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Vaincre à Rome

Actes Sud - 2019

Samedi 10 septembre 1960, avant-dernier jour des Jeux olympiques de Rome : le marathon va se courir non dans un stade mais au sein même de la Ville éternelle. Soixante-neuf concurrents pour un seul vainqueur. Et c’est dans la tête de celui qui montera sur la plus haute marche du podium que le lecteur est embarqué pour un voyage de 2 heures, 15 minutes, 16 centièmes. Non content de battre le record du monde en terre italienne plus de vingt ans après la prise d’Addis Abeba par Mussolini, le soldat éthiopien Abebe Bikila va courir les 42 kilomètres et 195 mètres pieds nus. “Vaincre à Rome, ce serait comme vaincre mille fois” a dit Hailé Sélassié. Vaincre pieds nus, ce sera comme vaincre en jouant dans la poussière de Debre Zeit. En pleine période de décolonisation et de démembrement des empires européens, un berger africain remporte l’or et couronne tout un continent.
Sylvain Coher, qui s’était déjà imposé par ses précédents romans comme l’écrivain du mouvement, des sensations, nous convie à une expérience extraordinaire : insu er à la langue et aux mots le rythme, la mécanique, les accélérations d’une course de fond, jusqu’au bien-être des endorphines, jusqu’à l’envol nal du sprint. Abebe Bikila est ce sportif omniscient qui sait le destin et qui court comme une pythie, sûr de sa victoire, prescient de la nuit célébrée qu’il va vivre dans quelques heures ; il n’y a pas de suspense et pourtant une tension s’installe, celle des muscles, de la crampe qui pourrait guetter malgré la certitude de ce qui va advenir.
Seul un tour de force littéraire à la musicalité inédite, aux digressions étincelantes, pouvait rendre compte d’un tel exploit sportif. Devenu Petite Voix dans la tête du champion, l’auteur se coule dans le rythme variable de sa foulée infatigable pour raconter comment grandissent les héros, comment se relèvent les peuples, comment se gagnent les revanches et comment naissent les légendes.


Revue de presse :

  • « Pour composer ce monologue, Sylvain Coher invente une écriture, tantôt vive, tantôt nourrie d’endomorphine. Son récit est sec comme un muscle tendu, mais s’étire comme les avenues pavées de la Ville éternelle. On y note quelques baisses de tension sans distinguer si elles tiennent à l’auteur ou au coureur. Et puis le rythme reprend, scandé par les interventions du speaker ; les kilomètres passent, l’histoire se déroule dans un temps étrange, à la fois fugitif et lent. De ce livre émerge la voix sage et endurante d’Abebe Bikila, qui suffit à justifier qu’on le remarquât. » Le Figaro Littéraire
  • « Un roman en forme de monologue aussi sportif que littéraire » L’Express
Vaincre à Rome

Vaincre à Rome

Actes Sud - 2019 - 2019

Samedi 10 septembre 1960, avant-dernier jour des Jeux olympiques de Rome : le marathon va se courir non dans un stade mais au sein même de la Ville éternelle. Soixante-neuf concurrents pour un seul vainqueur. Et c’est dans la tête de celui qui montera sur la plus haute marche du podium que le lecteur est embarqué pour un voyage de 2 heures, 15 minutes, 16 centièmes. Non content de battre le record du monde en terre italienne plus de vingt ans après la prise d’Addis Abeba par Mussolini, le soldat éthiopien Abebe Bikila va courir les 42 kilomètres et 195 mètres pieds nus. “Vaincre à Rome, ce serait comme vaincre mille fois” a dit Hailé Sélassié. Vaincre pieds nus, ce sera comme vaincre en jouant dans la poussière de Debre Zeit. En pleine période de décolonisation et de démembrement des empires européens, un berger africain remporte l’or et couronne tout un continent.
Sylvain Coher, qui s’était déjà imposé par ses précédents romans comme l’écrivain du mouvement, des sensations, nous convie à une expérience extraordinaire : insu er à la langue et aux mots le rythme, la mécanique, les accélérations d’une course de fond, jusqu’au bien-être des endorphines, jusqu’à l’envol nal du sprint. Abebe Bikila est ce sportif omniscient qui sait le destin et qui court comme une pythie, sûr de sa victoire, prescient de la nuit célébrée qu’il va vivre dans quelques heures ; il n’y a pas de suspense et pourtant une tension s’installe, celle des muscles, de la crampe qui pourrait guetter malgré la certitude de ce qui va advenir.
Seul un tour de force littéraire à la musicalité inédite, aux digressions étincelantes, pouvait rendre compte d’un tel exploit sportif. Devenu Petite Voix dans la tête du champion, l’auteur se coule dans le rythme variable de sa foulée infatigable pour raconter comment grandissent les héros, comment se relèvent les peuples, comment se gagnent les revanches et comment naissent les légendes.


Revue de presse :

  • « Pour composer ce monologue, Sylvain Coher invente une écriture, tantôt vive, tantôt nourrie d’endomorphine. Son récit est sec comme un muscle tendu, mais s’étire comme les avenues pavées de la Ville éternelle. On y note quelques baisses de tension sans distinguer si elles tiennent à l’auteur ou au coureur. Et puis le rythme reprend, scandé par les interventions du speaker ; les kilomètres passent, l’histoire se déroule dans un temps étrange, à la fois fugitif et lent. De ce livre émerge la voix sage et endurante d’Abebe Bikila, qui suffit à justifier qu’on le remarquât. » Le Figaro Littéraire
  • « Un roman en forme de monologue aussi sportif que littéraire » L’Express
Nord-nord-ouest

Nord-nord-ouest

Actes Sud - 2015

À bord d’un simple voilier de plaisance, deux jeunes en rupture de ban qui viennent de traverser la France et une adolescente rencontrée sur la côte bretonne tentent de rallier l’Angleterre au départ de Saint-Malo.
La liberté et la peur, la solidarité et la solitude, la jeunesse et la destinée, tels sont les enjeux de ce huis clos à ciel ouvert moite et impétueux, sublimé par une écriture à la poésie vénéneuse.


Revue de presse

  • Sylvain Coher signe un très beau texte, entre le roman de mer digne d’un Conrad ou d’un Hemingway et l’aventure loufoque. le suspense est très bein maintenu tout au long de l’intrigue qui se lit - même sans connaissance nautique - d’une traite.
    https://www.pagedeslibraires.fr/livre-7186/nord-nord-ouest.html

Vidéo

https://www.franceculture.fr/emission-un-autre-jour-est-possible-les-ecrivains-maritimes-15-avec-riff-reb-s-sylvain-coher-nord-no


Trois cantates policières

Trois cantates policières

Actes Sud - 2015 - 2015

Trois fleurs toxiques, trois femmes de la même lignée et trois empoisonnements jalonnent une vengeance familiale transmise sur trois générations. ou quand la littérature policière rencontre la tragédie lyrique dans un opéra de chambre…
La fille, la mère, la grand-mère : chacune a été victime d’un homme ; chacune a souffert d’un sort funeste ; chacune voudrait se venger. Leur arme ? Celle des faibles et des fourbes, celle des poètes et des savants : une plante toxique, fatale, au doux parfum de fleur.
Les trois textes remontent le temps, chacun contenant sa propre élucidation ainsi que celles des deux autres. ils peuvent aussi se lire séparément, creusant les thèmes du destin, de la culpabilité, des héritages malheureux. Ils ont été créés pour l’opéra mais pourront être joués au théâtre. C’est de la littérature et de la musique. C’est de la poésie.
Si l’opéra est depuis toujours la scène des décès tragiques, des drames de la jalousie, des crimes d’honneur et des amours contrariées, il verse pourtant rarement dans le registre strictement policier.
C’est à l’initiative de l’ensemble Musicatreize de Marseille, dirigé par Roland Hayrabedioan, que ce triptyque a été commandé à Sylvain Coher : trois cantates sur un thème policier qui pourront se jouer individuellement ou dans la continuité d’une véritable trilogie.


Revue de presse

  • « Les trois textes - La digitale, La douce amère, La dame d’onze heures - remontent le temps, chacun recelant sa propre élucidation ainsi que celles des deux autres. Ils peuvent aussi se lire séparément, creusant les thèmes du destin, de la culpabilité, des héritages malheureux. Ces trois fleurs toxiques ont été créées pour l’opéra mais pourront être jouées au théâtre. C’est de la littérature et de la musique. C’est de la poésie. » Biblioteca Magazine
  • « Ce style musical sert parfaitement l’intrigue noire et contribue à plonger le spectateur dans une ambiance lugubre où tripes et boyaux, noms latins de plantes mortelles et petites insultes bien amenées par l’auteur, tiennent le public pendant 1h10. » Laetitia Gentili, La Provence
  • « La Digitale, c’est 29 pages d’écriture pour un peu plus d’une heure de musique. Le texte, parfaitement rythmé, développe une intrigue intéressante. Il nous plonge dans une ambiance glauque, humide, pesante. » Michel Egea, Destimed
  • « Reconnaissant "des liens thématiques entre tous [ses] livres", Sylvain Coher revendique sa logique et son éclectisme, son goût pour l’expérimental, à condition que cela reste ludique. D’où ses Trois cantates policières qui paraissent à présent. » Jean-Claude Perrier, Livres Hebdo

Carénage

Actes Sud - 2011

Seule la vitesse compte. Le froid, les bruits, les images, les sensations en dépendent. Quand il est lancé sur sa machine, couché sur le corps de métal, entre une insomnie et l’apparition du soleil, Anton vibre de la seule vie qu’il se souhaite. Une course intense et sans fin dans l’immobilité pesante des jours. Pas d’avenir, mais l’instant transcendé ; pas d’objectif sinon une courbe à négocier, une plaque de verglas à éviter. L’amour de Leen alors est une entrave, car rien ne vaut une étreinte avec l’Elégante, l’impossible rivale de marque Triumph, l’ensorceleuse aux relents d’huile et de cuir, à la souplesse d’hirondelle.
Tous les jours, aux petites heures, Anton fend l’air comme suspendu dans le vide, quelque part entre le pont et l’eau. Mais la brume glacée qui monte la nuit des routes forestières de l’Est porte son lot de cauchemars et de fantômes. Le carénage ne protège que du vent, et la vitesse que du vide.
Hypnotique, précise et sonore, la langue de Sylvain Coher épouse les froides lignes de la mécanique pour produire une poésie lumineuse. Sur l’obsession et les rendez-vous fatidiques, Carénage est un roman envoûtant et sensuel, à l’impressionnante puissance oniriqu



Fidéicommis

Naïve - 2006

A la mort de son père, Stein, professeur d’histoire sans histoires, se retrouve propriétaire d’un hôtel de passe. Cadeau post mortem et...
A la mort de son père, Stein, professeur d’histoire sans histoires, se retrouve propriétaire d’un hôtel de passe. Cadeau post mortem et empoisonné d’un paternel qui jusqu’alors s’était contenté de lui transmettre son seul nom… Dans un labyrinthe semé de pièges et de faux-semblants, le voici sur les traces de son géniteur. Un nouveau Stein émerge peu à peu, plus violent, plus cynique – et presque aussi pervers que le précédent. Traversé de spectres, hanté par la trahison et la démesure, Fidéicommis rappelle Shakespeare. Un Shakespeare blafard, foutraque, au pays des putes, des monstres et des bandits en col blanc.


Facing

Joca Seria - 2005

Facing révèle sans pathos la lente résurgence d’un homme rejeté par l’ordre économique, au travers de son quotidien vide, de ses nuits blanches et de ses silences. Sylvain Coher met à jour l’ensemble des choses qui enracinent cette histoire : la légitime quête de dignité de Georges lors des entretiens - grande farce - de reclassement, les doux encouragements de Ma - sa femme -, ses promenades salvatrices dans le pays des Mauges ; pour mieux en dévoiler la singularité et l’exacte lucidité. Facing est écrit dans un registre créatif et incroyablement poétique. Sylvain Coher s’approprie les mots de cette réalité économique obscène, les tord, les ampute dans ce qu’ils ont de plus galvaudé, médiatisé. Sa langue questionne, fascine, vivante et sensible, elle est toujours juste et dépeint avec pudeur ce destin balayé. Dans ce roman, le discours dit " civilisé " n’a pas sa place, la réalité ne l’est pas.


La Recette de Stein

Joca Seria - 2004

" N’hésitez pas à m’appeler : si je peux faire la moindre chose pour vous, je le ferai. Même changer le cours de votre vie. C’est promis. J’ai l’habitude : je déplace des montagnes. Vous savez, j’ai entendu l’autre jour un sondage qui révélait qu’un Français sur deux souhaitait changer de vie. Moi, ajouta Stein très doucement, c’est l’autre qui m’étonne et qui m’intéresse. Et vous êtes peut-être (il me montrait du doigt). Il y eut un silence au terme duquel il ajouta : et peut-être pas.


Hors saison

Joca Seria - 2004

" C’est toute une journée déjà qui se replie avec la mer dans la poche d’obscurité. Nous ne sommes plus de simples arrivants : nous avons laissé nos marques sur le sable des plages. Nos empreintes un peu partout. Déjà, je me demande bien ce que sera l’hiver après l’automne et le printemps docile et l’été. Oui d’abord, et l’été ?
Où irons nous, Elia, lorsque les estivants reviendront voler notre quotidien ? Leurs cris sur les plages rappelleront ceux des fusils, les cris de Solenn couchée sur la route. Jamais nous ne pourrons les faire taire, Elia. Alors nous fuirons : nous attendrons que la marée soit propice et nous irons sur l’eau, bien sûr ; nous suivrons des courants phosphorescents, avec la marée nous irons tout là-bas, pour toucher l’horizon et le secret du vide caché derrière l’horizon. "

Remise du Prix Ouest-France Étonnants Voyageurs

Les cafés littéraires
Avec la lauréate Anais LLOBET, les jeunes jurés et les membres du jury adulte - Saint-Malo 2019

Avec la lauréate Anais LLOBET, les jeunes jurés et les membres du jury adulte Yahia BELASKRI, Jean-Marie BLAS DE ROBLÈS, Sorj CHALANDON, Sylvain COHER, Alain DUGRAND, Lola LAFON, Carole MARTINEZ, Sami TCHAK, Mélani LE BRIS, Michel LE BRIS

Animé par Maëtte CHANTREL


Aventuriers des mers

Les cafés littéraires
Isabelle Autissier, Olivier Poivre D’Arvor, Paolo Rumiz, Sylvain Coher - Saint-Malo 2015


Avec Isabelle Autissier, Olivier Poivre D’Arvor, Paolo Rumiz, Sylvain Coher

Écrire la mer

Avec Coher Sylvain, Riff Reb’s, Nicolas Cavaillès et Bellec François. - Saint-Malo 2015

Avec Coher Sylvain, Riff Reb’s, Nicolas Cavaillès et Bellec François. Rencontre animée par Géraldine Delauney


Huis clos sur le vaste océan

Avec Hervé Hamon, Jean-Luc Coatalem et Sylvain Coher - Saint-Malo 2015


Avec Hervé Hamon, Jean-Luc Coatalem et Sylvain Coher, une rencontre animée par Alain Gabriel Monot


Faits divers

Avec Hervé Jaouen, Nicolas Dickner et Sylvain Coher - Saint-Malo 2015


Avec Hervé Jaouen, Nicolas Dickner et Sylvain Coher, une rencontre animée par Eduardo Castillo


Littérature : le retour de l’aventure

Avec Riff Reb’s, Sylvain Coher, Eleanor Catton, Jean-Marie Blas de Roblès. Débat animé par Baptiste Liger - Saint-Malo 2015

Avec Riff Reb’s, Sylvain Coher, Eleanor Catton, Jean-Marie Blas de Roblès. Débat animé par Baptiste Liger