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Bibliothèque

Contre la perte et l’oubli de tout

Albin Michel

En nous entourant de livres, nous nous efforçons de délimiter autour de nous un enclos d’éternité. Une telle compulsion signe notre appartenance à l’espèce humaine : nous le savons jusque dans nos gènes, rien n’est impérissable, et nous tentons désespérément d’apurer notre éternel débit sur les registres du temps.

Dans notre lutte contre la perte et l’oubli de tout, nous usons d’armes paradoxales. Le fragile papier dure plus que le granit. C’est qu’il se prête à la duplication, à la multiplication, à la dissémination. Les vingt ou trente exemplaires combustibles et putrescibles d’un incunable avaient plus de chances de traverser les siècles qu’une stèle de pierre. Pour celle d’Hammourabi qui nous est parvenue, combien reposent à jamais « sous dix couches de ténèbres » ?

A contrario, a-t-on vraiment perdu une phrase, une ligne, depuis l’invention de l’imprimerie ? Naïfs nazis, gourdifles en chemise brune ! Brûler un livre, c’est brûler Phénix.


  • “Porté par un style impeccable et un habile sens de la formule, Contre la perte et l’oubli de tout offre un étonnant déambulatoire qui nous rappelle, heureusement, que « la littérature, c’est ce que le public n’attend pas. »" Le Devoir
  • “L’écrivain part de ce constat qui le remplit de joie : le papier, qui semble si éphémère, est plus solide que le roc. Et, ce faisant, il fait un magnifique éloge du livre et de la littérature.” Le Figaro
Contre la perte et l'oubli de tout

Contre la perte et l’oubli de tout

Albin Michel - 2018

En nous entourant de livres, nous nous efforçons de délimiter autour de nous un enclos d’éternité. Une telle compulsion signe notre appartenance à l’espèce humaine : nous le savons jusque dans nos gènes, rien n’est impérissable, et nous tentons désespérément d’apurer notre éternel débit sur les registres du temps.

Dans notre lutte contre la perte et l’oubli de tout, nous usons d’armes paradoxales. Le fragile papier dure plus que le granit. C’est qu’il se prête à la duplication, à la multiplication, à la dissémination. Les vingt ou trente exemplaires combustibles et putrescibles d’un incunable avaient plus de chances de traverser les siècles qu’une stèle de pierre. Pour celle d’Hammourabi qui nous est parvenue, combien reposent à jamais « sous dix couches de ténèbres » ?

A contrario, a-t-on vraiment perdu une phrase, une ligne, depuis l’invention de l’imprimerie ? Naïfs nazis, gourdifles en chemise brune ! Brûler un livre, c’est brûler Phénix.


  • “Porté par un style impeccable et un habile sens de la formule, Contre la perte et l’oubli de tout offre un étonnant déambulatoire qui nous rappelle, heureusement, que « la littérature, c’est ce que le public n’attend pas. »" Le Devoir
  • “L’écrivain part de ce constat qui le remplit de joie : le papier, qui semble si éphémère, est plus solide que le roc. Et, ce faisant, il fait un magnifique éloge du livre et de la littérature.” Le Figaro
Aucun été n'est éternel

Aucun été n’est éternel

Grasset - 2017

1965 : le moment beatnik avant le déferlement hippie. Déjà la jeunesse brûle de rompre avec « l’Europe aux anciens parapets » et de larguer les amarres. Aymon a dix-huit ans. « Fils de vieux » élevé dans du coton, il étouffe entre un père mourant et une mère trop possessive.
C’est l’été, mais les vacances ne sont qu’un prétexte. La vie appelle Aymon en Grèce. Là-bas, il découvre pêle-mêle la liberté, le sexe, l’amitié, la musique et la drogue. Il se joint à une petite bande qui mène sous l’Acropole une vie d’oiseaux sur la branche.
Il y a Crevard, authentique routard famélique, Heinz le dealer-copain, Anji l’anorexique aux trois overdoses, le busker Kilian, guitariste surdoué aux « grandes espérances », son acolyte Naze, néo-nazi ingénu, personnage insolite parmi ces freaks libertaires, porteur d’un svastika tatoué sur le dos de la main droite…
Aymon s’affranchit peu à peu du groupe qui se démembre pour « tailler la route ». Après Athènes il y aura Tanger, puis Londres, où le folk boom éclate dans une éclosion de talents musicaux. Mais aucun été n’est éternel : il faudra bien, un jour de rêve fracassé, qu’Aymon regagne Paris et affronte la vie, la vraie, et le drame qu’en partant il a laissé derrière lui.


Singe savant tabassé par deux clowns

Zulma Editions - 2013

« Une infime mésaventure, une bizarrerie, un incident, et voici notre vie qui dérape ou qui s’emballe. Du côté du fantastique, d’un absurde mortifère. Une clé cassée dans la serrure, la rencontre brutale avec une jeune fille lancée sur une patinette, et vous voilà à la merci des sœurs Ténèbre. (…) L’imagination de G.-O. Châteaureynaud est flamboyante et glacée comme l’enfer. » Bernard Pivot, Le Journal du dimanche Ces onze récits ouvrent les portes d’un monde cruel, inouï, qui se joue de nous… un monde qui ressemble étrangement au nôtre.


Jeune vieillard assis sur une pierre en bois

Jeune vieillard assis sur une pierre en bois

Grasset - 2013

Ces huit nouvelles fantastiques prennent racine dans le quotidien. Le personnage central est en général un homme ordinaire à qui il arrive quelque chose d’extraordinaire. Ainsi, le héros des Intermittences d’Icare aura par trois fois dans sa vie le don de voler durant quelques instants. Dans La Face perdue, au temps des duels au sabre à l’occasion desquels les étudiants allemands se tailladaient le visage, un jeune homme trop beau refuse de se battre et perd la face sans métaphore. La nouvelle éponyme, Les Amants sous verre, montre deux amoureux pris au piège d’un couple de vieux sorciers qui vont user de leur jeunesse, le temps d’une nuit d’amour inespérée…

L’art du conte n’est pas perdu, ce recueil en administre la preuve, par la magie d’une imagination féconde et d’une écriture sensible et précise.


Revue de presse

  • G-O Chateaureynaud parle de son livre à la Librairie Mollat :



La vie nous regarde passer

Grasset - 2011

« Je n’ai que faire ici de l’entière vérité. Ce qui m’intéresse, ce sont les lambeaux et bribes déposés en moi au fil du temps, que je manipule à tâtons, que j’examine à l’aveuglette comme au fond d’une crypte ». La rencontre des parents lors d’un bal de la Victoire, les premières impressions fugitives sous le soleil d’Algérie et de Marseille, les inconstances d’un père, son goût des femmes et des ailleurs, l’adoration d’une mère, le divorce, la dépression... Dans ce livre où pour la première fois il parle de lui, Georges-Olivier Châteaureynaud exhume d’un passé brumeux des images, des légendes, et c’est toute une mythologie familiale qui se constitue. Il se souvient. D’une chambre de bonne perchée au huitième étage. Du nomadisme. De la pauvreté. De Grand-Père, de Tantine, ou du terrible Leturc, l’enfant qui lui apprit à lire. La vie nous regarde passer, ce sont les années de formation d’un écrivain, c’est une adolescence dans les années 1960. Entre la "vie de café, mai 68, et les ultimes "glorieuses", c’est aussi le discret parfum d’une certaine époque, celle des aventures indochinoises et des années algériennes, celle de la France d’après-guerre.


Le corps de l’autre

Grasset - 2010

Un soir de Noël au soir de sa vie, Louis Vertumne, critique redouté surnommé par le milieu « l’atrabilittéraire », est agressé par un jeune skinhead. Le respectable septuagénaire s’effondre, frappé à la poitrine. Une fraction de seconde plus tard, il est debout, un couteau ensanglanté en main : à ses pieds, c’est son propre corps qui gît inanimé. Epouvanté, Vertumne comprend qu’il habite le corps de son agresseur, qui lui est en tous points opposé : il est désormais Donovan Dubois, voyou inculte, sale, misérable mais dans la force de l’âge, assassin de surcroît. Il se découvre une gentille fiancée, un frère aîné raisonnable, un père à l’agonie et de bien dangereuses fréquentations. Partagé entre fascination et dégoût, convaincu d’être recherché pour meurtre, il prend la fuite. Commence une existence nouvelle, à laquelle Vertumne-Donovan cherche à donner un sens, entre tentatives d’en écrire le roman, tentations de s’abîmer dans l’insouciance animale et désir d’en finir, tandis qu’il s’interroge sur la vanité de sa première vie. Après s’être réfugié dans les bras de l’émouvante Poppée, professeur de latin et nymphomane alcoolique dont il fait, six mois durant, sa « providence titubante », il part lui-même à la dérive. Jusqu’à réaliser qu’il est peut-être le jouet d’un chaman resurgi de son propre passé, un dieu malin qu’il lui faut assassiner pour mourir enfin. Fantasme d’un esprit dérangé, comme le diagnostiqueront les psychiatres ? Inquiétante étrangeté d’une réalité dont les lois, comme à Vertumne, nous échappent ? Le roman demeure en cette limite trouble, où il n’est jamais permis d’en décider…


Le démon à la grécelle

Grasset - 1999

La conquête du Perou

Le Rocher - 1990

Les grands débats en vidéo

Le pouvoir magique des mots : pour saluer Gabriel Garcia Marquez

Saint-Malo 2014

Avec Hubert Haddad, Georges-Olivier Chateaureynaud, Claude Durand, Julien Delmaire
Animé par Yahia Belaskri

On dit d’un écrivain qui impose sa singularité qu’il a un souffle, un ton, un rythme, un « grain de voix » à nul autre pareil – et si la littérature était cela même : faire trembler le mot écrit, faire
surgir au coeur de l’écrit ce qui fait la force même de l’oralité ? Gabriel Garcia Marquez, qui vient de nous quitter, était de ces écrivains rares dont on peut dire qu’ils ont marqué leur siècle, tout à la fois intensément ancré dans l’Amérique latine et véritablement universel, qui plus que tout autre peut-être aura incarné le courant du « réalisme magique ». Claude Durand, un des très grands éditeurs de ces dernières décennies, l’a découvert et traduit, avec sa femme Carmen, en 1976.

Les cafés littéraires

Le pouvoir magique des mots : pour saluer Gabriel Garcia Marquez

Saint-Malo 2014

Avec Hubert Haddad, Georges-Olivier Chateaureynaud, Claude Durand, Julien Delmaire
Animé par Yahia Belaskri

On dit d’un écrivain qui impose sa singularité qu’il a un souffle, un ton, un rythme, un « grain de voix » à nul autre pareil – et si la littérature était cela même : faire trembler le mot écrit, faire
surgir au coeur de l’écrit ce qui fait la force même de l’oralité ? Gabriel Garcia Marquez, qui vient de nous quitter, était de ces écrivains rares dont on peut dire qu’ils ont marqué leur siècle, tout à la fois intensément ancré dans l’Amérique latine et véritablement universel, qui plus que tout autre peut-être aura incarné le courant du « réalisme magique ». Claude Durand, un des très grands éditeurs de ces dernières décennies, l’a découvert et traduit, avec sa femme Carmen, en 1976.

Un monde fantastique

Saint-Malo 2014

Avec Georges-Olivier Chateaureynaud, Bernard Quiriny, Thomas Day, Renaud Jean et Guillaume Sorel.
Animé par Baptiste Liger.


Ces littératures que l’on dit populaires

Saint-Malo 2008
10h15 : Ces littératures que l’on dit populaires
Jean-Pierre DIONNET, Pierre DUBOIS, Georges-Olivier CHATEAUREYNAUD, Patrick RAMBAUD, Pierre BORDAGE.

Coups de gueule et manifestes

Saint-Malo 2008

Je dirais même : étrange...

Saint-Malo 2008