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Nous n’avons pas vu passer les jours

Grasset

C’est l’histoire d’un couple rare. Celle de deux écrivains, l’une guadeloupéenne, l’autre juif, dont l’œuvre croisée témoigne de la souffrance de leurs peuples. Et celle de deux êtres éperdument soudés, qui, pendant cinquante-cinq ans, tous les soirs, se sont lu un poème d’amour de Pablo Neruda.
Il y a pourtant un mystère autour des Schwarz-Bart. Pourquoi, au milieu des années 1970, se sont-ils tus et enfermés dans leur maison de Guadeloupe ? Douze ans après la disparition de son mari, Simone donne sa vérité sur le parcours hors norme d’un petit juif d’origine polonaise et d’une métisse solitaire.
En 1959, André Schwarz-Bart publie Le Dernier des Justes. Premier roman d’un jeune ouvrier inconnu, orphelin de parents morts à Auschwitz, cette éblouissante saga raconte l’histoire d’une famille juive et, à travers elle, le monde yiddish, disparu dans les camps nazis. Goncourt âprement disputé avec les jurés Femina, premier succès romanesque sur le sujet, le livre est un best-seller dans le monde entier. Simone et André cosignent ensuite Un plat de porc aux bananes vertes. Mais les ouvrages suscitent d’insupportables polémiques. La vision du judaïsme de Schwarz-Bart est très critiquée et, blessé, il cesse définitivement de publier.
En Israël, sur un mur du musée de Yad Vashem, on peut lire le Kadish révolté qui conclut Le Dernier des Justes : "Et loué. Auschwitz. Soit. Maïdanek. L’Eternel. Treblinka. Et loué..."

— -

Revue de presse :

  • « C’est tout cela que ce livre raconte avec une grande justesse de ton : la déportation de la famille d’André, son entrée dans la Résistance, la rencontre avec Simone, fille des Antilles, le succès paralysant du Goncourt, la littérature et l’écriture comme béquilles, la symbiose de deux êtres… » (Marianne Payot, l’Express)
  • « Nous n’avons pas vu passer les jours est un témoignage irremplaçable que Simone Schwarz-Bart avait jusqu’à présent distribué par bribes dans des interviews » (Claire Devarrieux, Libération)
Nous n'avons pas vu passer les jours

Nous n’avons pas vu passer les jours

Grasset - 2019

C’est l’histoire d’un couple rare. Celle de deux écrivains, l’une guadeloupéenne, l’autre juif, dont l’œuvre croisée témoigne de la souffrance de leurs peuples. Et celle de deux êtres éperdument soudés, qui, pendant cinquante-cinq ans, tous les soirs, se sont lu un poème d’amour de Pablo Neruda.
Il y a pourtant un mystère autour des Schwarz-Bart. Pourquoi, au milieu des années 1970, se sont-ils tus et enfermés dans leur maison de Guadeloupe ? Douze ans après la disparition de son mari, Simone donne sa vérité sur le parcours hors norme d’un petit juif d’origine polonaise et d’une métisse solitaire.
En 1959, André Schwarz-Bart publie Le Dernier des Justes. Premier roman d’un jeune ouvrier inconnu, orphelin de parents morts à Auschwitz, cette éblouissante saga raconte l’histoire d’une famille juive et, à travers elle, le monde yiddish, disparu dans les camps nazis. Goncourt âprement disputé avec les jurés Femina, premier succès romanesque sur le sujet, le livre est un best-seller dans le monde entier. Simone et André cosignent ensuite Un plat de porc aux bananes vertes. Mais les ouvrages suscitent d’insupportables polémiques. La vision du judaïsme de Schwarz-Bart est très critiquée et, blessé, il cesse définitivement de publier.
En Israël, sur un mur du musée de Yad Vashem, on peut lire le Kadish révolté qui conclut Le Dernier des Justes : "Et loué. Auschwitz. Soit. Maïdanek. L’Eternel. Treblinka. Et loué..."

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Revue de presse :

  • « C’est tout cela que ce livre raconte avec une grande justesse de ton : la déportation de la famille d’André, son entrée dans la Résistance, la rencontre avec Simone, fille des Antilles, le succès paralysant du Goncourt, la littérature et l’écriture comme béquilles, la symbiose de deux êtres… » (Marianne Payot, l’Express)
  • « Nous n’avons pas vu passer les jours est un témoignage irremplaçable que Simone Schwarz-Bart avait jusqu’à présent distribué par bribes dans des interviews » (Claire Devarrieux, Libération)
Adieu Bogota

Adieu Bogota

Seuil - 2017

Paris, années 50. Marie travaille en France dans une maison de retraite. D’origine antillaise, elle s’est liée d’amitié avec Jeanne, une dame âgée dont elle s’occupe avec douceur et humanité et qui lui raconte sa vie. Avant de mourir, sa vieille amie l’incite à écrire sa propre histoire.

Fidèle à sa promesse, Marie entreprend alors le récit de son existence. Et le roman s’ouvre sur le grand large. Née à l’aube du XXe siècle, la jeune Mariotte quitte la Martinique après l’éruption de la montagne Pelée qui a détruit la ville de Saint-Pierre, en 1902. Son errance la conduit d’abord en Guyane, où elle s’éprend, dans des conditions rocambolesques, d’un ancien bagnard reconverti dans l’orpaillage et sur le point de quitter le pays. Il entraînera Mariotte avec lui, à New York, puis en Colombie, jusqu’à Bogotá, où il l’abandonnera. Livrée à elle-même, la jeune femme puisera dans sa vitalité faite de colère, de courage et de joie de vivre pour dire adieu à Bogota, se tourner vers un autre homme, et un autre continent.

Rappelant l’œuvre et les personnages de García Márquez, ce personnage qui arpente le monde et le temps ressemble aussi à André Schwarz-Bart : mêlé au monde et toujours en décalage, présent et en même temps ailleurs, étranger.

Simone Schwarz-Bart a publié, seule ou avec son mari André, des romans et du théâtre. Depuis la disparition d’André Schwarz-Bart, en 2006, elle a repris et achevé le cycle des romans antillais commencé à quatre mains avec Un plat de porc aux bananes vertes (Seuil, 1964) : L’Ancêtre en Solitude (Seuil, 2015) et aujourd’hui Adieu Bogota.


L'ancêtre en Solitude

L’ancêtre en Solitude

Seuil - 2015

Trois générations de femmes à la Guadeloupe depuis le milieu du XIXe siècle jusqu’aux premières années du XXe : La première, Bébé, est la fille de La Femme Solitude, une esclave devenue un personnage mythique ; elle est achetée par la veuve d’un planteur. Elle est un peu sorcière, voit des apparitions de Jésus. Un pauvre blanc l’achète, "la met en case", lui fait trois filles. Il finira par l’épouser avant de mourir. La seconde, c’est Hortensia, une des filles de Bébé. L’esclavage a été aboli mais rien n’a changé vraiment. Hortensia est, comme sa mère, une étrange petite fille, avide de sortilèges, tentée par la révolte mais prisonnière de sa condition. La troisième femme est la fille d’Hortensia. On l’appelle Mariotte. Elle vit avec sa grand-mère, Man Louise, sa mère et ses deux tantes. L’enfant s’attache à un grand gaillard qui lui fait un peu peur mais lui raconte, à sa façon, l’histoire de son aïeule, la Femme Solitude. De nombreux personnages, hauts en couleur, vivent autour des trois héroïnes. Tout un petit monde revit dans une langue colorée et savoureuse. Le réalisme du quotidien est enchanté par les pensées et les sentiments des trois femmes : univers mystérieux où errent des ombres et des démons, où surnagent les restes de religion chrétienne. L’existence n’est pas facile, mais c’est la joie ou du moins l’élan à vivre qui l’emporte toujours.


Revue de Presse
Une famille de Guadeloupéennes qui tiennent tête aux oppresseurs, qui croient en Jésus-Christ et aux sortilèges, qui chantent des mazoukes très lentes et des « biguines doux-sirop », et dont Simone Schwarz-Bart, née Brumant, raconte l’histoire douloureuse et fabuleuse dans une prose métissée, belle comme un crépuscule sur le morne d’Orange, où se mêlent le créole, le français de France, l’intraduisible poésie des légendes orales, le réalisme et le fantastique.
https://bibliobs.nouvelobs.com/romans/20150205.OBS1821/a-la-memoire-d-andre-schwartz-bart-le-blanc-qui-avait-ose-ecrire-sur-les-antilles.html


Nouvelles de Guadeloupe

Magellan & Cie - 2009

"Mais un individu peut-il porter le deuil de tout un peuple ? La boucle s’achevait, l’enquête sur le grand massacre passé de la terre l’avait renvoyée à elle-même, Linemarie, à son propre univers, et elle s’interrogeait sur le contenu de ces malles, sur l’étrange folie de cet homme. Peut-être était-ce là son véritable objectif : non pas écrire un livre, mais demeurer en contact avec les disparus, leur ménager un espace de vie sur la terre, en son esprit, jour après jour, jusqu’à sa disparition d’ici-bas... Sur l’étrange folie de cet homme qui avait consacré sa vie à remplir ces milliers de feuillets de son écriture, sans jamais pouvoir écrire le mot "Fin"."

Voix de femmes

Les cafés littéraires
Avec : Léonora MIANO, Simone SCHWARZ-BART, Yaa GYASI - Saint-Malo 2017

Avec : Léonora MIANO, Simone SCHWARZ-BART, Yaa GYASI.
Animé par Maëtte CHANTREL et Pascal JOURDANA


Générations

Les cafés littéraires
Avec Simone Schwartz-Bart, Yahia Belaskri, Philipp Meyer, Víctor Del Árbol - Saint-Malo 2015

Avec Simone Schwartz-Bart, Yahia Belaskri, Philipp Meyer, Víctor Del Árbol

Voix croisées : rencontre avec Simone Schwarz-Bart

Avec Simone Schwarz-Bart - Saint-Malo 2017

Avec Simone Schwarz-Bart
Animé par Yves Chemla


Rencontre avec Simone Schwarz-Bart et Aurine Crémieu

Avec Simone Schwarz-Bart et Aurine Crémieu - Saint-Malo 2015


Avec Simone Schwarz-Bart et Aurine Crémieu, une rencontre animée par Patrice Blanc-Francard


Passions cuisine : 2 femmes, 2 continents

Saint-Malo 2011

Avec Simone SCHWARZ BART, Fatema HAL . Un débat animé par : Christine Ferniot.


Edouard Glissant, le poète

Saint-Malo 2011

Avec Tahar BEKRI, Patrick CHAMOISEAU, BORER Alain, Simone SCHWARZ BART, animé par : Catherine Pont-Humbert