d’une lecture fine, et formidablement suggestive, de notre temps. La traduction française les restitue impeccablement. (Jean-Claude Lebrun, L’Humanité)