Un pincement au cœur ce matin… par Michel Le Bris

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Un pincement au cœur ce matin, pour toute l’équipe du festival qui se sera battue jusqu’au bout, pour les auteurs, les éditeurs et les libraires, pour le public que nous retrouvons à chaque Pentecôte comme les membres d’une famille, et ces mille petits signes qui nous accompagnent à chaque pas. Difficile de croire en ces instants que nous manquerons pour la première fois une édition du festival, la 30e, l’atmosphère si singulière des grands préparatifs, l’attente de l’entrecroisement des voix multiples, venues pour nous du monde entier…

30 années de passion et d’aventures ! Cette édition, nous l’avons préparée dans la fièvre avec le sentiment que nous vivions un basculement de monde d’une grande ampleur, dans la crainte montante d’âges bien sombres, mais aussi avec la conviction qui s’imposait d’une espérance nouvelle traçant sa voie : quelque chose vient, l’attente d’un idée renouvelée de l’être humain, de relations nouvelles entre les autres, le monde et la nature… la promesse peut-être d’un nouvel humanisme

Ce fut pour nous tous un déchirement de devoir renoncer à la tenue de cette édition. Il le fallait pour préserver l’avenir. Nul ne peut savoir de quoi demain sera fait. Nous aurons sans doute à vivre des temps difficiles mais nous gardons cette conviction, parce que cet entrecroisement des voies multiples du monde nous est toujours aussi nécessaire.

À tous, nous vous disons à bientôt.

Michel Le Bris, président du festival