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XINRAN

Chine-Angleterre

Baguettes chinoises (Philippe Picquier, 2008)

Xinran
D-R

Née à Pékin en 1958 dans une famille aisée, Xinran est très tôt envoyée avec son frère dans un orphelinat militaire alors que ses parents, jugés réactionnaires, sont emprisonnés pendant sept ans. À l’âge de quinze ans, elle publie son premier poème et choisit d’étudier l’Anglais, les relations internationales, l’informatique et le Droit au département politique de l’armée.

Dans les années 1980, les autorités chinoises ayant besoin de personnes pour développer la télévision et la radio, elles font appel à des militaires formés pour être journalistes, capables de diriger des émissions de débats tout en évitant les sujets « interdits ». Xinran, qui occupait alors un poste civil à l’université de l’armée depuis douze ans, se présente pour l’un de ces postes, qu’elle décroche en 1989. Commence alors sa carrière de journaliste. Elle devient animatrice de Mots sur la brise nocturne, une émission de radio quotidienne consacrée aux femmes qui connait un véritable succès de 1989 à 1995.

En 1997, elle quitte la Chine pour l’Angleterre. Après quelques petits boulots, elle commence à enseigner à l’université de Londres. Auteur d’une chronique bimensuelle sur la Chine pour The Guardian, elle tient également le rôle de conseiller aux relations avec la Chine pour de grandes corporations telles que la BBC.

En 2002, elle publie son premier livre, Chinoises, véritable best-seller international, qui confère à Xinran une notoriété mondiale. Aujourd’hui sort un nouveau livre, Baguettes chinoises.

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Bibliographie

  • Baguettes chinoises (Philippe Picquier, 2008)
  • Funérailles célestes (Philippe Picquier, 2005)
  • Chinoises (Philippe Picquier, 2003)

Présentation de Baguettes chinoises

« Je vais leur montrer, moi, à tous ces villageois, qui est une baguette et qui est une poutre ! » C’est ce cri qui a donné envie à Xinran d’écrire cette histoire. Celle, lumineuse, chaleureuse, émouvante, de trois sœurs qui décident de fuir leur campagne et le mépris des autres, pour chercher fortune dans la grande ville. Sœurs Trois, Cinq et Six n’ont guère fait d’études, mais il y a une chose qu’on leur a apprise : leur mère est une ratée car elle n’a pas enfanté de fils, et elles-mêmes ne méritent qu’un numéro pour prénom. Les femmes, leur répète leur père, sont comme des baguettes : utilitaires et jetables. Les hommes, eux, sont les poutres solides qui soutiennent le toit d’une maison.
Mais quand les trois sœurs quittent leur foyer pour chercher du travail à Nankin, leurs yeux s’ouvrent sur un monde totalement nouveau : les buildings et les livres, le trafic automobile, la liberté de mœurs et la sophistication des habitants… Trois, Cinq et Six vont faire la preuve de leur détermination et de leurs talents, et quand l’argent va arriver au village, leur père sera bien obligé de réviser sa vision du monde.
C’est du cœur de la Chine que nous parle Xinran. De ces femmes qui luttent pour conquérir une place au soleil. De Nankin, sa ville natale, dont elle nous fait voir les vieilles douves ombragées de saules, savourer les plaisirs culinaires et la langue truculente de ses habitants. Et d’un pays, une Chine que nous découvrons par les yeux vifs et ingénus des trois sœurs, et qui nous étonne et nous passionne car nous ne l’avions jamais vue ainsi.

Baguettes chinoises

Philippe Picquier - 2008

Je vais leur montrer, moi, à tous ces villageois, qui est une baguette et qui est une poutre ! " C’est ce cri qui a donné envie à Xinran d’écrire cette histoire. Celle, lumineuse, chaleureuse, émouvante, de trois sœurs qui décident de fuir leur campagne et le mépris des autres, pour chercher fortune dans la grande ville. Sœurs Trois, Cinq et Six n’ont guère fait d’études, mais il y a une chose qu’on leur a apprise : leur mère est une ratée car elle n’a pas enfanté de fils, et elles-mêmes ne méritent qu’un numéro pour prénom. Les femmes, leur répète leur père, sont comme des baguettes : utilitaires et jetables. Les hommes, eux, sont les poutres solides qui soutiennent le toit d’une maison. Mais quand les trois sœurs quittent leur foyer pour chercher du travail à Nankin, leurs yeux s’ouvrent sur un monde totalement nouveau : les buildings et les livres, le trafic automobile, la liberté de mœurs et la sophistication des habitants... Trois, Cinq et Six vont faire la preuve de leur détermination et de leurs talents, et quand l’argent va arriver au village, leur père sera bien obligé de réviser sa vision du monde. C’est du cœur de la Chine que nous parle Xinran. De ces femmes qui luttent pour conquérir une place au soleil. De Nankin, sa ville natale, dont elle nous fait voir les vieilles douves ombragées de saules, savourer les plaisirs culinaires et la langue truculente de ses habitants. Et d’un pays, une Chine que nous découvrons par les yeux vifs et ingénus des trois sœurs, et qui nous étonne et nous passionne car nous ne l’avions jamais vue ainsi.

Villes Monstres, Villes Lumières

Saint-Malo 2008