Dico des invités depuis 1990

REGNIER Stéphanie

France

Eaux Noires (Survivance/2019/54’)

6 ans après avoir réalisé son film premier film « Kelly », Stéphanie Regnier signe cette année son second long-métrage documentaire « Eaux noires », tourné en Guyane en langue Créole. Présenté durant le festival, ce film aborde la mémoire d’une vie passée, longeant les flots d’eaux noires poissonneuses abritant des animaux étranges. Doucement nous rencontrons les habitants des lieux : humains, animaux et esprits.

Stéphanie Régnier étudie à l’école des Beaux-Arts de Bordeaux puis travaille durant une dizaine d’année comme artiste et programmatrice artistique avant d’intégrer le master II « Documentaire de création » développé par l’Université Stendhal Grenoble III et l’association Ardèche Images à Lussas où elle réalise deux courts métrages documentaires : "Nuit" et "Jacky Jay, Chemin des jardins". Ce dernier est sélectionné au Festival « Traces de Vies » à Clermont-Ferrand en 2009. En 2010 elle fonde l’association l’Oumigmag et entame l’écriture et la réalisation de son premier long métrage documentaire : "Kelly". Le film reçoit en 2013 le « Prix du Jury jeune » au festival « Cinéma du Réel » puis une « Étoile de la SCAM » et le « Prix Découverte » de la SCAM. 

De 2015 à 2017 elle dirige la programmation artistique des rencontres documentaires de Bordeaux "Doc en Mai".

Elle travaille également à l’écriture d’un long métrage fiction Le Lien, el Rabet, fruit d’une résidence de recherche artistique à l’Institut Français de Tanger en mars et juillet 2015.


Filmographie sélective

  • Eaux noires (2019)
  • Kelly (2013)
Eaux noires

Eaux noires

Stéphanie RÉGNIER (Survivance/2019/54’) -

Un village comme une île au milieu d’un immense marais en zone tropicale. Une plaine de savane inondée, traversée par des troupeaux de zébus broutant dans l’eau des tapis d’herbes flottantes. Des eaux noires poissonneuses abritant des animaux étranges.

Chaque jour, Cornélia prend sa pirogue pour cueillir dans ses filets atipas, yayas, et coulons tandis qu’au loin les gauchos rassemblent les bœufs.
Antonia se souvient du temps où elle aussi conduisait sa pirogue à toute bringue sur les eaux noires du marais. À présent sa pirogue est cassée et ses os trop usés pour pouvoir la porter. Elle partage ses joies et ses peines avec les esprits qui l’entourent en chantant le Kasékò, cette "musique-danse" inventée par les esclaves de Guyane et transmise de génération en génération jusqu’à nos jours.

À sa voix se mêlent celles d’Hélène, Berty et Rodor. Doucement nous rencontrons les habitants des lieux : humains, animaux et esprits.