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Scène macabre

George invite machinalement le vieillard à entrer, et c’est précisément au moment où il referme la porte derrière lui qu’il remarque qu’aucune trace de pas n’imprime la neige.

Il est surpris de ne voir aucune trace de pas sur la neige. Par courtoisie, il l’accueille chez lui. Il est vêtu d’une cape noire de façon à recouvrir l’entièreté de son corps, seules des mains poussiéreuses et ridées se laissent apercevoir.

« Asseyez-vous sur le sofa près de la cheminée. Il me reste du café encore chaud, en voulez-vous ? »

Il hoche la tête pour dire oui. Il lui sert son café.

« Alors dites-moi, j’ai beau réfléchir, mais malheureusement je ne vois toujours pas qui vous êtes. »

Puis d’une voix très calme il déclara :

« Si tu ne te souviens pas de moi c’est peut-être parce que je ne t’ai pas marqué. Crois-moi, tu vas te souvenir de moi... »

A ce moment-là, il ne sait plus quoi dire. Il se pose différentes questions. Est-ce une menace ? Qui est-il ? Que lui veut-il ? Est-il en danger ?
Malgré le fait qu’il se pose plusieurs questions, il reprend vaillamment la discussion :

« Écoutez, je ne sais pas quoi dire, mais si vous êtes venu ici c’est pour une raison je me trompe ? »

Il ricane et lui dit d’une voix violente :

« J’ai payé scrupuleusement mes erreurs ! A toi de payer les tiennes ! »

Il fait nuit, dehors personne n’est là. Si un malheur venait à arriver que devrait-il faire ? Dans la campagne tout le monde dort aux alentours de vingt-heures… Son voisin le plus proche est à deux kilomètres de chez lui. Voilà ce que c’est que de vivre à la campagne : la tranquillité c’est bien, mais il y a des fois où l’on a besoin de ses voisins...

Que lui dire de plus ? Quand on entend ça de la part d’un individu qui prétend vous connaître, dans votre salon, c’est un peu terrifiant, très terrifiant même. Il a la chair de poule, ce sentiment qu’il ne pensait jamais pouvoir ressentir, il s’est trompé. Mais le pire reste à venir… Il brandit un couteau sale, se lève et lui dit :

« Alors vas-y, cours, je te laisse de l’avance ! »

Son regard de psychopathe l’apeure. Il s’exécute, ouvre la porte et se met à courir le plus vite possible. Seulement, il est là derrière lui, prêt à le tuer !
Quand soudain il trébuche sur un câble qui court le long de sa maison. La nuit commence à tomber. Une lumière l’éblouit un instant, puis aussitôt, il commence à chercher de l’aide. Une ombre grande et inquiétante s’approche de lui. Il veut pousser un cri, mais il n’en a pas le temps : une main lui serre la gorge. Au dernier moment, une voix stoppe net le geste du tueur :

« Coupez ! On la refait ! Faites attention avec le projecteur, et écartez le câble là-bas ! Sinon c’était parfait ! S’exclama le réalisateur d’un ton enthousiaste.

« Scène Macabre, scène 2, troisième prise. »

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