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Prisonniers des glaces. Les expéditions de Willem Barentsz & la découverte du Spitzberg

Chandeigne

Willem Barentsz est le navigateur hollandais le plus célèbre en son pays, mais sa figure reste peu connue en France. Pourtant, il fut l’un des premiers à tenter le passage du nord-est vers la Chine lors de trois voyages mémorables de 1594 à 1596. Lors du troisième, il redécouvrit l’archipel du Spitzberg, le Svalbard des Vikings, dont la connaissance s’était depuis perdue. Poursuivant plus à l’est, son navire fut pris par les glaces au nord de la Nouvelle-Zemble.

Les dix-sept marins, ignorant tout de la réalité de la nuit polaire, durent hiverner de longs mois dans une cabane qu’ils bâtirent, se nourrissant de renards et luttant chaque jour contre les ours affamés, le scorbut et le froid extrême. L’été venant, constatant que leur vaisseau était à jamais perdu, les hommes se résignèrent à regagner en chaloupe la Norvège. Lors de ce voyage de 2800 km sur une mer partiellement gelée, Barentsz trouva la mort, mais douze survivants revinrent à Amsterdam où le récit de leurs exploits fut imprimé et connut un immense succès en Europe avant de retomber dans l’oubli, jusqu’à ce qu’un navire retrouve la « cabane de survie » en 1871 et rapporte des centaines d’objets quotidiens, parfois très émouvants, que les hommes avaient laissés sur place.

Traduit par Xavier de Castro (pseudonyme de Michel Chandeigne).

Prisonniers des glaces. Les expéditions de Willem Barentsz & la découverte du Spitzberg

Prisonniers des glaces. Les expéditions de Willem Barentsz & la découverte du Spitzberg

Chandeigne - 2018

Willem Barentsz est le navigateur hollandais le plus célèbre en son pays, mais sa figure reste peu connue en France. Pourtant, il fut l’un des premiers à tenter le passage du nord-est vers la Chine lors de trois voyages mémorables de 1594 à 1596. Lors du troisième, il redécouvrit l’archipel du Spitzberg, le Svalbard des Vikings, dont la connaissance s’était depuis perdue. Poursuivant plus à l’est, son navire fut pris par les glaces au nord de la Nouvelle-Zemble.

Les dix-sept marins, ignorant tout de la réalité de la nuit polaire, durent hiverner de longs mois dans une cabane qu’ils bâtirent, se nourrissant de renards et luttant chaque jour contre les ours affamés, le scorbut et le froid extrême. L’été venant, constatant que leur vaisseau était à jamais perdu, les hommes se résignèrent à regagner en chaloupe la Norvège. Lors de ce voyage de 2800 km sur une mer partiellement gelée, Barentsz trouva la mort, mais douze survivants revinrent à Amsterdam où le récit de leurs exploits fut imprimé et connut un immense succès en Europe avant de retomber dans l’oubli, jusqu’à ce qu’un navire retrouve la « cabane de survie » en 1871 et rapporte des centaines d’objets quotidiens, parfois très émouvants, que les hommes avaient laissés sur place.

Traduit par Xavier de Castro (pseudonyme de Michel Chandeigne).

Histoires tragico-maritimes. Trois récits de naufrage au XVIe siècle

Histoires tragico-maritimes. Trois récits de naufrage au XVIe siècle

Éditions Chandeigne - 2017

Traduit par Georges Le Gentil

Nouvelle collection, dans un format de poche, avec une maquette graphique étonnante, un premier cahier couleurs. Les grands textes des découvertes accessibles à tous !

Ces stupéfiants récits de naufrage constituent, avec la Pérégrination de Fernão Mendes Pinto, le chef-d’oeuvre de la littérature portugaise de voyage. Publiés dès le xvie siècle en plaquettes bon marché, ils connurent un grand succès avant d’être rassemblés (au moins pour douze d’entre eux) par Bernardo Gomes de Brito, en 1735-1736, sous le titre évocateur d’História trágico-marítima.

Le livre réunit ici la célèbre Perte du grand galion São João sur la côte du Natal en 1552, où est narrée la fin tragique du capitaine Manoel de Sousa Sepúlveda et de sa femme Leonor ; le Naufrage de la nef Conceição qui s’est perdue sur les basses de Peros Banhos en 1555 ; et le Naufrage de la nef São Paulo survenu en 1562 à l’île de Sumatra.

« Dans ces pages où les hommes meurent par milliers, souligne José Saramago en préface, ce n’est pas seulement la terrible réalité des voyages de l’époque qui est décrite, mais aussi la pure condition humaine, montrée dans sa misère et sa grandeur. »


Le voyage des plantes & les grandes découvertes (de J E Mendes Ferrao)

Le voyage des plantes & les grandes découvertes (de J E Mendes Ferrao)

Chandeigne - 2015

On connaît un peu en France l’histoire de la tomate, de la pomme de terre, du maïs, originaire du Nouveau Monde, parce qu’ils ont conquis l’Europe et que leurs tribulations nous ont été vaguement enseignées à l’école. Mais on ignore qu’aux XVIe et XVIIe siècles, quasiment toutes les plantes vivrières ont changé de continent, bouleversant complètement les habitudes alimentaires et les pratiques agricoles dans le monde entier, en particulier dans les zones tropicales. Ainsi les plantes typiquement asiatiques comme les cocotiers, les manguiers, les orangers doux, etc., vont se retrouver rapidement en Afrique et aux Amériques ; à l’inverse, les plantes américaines, les patates douces, les ananas, les arachides, les papayes, les noix de cajou, etc., vont s’implanter sur les deux autres continents ; l’Afrique fournira quelques plantes d’importance comme le café ou le palmier à huile. Et l’Europe diffusera sur les autres continents par exemple la canne à sucre. Cette diffusion s’est essentiellement faite sur les navires portugais de la ligne des Indes, disséminant graines et plants aux escales de Madère, Açores, São Tomé, en Angola, au Mozambique, puis à Goa - nouvelle plaque tournante d’échanges avec l’Extrême-Orient. Doté d’une riche iconographie d’époque, ce livre conçu à la manière d’un dictionnaire dresse le tableau de cette première mondialisation. Il retrace le voyage des 64 principales plantes vivrières consommées dans le monde et de quelques autres qui eurent un usage industriel plus ou moins important (hévéa, ricin, aleurite, rocou, etc.). Il donne les conditions de leur découverte ; leurs premières descriptions, appellations et images extraites des sources d’époque ; leurs multiples pérégrinations jusqu’à aujourd’hui ; pour chacune, les chiffres actuels de la production mondiale, son évolution et les principaux producteurs.


Idées reçues sur les grandes découvertes (XVe - XVIe siècle)

Le Cavalier Bleu - 2015

Longtemps réduites à celle du Nouveau Monde en 1492, les Grandes Découvertes furent beaucoup plus vastes et mobilisèrent non seulement l’Espagne et le Portugal, mais aussi marins, savants, banquiers et missionnaires de toute l’Europe. En moins de cent ans, le monde connu décupla, un océan et un continent furent découverts et, peu ou prou, l’espace fini tel que nous le connaissons aujourd’hui. Comme tous les grands événements, les mythes empiètent sur les faits. De l’école de Sagres d’Henri le Navigateur au tour du monde de Magellan, de l’oeuf de Colomb aux bateaux en feu de Cortès et à la route des Indes de Vasco de Gama..., ce livre recense et analyse les idées reçues les plus répandues sur les Grandes Découvertes.


La découverte du Japon par les Européens (1543-1551)

Chandeigne - 2013

En 1543, les Portugais sont les premiers Européens à débarquer au Japon. Cet archipel lointain et mystérieux, plus ou moins localisé depuis 1515, est très vite identifié à la mythique Cipango du récit de Marco Polo (c. 1300), représenté sur le globe de Behaïm (1492). Très vite les Portugais établissent de fructueux échanges commerciaux et diplomatiques et introduisent aussitôt les armes à feu dans l’archipel. Six ans plus tard, les jésuites, François Xavier à leur tête, qui installent les premières missions. Les féodalités de l’archipel nippon sont alors en guerre, mais durant toute la seconde moitié du XVIe siècle, l’empire sera peu à peu unifié sous l’impulsion successive de trois grands chefs de guerre : Oda Nobunaga, Toyotomi Hideyoshi et Tokugawa Ieyasu. Les jésuites et leur enseignement sont au début assez bien accueillis et font de nombreux adeptes. Mais le nouveau pouvoir les considérera bientôt comme une menace. Un siècle plus tard, en 1641, le christianisme est éradiqué et le pays se referme sur lui même. Entre-temps la présence étrangère aura laissé une empreinte durable dans son histoire culturelle. Pour la première fois, ce livre rassemble toutes les évocations du Japon (ou Cipango) dans les sources historiques occidentales (de 1300 à 1542), puis les récits narrant la rencontre entre les Européens et Japonais de 1543 à 1552. Une partie de ces textes est le fait de marchands ou de soldats, l’autre, bien différente dans ses propos, de jésuites. Tous témoignent de la fascination des Européens - non sans incompréhension ou surprise - devant cette nouvelle civilisation, qu’ils jugent aussitôt supérieure à toutes celles qu’ils ont découvertes jusqu’alors. En miroir, un texte japonais, jamais traduit en français, raconte l’arrivée de ces hommes blancs, avec de longs nez et aux manières rustres, qu’ils appellent péjorativement les nanban-jin, les « barbares du Sud ». Les soies chinoises et surtout les arquebuses qu’ils apportent sont néanmoins très appréciées, ces dernières allant modifier localement les stratégies militaires et les rapports de force.


La découverte du Japon 1543 - 1552

La découverte du Japon 1543 - 1552

Éditions Chandeigne - 2013

En 1543, les Portugais sont les premiers Européens à débarquer au Japon. Cet archipel lointain et mystérieux, plus ou moins localisé depuis 1515, est très vite identifié à la Cipango du récit de Marco Polo (c. 1300), représenté sur le globe de Behaim (1492). Aussitôt les Portugais y introduisent les armes à feu et nouent de fructueux liens commerciaux. En 1549, François Xavier et quelques jésuites débarquent à leur tour et fondent la mission chrétienne du Japon, pays dont ils seront deux ans durant les premiers explorateurs. Un riche cahier cartographique retrace l’historique de la représentation de l’archipel, d’abord sous la forme de la mythique Cipango, de 1459 à 1571, puis du Japon nouvellement découvert, de sa première apparition en 1550 jusqu’à sa forme presque définitive au début du XVIIe siècle, en passant par ses multiples avatars.
Le livre rassemble ensuite les évocations de Cipango dans les sources historiques occidentales depuis 1300, puis du Japon dans les récits narrant la rencontre entre les Européens et Japonais de 1543 à 1552. Ces textes, écrits par des navigateurs, des aventuriers ou des jésuites témoignent de la fascination des Européens – non sans incompréhension – devant cette nouvelle civilisation, qu’ils jugent aussitôt supérieure à toutes celles qu’ils ont découvertes jusqu’alors. En miroir, un texte japonais, jamais traduit en français, raconte l’arrivée de ces hommes blancs, avec de longs nez et aux manières rustres, qu’ils appellent péjorativement les nanban-jin, les « barbares du Sud ».


Sur la route de Colomb et Magellan - Idées reçues sur les grandes découvertes

Le Cavalier Bleu - 2011

Longtemps réduites à celle du Nouveau Monde en 1492, les Grandes Découvertes furent beaucoup plus vastes et mobilisèrent non seulement l Espagne et le Portugal, mais aussi marins, savants, banquiers et missionnaires de toute l Europe. En moins de cent ans, le monde connu décupla, un océan et un continent furent découverts et, peu ou prou, l espace fini tel que nous le connaissons aujourd hui. Comme tous les grands événements, les mythes empiètent sur les faits. De l école de Sagres d Henri le Navigateur au tour du monde de Magellan, de l oeuf de Colomb aux bateaux en feu de Cortès et à la route des Indes de Vasco de Gama..., ce livre recense et analyse les idées reçues les plus répandues sur les Grandes Découvertes.


Njinga, reine d'Angola. La relation d'Antonio Cavazzi de Montecuccolo (1687)

Njinga, reine d’Angola. La relation d’Antonio Cavazzi de Montecuccolo (1687)

Éditions Chandeigne - 2010

L’histoire de la reine Njinga – ou Nzinga – (1582-1663), est un des épisodes les plus étonnants de l’histoire africaine.

Elle est née en 1582 et devint reine en 1624 après s’être débarrassée des autres prétendants au pouvoir. Elle prit la tête des Imbangala (Jaga), une secte militaire nomade qui ravageait le pays et gouvernait par des lois d’une violence et d’une cruauté terrifiantes.

Menant elle-même ses troupes au combat, elle entretint pendant trente ans une guerre contre les Portugais. Elle remporta quelques victoires, notamment lors de l’occupation néerlandaise de Luanda (1641-1648), mais après une série de revers, accepta la paix et, par calcul davantage que par conviction, de se convertir elle et son peuple.

Le témoignage de Cavazzi est exceptionnel, car l’homme est aussi attentif aux détails des pratiques de la vie quotidienne qu’à ceux des « cultes diaboliques » que les autres missionnaires répugnent même à évoquer.

Mieux qu’un roman, la relation présentée ici, accompagnée des gravures de la première édition et de l’ensemble des dessins du manuscrit, fait revivre un des personnages les plus extraordinaires de l’histoire africaine.


Le Voyage de Magellan

Chandeigne - 2008

Magellan est le plus connu des navigateurs, son voyage la plus extraordinaire des aventures, mais des dizaines erreurs et approximations, invariablement reprises de livre en livre, circulent malheureusement dans tous les ouvrages, même réputés sérieux, notamment ses biographies. Cette édition, qui, pour la première fois au monde, rassemble toutes les sources directes et les confrontent aux sources secondaires, fait table rase de toutes ces erreurs, permet de faire le point sur toutes les questions sujettes à controverse et apportent quelques révélations (le nombre de morts lors de la traversée du Pacifique – 9 et non 19 –, les raisons de cette faible mortalité, le lieu d’escale (Tagusao) de la flotte à Palawan aux Philippines et l’achat massif de riz en ce lieu, une explication des mystérieuses "corniolles" mangeant le cœur des baleines, etc.).


Téléchargez le dossier de présentation du Voyage de Magellan :

Le Voyage de Magellan

Voyage de François de l’Estra : Aux Indes Orientales (1671-1676)

Chandeigne - 2007

François de L’Estra, jeune noble parisien, s’embarque en 1671, sur un navire de l’éphémère Compagnie royale des Indes orientales créée par Louis XIV et Colbert, qui admirait et haïssait tant les Hollandais calvinistes et leur propre entreprise commerciale (VOC). Son périple qui durera 5 ans dans le monde asia­tique et se terminera en captivité chez les Hollandais à Batavia, a donné lieu à la Relation ou journal d’un voyage nouvellement fait aux Indes orientales, imprimée en 1677. L’Estra, homme enjoué et prêt à affronter toutes les aventures, propose un regard plus complet que les voyageurs qui l’ont précédé. Ses observations des us et coutumes à Goa, Ceylan, au Bengale et à Batavia, brillent par une ouverture d’esprit et une objectivité « pré-ethnographique » plutôt rares à l’époque. Sans doute regardait-il par le petit bout de la lorgnette le grand projet de Louis XIV de donner à la France une place sous le soleil d’Asie, mais sa relation, rédigée d’une plume alerte, n’en a que plus de charme.


Récits et nouvelles du Cap-Vert

Chandeigne - 2006

À travers les sept nouvelles de Manuel Lopes, Baltasar Lopes, António A. Gonçalves et Henrique Teixeira de Sousa, auteurs majeurs du Cap-Vert, nous découvrons des personnages se débattant contre de multiples dif cultés liées au problème de la sécheresse et à la décadence du port de Mindelo. Face à ces obstacles, les accents mélancoliques de la morna traduisent à la fois une plainte et un attachement – « dichotomie du vouloir rester et du devoir partir ou du vouloir partir et du devoir rester ».


Contes traditionnels du Mozambique

Chandeigne - 1999

Ces vingt-six contes recueillis dans les années qui ont suivi l’indépendance du Mozambique (1975), produits dans certaines des nombreuses langues locales, sont autant d’histoires d’animaux et d’êtres humains au comportement parfois surprenant. Ils s’insèrent dans une société traditionnelle marquée tout à la fois par des éléments d’origine orientale et une modernité naissante.

La terrible et fascinante histoire de la reine Njinga d’Angola (1582-1663)

Saint-Malo 2014

Conférence de Michel Chandeigne


Le naufrage de Santiago

Saint-Malo 2014

Avec : Michel Chandeigne, Karel Prokop


L’imaginaire des cartes

Avec Farid Abdelouahab, Michel Chandeigne, Gilles Lapouge, Frank Lestringant - Saint-Malo 2013

Avec Farid Abdelouahab, Michel Chandeigne, Gilles Lapouge, Frank Lestringant


Les premières cartes du Japon

Conférence de Michel CHANDEIGNE - Saint-Malo 2013

La découverte de l’Afrique et la cartographie de l’Atlantique au XVe siècle

Conférence de Michel CHANDEIGNE - Saint-Malo 2013