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Je ne suis pas un homme qui pleure

JC Lattès

« A l’origine, il devait être question d’amour ou plutôt d’histoires d’amours inachevées, ou parce qu’elles s’achèvent mal ou parce qu’elles ne commencent jamais. J’imaginais une histoire légère comme un milieu d’été avec une femme qui parle beaucoup et des hommes qui passent trop vite. C’est après l’avoir écrite, que j’ai réalisé ce que j’en avais fait. Je crois y avoir glissé autant de rire que de colère, autant de “petites choses qui font battre le cœur” que quelques réflexions plus profondes sur notre société française. »

L’héroïne de ce roman est écrivaine. Au lendemain d’une rupture sentimentale qui fait mal, elle a peur de ne plus savoir aimer, de n’avoir rien de bon à écrire, de ne pas exister dans une société où elle n’a pas de place. L’a-t-elle perdue, cette place ? en a-t-elle seulement occupée une ? Ce sont ces questions-là qu’elle se pose et d’autres, comme : Comment se débarrasser d’un amant encombrant ? La magie antillaise est-elle encore efficace ? Quand faut-il confesser à sa mère qu’elle ne sera jamais grand-mère ? Qui est Maya Angelou ?

Elle se souvient des hommes qu’elle a aimés, de ses histoires d’amour qui l’ont souvent menée en Afrique. C’est là qu’elle est devenue romancière, qu’elle a commencé à penser, à regarder le ciel pour voir su Dieu y était. Je ne suis pas un homme qui pleure est un livre bouleversant. Il dit la quête d’une femme, le mensonge des origines, les rêves toujours déçus des mères, les hommes qui s’enfuient et ce qu’ils laissent, et l’écriture qui emporte tout.


Revue de presse

  • « Amour, sexe, couleur de peau et lutte des classes. Dans son nouveau roman, l’auteure exprime, avec autant d’âpreté que d’humour, la rage d’une femme qui ne trouve pas sa place » Marie Claire
  • « Roman ou récit autobiographique ? Peu importe après tout. En tout cas, le « je » est de mise. C’est donc à la première personne que Fabienne Kanor, dans son savoureux nouveau roman. (…) Le livre, bien enlevé, baigne dans une atmosphère humoristique et caustique. Les hommes, vus par la plume acerbe et talentueuse d’une femme, en prennent pour leur grade. Il y a pas mal de lâches, d’êtres pusillanimes, de bons et de mauvais amants, et de plus ou moins beaux gosses. » France Info
Louisiane

Louisiane

Rivages - 2020

Un texte puissant, porté par une prose sensuelle et lumineuse, sur les origines, le poids du passé et les liens qui se tissent entre les hommes.

Au cours d’un été brûlant, Nathan, un Français d’origine camerounaise entreprend un voyage en Louisiane pour lever le voile sur les mystérieuses circonstances qui entourent la disparition, survenue des décennies plus tôt, d’un oncle qu’il n’a jamais connu. Arrivé à La Nouvelle-Orléans, ville en pleine reconstruction après le passage de l’ouragan Katrina, il est logé par Denim, une riche femme noire qui copie le mode de vie des Blancs du Sud, et se lie d’amitié avec Zaac, son homme à tout faire.

Depuis les plantations de cannes à sucre jusqu’aux bayous les plus reculés, sur cette terre abîmée par l’esclavagisme, les massacres et la souffrance, le Français oubliera bien vite son enquête et se fondra parmi les nombreux personnages aux destins poignants et aux combats exemplaires rencontrés en chemin : Mary et Paul, un couple de vieillards bienveillants ; Janet, une jeune créole excentrique ; Jeri, une mère isolée qui poursuit la lutte pour l’égalité civique…

Dans cette Louisiane où les serpents sortent de terre dès qu’il pleut et où les cyprès ne meurent jamais, Nathan fera l’expérience de l’amour, de la mort et du pardon.


Revue de presse

  • « Dire la douleur de la vérité, c’est aussi l’ambition accomplie de ce beau roman blessé, fier comme Zaac qui danse au moment de mourir : "Le son se ruait dans les jambes, les doigts chantaient, le bassin roulait, ça couvrait des siècles et tant d’endroits du monde (…), tant de force, tant d’insolence, nous avions survécu, nous étions là, beaux, habillés, debout orgueilleux, dangereux et nous disions tue-moi m’en fous je suis éternel." » Camille Laurens, Le Monde
Je ne suis pas un homme qui pleure

Je ne suis pas un homme qui pleure

JC Lattès - 2016

« A l’origine, il devait être question d’amour ou plutôt d’histoires d’amours inachevées, ou parce qu’elles s’achèvent mal ou parce qu’elles ne commencent jamais. J’imaginais une histoire légère comme un milieu d’été avec une femme qui parle beaucoup et des hommes qui passent trop vite. C’est après l’avoir écrite, que j’ai réalisé ce que j’en avais fait. Je crois y avoir glissé autant de rire que de colère, autant de “petites choses qui font battre le cœur” que quelques réflexions plus profondes sur notre société française. »

L’héroïne de ce roman est écrivaine. Au lendemain d’une rupture sentimentale qui fait mal, elle a peur de ne plus savoir aimer, de n’avoir rien de bon à écrire, de ne pas exister dans une société où elle n’a pas de place. L’a-t-elle perdue, cette place ? en a-t-elle seulement occupée une ? Ce sont ces questions-là qu’elle se pose et d’autres, comme : Comment se débarrasser d’un amant encombrant ? La magie antillaise est-elle encore efficace ? Quand faut-il confesser à sa mère qu’elle ne sera jamais grand-mère ? Qui est Maya Angelou ?

Elle se souvient des hommes qu’elle a aimés, de ses histoires d’amour qui l’ont souvent menée en Afrique. C’est là qu’elle est devenue romancière, qu’elle a commencé à penser, à regarder le ciel pour voir su Dieu y était. Je ne suis pas un homme qui pleure est un livre bouleversant. Il dit la quête d’une femme, le mensonge des origines, les rêves toujours déçus des mères, les hommes qui s’enfuient et ce qu’ils laissent, et l’écriture qui emporte tout.


Revue de presse

  • « Amour, sexe, couleur de peau et lutte des classes. Dans son nouveau roman, l’auteure exprime, avec autant d’âpreté que d’humour, la rage d’une femme qui ne trouve pas sa place » Marie Claire
  • « Roman ou récit autobiographique ? Peu importe après tout. En tout cas, le « je » est de mise. C’est donc à la première personne que Fabienne Kanor, dans son savoureux nouveau roman. (…) Le livre, bien enlevé, baigne dans une atmosphère humoristique et caustique. Les hommes, vus par la plume acerbe et talentueuse d’une femme, en prennent pour leur grade. Il y a pas mal de lâches, d’êtres pusillanimes, de bons et de mauvais amants, et de plus ou moins beaux gosses. » France Info

Volcaniques. Une anthologie du plaisir

Volcaniques. Une anthologie du plaisir

Mémoire d’encrier - 2015

Douze femmes, auteures du monde noir, évoquent le plaisir féminin. Comment s’écrivent aujourd’hui le corps, la sensualité, la sexualité ?

« Volcaniques : une anthologie du plaisir est un ensemble riche. Les nouvelles dévoilent des figures féminines et des environnements variés. Les âges de la femme y sont également divers, ce qui est heureux. Certains textes ébranleront par leur puissance poétique et / ou érotique. D’autres séduiront par le ton, le phrasé, l’humour ou par une capacité analytique qui a su ne pas prendre l’ascendant sur la narration. Bien des femmes se reconnaîtront dans ces pages, d’où qu’elles soient. Quant aux hommes, ils trouveront peut-être la clé du grand mystère que semble être, pour certains, le plaisir féminin. »

Léonora Miano

Collaboratrices : Hemley Boum, Nafissatou Dia Diouf, Marie Dô, Nathalie Etoke, Gilda Gonfier, Axelle, Jah Njiké, Fabienne Kanor, Gaël Octavia, Gisèle Pineau, Silex, Elizabeth Tchoungui, Léonora Miano.


Revue de presse

  • « Chacune à sa façon, ces auteures explorent les multiples facettes du désir avec volupté, quelques touches d’humour et une pointe de lucidité qui épicent agréablement le tout. Et ouvrent de nouvelles dimensions à leurs histoires. » (Le Droit)
  • « Volcaniques offre un regard intéressant sur le rapport des femmes à elles-mêmes, sur la manière dont elles se perçoivent dans le jeu de la séduction, du sexe et de l’amour (quand il y en a). Et aussi riches et variées que soient ces productions littéraires dans les singularités qu’elles explorent et la manière dont elles abordent ces questions liées au plaisir féminin, ces textes ne tendent tous qu’à un but essentiel : l’affirmation de la femme, sa déculpabilisation quant à l’usage qu’elle fait de son corps, son épanouissement, donc. Un engagement ouvertement féministe. » (Ralphanie Mwana Kongo, Le Point)

Faire l'aventure

Faire l’aventure

Jean-Claude Lattès - 2014

Biram a 17 ans et il n’a encore rien vécu. Mais il a du temps et beaucoup d’imagination. Alors avec ses jumelles pointées sur la ligne d’horizon, il imagine ce que sera sa vie à des milliers de kilomètres du Sénégal et de Mbour : il dansera un funk sur une piste de danse, il portera une veste de cuir, il conduira une voiture allemande, des filles l’entoureront. Il oubliera ce village loin de tout, la maison de sa tante, la buvette où il travaille deux jours par semaine, ces pleureuses qu’il croise chaque jour sur la plage, là où elles ont vu leur fils partir faire l’aventure et ne jamais revenir. Il oubliera même Marème, cette petite crâneuse, une fille de Dakar, qui passe ses vacances au village et qui est son premier amour. Lorsque Biram se tient face à l’océan, c’est comme s’il possédait le monde. Il se fiche des discours de ceux qu’il appelle les « anciens combattants », ceux qui sont partis en Europe, preuves vivantes que l’aventure se termine souvent au point de départ, sur un convertible épuisé à ressasser des souvenirs de voyages ratés. Biram, comme Marème, rêvent de quitter Mbour où le temps semble passer moins vite qu’ailleurs. Ils « feront l’aventure ».


Revue de presse

  • "L’aspect documentaire de ce roman est, bien sûr, passionnant - et glaçant : la vie sans filet des sans-papiers, les rapports venimeux entre les Blancs et les Noirs. Mais Faire l’aventure est d’abord un grand roman d’initiation, une odyssée de la désillusion, une "éducation sentimentale" africaine, où le cœur s’endurcit et où les lendemains déchantent, comme dans toutes les vies." Elle
  • "Les faits et les dialogues sont donnés sans jugement de valeur (...). Cette absence totale de pathos donne au récit une puissance peu commune, certaines idées (fraternité, solidarité...) sont battues en brèche. Kanor a écrit un roman documentaire alliant la magie de la fiction à la force du réalisme." Africanaute
  • "Sans manichéisme ni indulgence pour ses personnages, Fabienne Kanor a écrit, avec Faire l’aventure, un roman ambitieux et diffus, réaliste et salutaire, qui devrait être prescrit dans toutes les écoles, ici et là-bas." Livres Hebdo

Anticorps

Gallimard - 2010

« C’est nouveau ça ? C’est vieux, très vieux même. Mais si tu savais comme aujourd’hui j’en ai assez de compter, comme les calendriers me font horreur, comme mes anniversaires me font pitié. Si tu savais mes peurs, mes incapacités, si seulement tu voulais bien m’écouter, Jacques. Que disais-tu, mon cœur ? Rien. Il n’y a rien, dans mes mots, qui puisse s’inscrire dans ton programme, ce plan de fin de vie que tu as cru bon de fixer, qu’au fil des ans, patiemment, presque sournoisement, tu as échafaudé, à seule fin de t’en tirer. Où te figures-tu donc aller ? Combien de points vieillesse as-tu mis de côté ? Chérie ? » La vie d’une femme qui se raconte après quarante ans de mariage et quarante ans de rébellion étouffée… Un humour ravageur. Une ironie mortelle. Des éclats de rires. Une désespérante vitalité. De l’émotion à chaque ligne. Avec la grâce et la force d’une écriture crue qui se reconnaît aux premiers mots.


D’eaux douces

Gallimard - 2004

Écritures migrantes

Les grands débats en vidéo
Saint-Malo 2014

Avec Nigel Thomas, Fabienne Kanor, Julien Delmaire, Hippolyte, Nii Ayikwei Parkes.
Animé par Géraldine Delauney

Ils disent l’entre-deux, le télescopage des cultures, l’expérience de l’exil – et la force alors du roman, pour habiter l’inconnu du monde, lui donner forme et visage…


Entre deux mondes

Les cafés littéraires
Nii Ayikwei PARKES, Fabienne KANOR, Louis-Philippe DALEMBERT et Patricia MELO - Saint-Malo 2014

Nii Ayikwei PARKES, Fabienne KANOR, Louis-Philippe DALEMBERT et Patricia MELO
Animé par Maette Chantrel


Descente aux enfers

Les cafés littéraires
Avec : JONQUET Thierry, KANOR Fabienne, NISBET Jim, TCHAK Sami - Saint-Malo 2004

De l’écrit à l’écran

Saint-Malo 2008
14h30 : De l’écrit à l’écran
Dany LAFERRIERE, Fabienne KANOR, Xiaolu GUO.

Y a-t-il une langue du maître ?

Saint-Malo 2008
10h00 : Y a-t-il une langue du maître ?
Tahar BEN JELLOUN, Fabienne KANOR, Dany LAFERRIERE, Michel LE BRIS