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Chanson bretonne

Gallimard

Ce livre évoque des souvenirs de séjours réguliers que Le Clézio a passés dans la ville de Sainte Marine, à l’embouchure du fleuve Odet, dans le Finistère, lors de son enfance entre 1948 et 1954. Bien que l’auteur se défende de respecter une chronologie, le texte poursuit néanmoins l’ordre de la mémoire, allant de l’enfance vers la maturité. Le lieu de Sainte Marine est placé sous le signe de la mère. La Bretagne, et particulièrement le pays bigouden, que Simone Le Clézio aimait par dessus tout, ce pays où elle a reçu la demande en mariage de son père, ou elle a accouché de son frère et où elle est revenue se réfugier trois mois après la naissance de l’auteur à Nice, à cause de la seconde guerre mondiale. Au fil des chapitres, qui sont présentés comme des « chansons », le narrateur fait revivre une époque où Sainte Marine n’avait pas encore été arraisonnée par les boutiques, les carrefours giratoires, ni les bistrots en tout genre… À travers ces « chansons », l’auteur propose un vrai récit sur son enfance en Bretagne, qui s’enrichit également d’une réflexion plus large sur les changements de la géographie bretonne. Malgré son dépit face à ces bouleversements, Le Clézio ne cultive pas le goût de la nostalgie, car pour l’auteur « la nostalgie n’est pas un sentiment honorable ». Son intention est plutôt de rendre compte de la magie ancienne dont il fut le témoin, par les mots empruntés à la langue bretonne et les motifs d’une nature magnifique. Le texte est bercé par une douceur pastorale, qui fait vibrer les images des moissons en été, la chaleur des fêtes de nuit à Sainte Marine ou la beauté simple d’un verger en fleur – autant une ode à la campagne éternelle que la réminiscence de souvenirs intimes.

Chanson bretonne

Chanson bretonne

Gallimard - 2020

Ce livre évoque des souvenirs de séjours réguliers que Le Clézio a passés dans la ville de Sainte Marine, à l’embouchure du fleuve Odet, dans le Finistère, lors de son enfance entre 1948 et 1954. Bien que l’auteur se défende de respecter une chronologie, le texte poursuit néanmoins l’ordre de la mémoire, allant de l’enfance vers la maturité. Le lieu de Sainte Marine est placé sous le signe de la mère. La Bretagne, et particulièrement le pays bigouden, que Simone Le Clézio aimait par dessus tout, ce pays où elle a reçu la demande en mariage de son père, ou elle a accouché de son frère et où elle est revenue se réfugier trois mois après la naissance de l’auteur à Nice, à cause de la seconde guerre mondiale. Au fil des chapitres, qui sont présentés comme des « chansons », le narrateur fait revivre une époque où Sainte Marine n’avait pas encore été arraisonnée par les boutiques, les carrefours giratoires, ni les bistrots en tout genre… À travers ces « chansons », l’auteur propose un vrai récit sur son enfance en Bretagne, qui s’enrichit également d’une réflexion plus large sur les changements de la géographie bretonne. Malgré son dépit face à ces bouleversements, Le Clézio ne cultive pas le goût de la nostalgie, car pour l’auteur « la nostalgie n’est pas un sentiment honorable ». Son intention est plutôt de rendre compte de la magie ancienne dont il fut le témoin, par les mots empruntés à la langue bretonne et les motifs d’une nature magnifique. Le texte est bercé par une douceur pastorale, qui fait vibrer les images des moissons en été, la chaleur des fêtes de nuit à Sainte Marine ou la beauté simple d’un verger en fleur – autant une ode à la campagne éternelle que la réminiscence de souvenirs intimes.

Jean-Marie Gustave Le Clézio - Entre les mondes

Jean-Marie Gustave Le Clézio - Entre les mondes

François Caillat et Antoine de Gaudemar (The Factory productions, INA/2008/52’) -

Jean-Marie Gustave Le Clézio passe sa vie à sillonner le monde. Ses livres sont comme des traces qu’il laisse de lui-même, de la littérature et de la planète.

Composé de voyages, d’entretiens et d’évocations, ce film, tourné en Corée du Sud, au Mexique et en Bretagne, entremêle paysages, villes, nature et mots - ceux d’un grand écrivain qui, parcourant le monde depuis un demi-siècle, « voyage en littérature », dénonçant une planète blessée, des peuples déshumanisés et bientôt disparus. Cette oeuvre, marquée par la rupture et l’aventure poétique, a valu à Le Clézio le prix Nobel de littérature 2008.

Quinze causeries en Chine

Quinze causeries en Chine

Gallimard - 2019

Les conférences qui figurent dans ce volume ont été prononcées en Chine entre 2011 et 2017. Le recueil comporte une présentation du traducteur de J. M. G. Le Clézio en langue chinoise, Xu Jun, que l’auteur considère comme son mentor en matière d’initiation à la culture chinoise.A travers ces conférences le prix Nobel de littérature évoque des sujets ayant un rôle important au sein de son œuvre. Notamment la place de la littérature dans la cité, au sens philosophique du terme, et la responsabilité morale de l’écrivain. Dans une autre conférence, Le Clézio se demande à quoi aurait ressemblé notre monde sans le livre imprimé. Il s’interroge également sur l’universalité de la littérature : si, parfois, elle touche à l’universel, ce n’est pas par sa vocation. Dans une autre conférence, il affirme que les livres sont nos biens les plus précieux car « ils ne sont pas seulement des témoignages du passé, ils sont aussi des vaisseaux d’exploration, qui nous permettent de mieux comprendre le monde qui nous entoure. En lisant Au bord de l’eau ou Quatre générations sous le même toit je m’aventure dans une autre culture et j’y découvre des vérités différentes de la mienne. Mais cette aventure est aussi une aventure intérieure, qui me permet de découvrir la part chinoise qui est en moi-même. La connaissance de l’autre est une richesse indispensable, et c’est en approchant l’autre qu’on se connaît soi-même. Sans le livre une telle aventure est difficile, ou impossible. »Avec cette série de conférences, J. M. G. Le Clézio développe un point de vue tout à fait singulier sur la littérature, sur son universalité et la nécessité de préserver la pensée imprimée. Dans notre monde où le numérique est en train « d’arraisonner » la pensée et de la soumettre, il se pose en fervent défenseur du livre, l’antidote le plus puissant contre cette domination.Avant-propos et recueil des textes par Xu Jun.

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Revue de presse :

  • Sincère et dépourvu de toute prétention, le propos jamais hautain développe en revanche une haute ambition : transmettre ce rapport vital à la litté­rature et donc au monde, ce qui implique en l’occurrence de dépasser les frontières culturelles et linguistiques pour nouer les fils des échanges et participer, à la modeste échelle d’un écrivain écouté par des jeunes gens bienveillants, à la trame de l’avenir, qui sera interculturel ou ne sera pas. ( Bertrand Leclair, 29/05/2019, Le Monde)

Bitna, Sous le ciel de Séoul

Bitna, Sous le ciel de Séoul

Stock - 2018

Parce que le conte peut faire reculer la mort, Bitna, étudiante coréenne sans un sou, invente des histoires pour Salomé, immobilisée par une maladie incurable.
La première lutte contre la pauvreté, la seconde contre la douleur. Ensemble, elles se sauvent dans des récits quotidiens ou fabuleux, et bientôt la frontière entre réalité et imaginaire disparaît.
Un roman qui souffle ses légendes urbaines sur la rivière Han, les boulevards saturés et les ruelles louches.
Sous le ciel de Séoul se lève « le vent de l’envie des fleurs »...


Revue de presse

  • Le pouls de Séoul vibre ici admirablement (Marianne Payot, l’Express)
  • Simplicité et délicatesse (Claire Devarrieux, Libération)
  • Bitna est une œuvre protéiforme. Tantôt conte de fées, tantôt roman d’apprentissage ou promenade dans une cité du bout du monde (Christine Ferniot, LIRE)
  • Les mots libérent d’un carcan quotidien, aidant à prolonger espérance et vitalité. Le lecteur est emporté par cette magie opérante, bienheureux d’avoir côtoyé ces personnages, oublieux de la distinction entre fiction et réalité (Betty Duval-Hubert, Pages des Libraires)

Tempête

Tempête

Gallimard - 2014

Ce volume rassemble deux longues nouvelles, deux « novellas » comme le précise l’auteur dans le titre et l’incipit. Au cœur de ces deux courts romans dont les correspondances sont évidentes, il y a la force de deux destins de femmes frappées par le malheur et l’adversité.
Dans « Tempête », Philipp Kyo revient sur l’île d’Udo trente ans après la mort tragique de son amante. Il avait vécu là une histoire d’amour avec Mary Song avant qu’elle ne se suicide, et ne s’en est jamais remis. Aujourd’hui, il tente de faire la paix avec ses fantômes. Il rencontre June, une très jeune fille elle-même aux prises avec une histoire familiale compliquée. June tombe amoureuse de cet homme tourmenté qui semble si bien la comprendre. Or Kyo entretient une relation secrète avec la pharmacienne de l’île. Quand June le découvre, elle tente de se noyer comme Mary Song. Cette tentative de suicide a un effet cathartique : June assume désormais son statut de « bâtarde » et Kyo se libère de ses hantises.
« Une femme sans identité » commence au Ghana : Monsieur et Madame Badou ont deux filles : Rachel, adoptée très jeune, et Abigaïl, « Bibi », leur fille biologique. Bientôt, les Badou quittent le Ghana pour la banlieue parisienne. Mais le couple ne tarde pas à divorcer. Les deux fillettes sont confiées à leur mère, et l’hostilité de Madame Badou, qui préfère ostensiblement Bibi, devient insupportable pour Rachel. Madame Badou se met en couple avec un dentiste, les deux jeunes filles sont livrées à elles-mêmes. Rachel devient SDF et zone dans Paris, hantée par la question de ses origines. Un jour, à Évry, une petite femme se présente à elle, qui prétend être sa mère. Elle lui raconte qu’elle a été violée et a du l’abandonner pour étouffer le scandale. Après cette révélation, Rachel reprend gout à la vie et s’engage dans une mission humanitaire.

Ces deux novellas forment un ensemble remarquable et cohérent. Le Clézio conjugue la force d’un imaginaire, la capacité à faire exister des décors singuliers, un regard pertinent sur le monde contemporain et un authentique talent de conteur. 


Revue de presse

  • Interview de J.M.G. Le Clézio dans Libération :
    "Si la littérature a une responsabilité, c’est bien celle-là, c’est d’être un témoignage. Si l’on est témoin et qu’on ne le dit pas, qu’on ne l’écrit pas, si on est témoin et qu’on ne proteste pas, je pense qu’on manque, peut-être pas à un devoir mais on manque à une nécessité. Il me semble que l’humain est fait de cela." (J.M.G. Le Clézio)
  • "Minuscules gestes et paroles tissent l’étoffe romanesque de Tempête. Le livre raconte en proposant des images, des évocations, espérant des magies et des rêveries, et s’il « fait voir » c’est à travers un filtre, derrière le voile d’un regard qui poétise." Le Figaro
  • "(…) l’être humain selon Le Clézio aurait dû être un ange. Il y a dans ses livres la nostalgie d’un paradis perdu et la littérature, dès lors, est cette chanson des jours enfuis." Le Monde
  • "J.M.G. Le Clézio n’a mis que des teintes sombres sur sa palette d’écrivain – sombres, mais étincelantes. Comme des gouttes qui forment un océan, les mots nuit, vent, tempête se répètent sans cesse, et drainent avec eux d’autres mots venus d’ailleurs, corps étrangers jetés à la mer, qui s’y agrègent et s’y décomposent pour lui donner sa force et sa couleur." Télérama
  • "(…) plus encore que des hymnes à la tolérance ou des récits de rédemption, les deux textes de Tempête font triompher la créativité. Le rêve, la poésie et l’imagination qui seuls permettent de renaître ou de s’inventer une vie nouvelle." Elle

Histoires du pied et autres fantaisies

Gallimard - 2011

Voici quelques portraits de femmes qui ont refusé le cynisme et la brutalité du monde. Telle Ujine, cette étudiante en première année de droit, qui choisit de garder l’enfant qu’elle porte contre l’avis de son amant Samuel, lâche et si peu responsable. Ou encore Fatou, dont le courage et la détermination lui permettront de sauver son amoureux Watson, et de le ramener sain et sauf à Gorée après sa tentative échouée d’émigrer en Espagne. Ou telle Yama, cette grand-mère à l’amour débordant qui sauve sa petite-fille, Mari, en la nourrissant de son propre lait, après l’avoir cachée dans l’arbre creux en pleine guerre libérienne. Une fois adulte, Mari, dotée à son tour de cette force surnaturelle arrivera à sauver son amie Esmée de la sauvagerie des rebelles. Ou encore, Letitia Elisabeth Landon, une poétesse britannique, qui, découvrant les mensonges et l’indifférence de son mari, préfèrera mourir.

Ces quelques portraits d’une finesse remarquable illustrent parfaitement le ton général de ce recueil composé de dix nouvelles. Véritables courts romans, elles sont toutes habitées par des êtres puissants et par une montée dramatique remarquable. On reconnaît là le talent de conteur de l’auteur et sa capacité à créer des personnages édifiants, emblématiques d’une humanité féminine courageuse et volontaire. L’exotisme des décors et les intrigues empreintes de coutumes et rites africains réaffirment très fort le cosmopolitisme de l’œuvre de J. M. G. Le Clézio et l’universalité de sa vision littéraire.


Ritournelle de la faim

Ritournelle de la faim

Gallimard - 2008

« Ma mère, quand elle m’a raconté la première du Boléro, a dit son émotion, les cris, les bravos et les sifflets, le tumulte. Dans la même salle, quelque part, se trouvait un jeune homme qu’elle n’a jamais rencontré, Claude Lévi-Strauss. Comme lui, longtemps après, ma mère m’a confié que cette musique avait changé sa vie.
Maintenant, je comprends pourquoi. Je sais ce que signifiait pour sa génération cette phrase répétée, serinée, imposée par le rythme et le crescendo. Le Boléro n’est pas une pièce musicale comme les autres. Il est une prophétie. Il raconte l’histoire d’une colère, d’une faim. Quand il s’achève dans la violence, le silence qui s’ensuit est terrible pour les survivants étourdis.
J’ai écrit cette histoire en mémoire d’une jeune fille qui fut malgré elle une héroïne à vingt ans. »


Gens des nuages

Gens des nuages

Gallimard - 1999

« De ce voyage vers la Saguia el Hamra, nous avions parlé depuis la première fois que nous nous étions rencontrés. Les circonstances, nos occupations, nos préoccupations familiales, ainsi que la situation troublée dans laquelle se trouvait une grande partie du territoire des nomades Aroussiyine avaient rendu ce retour improbable, voire impossible.
Et voici que tout d’un coup, alors que nous n’y songions plus, le voyage devint possible. Il était venu à nous quand nous ne l’espérions plus. Nous pouvions en parler d’une façon très simple, comme s’il s’agissait de visiter une province lointaine.
Entendre parler les Aroussiyine, les approcher, les toucher.
De quoi vivaient-ils ?
Avaient-ils toujours des troupeaux de chameaux et de chèvres, élevaient-ils toujours des autruches ?
Combien étaient-ils ?
Avaient-ils changé au cours des siècles, depuis que Sidi Ahmed el Aroussi avait fondé la tribu ?
Nous voulions entendre résonner les noms que la mère de Jemia lui avait appris, comme une légende ancienne, et qui prenaient maintenant un sens différent, un sens vivant : les femmes bleues ; l’assemblée du vendredi ; les Chorfa, descendants du Prophète ; les Aït Jmal, le Peuple du chameau ; les Ahel Mouzna, les Gens des nuages, à la poursuite de la pluie. Nous sommes partis sans réfléchir, sans savoir où nous allions, sans être même sûrs que nous y arriverions. »


Gens des nuages

Gallimard - 1998

Gens des nuages

Les cafés littéraires
avec J.M.G. LE CLEZIO et Gérard DE CORTANZE - Saint-Malo 1998

Y a-t-il des valeurs universelles ?

Avec Patrick Chamoiseau, Mireille Delmas-Marty, Souleymane Bachir Diagne, Jean-Marie Gustave Le Clézio et Mohamed Mbougar Sarr - Saint-Malo 2018

Avec Patrick Chamoiseau, Mireille Delmas-Marty, Souleymane Bachir Diagne, Jean-Marie Gustave Le Clézio et Mohamed Mbougar Sarr
Animé par Yann Nicol.


Habiter la frontière

avec Pascal Blanchard, Felwine Sarr, Jean Viard, Cédric Herrou et J.-M G Le Clézio - Saint-Malo 2018

Animé par Yann Nicol
Avec Pascal Blanchard, Felwine Sarr, Jean Viard, Cédric Herrou et J.-M G Le Clézio.


Rencontre avec J.M.G. Le Clézio

Saint-Malo 2014

Animé par Marie-Madeleine Rigopoulos.


Une Bretagne ouverte sur le monde

Saint-Malo 2014

Avec : Mona Ozouf, J-M-G Le Clézio, Michel Le Bris, Yann Queffélec, Jean-Michel Le Boulanger.


Oser penser une France multiculturelle

Saint-Malo 2014

Avec Jean-Marie Gustave Le Clézio, Pascal Blanchard, Didier Daeninckx, Michel Le Bris, Elisabeth Leuvrey, Michel Agier.