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Dico des invités depuis 1990

MCKINTY Adrian

Etats-Unis

Le fils de la mort (Gallimard, 2008)

Adrian McKinty
D-R

Adrian McKinty est né à Carrickfergus, en Irlande du Nord. Après des études politiques à l’université d’Oxford, il préfère changer de voie et décide de partir aux Etats-Unis au début des années 1990.

De New York à Denver, d’agent de sécurité à barman, en passant par postier, maçon, entraîneur de rugby ou libraire, Adrian McKinty a multiplié les petits boulots avant de devenir professeur de lycée, le poste qu’il occupe actuellement dans le Colorado.

Depuis la parution d’A l’automne je serai peut-être mort, son premier roman salué par la critique, Adrian Mckinty, est en passe de devenir l’une des grandes voies du roman noir américain ; une tendance que son prochain livre, Le fils de la mort, viendra sans aucun doute confirmer.

In English


Bibliographie

  • Le fils de la mort (Gallimard, 2008)
  • Le fleuve caché (Gallimard, 2007)
  • A l’automne je serais peut-être mort (Pygmalion, 2003)

Présentation de Le fils de la mort

Le fils de la mort s’ouvre sur une émeute entre hooligans anglais et irlandais à l’issue d’un match de foot en Espagne. Michael Forstyhe, un ancien agent infiltré du FBI qui a permis l’arrestation d’un gang de mafieux bostoniens, est arrêté en marge de ces violences. Il risque jusqu’à cinq ans de prison lorsque débarque Samantha, une agent du MI6 qui lui propose la liberté contre un « service ».
Nous sommes en 1997 et l’IRA est sur le point d’annoncer un cessez-le-feu avec les forces armées britanniques. Le MI6 soupçonne certaines cellules qui se sont établies aux États-Unis de refuser cet état de fait et de lancer une campagne terroriste sur le sol américain. La mission de Michael est simple : infiltrer les « Fils de Cuchulainn », un groupe de vieux irlandais en exil basé dans les environs de Boston. L’infiltration se déroule sans heurts et tout semble se passer pour le mieux jusqu’à ce que Michael tombe amoureux de la fille de Gerry McCaghan, le leader du groupe.
Le contexte politique, parfaitement présenté, permet une dissection minutieuse de la logique meurtrière de ces desperados ordinaires, tandis qu’avec Forsythe l’auteur a réussi à créer un héros dur à cuir impitoyable et désespéré que rien ne peut arrêter. Ce qui frappe à la lecture, au-delà de l’action et de la violence, c’est le rythme : McKinty fait alterner des moments explosifs avec des passages descriptifs presque poétiques. La langue joue sans cesse sur plusieurs registres, du trivial à l’alambiqué, de l’argotique au lyrique. Derrière ses airs de manga sanglant, Le fils de la mort possède une réelle densité littéraire.