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Terminus Schengen

Le Réalgar

« C’est bien parce que le poème s’avère seul capable d’intégrer l’expression la plus subjective à l’exigence d’une pensée qui, jamais, ne se contentera « d’interpréter le monde », qu’Emmanuel Ruben n’a pas récusé la voix dont, toujours, essayiste, romancier, il écoute l’accent, disant ainsi très haut l’abjection d’une Europe en proie à des démons surgis des culs-de-basse-fosse de sa longue histoire. Terminus Schengen… Une telle errance, une aussi tragique pérégrination au bout de la honte comme de la détresse ne rend dès lors pas exclusivement compte du destin des « migrants » mais, haletante, escortée de cris, de murmures, contraint quiconque veut en parler à la dignité du chant. Le reste est affaire d’urgence. De crimes et de cynisme. De trains, de camions ou de piétinements. De mains lavées dans un seau où brillent les étranges reflets des étoiles que l’on cousait il n’y a pas si longtemps aux vêtements des voyageurs. » Lionel Bourg

Sur la route du Danube

Sur la route du Danube

Rivages - 2019

À l’été 2017, Emmanuel Ruben et son ami Vlad entreprennent une traversée de l’Europe à vélo. En 48 jours, ils remonteront le cours du Danube depuis les rives de la mer Noire, en Ukraine, jusqu’à sa source de la Forêt-Noire, en Allemagne. Ils parcourront 23 degrés de longitude, 6 degrés de latitude et 2 888 km. Ce récit est le témoignage de cette épopée à travers les marécages du delta du Danube et les steppes eurasiatiques d’Ukraine, les frontières hérissées de barbelés de Moldavie, les vestiges de la Roumanie de Ceausescu, le rougeoiement des plages de Bulgarie au crépuscule, les défilés escarpés de Djerdap en Serbie...

En choisissant de prendre le fleuve à contre-courant, c’est l’histoire complexe d’une Europe oubliée que les deux amis traversent. Mais, dans les entrelacs des civilisations déchues et des ethnies décimées, affleurent les portraits poignants des hommes et des femmes croisés en route, le tableau vivant d’une Europe contemporaine.

Dans ce texte, Emmanuel Ruben poursuit sa « suite européenne » initiée avec La Ligne des glaces (Rivages, 2014) et explore la géographie du Vieux Continent pour mieux révéler le caractère fictionnel de son histoire.


  • “Remonter le Danube en vélo, à contre-courant, et décrire la trame d’une autre Europe que celle qui se barricade dans ses certitudes faussées” L’Autre Quotidien
Terminus Schengen

Terminus Schengen

Le Réalgar - 2018

« C’est bien parce que le poème s’avère seul capable d’intégrer l’expression la plus subjective à l’exigence d’une pensée qui, jamais, ne se contentera « d’interpréter le monde », qu’Emmanuel Ruben n’a pas récusé la voix dont, toujours, essayiste, romancier, il écoute l’accent, disant ainsi très haut l’abjection d’une Europe en proie à des démons surgis des culs-de-basse-fosse de sa longue histoire. Terminus Schengen… Une telle errance, une aussi tragique pérégrination au bout de la honte comme de la détresse ne rend dès lors pas exclusivement compte du destin des « migrants » mais, haletante, escortée de cris, de murmures, contraint quiconque veut en parler à la dignité du chant. Le reste est affaire d’urgence. De crimes et de cynisme. De trains, de camions ou de piétinements. De mains lavées dans un seau où brillent les étranges reflets des étoiles que l’on cousait il n’y a pas si longtemps aux vêtements des voyageurs. » Lionel Bourg


Le cœur de l'Europe

Le cœur de l’Europe

La Contre Allée - 2018

Le Coeur de l’Europe est le journal de bord d’un long séjour en ex-Yougoslavie, pays de montagnes et de rivières où cohabitèrent plusieurs langues, religions et alphabets. Emmanuel Ruben y délivre une vision de cette Europe qui, jadis, multipliait les tunnels et les ponts, et qui, aujourd’hui, multiplie les postes à ses frontières. Au cours de ce voyage, il privilégie la voiture puis le train ; paysages et villes défilent, délaissant les plages touristiques au profit des terres intérieures. Emmanuel Ruben boucle son périple à la frontière hongroise, théâtre de la crise migratoire actuelle.