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Autoportrait en noir et blanc

Grasset

Avec cet émouvant Autoportrait en noir et blanc, Thomas Chatterton Williams explore la question de l’identité en prenant pour point de départ la naissance de sa fille aînée, Marlow. Dans une maternité parisienne, lorsqu’il voit pour la première fois la petite tête blonde et les grands yeux bleus de son bébé, Williams, lui-même « métis », pense à tous les gens qui voudront la désigner comme « blanche ». Assigner sa fille à une « race » a-t-il un sens alors que ses gènes et ses héritages culturels sont multiples ?

Afin de répondre à cette question, l’auteur conduit une réflexion nourrie par son expérience et ses lectures, pour défendre l’idée d’une société post-raciale. Il fait par exemple un test ADN afin d’objectiver ses origines et finalement découvrir qu’il n’est qu’à 39,9% d’origine sub-saharienne. Le « premier président américain noir » n’est-il pas en réalité, lui aussi, « métis » ?
Thomas Chatterton Williams réfléchit ainsi à une fluidité de la « race », en fonction du regard de l’autre, d’un espace géographique ou d’une époque, et cherche à balayer toute tentation de cloisonner l’identité.

Texte incisif mais également lettre d’amour à ses enfants, cet autoportrait raconte le cheminement identitaire d’un père américain dans la société française contemporaine. Après Une soudaine liberté, Thomas Chatterton Williams s’inscrit plus que jamais dans le débat intellectuel d’aujourd’hui.

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Colin Reingewirtz

Autoportrait en noir et blanc

Autoportrait en noir et blanc

Grasset - 2021

Avec cet émouvant Autoportrait en noir et blanc, Thomas Chatterton Williams explore la question de l’identité en prenant pour point de départ la naissance de sa fille aînée, Marlow. Dans une maternité parisienne, lorsqu’il voit pour la première fois la petite tête blonde et les grands yeux bleus de son bébé, Williams, lui-même « métis », pense à tous les gens qui voudront la désigner comme « blanche ». Assigner sa fille à une « race » a-t-il un sens alors que ses gènes et ses héritages culturels sont multiples ?

Afin de répondre à cette question, l’auteur conduit une réflexion nourrie par son expérience et ses lectures, pour défendre l’idée d’une société post-raciale. Il fait par exemple un test ADN afin d’objectiver ses origines et finalement découvrir qu’il n’est qu’à 39,9% d’origine sub-saharienne. Le « premier président américain noir » n’est-il pas en réalité, lui aussi, « métis » ?
Thomas Chatterton Williams réfléchit ainsi à une fluidité de la « race », en fonction du regard de l’autre, d’un espace géographique ou d’une époque, et cherche à balayer toute tentation de cloisonner l’identité.

Texte incisif mais également lettre d’amour à ses enfants, cet autoportrait raconte le cheminement identitaire d’un père américain dans la société française contemporaine. Après Une soudaine liberté, Thomas Chatterton Williams s’inscrit plus que jamais dans le débat intellectuel d’aujourd’hui.

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Colin Reingewirtz

Une soudaine liberté. Identités noires et cultures urbaines

Une soudaine liberté. Identités noires et cultures urbaines

Grasset - 2019

En 2011, Thomas C. Williams est encore inconnu du public américain lorsqu’il publie La défaite de l’imagination. Le jeune journaliste y décrit son enfance dans le New Jersey, celle d’un garçon né d’un père noir et d’une mère blanche qui a décidé de se fondre dans la masse des jeunes afro-américains de son âge grâce aux cultures urbaines, et notamment au hip-hop. Un vocabulaire cru, une démarche spécifique, une façon de s’habiller, un rapport trouble à l’argent et aux filles reproduisant l’imaginaire des clips qui se succèdent à la télévision. Une vision de l’histoire et de l’art aussi, lorsqu’on respecte une minute de silence pour l’anniversaire de la mort d’un rappeur assassiné mais qu’on ne connaît pas la date du décès de Martin Luther King, qu’on célèbre Jay-Z mais qu’on n’a jamais entendu parler de Toni Morrison. La littérature et l’imaginaire n’ont plus leur place lorsqu’on cherche à reproduire des codes au nom d’une identité, tournant le dos à la culture.

Une adolescence aux teintes « gangsta » donc, également marquée par l’obsession du père de Thomas pour les livres et les échecs. Grâce à l’éducation parallèle que ce dernier s’obstine à donner à ses fils, Thomas réussit finalement à entrer à l’université de Georgetown, à Washington. Il réalise alors qu’une autre voie est possible, il découvre de nouvelles manières de penser le monde, de nouvelles musiques, et les voyages qui lui permettront d’aller vers des cultures radicalement différentes. Puis Thomas passera plusieurs mois à Paris avec l’impression d’avoir fait exploser le carcan des cultures urbaines, cette « colle invisible  » qui, selon lui, maintient dans une forme d’esclavage la communauté noire-américaine.

Ce récit personnel est une plongée dans les dérives du hip-hop dont les codes, pris au premier degré, empêchent toute émancipation. Plus qu’une histoire intime, Thomas C. Williams bâtit un discours foisonnant sur la question du métissage, sur la possibilité d’échapper au milieu dans lequel on a grandi et combat l’idée que toutes les cultures se valent, malgré leurs dérives parfois misogynes et ultraviolentes.

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Colin Reingewirtz


  • “Face au mouvement de radicalisation des intellectuels noirs aux Etats-Unis, Thomas Chatterton Williams fait partie des voix qui s’élèvent contre la tentation du communautarisme. Le courageux examen auquel il se livre est un miroir qui nous est tendu.” Le Monde

Le pouvoir de la littérature

Avec Makenzy ORCEL, Thomas C. WILLIAMS, Mohammad RABIE - Saint-Malo 2019

Avec Makenzy ORCEL, Thomas C. WILLIAMS, Mohammad RABIE
Animé par Florence BOUCHY


La construction de soi

Avec Thomas C. WILLIAMS, Itamar ORLEV, Felwine SARR, Inara VERZEMNIEKS - Saint-Malo 2019

Avec Thomas C. WILLIAMS, Itamar ORLEV, Felwine SARR, Inara VERZEMNIEKS
Animé par Marie-Madeleine RIGOPOULOS